1919 Des sanas pour les tuberculeux

Le sanatorium, un milieu fermé

L’altitude, l’air pur, l’ensoleillement dont bénéficie la montagne seront reconnus au XIXème siècle, comme une thérapeutique pour soigner une maladie qu’on ne sait pas soigner : la tuberculose alors nommée phtisie. Ce sanatorium (centre de traitement contre la tuberculose) a été construits en 1861 sur une dune un peu isolé à Berck-sur-Mer. Le traitement des tuberculeux en sanatorium ne s’imposa en France qu’à la fin de la Première Guerre Mondiale, en réponse à la crise sanitaire provoquée par les conditions de vie difficiles des soldats et des civils pendant le conflit. Le retard français dans la lutte antituberculeuse (par rapport à l’Allemagne notamment) nécessita la planification à l’échelle du pays entier des structures de lutte contre la maladie (prévention, dépistage, cure) . En 1919, la loi sur les sanatoriums demandait que chaque départements français dispose des lits nécessaires pour hospitaliser ses malades. Cette loi marque le début d’un vaste plan sanitaire qui permit la construction de plus de 20.000 lits de sanatoriums en moins de vingt ans. Hormis quelques projets emblématiques de l’entre-deux-guerres, l’essentiel de la cette production reste inconnu en France. La difficulté de son repérage tient tant à la diversité des édifices et leurs statuts administratifs (public, privé assimilé, privé), qu’à leur dissémination sur une grande partie du territoire.