Mise en texte de la mélancolie dans la nouvelle maghrébine de langue française
Mohammed Yacoubi
Mise en texte de la mélancolie dans la nouvelle maghrébine de langue française
Mohammed Yacoubi
« Ecrire est une folie, surtout dans un pays comme le nôtre. »,[1] ainsi parle Abdelhak Serhane en soulignant cette relation inéluctable entre le génie et la folie. Cette relation est subtilement convoquée par Aristote qui affirme qu’« Il n’y a point de génie sans un grain de folie. »[2]. Chaque écrivain cultive sa folie avec soin tout en sachant que les écrivains qui reçoivent le don du génie sont rares.
Ce rapport de la littérature avec la folie nous rappelle un autre élément générateur de la création artistique humaine. C’est « l’encre de la mélancolie »[3], de la noirceur de la psyché. « Folie » et « mélancolie » deviennent donc malédiction littéraire[4], une malédiction ancrée dans le for intérieur de l’être créateur. Notre ambition est d’étudier ici deux nouvelles maghrébines qui mettent en exergue la mise en forme des manifestations littéraires de la mélancolie, à savoir « La destination » de Mohammed Dib et « Le crime du canton », de Miloudi Hamdouchi qui en constituent un bel exemple comme nous le verrons.
I- Métaphorisation[5] de la « folie » et de la « mélancolie ».
Les deux concepts, « Folie » et « mélancolie », trouvent leur place dans le domaine médical, puis ils dérivent et s’appliquent métaphoriquement à la littérature. De l’usage médical à l’usage littéraire, la mélancolie est réactivée pour qu’elle trouve aussi sa place chez nous, dans l’écriture nouvelliste maghrébine d’expression française où elle pourrait engendrer, selon les situations, folie ou mort. Cette relation médico-littéraire nous permet de rendre compte des méandres de l’âme humaine maghrébine sous son angle doloriste. Auteurs et personnages participant à la composition de la nouvelle maghrébine de langue française sont aux prises avec le trauma de la vie quotidienne. Ainsi, cette « encre de la mélancolie » évolue d’une nouvelle à une autre. Vouloir analyser ses diverses facettes c’est s’engager à faire ressortir le dynamisme qui régit la nouvelle retenue par notre étude. Dans cette perspective, Serhane nuance sa conception de l’écriture littéraire en affirmant qu’ : « Ecrire, c’est aller au fond de soi-même. Se connaître. Explorer ses entrailles et les donner en partage aux autres (lecteurs !). »[6]. Ce partage ne peut être communiqué ici que par l’étude de certaines
Comme le roman, la nouvelle maghrébine convoque l’univers mélancolique conçu comme un état d’âme, un sentiment qui traduit généralement le déséquilibre voire l’instabilité constante du personnage perçu comme étant l’élément le plus ambigu dans tout texte littéraire, lequel assure différentes et mises en forme discursives. De plus, la condition et le statut du personnage ne sont pas toujours stables. Ils tendent plutôt à la diversité qui se réclame aussi de la psychologie qui octroie aux protagonistes diverses désignations. L’une de ces désignations dans la tradition littéraire est le personnage mélancolique. De ce point de vue, plusieurs particularités de cet état affectif se manifestent dans la nouvelle maghrébine de langue française.
Le personnage demeure tributaire de l’état d’âme de l’écrivain qui mobilise et son affect et ses lettres pour mettre en texte cette mélancolie sous diverses formes. Chaque nouvelliste revendique pour ses personnages un caractère spécifique, savamment dosé. En effet, une psychologie nouvelliste est soutenue par une teinte sans cesse plus sombre d’une nouvelle à l’autre. Chaque protagoniste est doté de sentiments et de passions repérables dans le tissu narratif de telle ou telle nouvelle maghrébine. Alors des nominations qualificatives apparaissent et déterminent l’humeur des personnages en évolution.
Ce qui meut un personnage nous est généralement commun, car, primo, nous partageons avec lui les mêmes soucis affectifs et secundo, nous avons enduré les mêmes expériences émotives. C’est par ces mouvements affectifs que nous nous identifions aux personnages de notre corpus. Ces ondulations affectives animent et stimulent aussi bien des personnages féminins que des personnages masculins maniés par divers nouvellistes maghrébins.
II- Personnages hamdouchiens cloîtrés par « des cailloux dans l’âme [7]».
Miloudi Hamdouchi inscrit son recueil, La tige maudite, polar mélancolique, dans une littérature vouée à une matière policière. C’est un polar de couleur mélancolique. Dans la première nouvelle titrée « Le canton du crime », ce nouvelliste maghrébin rend hommage à Saloua Chaoui, la première marocaine à être promue commissaire de police au sein d’une institution policière dominée par la gente masculine. Cette femme est heureuse d’avoir accomplie cette vocation avec succès. La gaieté l’emporte ! Mais cet humeur joviale se dissipe, se rétracte et cède la place à une autre humeur : la mélancolie. Cet état affectif est clairement perceptible dans la citation suivante :
L’esprit désarçonné, elle rentrait chez elle […] où, à ses dires, elle s’insularisait depuis qu’elle s’était séparée, voici dix ans, de son mari […]. Vainement, Saloua Chaoui tentait de solder les comptes de ce passé. Elle vivait comme un ovni, des cailloux dans l’âme, incapable de gommer l’ombre du passé, pointant son nez à chaque coin de l’appartement.[8]
Cette femme est porteuse d’un fardeau « voici dix ans ». Elle est maudite, d’où le tire du recueil La tige maudite. Il s’agit donc d’un « […] psychisme déficitaire que sa fille unique, Houda, étudiante à la faculté de médecine et de pharmacie, n’arrivait pas à combler ni à soulager.»[9]. Aucun antidote n’est opératoire dans de telle situation.
Cette histoire policière présente cette femme en action lors d’une enquête qu’elle mènera jusqu’au bout avec professionnalisme et fermeté. Grande commissaire, elle s’embarque dans une enquête concernant un vol commandité dans une banque. Ce personnage féminin doit répondre à ses obligations familiales et professionnelles. La femme commissaire doit avant tout « poireauter » pour résoudre l’énigme du vol et doit se soumettre aux péripéties de sa vie quotidienne. Ce qui l’engage dans l’enquête policière c’est l’appel du devoir. Cet appel n’est pas fondé sur un ordre affectif, car la commissaire doit mettre en œuvre son savoir professionnel qui repose sur l’intelligence qui mène à la découverte de la vérité. Dans ce cadre, l’état affectif de ce personnage n’est pas sollicité quand il est en exercice. C’est généralement la spécificité de l’écriture policière. La commissaire se trouve dans une situation d’enquête qui l’oblige à se plier aux exigences imposées par la police scientifique, une science centrée essentiellement sur la recherche et l’identification des auteurs d’une quelconque infraction en faisant appel à des moyens tant techniques que scientifiques. Récolter les indices sur le terrain du crime relève avant tout de vraies méthodes d’investigation pour élucider les enquêtes criminelles. Ces méthodes repoussent tout état affectif qui pourrait être sollicité par le pouvoir policier placé spécifiquement dans l’univers de la raison, univers directeurs des actions de la commissaire. Aucune place pour les sentiments, pour l’arbitraire dans l’exercice de Saloua qui préfère se confiner à la raison. Mais cet état objectif se trouve rattrapé par un autre état marqué par l’abattement.
Ce n’est pas un mal mystérieux ce dont souffre Saloua puisque ce mal est dévoilé. Elle est un agent double, un « moi double », un moi dévoué à la vie professionnelle, et un autre calqué sur la vie sociale orientée par « des cailloux dans l’âme ». Le premier « moi » désigne le monde professionnel qui s’oppose inéluctablement à la vie privée.
Il est évident que la mise en forme de cette mélancolie féminine dans la nouvelle retenue passe par un dialogue fécond entre deux « moi » antithétiques, à savoir le « moi social » et le « moi profond ». Dans le cas de Saloua, c’est la femme qui a réussi dans sa vie professionnelle couronnée par une promotion qui lui a permis d’être la commissaire. Mais avant cette promotion, « Elle avait eu le temps de se former et de s’informer, de se frotter à la société dans tout ce qu’elle avait d’anomie, de psycho-pathologie, de perversion et de sociopathologie. »[10]
Le « moi privé » c’est la communication des consciences. La vie intérieure de Saloua ne peut être saisie que par le biais de la littérature, une communication avec la littérature. Sans littérature, la mélancolie de Saloua n’aurait jamais été dévoilée. Saisir la subjectivité de ce personnage passe avant tout par ce dialogue tacite entre le nouvelliste et le lecteur, un dialogue qui permet la communication des consciences.
Ordinairement, nous ne partageons avec les personnages que les habitudes sociales. Mais il arrive des fois que l’intériorité de l’autre est violée. Cette violation de l’intime permet la mise en forme du mélancolique qui ne peut se réaliser que par l’opposition de deux états distincts dont l’un sert à révéler l’autre.
III- Le personnage dibien face à l’expérience du vide.
Pour Mohammed DIB, la tristesse prend d’autres allures. Il l’inscrit dans le déracinement et l’incommunicabilité qui se manifeste à travers sa nouvelle « La destination » puisée dans son recueil Le Talisman qui se pare d’une tonalité faite de mélancolie. Le titre du recueil est trompeur. Il est antithétique par rapport à l’ensemble de la nouvelle : « la destination ». La fonction première du talisman est de protéger son porteur par le biais d’influences bénéfiques orientées par des pouvoirs magiques. Mais Chadly, personnage principal de la nouvelle, ne peut se dérober à sa destination, une destination chaotique.
Chadly revient la nuit dans à son village après s’être évadé de la ville où il a été enfermé durant huit mois. Le lieu de départ, la ville, est pris à saut par le colonisateur qui y sème démence et terreur. « Et partout s’écroulaient des hommes, des enfants, des femmes. Des flaques de sang constellaient le sol, noircissaient, s’évaporaient ; mais leurs empreintes demeuraient. »[11].Le lieu d’arrivée, le village, sera le lieu du vide, de l’exil car il est ratissé par des militaires français.
Un champ lexical préparateur et annonciateur de la situation mélancolique dudit personnage meuble la nouvelle bien avant l’accomplissement de son arrivée dans son village. Des termes comme « noirâtres », « un chemin de terre rouge », « ils tuent et détruisent », « en nappes sanglantes », « Ce sont des maudits », « obscure », « des flaques de sang », « noircissaient », « la démence », « la terreur », « déchirement de la gorge », « zone de ratissage », « il rêva à la mort » instaurent au préalable ce décor de la noirceur de l’âme humaine.
Dans le cas de Mohammed DIB, l’écriture de la mélancolie est assurée par son insertion dans un cadre historique : le colonialisme. Ce phénomène est la cause principale de l’abattement de Chadly voué à une folie lucide :
Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Il ne comprit pas pourquoi il n’avait pas pu retenir ses cris. Effrayé par l’éclat de sa voix dans l’énorme silence du matin. « Je m’égare », se dit-il.[12]
Il s’écarte de la raison car l’événement est considérable, lamentable. « Dans la solitude stérile, il rêva de sa maison, de sa femme. […] Frissons, […] l’éclat des terres privées de réalité se fit anéantissement. Je suis mort, se dit quelqu’un. »[13]
En plus, « […] la solitude stérile » est une autre forme d’exil, un autre moteur de la mélancolie qui mène inéluctablement au trauma de la vie, à la mort. L’anéantissement est une autre forme de l’abattement qui apparaît comme une voix acharnée révélatrice du dépérissement et du déclin de Chadly. Cet état est rendu possible par l’emploi d’une figure de style, à savoir la répétition. Cela est confirmé par les propos monologiques de Chadly : « Ce qui va être effrayant, ce sera de vivre… Ce sera de vivre, ce sera de vivre. »[14]. Par cette répétition, le personnage concerné met en exergue une autre humeur négative, pessimiste qui risque de l’assombrir à jamais. Il s’agit de la frayeur, d’une autre expérience mélancolique. Cette sonorité lexicale accentue aussi la crise du personnage, un personnage démuni face aux aléas de la vie. Mais ce personnage réduit son champ de communication, car il s’exprime par bribes. Le récit l’emporte sur le discours
Le dialogue se fait rare aussi entre les interlocuteurs dont le nombre est réduit. Il n’y a que Chadly et son guide. Le rétrécissement dialogique indique un manque de communication. Ce qui importe ce n’est pas le dialogue, mais l’avance, la marche, le déplacement pour atteindre une destination déjà orchestrée par le champ lexical en question. La réduction du nombre des interlocuteurs mime l’absence de la famille de Chadly.
Il se sent tout envahi de mélancolie à l’idée des souvenirs innombrables qu’éveillait le souvenir de sa famille. C’est la quête des origines, un voyage au cœur de la terre natale, un voyage sans espoir. C’est la mort de la terre qui suscite cette humeur qui entrelace Chadly, un univers qui constitue à priori une terre d’élection pour la mélancolie. La disparition collective des siens est en fait une transposition métaphorique de la mélancolie individuelle. Comme Orphée, il jette un regard en arrière en scrutant le passé qui s’étale devant lui à la recherche hypothétique de sa famille. C’est la fin de l’espèce humaine. Mais lui, il demeure un homme qui ne renonce pas à ses racines. Cette mélancolie engendre un récit qui mêle la quête de l’identité et le regret d’un monde disparu, celui de la famille, de la vie natale. Il veut renouer avec sa propre vie et avec sa mémoire. L’expérience mélancolique nourrit l’écriture nouvelliste de la perte, la perte de l’Autre et du moi, un moi mort-vivant. Chadly est représenté comme déjà mort. La mort sévit déjà car elle l’accompagne en le marquant des méfaits de la ville qu’il a désertée. Sa rencontre avec l’absence familiale donne lieu à une écriture mélancolique conduite par l’horreur de la réalité attestée par trois pertes : la perte de soi, celle du lieu de l’enfance et celle des siens. La mélancolie se traduit par ce qui est logiquement perdu, par « […] le regard consumant de la mélancolie […] »[15]. C’est pour cela que « La destination » devient
[…] est un récit clos par la mort, par la perte, par la conscience exacerbée du passé et de l’identité. La mélancolie s’exprime ici au nom de l’absence. Cette épreuve n’est pas surmontée par Chadly qui se vautre dans l’abattement total. Il est voué à l’épuisement général dans cet univers natal où l’emmurement devient symbole de la mort car « Portes et fenêtres en étaient emmurées. La deuxième aussi formait un bloc aveugle. Il lorgna vers les autres. Leurs ouvertures avaient pareillement disparu, bouchées de pierre et de mortier. Une espèce de nuit oblitéra ses sens.[16]
La nuit, le noir, la noirceur font succomber Chadly dans une tentation tragique. Il se sent vaincu d’où le vocable « Muré. »[17]. Il a la mort aux tripes, ou comme dit Freud, d’après sa métaphore inhabituelle, « une hémorragie interne du moi […] »[18]
C’est par la rencontre de l’Autre que le sujet mélancolique se situe. L’Autre est responsable de ce dépouillement transféré à d’autres contrées déjà piétinées par le colonisateur qui voulait assurer sa souveraineté par la « bunkerisation ». Cette situation dévoile un personnage intérieurement « brouillé ». Si pour le colonisateur l’emmurement est un système défensif, pour Chadly c’est un système affectif. Le mur est un symbole de privation. A cause de cet obstacle, le personnage principal est confronté à l’expérience du vide.
Comme nous venons de le voir, les personnages de la nouvelle maghrébine de langue française sont souvent des être soumis à des forces psychiques indomptables qu’on pourrait nommer « l’encre de la mélancolie », qui se nourrit d’hommes et de femmes, pour emprunter toujours l’expression à Starobinski.. L’écriture mélancolique est dévoreuse de vie. Elle piège sans cesse ses victimes et passe par leurs corps, mais sa représentation est une affaire qui incombe aux nouvellistes qui l’abritent délibérément pour la faire défiler en permanence sous le regard du lecteur. Alors écrivains, personnages et lecteurs participent de concert à ce jeu mélancolique qui enrôle exclusivement les adultes. Serhane, Dib et Hamdouchi illustrent bien la vision mélancolique dans les nouvelles cités dans cet article et cette veine de l’écriture nouvelliste se révèle comme on l’a vu un aspect important de l’être au monde du Maghrébin qu’ils mettent en scène.
Notes de références
[1] James GAASCHES, Anthologie de la nouvelle magrébine. Paroles d’auteurs, Editions EDDIF, Casablanca, 1996, p. 194.
[2] C’est Sénèque qui attribue cette pensée à Aristote, in Pierre-Marie QUITARD, Dictionnaire Étymologique, Historique et Anecdotique des proverbes, Genève : Éditions Slatkine Reprints, 1968, p. 422. [En ligne]. In : https://books.google.co.ma/books?id=Vei48-I5ApQC&pg. Consulté le 01/09/2017, 20 h 30.
[3] Expression à Jean STAROBINSKI qui a écrit L’encre de la mélancolie, Paris : Seuil, 2012.
[4] Cette expression nous est suggérée par Pascal BRISETTE, La malédiction littéraire. Du poète crotté au génie malheureux, Montréal : Éditions Les Presses de l’Université de Montréal, Collection Socius, 2005. C’est dans la sous-partie de l’introduction intitulée « La malédiction littéraire : un mythe », spécialement à la page 31 où l’auteur en question suggère ce qui constitue le noyau de la malédiction littéraire. Pour lui, cette expression s’applique par exemple aux auteurs modernes qui sont malheureux, persécutés, mélancoliques, démunis, etc.
[5] Cet emploi est attesté par exemple par :
- Francesco SPAMPINATO, Debussy, poète des eaux : métaphorisation et corporéité dans l’expérience musicale, Préface de Bernard Vecchione, Paris : L’Harmattan, 2011.
- Roselyne TURCOTTE, La toponymie : métaphorisation, démétaphorisation, remétaphorisation, Québec : Centre international en aménagement linguistique, 1991.
- François-Xavier AMHERDT, Philibert SECRÉTAN, L’herméneutique philosophique de Paul Ricœur et son importance pour l’exégèse biblique. En débat avec la New Yale Theology School, Éditions Cerf, collection La nuit surveillée, 2004, p. 260.
[6] James GAASCHES, op. cit., p. 195.
[7] Miloudi HAMDOUCHI, La tige maudite, Rabat : Éditions Okad , 2004, p. 7.
[8] Ibid.
[9] Ibid.
[10] Miloudi HAMDOUCHI, op. cit., p.5.
[11] Mohammed DIB, Le Talisman, Editions du Seuil, 1966, p. 55.
[12] Mohammed DIB, op. cit., p. 61..
[13] Ibid., p. 62.
[14] Ibid.
[15] Miloudi HAMDOUCHI, op. cit., p. 73.
[16] Mohammed DIB, Le Talisman, op. cit. , p. 60.
[17] Mohammed DIB, Le Talisman, op. cit., 61.
[18] Nathalie PIEGAY-GROS, « Le récit mélancolique de Robert Pinget », in La traversée de la mélancolie, Carnets Séguier, Paris, 2001, p. 115.
Bibliographie.
Sitographie.