En 2021, j'ai répondu à l'appel du Concours International ePOP (IRD/RFI) avec une ambition claire : porter la voix de ceux que l'on n'entend pas. Pour donner corps à ce projet, j'ai pris l'initiative de me rendre de Ouagadougou à Houndé sur fonds propres.
Sur place, mon immersion de deux nuits s'est transformée en un véritable parcours de reporter. Pour témoigner avec authenticité, il m'a fallu parcourir des kilomètres à pied afin de documenter les lieux réels où femmes et enfants s'approvisionnaient au prix d'efforts épuisants. Ma plus grande victoire sur le terrain a été de convaincre Madame Paré de briser le silence ; son témoignage courageux est devenu l'âme de ce film, représentant les milliers de familles victimes de cette pénurie.
Une double nomination internationale
La pertinence de ce récit et la rigueur de mon travail de terrain ont trouvé une résonance particulière auprès du jury international. Mon reportage a eu l'honneur d'être doublement nommé dans les catégories :
L’Urgence Scientifique pour le Développement Durable
Le Grand Prix ePOP
C’est finalement avec la 3e place du Grand Prix mondial que ce projet a été récompensé, plaçant ce témoignage burkinabè sous les projecteurs de la scène internationale.
Ma plus belle des récompenses :
L'impact social Au-delà du trophée, l'objectif de sensibilisation a été pleinement atteint. Quelques mois après la compétition, j'ai eu le bonheur d'apprendre qu'à la suite de cette mise en lumière, l'ONEA avait procédé aux réparations nécessaires sur les lignes d'eau de Houndé.
Savoir que mon travail, initié par ce concours, a servi de levier pour rétablir l'accès à l'eau dans plusieurs quartiers est ma plus grande fierté. C'est la preuve que l'image et le micro, lorsqu'ils sont au service d'une cause, peuvent concrètement changer des vies.