Duo VIOLE et THEORBE avec Chantal BAEUMLER et Parsival CASTRO.
“Un moment musical plein de panache vous sera offert tout comme un vrai panaché de
couleurs avec nos multiples cordes”.
Ce sera un répertoire baroque européen de Marin MARAIS à Arcangelo CORELLI en
passant par Ste Colombe, Robert De Visée, K. Friedrich ABEL et Johannes SCHENCK. L’ensemble des œuvres
proposées en cette soirée, représente une synthèse précoce des styles français,
allemand et italien sur nos charmants instruments harmoniques que sont la viole de
gambe et le théorbe !
Parrainage des viticulteurs, dégustation après le concert.
Une journée musicale chez Mlle D***
Musiques quotidiennes du XVIIIe siècle
Le Salon de la Compagnie Sensible
Pétronille Ancel - flûtes (de voix, alto, soprano, traverso), chant
Maylis Moreau - Pardessus et Basse de Viole, chant
Sylvain Chen – Violon, Guitares et direction artistique
Note d’intention :
A la Bibliothèque Nationale de France, à la cote VMC MS-7 se trouve un recueil manuscrit intitulé Recueil de nouveaux airs, copiés par Mlle D****
Le reste du nom est raturé.
Au XVIIIe siècle, il était courant, dans les milieux aisés de l’aristocratie et de la haute
bourgeoisie, de recopier des airs à la mode dans un recueil personnel. Cette musique
domestique, éminemment féminine par essence, proche de la chanson populaire avec une coloration savante dans son écriture et ses ornements, représente une partie peu connue du répertoire baroque français.
Le programme est structuré comme une journée imaginaire de cette mystérieuse Mlle D*** et de son entourage, quelque part à la fin de l’été.
Programme
Partie I : Aurore- Un rossignol éveillé
Prélude instrumental
Jacques Naudé (1690-1765),
Nouveaux airs à une et deux voix, ariettes et brunettes. Livre septième (1743)
- La voix de Climène, Ariette
- Les Rossignols, petite ariette
- Le Rossignol par son doux ramage
Partie II : Une matinée de fin d’été
Interlude instrumental improvisé sur une basse de musette, inspirée de Giuseppe
Saggione (v.1733) et d’André-Danican Philidor (1652-1730)
*
Jacques Naudé (1690-1765),
Nouveaux airs, premier livre (1733)
Invocation : O ! Divine Harmonie
*
Jean-Marie Leclair (1697-1764)
Quatrième livre de sonates pour le violon (1743)
Extraits de la sonate II en Mi Mineur
ENSEMBLE DOUBLE FACE
Julien Freymuth, contre-ténor
Marie Garnier, cornet à bouquin
Ekaterina Yukhnova, cymbalum
Kevin Bourdat, viole de gambe
Muses & Chimères - Fantaisie de timbres
PROGRAMME
Le repos l’ombre le silence Michel Lambert
Une jeune fillette Anonyme
chanson alternée avec les fantaisies 29 & 30 Eustache Du Caurroy
Let The fifes Henry Purcell
On a beau feindre Michel Lambert
Duo viole cymbalum Louis Couperin
Thus the gloomy world Henry Purcell
Manuscrit de tympanon pour la fille de Louis XV Jean-Baptiste Lully
- Marche de Monsieur Philidor Père - Les Combattans Du Memesme
- Entrée des Enseignes - Air En Suitte
- Air de Monsieur de La Lande - Les Ecchos de Psiche
The Plaint Henry Purcell
Suite en ré Louis Couperin
Allemande - Courante - Sarabande
Sarabande en canon - Canaries - Volte - Chaconne
Plainte sur la mort de M. Lambert Dubuisson
Le coucou Claude Daquin
Le doux silence de nos bois Honoré d’Ambruys
Prélude non mesuré - Changement de mouvement Louis Couperin
Music for a while Henry Purcell
Fantaisie en ré Henry Purcell
Strike the viol Henry Purcell
ensembledoubleface@gmail.com
https://ensembledoubleface.com
Note de programme :
Au service de cette musique, l’ensemble Double Face réunit pour la première fois sur scène un extraordinaire “brocken consort”, en convoquant l’hétérogène, les contrastes et les contraires dans le plus pur esprit “baroque” !
Le terme “fantaisie”, plusieurs fois transformé par des allers-retours à travers la Manche, résume ce programme. C’est en effet notre fantaisie qui donne naissance à la “fancy” d’outre-manche, qui en plus d’un véritable mot d’ordre pour les créateurs de tous bords devient un genre musical à part entière, vite adopté par les compositeurs français.
Gage d’indépendance de tout modèle, la fantaisie invite de surcroît les interprètes à investir toute leur sensibilité et leur individualité dans le jeu, ce dont l’ensemble Double Face ne s’est, comme de coutume, pas privé !
L’ENSEMBLE DOUBLE FACE
A l’initiative de Marie Garnier, l’ensemble Double Face propose des interprétations originales sur instruments historiques qui font dialoguer voix et cornets à travers les siècles.
Les deux faces de cet ensemble insolite, à l’image du soleil et de la lune chantés par Trenet, ne se rencontrent d’ordinaire jamais sur les scènes classiques. De part et d’autre du 18ème siècle qui sépare la disparition des cornets à bouquin de l’invention du cornet à piston, les musiques du premier Baroque et du Romantisme se donnent rendez-vous dans nos concerts !
Le secret de ce délicieux mélange ?
Les musiciens de l’ensemble Double Face appliquent les pratiques historiquement informées de l’instrumentation, de l’ornementation et du continuo issues de la Renaissance et du Baroque aux musiques du 19ème siècle.
Dans l’esprit des salons de Vienne, de Paris et d’ailleurs, chaque concert est un moment intime de spontanéité et de fantaisie partagée.
Au fil de ses programmes, l’ensemble Double Face cultive des alliages de timbres inouïs et invite le public à la rencontre de compositrices et de compositeurs injustement méconnus, associés à des chefs d'œuvres célèbres revisités pour l’occasion.
Créé en 2017, l’ensemble Double Face enregistre un premier disque consacré à la musique viennoise sur instruments historiques en 2020 et se produit intensément à travers la France, notamment en milieu rural. Son deuxième album, Les deux Franz, permet à l’ensemble d’approfondir son approche du timbre et de raffiner ses interprétations au service de Franz Lachner et de son illustre ami Franz Schubert.
L’ensemble Double Face est soutenu par la DRAC et la Région Grand Est, la Communauté Européenne d’Alsace, la SPEDIDAM et la commune d’Obermorschwiller.
Concerti da camera d'Antonio Vivaldi
Marc Hervieux, flûte à bec
Murielle Pfister, violon baroque
Melissa Sandel, basson baroque
Eva Valtova, clavecin
Comme la plupart de ces œuvres instrumentales, Antonio Vivaldi a écrit ces concerti da camera pour les musiciennes de l’Ospedale della Pietà, à Venise. Ce conservatoire s’occupait notamment de l’éducation musicale des jeunes filles orphelines pour la plupart.
Dans cette institution, Antonio Vivaldi a été plus de vingt ans, le maître de violon, le chef d’orchestre et le compositeur et ces jeunes musiciennes lui offraient une source inépuisable pour la réalisation de ces œuvres.
Le programme fera entendre plusieurs concerti da camera dans une configuration originale, une flûte à bec, un violon, un basson concertant et un clavecin.
Il y a dans ces concerti un premier dialogue avec le violon qui a un rôle de ripieno et un deuxième dialogue surprenant et original entre la flûte et le basson.
A cette époque, que l’on soit en France ou en Italie, la sonorité de la flûte à bec est souvent liée à celle du basson, pleine de rondeur et de chaleur.
Chacun des trois mouvements de ces concerti dévoile et évoque une nouvelle expression, un visage différent.
La gaieté et l’allégresse font place à la nostalgie et la tendresse qui s’ouvrent enfin vers la fête et le carnaval !