PAUL : Mais que s’est-il encore passé ?
Les deux créanciers se trouvent sur le quai d’une gare bondée.
SARAH : Je n’en sais rien… Oh ! Regarde ce train !
PAUL : Il a vraiment un drôle d’aspect. Où est donc la cheminée ?
SARAH : Je ne sais pas… ça roule, cet engin ?
Une voix grésillante sort d’un haut-parleur à proximité, faisant sursauter les créanciers.
« Départ du train direction Cormeilles-en-Parisis dans 5 minutes ! »
PAUL : C’est le train que Balzac devait prendre ! Vincennes - Cormeilles ! Mais comment avons-nous fait pour arriver d’Auvers-sur-Oise à Montmartre, puis à Vincennes ?
SARAH : Et tous ces gens qui sont accoutrés d’une façon si particulière…
PAUL : Mais il n’y a pas de gare à Vincennes, pourtant. Cette machine semble réellement être douée de sorcellerie… Oh mais regarde ! Voilà notre homme !
Balzac vient de grimper dans un des wagons. En même temps, la voix du haut-parleur s’exprime à nouveau : “Départ du train imminent !”
SARAH : Vite ! Dépêchons-nous de monter !
Paul et Sarah grimpent dans le train, interloqués par l’aspect moderne de l’intérieur. Alors qu’ils s’avancent vers le compartiment où Balzac se trouve, une femme entre à l’opposé du wagon et déclare :
« Contrôle des titres de transport, messieurs dames ! »
PAUL : Oh non !
SARAH : Vite, par là !
Faisant rapidement demi-tour, les créanciers se cachent de la contrôleuse en se rendant dans le wagon le plus éloigné. Heureusement pour eux, le trajet n’est pas bien long. Alors que la contrôleuse entre dans leur wagon, les voici arrivés ! Sautant sur le quai, ils cherchent des yeux leur homme.
PAUL : Regarde, le voici !
Balzac, ne les ayant pas vu, vient de descendre à son tour. Alors que les créanciers jouent des coudes pour le rejoindre, Sarah aperçoit dans la main de l’écrivain la même machine que celle qu’elle tient dans la sienne.
SARAH : Il a l’intention d’utiliser la machine ! Vite, il faut le rattraper avant qu’il ne disparaisse !
Les deux créanciers, redoublant d’efforts, parviennent à lui. Alors que Paul tend le bras pour lui saisir l’épaule, Balzac s’est de nouveau évaporé !
SARAH: Oh non !
PAUL : Il nous a encore échappé ! Mais au moins, j’ai pu voir ce qu’il y avait d’écrit sur sa machine ! 11 novembre 1918 !
SARAH : Parfait ! Maintenant, il s’agit de comprendre comment faire fonctionner cette machine… Il semblerait qu’il suffit de toucher les nombres pour qu’ils apparaissent à l’écran. C’est très ingénieux…
PAUL : Ensuite, il faut appuyer sur ce bouton rouge, c’est cela ?
En guise de réponse, Sarah appuie… Et les voilà disparus de nouveau.
Crédits photos : SNCF archives