L’usage de l’intelligence artificielle générative bouleverse profondément notre manière d’accéder à l’information, en particulier lorsqu’il s’agit d’affaires sensibles comme l’affaire Mazan. Le recours à un agent conversationnel tel que ChatGPT reflète une volonté des utilisateurs de mieux comprendre les enjeux complexes de l’enquête, face à une couverture médiatique parfois jugée opaque ou biaisée. Cette démarche met en lumière la relation étroite entre IA et opinion publique, et soulève la question centrale de la controverse dans le traitement de l'information judiciaire.
Nous avons utilisé la version payante de ChatGPT 4.0 d’OpenAI pour nous informer sur l’affaire Mazan. Cette version permet un accès étendu aux sources, une meilleure capacité de traitement, et offre un aperçu pertinent des mécanismes internes de l’IA dans la production de contenu informatif.
D’un point de vue pratique et utilisateur, cet usage met en évidence les biais algorithmiques inhérents à l’IA générative. En fournissant des réponses qui peuvent nuancer, voire contredire, la décision du juge, le chatbot produit une forme de « justice artificielle » qui semble s’opposer, sur certains points, à la justice humaine. Cette opposition alimente la dimension éthique de la controverse : l’IA ne se contente pas de transmettre l’information, elle la transforme selon des critères qui visent avant tout la satisfaction de l’utilisateur.
Les réponses générées varient en fonction du profil de l’utilisateur et de ses interactions avec l’outil. Cette personnalisation des contenus montre que l’IA générative n’est pas neutre : elle adopte une posture conservatrice, cherchant à confirmer les attentes implicites de celui qui interroge, ce qui peut influencer la perception d’un procès ou d’un fait divers.
À travers cette analyse, nous mettons en évidence que l’usage de ChatGPT dans le cadre de l’affaire Mazan ne se limite pas à une simple recherche d’information, mais participe activement à la construction d’une narration controversée, fondée sur des choix algorithmiques, des biais, et des enjeux éthiques.
Pour ce faire, nous avons soumis différentes questions à ChatGPT :