Date de publication : 6 févr. 2014 12:03:09
Afin de vérifier l'absence de restes archéologiques, condition prélalable pour pouvoir lancer les travaux du projet "Coeur de ville", des sondages archéologiques ont été organisés en 2014 sur la Place Perdtemps.
Plus d'info sur ce lien:
http://www.nyon.ch/multimedia/docs/2014/01/PM148-SondagesArcheologiques.pdf
Voici le rapport des sondages effectués :
http://www.urba-nyon.ch/pdf/sondagePertemps1.pdf
En résumé:
Sur la base des indices recueillis sur le site, il semble se confirmer que le périmètre de la Place Perdtemps et principalement l’emprise du parking étaient bâtis à l’époque romaine.
Il n’est pas certain que la densité des constructions soit la même sur l’ensemble de la place.
Ce quartier présentait des orientations cadastrales propres, divergentes de celle du centre ville romain : l’une aux abords de l’Avenue Viollier et la seconde recouvrant la majeure partie de la place et l’espace au nord-ouest de l’Avenue Perdtemps.
Le bâti romain à Perdtemps était sans aucun doute intégré au tissu urbain et devait constituer un des faubourgs de la colonie. Ce quartier était probablement à vocation mixte : résidentielle et artisanale.
A l’angle nord de la place, aucun indice de la nécropole à incinérations n’a été observé. Il n’est pas certain, en l’état, que celle-ci s’étendait jusque-là. Néanmoins, il faudrait ouvrir des surfaces plus importantes pour pouvoir l’affirmer avec certitude.
Au nord-est de la Place Perdtemps, la séparation entre le bâti et l’espace funéraire reste encore floue bien que les vestiges liés à l’artisanat découverts dans le sondage 9 laissent supposer que nous sommes encore aux limites du bâti romain.
Aucun indice de la présence d’un grand édifice n’a été observé jusqu’à présent sur la place.
La topographie de la Place Perdtemps, une surface relativement plane, n’est pas particulièrement favorable à l’implantation d’un théâtre. En Gaule romaine, ceux-ci sont quasiment exclusivement établis dans une pente afin de profiter de celle-ci pour l’implantation des gradins et s’éviter les coûts de construction de leurs soubassements. Cette solution a d’ailleurs été adoptée à Nyon pour la construction de l’amphithéâtre.
Les vestiges semblent arasés la plupart du temps au niveau des fondations et les couches archéologiques paraissent présenter peu d’épaisseur. La découverte de plusieurs fosses d’épierrement sans doute modernes laisse supposer une récupération méthodique des maçonneries romaines. L’existence de caves implantées dans le terrain en place ou d’autres substructions n’est toutefois pas à exclure.
Conséquence de l’arasement des remblais romains, le matériel archéologique récolté en 2004 et lors des sondages actuels est relativement maigre et provient, en outre, souvent de remblais remaniés. Pour ces raisons, la céramique recueillie nous fournit plus une fourchette d’occupation du site, du 1er siècle au 2e voire 3e siècle après J.-C., qu’une datation précise des vestiges découverts.
La place Perdtemps reste néanmoins la dernière surface d’un seul tenant à être accessible à proximité du centre de la ville romaine et elle constitue en quelque sorte la plus grande réserve archéologique du site.
La campagne de sondages n’a pas mis en évidence la présence de vestiges nécessitant une conservation et, en l’état, la construction de futurs aménagements peut être raisonnablement envisagée moyennant une campagne de fouilles.