Le personnage par lequel nous aborderons cette histoire s'appelle Johannes Marinus Oerlemans. Il a vécu aux Pays-Bas dans la province du Brabant du Nord (Noord Brabant) qui se trouve -comme chacun sait- au sud des Pays-Bas, alors que le Brabant du Sud se trouve au Nord de la Belgique.  Il a vécu là 74 années, de 1822 à 1897.  

La particularité que j'ai vite découverte est qu'il donna les mêmes deux prénoms à son fils, lequel répéta l'exercice avec son fils aîné. Tout ceci était courant à l'époque. Il arrivait même que, au sein d'une fratrie, quand l'un des enfants mourait en bas âge ou était mort-né (levenloos), on attribua les même prénoms à l'enfant suivant. Ça on ne le verrait plus de nos jours. Côté orthographe, le chercheur de famille sait aussi qu'elle n'était pas figée, non seulement d'une génération à la suivante, mais parfois au sein d'un même document.  C'est ainsi que Johannes pouvait se retrouver écrit en Joannes (en Belgique) ou Jean (en France) et Marinus en Marijnis, Marin ou Marie (en France). Quant au prénom d'usage, on notera que ce que l'on écrivait au moment du baptême respectait souvent la mémoire d'un parent (père ou mère, grand parent, oncle ou tante) ou d'un allié (parrain, marraine..). Mais cela n'obligeait  nullement d'en faire usage comme aujourd'hui, avec le 1er utilisé d'office au quotidien. On pouvait souvent utiliser le 2d ou le 3ème, voire un prénom totalement différent de ceux de votre déclaration de naissance ou de baptême.  C'est ainsi que ma grand-mère Antoinetta Elisabeth Adriana Maria se faisait appeler Jeannette dans la vie de tous les jours, et même jusque dans ses réponses aux recensements. Pas toujours simple de savoir à qui on a affaire! Ceci étant exposé, vous aure vite compris que, pour alléger le récit, mes aïeux se soient vus affublés par votre serviteur de prénoms abrégés de mon invention; dans l'ordre :  JM1, JM2 et JM3. Si cela a simplifié mes recherches, j'ai confiance que cela n'embrouillera pas votre lecture.