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I. La monarchie anglaise et son évolution au XVIIème siècle
Charles 1er, roi de droit divin, considère qu’il n’a de compte à rendre qu’à Dieu. Sa politique intransigeante provoque la colère et des guerres civiles éclatent dans le royaume. En 1649, il est décapité. Son fils Charles II hérite du trône à la condition qu’il accepte et respecte l’Habeas Corpus (1679) qui protège des arrestations arbitraires.
En 1689, Guillaume III, pour monter sur le trône, doit accepter par le Bill of Rights. Les sujets ont désormais un droit de pétition. Le roi voit son pouvoir limité : le Parlement doit être fréquemment réuni et doit consentir à l’impôt. De même la suspension des lois ou l’exécution ne peuvent se faire qu’avec l’accord du Parlement. L’Angleterre est désormais une monarchie parlementaire.
Le philosophe français des Lumières Voltaire, dans ses Lettres anglaises publiées en 1734, ne cache pas son admiration pour l’organisation des pouvoirs en Angleterre et la limitation du pouvoir royal.
II. La révolution américaine, enfantée par les valeurs anglaises
Les 13 colonies anglaises d’Amérique accumulent les griefs à l’encontre de leur métropole : ils ne peuvent s’étendre à l’ouest du continent, peuplé d’indiens ; ils paient de lourdes taxes dont ils n’ont pas accepté le principe car ils n’ont pas de représentant au Parlement ; l’Angleterre impose des restrictions dans leur liberté commerciale.
Les colons se rebellent et déclarent leur indépendance le 4 juillet 1776. Ils y affirment l’égalité, la liberté et la recherche du bonheur comme droits inaliénables, ainsi que la légitimité de leur révolte dans la mesure où ces droits n’ont pas été respectés. Condorcet loue ce nouveau régime dans lequel les droits de l’homme sont respectés et où règne l’égalité et la liberté de la presse.
La France soutient les américains dans la guerre d’indépendance qui les opposent à leur ancienne métropole, moins dans l’optique d’approuver cette rébellion que dans le but d’affaiblir l’Angleterre. La France compte ainsi retrouver son statut de grande puissance en Europe et s’enrichir par le commerce atlantique.
Les Etats-Unis s’organisent en tant qu’Etat fédéral au travers de la constitution de 1787. Il y existe une séparation des pouvoirs ainsi que la participation des citoyens au travers du droit de vote. Cependant celui est limité car il n’est octroyé qu’aux hommes blancs et riches. On note aussi le maintien de l’esclavage dans les Etats qui le souhaitent. De même que de violentes guerres de conquêtes à l’encontre des indiens.
III. L’influence du modèle anglais sur la France des Lumières
Ce modèle anglais inspire les philosophes des Lumières. Ceux-ci multiplient les critiques envers l’organisation de la société (société d'ordres), le pouvoir monarchique de droit divin ou l’Eglise catholique.
Montesquieu veut la mise en place d’une séparation des pouvoirs, seule garante d’un pouvoir royal limité et non arbitraire. Il critique aussi l’influence et le pouvoir de l’Eglise catholique qui empêcheraient tout esprit critique. Rousseau et Diderot souhaitent de leur côté une souveraineté nationale au travers de représentants de la Nation qui incarneraient le pouvoir législatif.
Montesquieu Rousseau Diderot
En 1788, la situation financière du royaume est désastreuse : les dépenses sont supérieures aux recettes et la France est endettée pour la moitié de ses dépenses au travers des intérêts de la dette. La guerre menée contre l’Angleterre a pesé lourd dans les finances du royaume : un quart des dépenses est consacré aux dépenses militaires.