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I.L’héritage grec : La démocratie à Athènes
A.Fonctionnement de la démocratie athénienne
Athènes est une cité du monde grec qui a créé la première démocratie de l'Histoire.
Démocratie : Régime politique dans lequel le pouvoir appartient au peuple.
La démocratie athénienne repose sur les droits politiques octroyés aux citoyens qui ne représentent que 10% de la population de la cité. En échange de cette participation politique, le citoyen a comme mission de défendre la cité. En échange de ces droits politiques, les citoyens doivent défendre militairement la cité. Il s'agit de citoyens-soldats. La citoyenneté est réservée aux hommes qui ont réalisé leur service militaire entre 18 ans et 20 ans (l'éphébie) et qui ont un père citoyen et une mère fille de citoyen.
Il existe une égalité entre les citoyens puisqu'ils font tous partie de l'Ecclésia et peuvent exercer des charges judiciaires ou législatives en étant tirés au sort. De même, l'égalité du temps de parole à l'Ecclésia est garantie par l'usage de la clepsydre. Seules les charges les plus importantes et demandant des compétences particulières donnent lieu à des élections (Stratèges).
Les non-citoyens composent 90% de la population athénienne :
- Les métèques sont des étrangers qui résident à Athènes en échange d'une taxe.
- Les femmes sont considérées comme mineures. Leur domaine est la maison.
- Les esclaves sont considérés comme des instruments vivants. Ils représentent le tiers des habitants d'Athènes et sont indispensables au fonctionnement économique de la cité
B. Pas de démocratie sans thalassocratie ?
Pour permettre aux citoyens pauvres de pouvoir participer à la vie politique et civique sans perte financière, Athènes met en place le versement du misthos. Le Misthos est une somme d’argent que reçoivent les citoyens les plus pauvres qui viennent exercer leur citoyenneté politique à l’Ecclésia, à la Boûlé ou à l’Héliée. Cette somme sert à compenser la perte de revenu des personnes qui n’ont pu travailler afin de participer à la vie politique de leur cité.
Les moyens nécessaires pour financer cette politique basée sur l’égalité et la participation de tous les citoyens sont tirés de la domination commerciale et militaire d’Athènes sur le monde grec et la mer Egée. Athènes impose une thalassocratie suite aux deux guerres médiques (490 et 480 avant J.-C.). Thalassocratie : L’exercice durable par un État d’une autorité ou d’un pouvoir sur un ou plusieurs États par le contrôle maritime. Les guerres médiques sont les guerres qui opposent par deux fois le monde grec aux Perses au début du Vème siècle avant J-C. Deux batailles victorieuses pour les grecs sont particulièrement retenues : Marathon, bataille terrestre, en -490 et Salamine, bataille maritime en -480. Suite à l’action d’Athènes lors de ces batailles, les athéniens considèrent que le monde grec lui doit sa liberté. Ils se considèrent plus grec que les grecs.
Athènes profite de cette supériorité morale au travers de la ligue de Délos. La ligue de Délos est une association libre de cités grecques en vue de la protection du monde grec en cas d’éventuelles nouvelles attaques perses.
Les cités doivent verser un tribut tandis qu’Athènes, qui a pris la direction de la Ligue, fournit les soldats et les bateaux. Petit à petit, Athènes se sert de cette ligue pour renforcer sa domination et s’enrichir. Le trésor de la Ligue qui était conservé dans l’île de Délos est transféré à Athènes et utilisé pour la reconstruction et l’embellissement de la ville, de même que pour le financement de l’isonomie au travers du misthos.
Athènes en profite aussi pour imposer le commerce dans son port du Pirée avec le prélèvement d’une taxe et l’utilisation de ses poids et mesures. Les cités qui veulent quitter la ligue se voient attaquer militairement par Athènes. Cette association libre au départ devient donc contrainte et au seul bénéfice d’Athènes. Les critiques pleuvent contre Athènes mais Périclès qui est l’artisan de cette politique justifie l’utilisation des ressources de la Ligue au seul profit d’Athènes Selon lui, Athènes a donc la liberté d’utiliser l’argent comme elle le souhaite au nom du sang versé. Périclès, qui fut de nombreuses fois stratège, domine la vie politique athénienne au 5ème siècle avant J.-C., à tel point que les historiens nomment cette période : « Le siècle de Périclès ». Périclès organise cette thalassocratie indispensable et indissociable de la démocratie athénienne. La suprématie d’Athènes est remise en cause lors des guerres du Péloponnèse qui l’opposent à Sparte et ses alliés.
II. L’héritage romain : Un brassage des différents héritages culturels et religieux méditerranéens
A. Le principat d’Auguste et la naissance de l’Empire romain
Les conquêtes de la République à la mort de César en 44 avant J-C
L'Empire sous l'empereur Trajan en 117
Octave fixe une tradition impériale et met en place un pouvoir fort. Les empereurs cumulent l'ensemble des pouvoirs politique, religieux et militaire. Octave Auguste met en place l'hérédité du pouvoir (transmission du pouvoir de père en fils).
Pater Patriae : Fait de l'empereur l'égal de Romulus. Il est considéré comme le second fondateur de Rome / Pontifex Maximus : Grand Pontife de la religion romaine. (Aujourd'hui, le Grand Pontife, c'est le Pape) / Augustus (AUG) : Fait de lui un personnage sacré, l'égal d'un demi-Dieu / Imperium (IMP) : L'absolu pouvoir militaire.
Les conquêtes territoriales commencées sous la République romaine se poursuivent jusqu'au IIème siècle où l'Empire atteint son extension maximale. L'Empire romain s'étend de la Bretagne à l'Afrique du Nord, de l'Europe de l'Est à l'Egypte. L'Empire romain s'étend autour du bassin méditerranéen sur 3 continents (Afrique, Asie et Europe).
Pour unifier l'Empire face à ces peuples d'origine si diverses, les romains romanisent les peuples conquis. Dans les pays conquis, les romains font construire des infrastructures typiquement romaines (aqueduc, amphithéâtre, thermes, grand cirque...). Les hommes des peuples conquis sont incorporés à l'armée romaine. Les romains respectent leurs dieux et ne les obligent pas à y renoncer. Cependant, les peuples conquis doivent rendre un culte à l'empereur. Peu à peu les peuples conquis se mettent à vivre comme les romains : mêmes habits et surtout même langue. Ainsi, l'Empire romain a imposé la « PAX ROMANA » (La paix romaine) dans l'Empire.
B. Constantin,empereur d’un empire qui se christianise et se réorganise territorialement
La religion chrétienne subit des persécutions plus ou moins intenses durant les 3 premiers siècles après J.-C. En effet, étant monothéistes, les chrétiens refusent de se soumettre à l'obligation du culte impérial. Ils sont donc vus comme des opposants politiques potentiels et comme une menace pour l'équilibre de l'Empire.
En 311, l'Edit de Sardique de l'Empereur Galère est l'acte fondateur d'un changement d'attitude vis à vis des chrétiens. A partir de cette date, être chrétien cesse d’être un crime et est désormais définitivement toléré dans l’Empire romain. En 313, l'Empereur Constantin autorise la liberté de culte dans l'Empire romain. Celui-ci est le premier empereur à se convertir (sur son lit de mort) au christianisme. A sa suite, tous les empereurs romains seront chrétiens. Ceci est d'autant plus étonnant que le christianisme est une religion très minoritaire au sein de l'Empire à cette date.
En 325, l'Empereur Constantin préside le concile de Nicée qui fixe le dogme des chrétiens catholiques : y est affirmé la croyance en un Dieu unique (sous une triple forme : le Père, le Fils et le Saint-Esprit) et en la résurrection de Jésus qui annonce la promesse de la vie éternelle après la mort pour les chrétiens.
En 380, l'empereur Théodose va plus loin que ses prédécesseurs en transformant le statut du christianisme : il est désormais religion officielle de l'Empire romain. Désormais, les polythéistes seront l'objet de persécutions.