Jean-François Jeandillou
Professeur de Sciences du langage
Jean-François Jeandillou
Professeur de Sciences du langage
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Jean-François Jeandillou, né le 2 mars 1959 aux Sables d’Olonne (F-85 Vendée), fut un Professeur des Universités, en Sciences du langage, à Paris-Nanterre. Lui n'aura point – par répugnance, sans doute – sollicité l’éméritat.
D'abord instituteur à Limoges, il rêve de devenir PEGC. Mais une khâgne au Lycée Henri-IV le contraint d’intégrer, dans un rang pas trop déshonorant, l'École Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud.
Brillamment classé avant-dernier (68e ex-æquo) à l'agrégation de Lettres modernes en 1985, le voilà poussivement Docteur puis Maître de Conférences à l'Université de Reims-Champagne [bien nommée]-Ardennes. Sa délégation à l'Institut universitaire de France (IUF) intrigue encore les experts.
Nombreux – sinon pléthoriques – demeureront ses articles et ouvrages concernant le pseudonyme, le pastiche ou le plagiat, la mystification, les supercheries littéraires, les mots croisés, la linguistique du texte, la versification classique et la métrique de la chanson. On lui doit en outre de (trop ?) sçavantes éditions critiques de Charles Nodier, auteur supposé ‘romantique’ qui, à son instar, ne chercha jamais à ‘réussir sa vie’.
Profus·es rest·e·nt, par ailleurs, les doctorant·e·s (reconnaissant·e·s immarcescibl·e·s) qu’iel mena jusqu’à soutenanc·e : https://www.revue-texto.net/index.php?id=4981 / https://theses.fr/029905419
À la demande de tou·te·s comme de chacun·e, enfin ! JF J*** – incompréhensiblement promu à la classe dite 'exceptionnelle' – prit en 2021 une retraite bien méritée, dès atteints et l’âge légal et les 'trimestres' (non sans quelque 'surcote') requis.
D’où silence radio, désormais…
Cher ChatGPT, écris une oraison funèbre de Jean-François Jeandillou, selon la manière de Jacques-Bénigne B.
Mesdames, Messieurs,
Il faut aujourd'hui, pour honorer un homme qui consacra sa vie aux textes, commencer par rendre grâce à ce qui demeure lorsque les hommes passent : la parole, le livre, la pensée.
Car l'homme s'en va, et le texte reste. La voix se tait, et l'écrit continue. La mémoire oublie les jours mais elle conserve quelquefois une phrase, une méthode, une découverte persistante ; et c'est par ces fragiles monuments que les esprits survivent aux siècles.
Ainsi parlons-nous de Jean-François Jeandillou.
Non que nous prétendions le placer parmi les Défunts : il appartient encore à notre temps, et sa retraite universitaire, dès 2021, n'a point signifié la retraite de sa pensée. Mais il est permis, à ceux qui contemplent une œuvre accomplie en leur époque, de la regarder comme on regarde déjà un édifice achevé : non pour y chercher la présence du bâtisseur, mais pour considérer la solidité des pierres qu'il a posées.
Il fut professeur en sciences du langage à l'Université Paris-Nanterre ; il fut chercheur, directeur de travaux, éditeur scientifique, auteur d'ouvrages et de nombreux articles. Les hommages qui lui furent consacrés ont souligné son apport à l'étude des textes et son engagement dans la formation de plusieurs générations d'étudiants redevables et de chercheurs sourcilleux.
Or que serait une telle énumération, sinon une liste ? Et nous ne sommes point ici pour dresser des listes.
Nous sommes ici pour comprendre une destinée intellectuelle, une aventure mystique : dantesque parousie.
Une vie consacrée aux signes
Il y a des hommes qui choisissent telle science en espérant lui arracher ses secrets, pour faire carrière. Il en est d'autres qui l'aiment parce qu'elle leur apprend à respecter le mystère.
Jeandillou appartient à la seconde espèce, celle du secret.
Il étudia les textes, et ce faisant il apprit que le texte n'est jamais chose aussi simple qu'on le croit. Nous lisons une phrase : nous croyons comprendre. Puis nous regardons sa forme, puis son contexte, puis son genre, puis sa voix, puis son effet. Et nous découvrons que ce que nous appelions un sens n'était peut-être que le commencement d’une investigation, d’une quête immémoriale, anagogique.
Voilà la grandeur des sciences du langage lorsqu'elles ne se réduisent point à un catalogue de règles : elles nous enseignent que les mots – ces choses si malvenues – sont plus vastes que nos pauvres définitions séculières.
Jeandillou consacra une part essentielle de son existence terrestre à cette complexité. Son Analyse textuelle proposait précisément de faire dialoguer plusieurs approches — sémiologie, linguistique, grammaire du texte, typologie et critique — plutôt que de les enfermer dans des doctrines rivales.
Ainsi faisait-il de la méthode non une prison, mais un instrument libératoire. Il savait qu’ici-bas un texte peut être narratif et pourtant trompeur, poétique et pourtant calculé, sçavant et pourtant joueur. Sincère en apparence, mystificateur en profondeur. Digne d'un véritable Zohar, en somme.
Le maître des faux
Il y eut surtout, dans cette œuvre grandiose, un paradoxe magnifique, insupérable : celui qui à vos yeux examina les faux avait pris attache avec le vrai. Celui qui s'intéressa aux pseudonymes, aux pastiches, aux plagiaires, aux supercheries ou aux mystifications ne fit point profession de tromper ; il voulut comprendre comment la tromperie devient crédible.
Et cette nuance est capitale, immarcescible, ordinale.
Le faux ne vous intéresse pas, ô mortels ! seulement parce qu'il est faux ; il vous intéresse parce qu'il réussit parfois à passer pour vrai. Voilà pourquoi les recherches de Jeandillou sur la mystification littéraire, le pseudonyme et les supercheries occupent une place si cruciale dans son parcours scientifique, comme dans l’épistémologie des XXe (finissant) et XXIe (débutant) siècles.
Il ne s'agissait pas seulement, carcérale inquisition, de demander « Qui a écrit ? » Il fallait juste demander « Pourquoi croyons-nous que celui-ci a écrit ? »
Question terrible, infrangible, irréfragable par-devant l'Éternel.
Car elle nous apprend que la vérité littéraire n'est pas toujours inscrite dans l’encre. Elle circule aussi entre les noms, les signatures, les réputations, les institutions. Dans les lectures.
Et parfois dans les erreurs, les bévues stochastiques : les errements cartésiens, les Tables de la Loi.
La science contre l'esprit de système
Nous vivons dans des temps où chaque discipline aime à se donner des frontières, chaque école son vocabulaire, chaque méthode son territoire. L'un dit : « Le texte est ceci. » L'autre répond : « Non, il est cela. » Et chacun construit autour de son affirmation une forteresse de concepts inexpugnables.
Jeandillou eut une autre ambition, aussi sereine qu’équanime ; il sut faire dialoguer les approches. Ses travaux et les témoignages qui lui sont consacrés soulignent précisément ce refus d'une conception normative et rigidement classificatoire de la textualité : car la Science véritable ne consiste pas à enfermer le Réel dans une définition. Elle consiste à choisir la bonne question ; et parfois à reconnaître que plusieurs questions, extemporanées, sont nécessaires.
Un récit peut être étudié par la grammaire. Mais aussi par la sémiotique, par le discours, par la stylistique, par la pragmatique, par l’histoire. Il faut seulement éviter de croire qu'une seule de ces sacrées portes donne accès à toute la sainte maison.
Voilà une leçon d'humilité scientifique, d'acédie cathartique, d’ataraxie plénière en notre catholique et universelle Église.
Le professeur
Mais une œuvre universitaire ne se mesure pas seulement aux écrits qu'elle laisse. Elle se mesure aussi aux esprits qu'elle a formés.
Et la dette ici est immense, incommensurable excoriation : in nomine patri…
Les hommages consacrés à Jeandillou rappellent le nombre important de doctorants qu'il aura accompagnés jusqu'à soutenance et son investissement dans la formation, depuis les premiers enseignements de linguistique jusqu'à la préparation à l'Agrégation et à l'encadrement doctoral.
Il y a, dans l'enseignement, une forme de générosité particulière. L'auteur d'un livre donne quelque chose au lecteur ; le professeur donne quelque chose de plus à qui écrira d'autres livres. Il ne transmet pas seulement un savoir, il transmet le courage de chercher. Il enseigne à autrui non seulement ce qu'il faut penser, mais comment reconnaître le moment où il faut cesser de répéter la pensée des aïeux.
Voilà pourquoi les Maîtres véritables survivent dans les œuvres de qui ils ont formés. Ils deviennent invisibles. Et cette invisibilité reste peut-être leur plus édifiante Victoire, pour jamais synallagmatique.
Le spécialiste du faux qui enseignait le sérieux
Mais ne nous trompons pas sur un autre point.
Cet homme qui porta intérêt à la mystification littéraire, aux auteurs supposés, au pastiche, au plagiat et aux écritures déceptives n'était pas l'apôtre du désordre. Il fut, au contraire, un homme de méthode. Voilà son entier paradoxe et son cruel sacerdoce, en cette vallée de larmes.
Il étudiait les ruses du texte avec grande rigueur. Il pouvait sourire des catégories savantes tout en les maniant avec précision. Il savait que l'ironie n'est pas ennemie de la science mais parfois son antidote. Car l'esprit de sérieux a une faiblesse : il finit par confondre ses propres catégories avec la réalité. La mystification, elle, rappelle que toute classification peut être trompée. Ainsi le Faux devient-il une école du Vrai. Le pastiche devient une école de la lecture, la supercherie une école de vigilance.
Et le plagiat, convenablement étudié, devient un gage de responsabilité intellectuelle : une éthique d'écriture sempiternelle, fût-on même sans Dieu.
Ce qui demeure
Que reste-t-il donc d'une œuvre universitaire lorsque les années passent ?
Des livres, d’abord. Des références, des étudiants, des collègues, des lecteurs, des querelles parfois : d'aucunes corrections, au besoin, in sæcula sæculorum.
Et cette chose presque ineffable, qui n’a de nom dans aucune langue : une manière de poser les problèmes. C'est peut-être la part la plus durable d'un savant. Non point les réponses qu'il a données – lesquelles appartiennent à l'époque qui les a vues naître – mais les questions que désormais il aura rendu impossibles à oublier.
Jeandillou nous laisse précisément quelques-uns de ces questionnements :
Qu'est-ce qu'un texte ? Qu'est-ce qu'un auteur ? Qu'est-ce qu'une signature ? Quand l'imitation devient-elle plagiat ? Quand la fiction devient-elle mystification ? Comment un texte produit-il ses effets ?
Et que se passe-t-il lorsqu'un texte cesse de se conformer aux catégories que nous avions préparées pour le comprendre, pour le cerner, le dénoncer ?
Ce sont de grandes questions parce qu'elles n’auront jamais (comme l'avait subtilement anticipé Jérôme Lindon, quand jadis il entrevit notre homme, rue Bernard-Palissy) fini d'être posées.
Le temps & la gloire
Laissons donc parler le temps, avec Augustin d'Hippone !
Les titres des livres changeront. Les bibliographies se déplaceront. Les théories que l'on croyait éternelles seront remplacées par d’autres. Les modes universitaires passeront, les institutions se transformeront. Mais un chercheur est vraiment durable lorsqu'il a transmis le désir d'avancer.
Alors son œuvre ne lui appartient plus. Elle circule. Elle est citée, discutée, contestée, corrigée, prolongée. Elle devient l'objet de ceux qui viennent après lui.
Et c'est ainsi qu'un professeur de linguistique rejoint, à sa manière, cette étrange république des Morts et des Vivants où les Livres continuent de converser quand même leurs Auteurs ne sont plus là pour surveiller leurs paroles.
Péroraison
Nous ne rendons donc pas aujourd'hui hommage à une mort dûment célébrée : nulle commémoraison attentatoire, en l’occurrence.
Nous rendons hommage à une œuvre suffisamment accomplie pour pouvoir être contemplée, des décennies durant, avec recul, suffisamment vivante pour continuer à nourrir des lectures décisoires.
Nous rendons hommage à un universitaire qui fit du texte non point un objet à enfermer, mais un objet à interroger ; à un Maître qui sut enseigner que la langue est plus rusée que les classifications ; à un chercheur qui trouva dans la mystification non une curiosité marginale mais un extraordinaire observatoire des mécanismes littéraires ; à un professeur dont les étudiants admiratifs sont devenus, à leur tour, les relais d'une pensée intemporelle.
Et, puisque nous avons commencé par une question, achevons par une autre : Que reste-t-il d'un humain qui consacra sa vie aux textes ?
Il reste ce qu'il apprit à d'autres à lire. Il reste ce qu'il leur apprit à ne pas croire trop vite. Il reste les interrogations dont il leur donna le goût.
Reste enfin, sur les pages qu'il aura fugacement noircies, cette fragile victoire de l'intelligence sur l'oubli :
le texte demeure, et quelqu'un, un jour, recommencera à le lire.
Amen
Curriculæ vitum
1973-79
• Premier Prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation (Haute-Vienne) : thème "L'action des jeunes dans la Résistance".
• École normale d’instituteurs (Limoges), puis instituteur titulaire.
• Obtention du BAFA, des diplômes de Secouriste & de Surveillant de baignade.
• Préparation militaire supérieure (PMS, Limoges & Castelnaudary), avec grade d'officier (aspirant/sous-lieutenant ÉOR) : puis réformé pour daltonisme, amblyopie & diplopie.
• Auditeur apparent, puis réel, puis emphytéote du Collège de ’Pataphysique.
1979-81
Classes préparatoires (Lycée Henri IV, Paris), puis École Normale Supérieure (Fontenay / Saint-Cloud).
1981-88
• Licence de Philosophie (Paris IV-Sorbonne) & Licence de Lettres modernes (ibid.), puis Maîtrise de Linguistique & Agrégation de Lettres modernes (Paris X-Nanterre).
• D.E.A. de Sciences du langage (Paris X) : "C'est un canular, ou quoi ?" dixit l'alors Président du jury.
• Ancien Normalien Doctorant (AND avec 192 HTD annuelles, Paris X).
1988-91
• Professeur de Lettres modernes en collège (Épinay/Seine, 93), puis ATER au Département des Sciences du langage (Paris X-Nanterre).
• Chargé de cours à Columbia University (Paris).
• Thèse de Doctorat en Sciences du langage : l’Univers sémiotique de la mystification littéraire, sous la direction du Pr Michel Arrivé (Univ. Paris X-Nanterre), soutenue le 25 janvier 1991. https://www.diffusiontheses.fr/11275-these-de-jeandillou-jean-francois.html
1991-94
• Qualifié MCF en 7e et 9e sections CNU.
Professeur de Lettres modernes au collège de Mitry (77) et chargé de cours à l’Université Paris XIII.
• Recalé MCF un peu partout, puis Maître de conférences en Sciences du langage (Univ. de Reims) ; membre élu du Conseil scientifique de l'URCA.
• Habilitation à diriger des recherches (HDR, Univ. Paris X-Nanterre) : Stratégies métadiscursives, le 10 février 1994.
1994-97
• Qualifié PU en 7e et 9e sections CNU.
• Recalé à Reims (classé 2nd) comme à Amiens (2nd), en même temps que Professeur de Sciences du langage à Paris X (classé 2e mais élu, par défection, au recrutement).
•Directeur du Dpt des Sciences du langage (UPX).
1998-2003
• Directeur de l’équipe “Linguistique textuelle” au sein de l’UPRES-EA 372 (jusqu’en 2000) puis membre de l’UMR 7114 MoDyCo (CNRS-Paris X).
• Délégation à l’Institut universitaire de France (IUF junior). https://www.iufrance.fr/les-membres-de-liuf/membre/697-jean-francois-jeandillou.html
Prime d’Encadrement doctoral et de recherche (PEDR).
2004-2008
• Jury de l’Agrégation de Lettres classiques.
• Promotion à la 1re classe PU (CNU 7e section).
Prime d’Encadrement doctoral et de recherche (PEDR, 2004 et 2008).
2010-2020
• Jury du concours d'entrée aux Écoles normales supérieures (BEL).
• Co-organisateur, avec Fanny Rinck, du séminaire MoDyCo
(deux ans durant : pas une partie de plaisir)
• Co-directeur du Département des Sciences du langage (Paris Nanterre).
• Responsable (côté français) du Collège doctoral franco-allemand en Sciences du langage, dans le cadre de l'UFA (en partenariat avec Gerda Hassler, Potsdam).
• Promotion à la classe exceptionnelle (CNU 7e section).
• Porteur associé (MoDyCo) du projet de recherche AUF, en collaboration avec les laboratoires LANGSE (Université d’État de Haïti) et CREEF (Université Antilles-Guyane) : L’analogie dans le processus de lexicalisation et de sémantisation des faits de langue dans les créoles à base lexicale française.
• Centre National du Livre (CNL) : commission “Littérature classique et critique littéraire”.
2021
Retirement fort mérité : à la satisfaction générale, sans plus jamais de contact avec l'U(bu)niversité.
Ouvrages
1. Supercheries littéraires, [1989], Préface de Michel Arrivé. Nlle éd. actualisée (publiée avec le concours de l’IUF), Genève, Droz, 2001. Un vol. in-12, XII‑532 p.
Puis format numérique : https://www.fnac.com/a1215687/Jean-Francois-Jeandillou-Supercheries-litteraires?NUMERICAL=Y#bl=FA_ebook
2. l’Univers sémiotique de la mystification littéraire, Lille, ANRT, 1991. Deux vol., 508 p.
https://www.diffusiontheses.fr/11275-these-de-jeandillou-jean-francois.html
3. Esthétique de la mystification : tactique et stratégie littéraires. Paris, Éditions de Minuit, 1994 (rééd. 1999), coll. « Propositions ». Un vol. in-12, 240 p.
https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Esth%C3%A9tique_de_la_mystification-2145-1-1-0-1.html
4. l’Analyse textuelle [1997], nlle éd. Paris, Armand Colin, 2006. Un vol. in-16, 192 p.
Puis format numérique : https://www.fnac.com/a1780048/Jean-Francois-Jeandillou-L-analyse-textuelle?NUMERICAL=Y#bl=FA_ebook
5. Effets de textes. Limoges, Lambert-Lucas, 2008. Un vol. in-8, 346 p. (Lire en version pdf, avec divers autres articles
https://sites.google.com/site/jfjeandillou/p2?authuser=0)
Éditions scientifiques
1. Questions de littérature légale, de Charles Nodier. Édition critique annotée. Genève, Droz, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », 2003. Un vol. in-8, LX-270 p.
https://droz.org/france/product/9782600006804
2. Notions élémentaires de linguistique, de Charles Nodier. Édition critique annotée. Genève, Droz, coll. « Langue et cultures », 2005. Un vol. in-8, XXXVI-356 p.
https://droz.org/france/product/9782600009607
3. Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises, de Charles Nodier. Édition critique annotée. Genève, Droz, coll. « Langue et cultures », 2008. Un vol. in-8, XXXVI-316 p.
https://www.droz.org/france/product/9782600011679
Traductions
1. Jean Wirtz, Métadiscours et Déceptivité. Berne, Peter Lang, coll. « Sciences pour la communication », 1996. Un vol. in-12, XII-164 p. (trad. du schwytzertütsch).
https://www.amazon.fr/Metadiscours-Deceptivite-Julien-College-Pataphysique/dp/3906754413
2. Jean Wirtz, « Adalbert Ripotois », in Michel Arrivé, À la recherche de Ferdinand de Saussure, Paris, Puf, 2007, p. 217. https://www.puf.com/la-recherche-de-ferdinand-de-saussure
3. Jean Wirtz, la Rime et l'Oraison. Problèmes de langouistique saburrale (trad. du schwytzertütsch, sous presse).
Direction d’ouvrages en collaboration
1. Linguistique de l’écrit, Linguistique du texte. Linx n° 43 (Paris X), déc. 2000 (en collab. avec Jacques Anis) :
https://journals.openedition.org/linx/1032
2. Le Signe et la lettre. Études en hommage au Professeur Michel Arrivé, Paris, L’Harmattan, coll. « Sémantiques », 2002 (en collab. avec Jacques Anis et André Eskénazi). Un vol. in-8, 482 p.
https://www.persee.fr/doc/igram_0222-9838_2006_num_108_1_3806_t13_0057_0000_2
3. L’ordre des mots, SEMEN n° 19 (LaSelDI / Univ. Besançon), déc. 2004 (en collab. avec Bernard Magné) :
https://journals.openedition.org/semen/230
4. Nonne scripta manent ? Hommage à Jacques Anis. Linx n° 60 (Univ. Paris Ouest) paru en déc. 2011 (en collab. avec Isabelle Weill) :
https://journals.openedition.org/linx/660
Directions de thèses et d'HDR venues à soutenance
Patrick Hugues Messi : Les sources du savoir. L'expression de l'inférence en français : une analyse sémantico-pragmatique et rhétorico-syntaxique. Cotutelle : Univ. Potsdam (thèse financée par l’Université Franco-Allemande), soutenue le 16 décembre 2019.
Udo Mai : La modalité et ses réalisations en français. Thèse en cotutelle (avec Potsdam, financée dans le cadre de l'UFA), soutenue le 29 octobre 2018.
Kaja Dolar : Les dictionnaires collaboratifs en tant qu’objets discursifs, linguistiques et sociaux. Thèse avec contrat doctoral et avenant d’enseignement, soutenue le 13 janvier 2017.
Gulnar Sarsikeyeva : Étude linguistique et traductologique de la tétralogie "Le chemin d'Abaï" de Moukhtar Aouezov. Thèse en codirection avec Jean-René Ladmiral, soutenue le 8 janvier 2016.
Bi Trazié Serge Bli : Francophonie et diversité. Autour des constructions verbales en Côte d'Ivoire, à travers l'exemple de productions écrites et orales d'étudiants de l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan. Thèse soutenue le 17 novembre 2014.
Loredana Ruccella : L'économiquement correct. Analyse du discours euphémique sur la crise dans la presse française et italienne. Thèse en cotutelle (avec Turin) soutenue le 1er avril 2014.
Donald Vessah Ngou : L'idéologie du texte : analyse sémiolinguistique de la francographie négro-africaine. Thèse en cotutelle (avec Yaoundé 1) soutenue à Yaoundé (Cameroun) le 7 mars 2013.
Mayalu Felix : A referenciação e a dêixis : um estudo do signo verbal e do não-verbal em histórias em quadrinhos. Thèse en cotutelle (avec l'Universidade Federal Fluminense) rédigée et soutenue en portugais à Niterói (Rio de Janeiro, Brésil) le 21 septembre 2012.
Agathe Cormier : Rôle de l'énonciation dans l'analyse linguistique du nom propre. Thèse avec contrat doctoral et avenant d’enseignement (cotutelle Potsdam, dans le cadre de l'UFA) soutenue le 24 juin 2011. Édition http://www.lambert-lucas.com/livre/role-de-lenonciation-dans-lanalyse-linguistique-du-nom-propre/
Abdelkader Sayad : Des stratégies argumentatives dans la presse algérienne. Thèse en codirection (dans le cadre de l'EDAF) soutenue à l'Univ. d'Oran-Es Sénia le 9 juin 2011.
Imene Miri-Benabdallah : Étude des procédés énonciatifs et argumentatifs, à travers une analyse discursive des chroniques "Raina Raikoum" par Kamel Daoud. Thèse en codirection (dans le cadre de l'EDAF) soutenue à l'Univ. d'Oran-Es Sénia le 9 juin 2011.
Banafsheh Karamifar : Langage et pouvoir. Analyse sémantico-critique des publicités cosmétiques en Iran. Thèse soutenue le 27 novembre 2010.
Driss Ablali : Genres, discours, corpus. Contribution à une sémiotique des textes. HDR soutenue le 21 octobre 2010.
Svetlana Tyaglova : De la déviance à la norme discursive. Médiation didactique pour l'acquisition d'une seconde langue étrangère (français) par les bilingues (L1 russe, L2 anglais). Thèse en cotutelle (Univ. de Kaluga, Russie) soutenue le 21 septembre 2010.
Tissawas Thumrongsanta : Regards sur le Siam et le roi Chulalongkorn (Rama V). Analyse du discours dans la presse écrite française pendant la période 1868-1910. Thèse soutenue le 20 septembre 2010.
Lida Mansour : Représentations du discours dans la Trilogie de Naguib Mahfouz. Thèse soutenue le 25 juin 2010.
Wanrudee Kurawan : Analyse comparative du discours médiatique dans les éditoriaux français et thaïlandais. Thèse soutenue le 9 décembre 2009.
Evgeny Shokhenmayer : Champs associatifs des noms propres et mécanismes de la compréhension textuelle. Thèse soutenue le 28 avril 2009.
Anna Vateva : Approche monographique de la traduction littéraire : Proust en bulgare (co-direction Jean-René Ladmiral). Thèse soutenue le 19 décembre 2008.
Hui-Teak Kim : la Circulation du texte. Valeur énonciative et communication. Soutenue le 18 juin 2007.
Solange Gularté : Lire les textes littéraires. Aspects historiques et références théoriques des discours sur l’enseignement de la littérature depuis 1960. Thèse soutenue le 22 nov. 2006.
Caroline Facq-Mellet : Analyse discursive des Questions au Gouvernement : places et rôles du groupe RPR en 1998-1999. Thèse soutenue le 24 novembre 2005.
Bayal Sy : le Jânis. Approche textuelle d’un genre de la littérature orale mauritanienne. Thèse soutenue le 12 décembre 2003.
Michèle Bigot : La Franchise de la parole. Essai d’analyse textuelle de l’Histoire comique de Francion. Thèse soutenue le 16 octobre 2002.
Participation à des jurys de thèse et d'HDR
Bernadette Gromer : Nature et élaboration de la fiction dans l’œuvre de Raymond Roussel (1998, Paris X).
Krassimira Boneva : Les modalités épistémiques. Essai d’analyse de Exode 28 (1999, Paris X).
Denis Briand : Joyeux tropiques : pour un gai savoir-faire. Apports de la linguistique structurale à une approche interdisciplinaire des arts plastiques (2001, Rennes II).
Inna Merkoulova : Graphie et énonciation : les signes périphériques de la ponctuation dans la prose française contemporaine (2001, Univ. Limoges).
Frédéric Gobert : Éléments pour une histoire de la recherche linguistique au xxe siècle (2001, Paris X).
Xavier Briand : Qu’est-ce qu’un littéraire ? Question d’objet, question de compétence (2001, Univ. Rennes II).
Driss Ablali : le Discontinu et le continu du texte : de Hjelmslev aux recherches cognitives (2001, Paris X).
Pedro Mascarello : Continuité et analogie dans le langage (2001, Paris X).
Janeta Ouzounova : Du signe au discours : Valéry et le langage dans les Cahiers (1894-1914) (2002, Paris X).
Akatane Suenaga : Saussure, un système de paradoxes : langue, parole, arbitraire, inconscient (2002, Paris X).
Renan Zmuda : Bases animales du langage humain. Éléments pour une étho-sémiotique (2002, Paris X).
Isabelle Parnot : Langue étrangère et étrangeté chez Georges Perec (2003, Univ. Besançon).
Takayoshi Suzuki : Saussure, à la recherche de l’unité réelle (2004, Paris X).
Maria Constantinou : la Connotation à l’épreuve de la traduction. Essai de sémantique textuelle sur l’œuvre de N. Kazantzaki (2006, Univ. Besançon).
Mauricio José d’Escragnolle Cardoso : l’Économie du signe chez Saussure et Lacan (2008, Paris X).
Anna Maria Perrone : Traduction critique et établissement du texte de Palo Marina, 2001 : La Conquista del senso. La sementica tra Bréal e Saussure (2009, Università degli Studi, Salerno, Italie).
Josette Larue-Tondeur : Ambivalence et énantiosémie (2009, Paris Ouest).
Catherine Lamothe-Boré : L’énonciation écrite en contexte scolaire. Approche didactique et linguistique : le cas des discours rapportés dans les genres fictionnels à l’école (HDR, 2009, UPV, Metz).
Patrick Harnay : Recueillir le poème. Modes et manières de comprendre pour l'école élémentaire (2010, Paris Ouest).
Fabienne Tissot : Pour une ethnolinguistique discursive du conte berbère à la croisée des cultures : relation orale et "méta-médiation" (2011, Univ. de Franche-Comté).
Danielle Josèphe : Le texte littéraire autobiographique francophone, un outil pour la construction de la compétence culturelle et interculturelle chez l'apprenant de français langue étrangère (2011, Paris Ouest).
Eric Beaumatin : Linguistique, épilinguistique, métalinguistique : enjeux, formes et conditions du départ et de la confusion (HDR, 2011, Paris III).
Amandine Cyprès : Poétique(s) de la poésie. Le cas Derème (2012, USTV).
Homa Lessan Pezechki : Contribution de la linguistique persane à la typologie du Temps, de l'Aspect et des Modalités (HDR, 2013, Aix-Marseille).
Abdenbi Lachkar : Langues, discours et espaces : organisation, catégorisation, construction de sens et de représentations (HDR, 2015, Univ. de Lorraine).
Julia Veronica Böhm : La imperfectividad en la prensa española y su relación con las categorías semánticas de modalidad y evidencialidad (2015, Univ. de Potsdam, Allemagne).
Kerstin Ohligschlæger-Lim : Erkenntnistheorie im ausgehenden 18. Jahrhundert in Frankreich. Eine Neubetrachtung des Pariser Wettbewerbs zur Frage nach dem Einfluss der Zeichen auf das Denken (1797/99) (2015, Univ. de Potsdam, Allemagne).
Xiao Yang : Être étudiant chinois en France : quelle insertion socioculturelle et universitaire ? (2016, Univ. Paris-Ouest).
Mohamed Allalou : L’univers passionnel et le conflit des valeurs dans les écrits de Tahar Djaout (2016, Univ. Tizi Ouzou, Algérie).
Meriam Azizi : Le faire transformatif dans trois adaptations cinématographiques de ‘La Recherche du temps perdu’. Analyse contrastive (2016, Univ. de Lorraine).
Youngin Hur : Les adverbes locatifs en français (2017, Univ. Paris Nanterre).
Sonia Sassi : Roland Barthes : figures du discours, de l'amour, de la mort et du deuil (2019, Univ. Paris Nanterre).
Ronan Dargent : La chasse aux anonymes et auteurs déguisés : éléments pour une théorie de l'anonymat littéraire (2026, Univ. Paris 8)