Dans le domaine de l'architecture, les gargouilles (Étymologie, la gorge ou l'œsophage, du latin, gurgulio, gulia et autres mots similaires dérivant de la racine onomatopéique gar-, par allusion au glouglou de l'eau) sont les parties saillante d'une gouttière destinées à faire écouler les eaux de pluie à une certaine distance des murs. Ces ouvrages sculptés sont souvent ornés d'une figure animale ou humaine typique de l'art grotesque roman puis surtout gothique.
Par métonymie, elles désignent toute figure sculptée évacuant de l'eau et représentant le plus souvent un animal monstrueux, une chimère apotropaïque. Elles sont ainsi présentes dans les temples grecs, les mascarons de fontaines.
Dans le domaine de la légende, la Gargouille est un dragon qui vivait dans les marécages de la Seine près de Rouen. Saint Romain vainquit la « gargouille ». Un défilé dans la ville consacra cet événement où, à son issue, un prisonnier était gracié ; cela avait traditionnellement lieu durant les fêtes de l'Ascension. La mention du miracle de la Gargouille est connue par des écrits sur la vie de saint Romain du VIIIe siècle. La délivrance des prisonniers est mentionnée, pour la première fois, dans une enquête ordonnée en 1210 par le roi Philippe-Auguste. L'histoire de la Gargouille, prise et tuée par l'archevêque de Rouen figure pour la première fois dans un acte de 1394.
Diverses interprétations de la symbolique des gargouilles (et des Chimères) existent
- Le Mal représentant le « pire ennemi » dans la religion chrétienne, il fallait un moyen d'éloigner celui-ci des églises, Maisons de Dieu. Les gargouilles ont ce but appréciable de faire fuir tout esprit malin ou être démoniaque, selon l'époque. Les gargouilles étaient donc les gardiens du Bien, et par extension des églises. Leur aspect terrifiant n'était visible en fait que pour rappeler à l'hérétique, au non-chrétien, aux ennemis de Dieu dans leur ensemble que la protection divine était déjà sur le bâtiment. La légende raconte que les gargouilles hurlaient à l'approche du Mal, qu'il soit visible (sorciers, magiciens, démons incarné) ou invisible. Le vent sifflant dans les arches des églises ?
Paradoxalement, elles pouvaient avoir pour fonction de rappeler aux fidèles que le salut ne se trouve qu'à l'intérieur de l'édifice et que le démon ne peut y entrer. Elles mettent en garde le chrétien contre les tentations du monde extérieur.
L'eau étant un symbole de purification dans le christianisme, elles peuvent symboliser l’ablution des péchés de l’Église, par le rejet des eaux souillées loin du monument.
Les Gargouilles de l'Eglise de saint Aubin
Coté Est de l'Eglise de Saint Aubin
Coté Ouest de l'Eglise Saint Aubin