L'église de Villeconin n'a pas fini de nous dévoiler ses côtés mystérieux. Voici quelques découvertes où un œil non averti ne remarquera pas aux premières visites de l'édifice ces détails:
La grande dalle de grès sculptée du seuil de la porte principale:
Cette grande dalle est très curieuse, elle est gravée sur toute sa surface.
On peut remarquer un dessin tout aussi mystérieux ainsi que des lettres gravées sur ses contours.
Ces lettres sont probablement écrites en latin ou vieux français dans le style gothique. Elles sont très abîmées et pour cela il est difficile de pouvoir les déchiffrer.
Cependant l'usure du temps n'a pas altéré le dessin central. Elle représente la partie inférieur de deux personnages. Provenait-elle d'un tombeau ou d' une décoration seigneuriale ? Mystère.
Deux autres dalles portent des gravures similaires, mais celles-ci ont du être déplacées de leurs points initiales, car les gravures ne se poursuivent pas sur les dalles suivantes.
Après de récentes conclusion dans l'année 2018 et par l'intervention d'architectes des bâtiments de France, les dalles représentent des personnages seigneuriaux revêtu de vêtements de l'époque. On compte 5 dalles de ce type dans l’église.
Les ouvertures de ventilation à la base de la sacristie:
De chaque coté de la sacristie se trouvent deux ouvertures de 20 cm. Cette configuration fait penser à des ventilations de cavité. On sait que des réseaux souterrains médiévaux passent à proximité.
Il ne serait pas étonnant que sous la sacristie, une cave, une crypte ou un souterrain y seraient présents renfermant les reliques des moines, des tombeaux ou tout simplement des parchemins religieux.
D'après de récentes informations, il y aurait bien à vide ou tunnel qui traverserait la sacristie. L'hypothèse de l’existence d'une crypte à été confirmée.
La porte principale:
La porte principale se trouve à l'ouest. Au dessus de cette porte se trouve un vestige de sculpture de style gothique.
Il est aujourd'hui impossible de savoir à quoi elle ressemblait à l'époque ni quand elle a été endommagée.
Après des recherches approfondies, il y aurait eu une statue ou cette sculpture serait un dais coiffé d'un gâble en accolade.
Voici un dais (partie qui couvre la statue
Voici un gâble
Voici une accolade gothique
Le grand vitrail flamboyant ouest et les fenêtres romanes:
La particularité de ces vitraux est le fait qu'ils possèdent une bande de dessins peinte et représentant différents personnages. Que veulent-ils dire ?
Sur la deuxième photo on peut remarquer deux carreaux du vitrail qui n'ont rien à voir avec les autres dessins. Ils font penser à un dauphin et une sorte de champignon, ressemblant aussi à la gravure de la dalle de la porte des morts.
Les dalles sculptées sous l’hôtel:
Mystère Résolu
Devant et sous l’hôtel se trouvent des dalles de grès sculptées.
Sur la première photo on remarque des inscriptions gravées.
Sur la deuxième un fragment de carreau ou de pierre tombale ou sont gravées quelques lettres.
La porte murée médiévale à l'arrière de l'église:
Cette porte murée que l'on peut voir derrière l'église au nord à la 4ème travée serait un ancien accès à la précédente cure des hospitaliers qui daterait d'avant 1622.
La litre funéraire et la peinture :
Une litre funéraire ou litre seigneuriale ou litre funèbre (emprunt au latin médiéval lista, « bordure »), ou encore ceinture funèbre ou ceinture de deuil était, sous l’Ancien Régime, une bande noire posée à l'intérieur et parfois même à l'extérieur d'une église pour honorer un défunt.
Cette ornementation de l’église était réalisée à l'occasion des funérailles d'une personnalité.
Elle consistait en une bande d'étoffe de couleur noire ou une bande noire peinte sur les murs extérieurs ou intérieurs de l'église ou du bâtiment religieux où se déroulait la messe d'enterrement.
Cette bande noire placée en hauteur s'agrémentait de représentations du défunt et le cas échéant de ses armoiries.
La litre funéraire pouvait faire le tour l’édifice. De nature provisoire, peu de litres ont subsisté. La peinture pouvait être remplacée par une litre temporaire en tissu posée lors des obsèques d’un privilégié. La litre pouvait aussi se limiter à la chapelle intérieure d'une église.
Dans l'église Saint Aubin de Villeconin, il existe une litre funéraire faisant le tour de l'église aux armes de la famille de Rotrou, seigneurs de Saudreville de 1674 à 1858. Elle est recouverte en grande partie d'une couche de badigeon et présente quatre blasons situés respectivement aux angles sud-ouest, sud-est, nord-est et nord-ouest du Chœur ; au centre, de part et d'autre des arcades, on devine un décor difficilement lisible.
On peut percevoir sur la litre deux décors, le plus récent (palmettes grises) est très fragilisé, il est peu envisageable de le conserver sinon à titre de témoin, le deuxième, constitué de motifs géométriques rouges et noirs encadrant les blasons, semble être étendu à l’ensemble de l'église, on trouve des traces sur le mur ouest de l'église et sur les arcades de le nef.
La litre est placée sur la liste des possibles restaurations dans le future.
Le 20/10/2019
Quelques peintures sont nettoyées et mises à jour.
On remarque que le dessin pourrait représenter un personnage mais c'est pas certain. Ce dessin se représente à plusieurs autres endroit et fait partie de la litre funéraire. Le rouge ocre se retrouve dans les collatéraux sous les voûtes. Plusieurs autres couleurs sont aussi présentent comme le noir de charbon sur piliers et arcatures.
L'usure de la pierre à l'entrée sud
A l'entrée sud de l'église, les deux piliers extérieurs sont creusés mais d'une manière polie, est-ce l'usure des cordes pour attacher des animaux à l'entrée de l'église ou est-ce lié à d'autres pratiques
La crypte
D'après de récentes informations et l'aide de deux radiesthésite, la crypte de l'église existerait bien mais pas où on le pensait.
Elle se trouverait plutôt entre l'autel et la première rangée de chaises. Son accès se ferait par un couloir remontant l'aller centrale et débouchant sous les bancs de la rangée de droite.
Nous savons aussi que sous l'autel se trouve, d'après la chronologie historique, deux tombeaux qui auraient servi autrefois à contenir des corps. Nous avons l'impression que ceux ci est été rebouché par du remblais ou vandalisés.
Un appareil nommé géo-radar pourrait dévoiler définitivement la présence de ces structure commune des églises.
Mise à jour 2022. De sérieux doutes subsistent sur l'existence de cette crypte qui d'après des archives serait en faite des caveaux présents de chaque coté du cœur, du pilier orné de têtes sculptées et sous la chaire à prêcher. Il n'y aurait donc aucunes caves, ni tunnels sous notre église Saint Aubin.
L'ancien dallage de l'église
L'ancien dallage de l'église est visible (temporairement) sous le plancher des banc de la nef. Le plancher étant rongé par les insectes à certain endroits, il est possible de voir l'ancien dallage en tomettes carrés et pierres de grès de différentes tailles et placées en quinconce, sous des planches de fortune affin de sécuriser le sol.
Ces tomettes sont à vingt centimètres plus basses que le sol actuel.
La pierre funéraire :
Au cour de l'année 2018, il c'est déroulé plusieurs travaux notamment le chantier annuel '' d'été '', appelant les membres de l'association de l'AAEV (Association des Amis de l'Eglise de Villeconin) et des bénévoles pour travailler à l'entretien de l'édifice. Les tommettes devaient recevoir un traitement mais parmi elles près de l'orgue, une pierre rectangulaire était posé sur le sol et encrée avec le reste du dallage. Nous avons évidement soulevé celle-ci qui n'étaient même pas scellée et avons découvert des inscriptions en dessous. La pierre est partit immédiatement en restauration et à dévoilée un texte funéraire.
On peu imaginer ceci :
Mort prématurée Épouse inconsolable ainsi que toute sa famille et ses nombreux amis.
Priez Dieu pour lui
Nous ne savons pas qui était mentionné sur cette pierre mais celle-ci à été probablement récupéré dans l'ancien cimetière autour de l'église quand celui-ci à été transféré à la sortie du village au 19ème siècle.
La pierre est de retour dans l'édifice et sera présenté sur un support noir près du musée.
La tombe sous l'autel.
Au cour du chantier d'été 2019, la grande estrade qui recouvrait l'autel à été démontée définitivement, dévoilant ainsi ce qui avait été caché pendant de nombreuses années. Deux rangées de dalles gravées ont été misent à jour et nous avons pu déchiffrer ce qui était inscrit dessus.
Sur la première il est écrit :
Après avoir rempli pendant sa vie les préceptes de sa vocation
exercé pendant 52 ans les fonctions d'un magistrat ..................
aimé de ceux qui l'ont connu tendrement chérit de ses ..............
respecté de ses vassaux il s'est endormit dans le seigneur de ....
10 novembre ............................................mois....................jours
Sur la deuxième :
Ce monument à ses vertus à été érigé par Geneviève
Marguerite Chaban De La Fosse son épouse dont il à fait
le bonheur pendant une union de 44 ans 1 mois 13 jours
Sur la troisième :
D.O.M (Deo optimo maximo, souvent abrégé en D.O.M., est une locution latine qui signifie « à Dieu très bon, très grand »)
Ci git Monseigneur Michel Chretien De Retrou chevalier.............................
seigneur de Saudreville de Fourchainville Villeveuve et autres
lieux................................................................................................
Beaucoup de lettres ont été frappées pendant la révolution rendant une partie des textes illisibles.
le texte complet peut être trouvé ici : - Stéles et plaques funéraires
Au niveau du maitre autel lors de son démontage pour sa consolidation, une fosse à été découverte en dessous et nous avons pu trouver à même le sol 4 fragments de stèle funéraire.
On y retrouve de jolies dessins dont l'un représente des colonnes surmontées de chapiteaux. Les autres dessins sont pour le moment inexpliqués.
Deux pièces on aussi été retrouvées. Pour la première il s’agit d'un denier tournois d'Henri III en bronze (1574 à 1589) et pour la deuxième un double tournois probablement Henri III aussi mais portant une double trace de frappe.
Le tout est conservé en intégralité dans l'église et dans sa vitrine.
Rédacteurs : J.K / J.M