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Transcription d'après la tablature italienne éditée à Naple en 1536. Il s'agit de la mise en tablature d'une chanson de Jean Mouton par F. Da Milano.
Francesco Da Milano était un luthiste virtuose et un compositeur, et serait né à Monza le 18 Août 1497 et mort à Milan en 1543. Nous savons peu de choses sur sa vie. Il fut au service du duc François de Gonzague à Mantoue, puis devint musicien attaché à la chapelle papale en 1530 (où il servira les Papes Léon X, Clément VII et de Paul III, ainsi que les Cardinaux Ippolito de Medici et Alessandro Farnese). Da Milano fut enterré à l'église de Santa Maria della Scala de Milan, qui a été détruite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour faire place à la construction de l'Opéra « La Scala ».
Les premières publications de ses œuvres que nous connaissons remontent à 1536. Il n'y a pas de versions autographes des oeuvres de Francesco Da Milano connues à ce jour. Sa musique est inspirée entre autres de la chanson française de Sermisy (1490-1562), de Compere (v. 1440-1518) et de Mouton (v. 1460-1522), qu’il à mise en tablature.
Selon Victor Coelho, de nombreuses partitions ne sont pas de la vraie main du maître ; elles seraient au mieux des copies de copies. La Compagna, ricercar n ° 34 dans l'édition Ness (dont les sources remontent seulement aux années 1590), peut ne pas être de lui, mais simplement une parodie d'un luthiste plus tardif, dans son style. Victor Coelho compare la transmission des œuvres de Da Milano aux portraits de Léonard de Vinci. La position de Victor Coelho n’est pas partagée par tous.
L'œuvre complète à été transcrite par Ruggero Chiesa aux éditions Suvini Zerboni (un travail remarquable ! Cependant le livre est difficilement trouvable).
L'édition de 1536 comporte de nombreuses erreurs, notamment à la fin. Une comparaison avec l'oeuvre originale de Jean Mouton s'est donc imposée pour cette transcription. Cette dernière porte un autre titre : "Rejouissez-vous, belles filles". En voici le texte :
Réjouissez-vous, bourgeoises
Belles filles de Lyon !
À Lyon, il y a trois choses,
Toutes trois d’un grand renom :
La première, c’est le Rhône
Qui s’en va à Avignon ;
L’autre chose, c’est la Saône
Qui porte le grand poisson ;
C’est pour offrir aux marchands
Quand au fournirs ils viendront.