E comme Egmont
Les rotariennes et les rotariens aiment la musique et vibrent lors des grandes réunions à l’écoute de l’ouverture d’Egmont qui est l’hymne du Rotary International. Le choix de cette pièce musicale (opus 89), assez peu connue du grand public au sein de l’oeuvre considérable de Beethoven, a été écrite à la demande du Burgtheater de Vienne. Il s’agit d’une musique de scène dite d’ « ouverture », écrite pour l’oeuvre théâtrale de Goethe qui fit d’Egmont le héros d’une tragédie (1787). Mais qui était Egmont ? Le comte Lamoral d’Egmont (1522-1568) était capitaine général et conseiller d'état sous le règne de Philippe II ; mais il est surtout connu pour avoir été par ordre du Duc d’Albe injustement décapité sur la Grand Place de Bruxelles à la suite d’une révolte (contre Philippe II), qui était en fait organisée par le comte de Hornes et le Prince d’Orange. On pourrait s’étonner que le Rotary International ait choisi pour hymne l’évocation du martyr d’un homme injustement condamné, mais derrière l’histoire il reste l’émotion à l’écoute de la Musique de Beethoven et l’Homme dont la nature sincère, droite et courageuse ainsi que l’idéal de liberté et de justice qui l’animaient sont à même de constituer le fondement d’une éthique rotarienne.
L’oeuvre de Beethoven ne comporte qu’un opéra Fidelio. Il n’écrivit pour la scène que deux ouvertures : celle de Coriolan de H. Collin et celle d’Egmont de Goethe en 1810. Il composa en plus de l’ouverture d’Egmont, neuf autres opus, culminant dans la très belle Mort de Clärchen qui avait conquit le coeur d’Egmont… dans la pièce.