Anatomie du péritoine



Introduction :


Le péritoine est une séreuse composée de deux feuillets, un viscéral (péritoine viscéral) et un pariétal (péritoine pariétal).

Le feuillet viscéral enveloppe les organes creux (tube digestif (portion abdominale), canal du cholédoque, ...) et les organes pleins (foie, pancréas, ...). Ces éléments ainsi recouvert sont dit ''péritonisés''. Le feuillet pariétal tapisse la face interne de la paroi abdominale. Une fine lame de liquide séreux permet le glissement entre les replis du feuillet viscéral et entre le feuillet viscéral et le feuillet pariétal.



Le feuillet viscéral est relié au feuillet pariétal. Au péritoine pariétal antérieur (P P A) par le mésentère ventral et au péritoine pariétal postérieur (P P P) par le mésentère dorsal. Chaque mésentère dorsal a évidemment une racine par laquelle il rejoint le P P P. Les deux feuillets sont ainsi en continuité.



Le mésentères dorsaux portent de manière segmentaire le nom des éléments auxquels il se rapporte (exemple : le mésentère du côlon ascendant s'appelle le mésocôlon ascendant). Les mésentères sont en faite des couloires pour le passage des vaisseaux vasculaires, nerveux, lymphatiques et contiennent du tissus adipeux. Rien ne transperce le péritoine (sauf chez la femme où le feuillet pariétal inférieur fait le pourtour du pavillon de la trompe utérine (de Fallope) et forme ainsi l'ostium abdominal donc le diamètre est de 2 à 3 mm. Cet orifice est perméable[1]. Et au niveau des puits de Ranvier du diaphragme pour le passage de la lymphe.). Embryologiquement, les mésos sont du feuillet viscéral.

Les portions du feuillet viscéral qui relient les viscères entre eux portent le nom d'épiploon (ou omentum). Certaines portions donnent des expansions qui relient les viscères à la paroi de l’abdomen (via le feuillet pariétal) et portent le nom de ligament. A différents endroits, le feuillet viscéral peut se trouver en contact sur une relative grande surface avec le feuillet pariétal. Cette portion se densifie pour former un fascia.


Rappel embryologique :



Lors de la plicature transversale du disque tridermique, la vésicule vitelline (ou lécithocèle) va former l’intestin primitif. Il restera toute fois une connexion avec le cordon ombilical : le canal vitellin. La somatopleure (futur feuillet pariétal) et la splanchnopleure (futur feuillet viscéral) vont se rejoindre respectivement chacun de leur côté et former deux poches qui portent de le nom de cœlome intra-embryonnaire droit et gauche. Il faut imaginer deux ballons qui serrent latéralement l’intestin primitif et le canal vitellin. Les portions des ballons qui sont en contact en avant et en arrière de l'intestin primitif forment respectivement les mésentères ventral et dorsal. Ces poches deviendront artificielles par la suite, il n'en restera que la lame de liquide séreux.



Contrairement au mésentère dorsal qui est lui relié à la paroi pariétale postérieure en regard de l'aorte abdominale et aux organes compris entre la portion abdominale de l'œsophage et le rectum abdominal, le mésentère ventral est partiel. Il sera présent depuis la face inférieure de la portion antérieur du fascia infra-diaphragmatique (qui est en faite la continuité du fascia du muscle transverse de l'abdomen) jusqu'à la face supérieure de la veine ombilicale (qui donnera le ligament rond après obturation) : c'est le futur ligament falciforme.

Caudalement, au début seule la portion postérieure de l'intestin primitif est reliée au pédicule embryonnaire (futur cordon ombilical) via l'allantoïde (future vessie) puis c'est le canal vitellin qui viendra s'inclure dans ce pédicule lors de la plicature sagittale. Au-dessus et au-dessous, le feuillet viscéral du canal vitellin et celui de l'allantoïde disparaîtront. Ainsi le cœlome intra-embryonnaire qui était double, devient une poche qui porte le nom de cœlome ombilical. Ainsi le feuillet viscéral de la face inférieure de la veine ombilicale se continu à la face antérieure de l'intestin primitif moyen jusqu'au canal vitellin, enveloppe la vésicule vitelline, revient à la face antérieur de l'intestin primitif moyen : c'est le septum uro-rectal qui prendra le nom de cul de sac de Douglas. Enfin, il contourne l'allantoïde et revient à la face antérieure de l'intestin primitif postérieur.

Par la suite, la vésicule vitelline se détache et donne un reliquat du canal omphalomésentérique (diverticule de Meckel) persistant chez 2 % environ de la population générale ; le feuillet viscéral antérieur de l'allantoïde fusionne à au feuillet pariétal et l'allantoïde donnera l'ouraque ; latéralement à l'ouraque, les artères ombilicales donneront les ligaments ombilicaux droite et gauche après leurs obturations.



Durant le développement du système digestif, celui-ci effectuer une série de rotation[2] et de plicature dans différents plans. L'œsophage, l'estomac et la portion inférieure à D2 du duodénum font une rotation horaire de 90° dans le plan transversal. L'estomac fait une rotation horaire de 90° dans le plan frontal (formation du grand et du petit épiploon). Le duodénum se plie autour de la tête du pancréas. L'intestin grêle et une partie du gros intestin avance dans le plan sagittal pour former l'hernie ombilicale physiologique. Le gros intestin fait ainsi un coude à gauche qui deviendra l'angle splénique. Le côlon transverse se retrouve dans l'hernie avec le caecum à son extrémité) le côlon ascendant et l'angle hépatique ne sont pas encore formés). Cette portion y fait une rotation anti-horaire de 270° dans le plan frontal autour de l'artère mésentérique supérieure. L'hernie se résorbe, l'intestin grêle se développe et se plisse pour former ses anses, la portion du côlon qui était en dessous du grêle se retrouve alors au dessus et vient se plaquer contre la paroi postérieure. Le caecum descend dans la fosse iliaque droite formant ainsi le côlon ascendant. Le côlon transverse se retrouve au niveau de la boucle duodénale au dessus de l'artère mésentérique. L'angle angle splénique et colique remonte légèrement au dessus du côlon transverse. Le côlon descendant se déplace à gauche et se plaque également contre la paroi postérieure, sa portion inférieure reste plus ou moins fixe dans le plan sagittal et forme ainsi le côlon iliaque dans la fosse iliaque gauche. Le rectum étant centré, le côlon sigmoïde se développe sur la droite pour prendre sa forme de S.



Au niveau des organes, le foie bourgeonne dans le réseau capillaire des veines vitellines dans le septum transversum (futur centre phénique du diaphragme). Il est relié au duodénum par le cholédoque. A partir de se cholédoque, il se forme un diverticule juste en dessous du foie, c'est la vésicule biliaire. Plus distalement, c'est le bourgeon du pancréas ventral (future tête du pancréas) qui se développe dans le petit épiploon. Le bourgeon du pancréas dorsal (future queue du pancréas) se développe dans le mésoduodénum dorsal. Les deux bourgeons vont se rejoindront lors de la rotation horaire de 90° de l'intestin primitif antérieur dans le plan transversal. La rate se développe de manière indépendante dans le mésogastre dorsale.


Le péritoine segments par segments de haut en bas :



Toutes les portions du tube digestif et les organes sont enveloppés antérieurement et postérieurement de feuillet viscéral. Le feuillet antérieur rejoint à chaque fois le feuillet postérieur.


Au niveau de l'œsophage abdominal :



Il traverse le diaphragme par l'hiatus œsophagien au niveau de Th10. Le feuillet viscéral rejoint : à droite le foie et le petit épiploon ; à gauche la grosse tubérosité de l'estomac et le méso-œsophage dorsal ; en haut fascia infra-diaphragmatique via le péritoine pariétal supérieur ; en bas l'estomac.



Certaines zones se densifient avec le fascia supra et infra-diaphragmatique pour former respectivement le ligament phrénico-œsophagien supérieur et inférieur (bandelettes de Leimer). Le feuillet viscéral qui recouvre l'œsophage abdominal se continu par le feuillet pariétal supérieur qui recouvre le fascia infra-diaphragmatique.


Au niveau de l'estomac :



Le feuillet viscéral rejoint : à droite le petit épiploon ; à gauche l'épiploon gastro-splénique, le mésogastre dorsal ; en haut le méso-œsophage dorsal ; en bas le grand épiploon.



Le grand épiploon est formé de quatre couches de feuillet viscéral : le feuillet de la face antérieure de l'estomac descend pour remonter à la face postérieure du pancréas, le feuillet de la face postérieure de l'estomac descends le long du feuillet antérieur pour remonter à la face antérieure du pancréas et continu de remonter pour revenir à la face postérieure de l'estomac et former ainsi la bourse omentale ou l'arrière cavité des épiploons (A C E) et le grand épiploon. Le petit épiploon est formé de deux couches de feuillet viscéral : les feuillets des faces antérieure et postérieure de l'estomac, ils se rejoignent et entourent ainsi le hile du foie. Le petit épiploon peut être considérer en trois portions : la pars vasculosa qui contient le hile du foie ; la pars flacida qui part de la petite courbure de l'estomac ; la pars condensa qui part de puis l'œsophage abdominal.



Certaines zones se densifient pour former des ligaments. Le ligament phrénico-gastrique qui relie l'estomac et l'apex de l'arrière cavité des épiploons au fascia sous-diaphragmatique. Le prolongement droit de l'A C E relie l'estomac, l'angle du côlon hépatique et le grand épiploon au fascia sous-diaphragmatique au niveau de K10. Le prolongement gauche de l'A C E relie l'estomac, l'angle du côlon splénique et le grand épiploon au fascia sous-diaphragmatique au niveau de K8. Ces prolongements sont également composés de quatre feuillets, les même que pour le grand épiploon. La portion médiane du prolongement droit de l'A C E porte le nom de sustentaculum lienis. La portion du grand épiploon qui passe par-dessus le côlon transverse se densifie avec le mésocôlon transverse pour former le ligament gastro-colique. Ce ligament relie ainsi la petite tubérosité de l'estomac au côlon transverse.


Au niveau de la rate :



La rate est totalement péritonisée par le feuillet antérieur qui provient de l'estomac. Le feuillet viscéral rejoint : à droite l'épiploon gastro-splénique et pancréatico-splénique plus postérieurement ; il est libre à gauche ; en haut il rejoint le méso-œsophage ; il est libre en bas ou en contact direct avec le sustentaculum lienis.



La rate présente trois ligaments par densification : le ligament spléno-phrénique qui relie l'apex de la rate au fascia sous-diaphragmatique, le ligament spléno-rénal qui la relie à la capsule rénale gauche et le ligament spléno-colique qui relie la face antérieur de la rate et l'angle splénique.


Au niveau du duodénum :



Globalement le duodénum encadre la tête du pancréas latéralement à droite. De ce faite, la face qui est en contacte avec le pancréas n'est pas recouverte de feuillet viscéral. Ainsi le feuillet postérieur rejoint le feuillet antérieur à gauche mais à droit ceux-ci se continu respectivement sur la face antérieur et postérieur de la tête du pancréas. On peut ainsi considérer que le pancréas est dans le mésoduodénum.



Puis en considérant le duodénum en six portions on peut définir les rapports suivant pour le feuillet viscéral.



Au niveau du bulbe et de D1 : à droite le feuillet de D1 ; à gauche le feuillet de l'estomac puis le mésoduodénum ; en haut le petit épiploon et le ligament cystico-duodénale qui est en faite l'extrémité droite du petit épiploon ; en bas le feuillet de la tête du pancréas.



Au niveau de D2 : il est libre à droite ; à gauche le feuillet de la tête du pancréas puis le mésoduodénum ; en haut le feuillet de genu supérius ; en bas le feuillet de D3.



Au niveau de D3 : il est libre à droite ; à gauche le feuillet de D4 ; en haut le feuillet de D2 et de D4 puis le mésoduodénum ; il est libre en bas.



Au niveau de D4 : à droite le feuillet de la tête du pancréas puis le mésoduodénum ; à gauche il est libre ; en haut le feuillet de l'angle duodéno-jéjunale ; en bas le feuillet de D3.



Au niveau de l'angle duodéno-jéjunal (angle de Treitz) : il est libre à droite et à gauche ; en haut il reçoit l'insertion du muscle de Treitz ce qui le relie au pilier gauche du diaphragme et au tronc artériel cœliaque ; en bas le feuillet de D4.



Le feuillet antérieur pancréatico-duodénale qui à subit un enroulement horaire, se décale dans le plan sagittal pour donner un passage au mésocôlon transverse. Ainsi le bulbe, D1 et D2 se trouve en arrière du côlon transverse et D4 et l'angle duodéno-jéjunal en avant et D3 dans le même plan. De ce fait, la racine du mésocôlon transverse est reliée à l'angle duodéno-jéjunale et à la partie distale de D2. La racine du mésentère passe verticalement par D3. De ce fait une très petite portion du mésentère est en rapport avec la portion inféro-latérale gauche du feuillet viscéral pancréatico-duodénale.

La disposition de la racine du mésocôlon transverse, due à la rotation anti-horaire de 270° et différent repli, forme à gauche et en arrière de l'angle duodéno-jéjunale la fossette duodéno-jéjunale. L'entrée de cette fosse est délimité par l'arc vasculaire de Treitz (faux de Treitz) à gauche, l'angle duodéno-jéjunale à droite, la faux duodénale supérieure en haut et la faux duodénale inférieure en bas. Cette fosse communique avec le P P P en arrière, la fossette supra-duodénale en haut, la fossette infra-duodénale en bas.



Le feuillet viscéral pancréatico-duodénale postérieur est plaqué contre le P P P et forme le fascia de Treitz. Antérieurement, c'est le prolongement de l'A C E droite qui vient se plaquer contre le feuillet antérieur du duodénum et forme le fascia pré-pancréatique sus-mésocolique. Latéralement et postérieurement, il y a une densification depuis l'angle hépatique qui porte le nom de ligament cystico-duodéno-colique. La racine du mésocôlon transverse est reliée, depuis l'angle duodéno-jéjunale à l'artère mésentérique supérieure, au P P P puis se continue sur le feuillet antérieur de la tête du pancréas et forme le fascia pré-pancréatique sous-mésocolique.


Au niveau du pancréas :



Pour la tête du pancréas, il faut référer à ce qui à été décrit plus haut. Par rapport à la queue du pancréas : sa partie médiale se trouve dans le mésoduodénum, ainsi certains auteurs considèrent cette portion en position rétro-péritonéale ; l'extrémité de la queue est normalement péritonisé.

Le feuillet viscéral la rejoint : à droite le P P P et la racine du mésocôlon transverse ; à gauche l'épiploon pancréatico-splénique ; en haut le mésogastre, le feuillet antérieur rejoint l'apex de l'A C E ; en bas le feuillet postérieur et antérieur rejoignent le grand épiploon au niveau du ligament gastro-colique.



Le feuillet viscéral postérieur est plaqué contre le P P P et forme le fascia de Told rétro-pancréatique.


Au niveau du foie et de la vésicule biliaire :



Le foie est enveloppé d'une capsule fibreuse (capsule de Glisson) puis de péritoine viscéral. Sa face postérieure est incomplètement accolée au fascia sous-diaphragmatique. La zone d'accolement porte de nom de zone nue du foie (Z N F). Elle est limitée par les ligaments coronaire et triangulaire et répond à la zone nue du diaphragme (Z N D). La Z N F communique avec le ombilic via le ligament falciforme qui débute en haut et à gauche de la veine sus-hépatique gauche, s'insert sur la xiphoïde via le fascia du muscle transverse puis descend vers le nombril en passant entre le lobe droite et gauche du foie où il fusionne avec le ligament rond puis il longe en regard de la ligne blanche. On peut le considérer comme le mésentère hépatique antérieur. En remontant le ligament rond jusqu'à la veine portale, on retrouve la Z N F via la fissure pour le ligament veineux qui résulte le l'obturation du ductus venosus (canal d'Ariantius). La veine cave en en contacte directe avec le foie au niveau de la Z N F et maintenue contre sa face postérieure par le ligament de la veine caudale.



Le feuillet viscéral rejoint le péritoine pariétal sauf en bas ou il rejoint le petit épiploon. La vésicule biliaire n'a pas de feuillet viscéral, elle est extra-capsulaire et incluse dans le feuillet du foie.



Le foie présente un ligament par densification : le ligament hépato-rénal qui relie le foie à la capsule surrénale droite.


Au niveau du jéjunum et iléon :



Les anses du jéjunum ont une disposition plus ou moins verticale alors que les anses de l'iléon sont plutôt horizontales. L'intestin grêle est suspendu à la racine du mésentère via le feuillet viscéral. Cette racine s'insert de l'angle duodéno-jéjunale au caecum en décrivant un S italique passant verticalement par D3. Le mésentère comporte l'artère mésentérique supérieure, ce qui forme la faux de l'artère mésentérique supérieure qui forme à son tour la fosse mésentérico-pariétale. Au niveau de la jonction iléo-caecale, on retrouve les faux ilio-caecale inférieure et supérieure formées respectivement par les artères caecale postérieure et antérieure qui forment respectivement à leur tour les fosses iléo-caecales inférieures et supérieures. Lors de la formation du côlon ascendant, l'appendice est venu s'implanter dans le mésentère avec ses vaisseaux pour former le mésentériole de l'appendice vermisiforme.



A moins d'un mètre de la jonction ilio-caecale, on peut trouver le diverticule de Meckel. Il est évidemment recouvert de péritoine viscéral.


Au niveau du caecum :



Le feuillet viscéral qui enveloppe le caecum : est libre droite ; rejoint à gauche le mésentériole de l'appendice vermisiforme et le feuillet de l'iléon ainsi que se racine mésentérique ; rejoint en haut le feuillet du côlon ascendant et le fascia de Told droit ; est libre en bas.



L'extrémité distale du caecum est donc libre. La partie proximale présente deux ligaments par densification comme se continu vers le haut par le fascia de Told droit. Ce sont les ligaments pariéto-caecaux interne et externe. Ces ligaments sont un lien avec le fascia iliaca et délimite la fosse caecale.

Au niveau du côlon ascendant :



Le feuillet viscéral : est libre à droite et à gauche ; en haut il rejoint le feuillet de l'angle hépatique ; en bas le feuillet du caecum. Le mésocôlon ascendant rejoint la racine du mésentère.



Le feuillet viscéral postérieur est plaqué contre le P P P et forme le fascia de Told droit qui forme latéralement la gouttières pariétocoliques droite.


Au niveau de l'angle hépatique :



Le feuillet viscéral : est libre à droite, en haut et partiellement à gauche puisqu'il rejoint caudalement le feuillet du côlon transverse droit ; en bas il rejoint le feuillet du côlon descendant.



L'angle hépatique est relié au fascia sous-diaphragmatique via le prolongement droit de l'A C E. Cette portion porte le nom de ligament phrénico-colique droit.


Au niveau du côlon transverse :



Le côlon transverse peut être considéré en deux portions : droite et gauche. L'aorte fait office de limite. Idem pour la racine du mésocôlon transverse. La portion droite s'insert et relie l'angle duodéno-jéjunale et à la partie distale de D2 en passant par la tête du pancréas. Cet accolement forme en dessous le fascia pré pancréatique sous-mésocolique. La portion gauche de la racine s'insert au niveau de la paroi pariétale postérieure. Cette disposition de la racine qui décale le duodénum dans le plan sagittal forme la fossette duodéno-jéjunale.



Le feuillet viscéral rejoint : à droite l'angle hépatique ; à gauche l'angle splénique ; en haut le grand épiploon ; en bas il est libre



Une zone se densifie pour former le ligament gastro-colique. Il résulte du contact entre le feuillet supérieur de la racine du mésocôlon transverse avec les deux feuillets inférieurs du grand épiploon.


Au niveau de l'angle splénique :



Le feuillet viscéral : est libre à gauche, en haut et partiellement à droite puisqu'il rejoint caudalement le feuillet du côlon transverse gauche ; en bas il rejoint le feuillet du côlon ascendant.



L'angle splénique est relié au fascia sous-diaphragmatique via le sustentaculum lienis (qui est en faite une portion du prolongement gauche de l'A C E). Cette portion porte le nom de ligament phrénico-colique gauche. Cette configuration permet de considérer un lien entre la rate et l'angle splénique : le ligament spléno-colique.
Au niveau du côlon descendant :



Le feuillet viscéral : est libre à droite et à gauche ; en haut il rejoint le feuillet de l'angle splénique ; en bas le feuillet du côlon iliaque. Le mésocôlon descendant rejoint la racine primaire du mésocôlon sigmoïde en bas et se continu par la P P P en haut.



Le feuillet viscéral postérieur est plaqué contre le P P P et forme le fascia de Told gauche qui forme latéralement la gouttières pariétocoliques gauche.



Il existe parfois un ligament qui relie le fascia iliaca via le P P P et la portion distal du côlon iliaque : le ligament colo-iliaque.


Au niveau du côlon iliaque :



Le feuillet viscéral rejoint : à droite la racine secondaire du mésocôlon sigmoïde puis le feuillet du côlon sigmoïde ; à gauche il est libre ; en haut le feuillet du côlon descendant ; en bas il est libre.


Au niveau du côlon sigmoïde :



Le feuillet viscéral : il est libre à droite et à gauche ; en haut il rejoint le feuillet du côlon iliaque ; en bas le feuillet du rectum abdominal. La racine du mésocôlon sigmoïde est, de part la disposition anatomique du côlon sigmoïde, composée de deux racines : une primaire et une secondaire. La racine primaire est dans la continuité de la racine du mésocôlon descendant et la racine du mésorectum abdominal tandis que la secondaire est dans l'axe de l'artère mésentérique inférieure et dans la continuité de la racine du mésocôlon iliaque. Ces deux racines délimitent la fosse sigmoïde.



Il existe parfois un ligament qui relie la trompe utérine gauche au côlon sigmoïde : le ligament infundibulo-colique.


Au niveau du rectum abdominal :



Le feuillet viscéral : il est libre à droite et à gauche ; en haut il rejoint le feuillet du côlon sigmoïde ; en bas son feuillet change de direction pour former le péritoine pariétal inférieur qui recouvre les organes pelviens. Ce dernier participe à la formation des loges pelviennes. Ainsi, en avant du rectum, le fond du cul de sac de Douglas est relié au septum recto-génital (l'aponévrose de Denonvilliers (prostate et noyau fibreux central) ou à la lame recto-vaginale). Latéralement au rectum, le fond des culs de sac latéro-rectal sont reliés aux lames sacro-recto-génito-pubienne. En arrière du rectum, le mésorectum abdominal est en lien avec le fascia rétro-rectal


L'arrière cavité des épiploons ou bourse omentale :



Cette bourse est ouverte à droite en regard de la veine cave inférieure. Cet orifice porte le nom d'hiatus de Winslow ou foramen épiploïque. Il est triangulaire à base supérieure à la coupe sagittale. Il est limité antérieurement par le ligament cystico-duodénal, postérieurement par le P P P, céphaliquement par le péritoine hépatique.



Puis, il y a le vestibule, à la gauche de l'hiatus, qui est également triangulaire à base supérieure à la coupe sagittale. Il est limité antérieurement par le petit épiploon, postérieurement par le P P P, céphaliquement par le péritoine hépatique. Le vestibule comportement un prolongement qui remonte en arrière du foie, c'est le diverticule du vestibule.



En regard de l'aorte, le diamètre du vestibule diminue céphalo-caudalement, c'est le foramen boursae omentalis. Cet orifice est ovale tronqué antérieurement et à grand diamètre antério-postérieur. Il est limité antérieurement par le péritoine de l'estomac, céphaliquement par la faux de l'artère gastrique gauche et caudalement par la faux de l'artère hépatique commune.



La bourse omentale est donc en arrière de l'estomac en haut et porte le nom de poche rétro-gastrique. La bourse se continue virtuellement en bas entre la deuxième et troisième couche du feuillet viscéral du grand épiploon et porte le nom de bourse épiploïque. La limite entre le haut et le bas se situe au niveau du ligament gastro-colique.


Le péritoine pariétal inférieur chez l'homme :



D'arrière en avant, depuis la jonction avec l'aponévrose de Denonvilliers, le feuillet pariétal fais un pli au-dessus de l'uretère puis remonte pour recouvrir la face supérieure de la vessie. Cette portion porte le nom de gaine allantoïdienne. Puis le feuillet remonte le long de l'ouraque. Latéralement à la vessie, il forme les culs de sac latéro-vésical.


Au niveau des testicules :



Les gonades, initialement indifférenciées sont reliées par le ligament suspenseur cranial (LSC) au mur abdominal postérieur alors que le gubernaculum connecte le futur testicule au futur anneau inguinal. Lors de la descente du testicule dans le scrotum guidé par le gubernaculum testis qui se masculinise sous l'effect de la testostérone (futur ligament scrotal), il se forme à partir du péritoine le processus vaginal. Ce dernier accompagne le testicule puis se s'obture pour ne laisser qu'un vestige. Le testicule est alors enveloppé antérieurement par du péritoine qui porte le nom de vaginale du testicule.



Le péritoine pariétal inférieur chez la femme :



D'arrière en avant, depuis la jonction avec la lame recto-vaginale, le feuillet pariétal remonte pour recouvrir l'utérus puis il redescend pour former le cul de sac inter-vésico-utérin. Ensuite il remonte pour recouvrir la face supérieure de la vessie. Cette portion porte le nom de gaine allantoïdienne. Puis le feuillet remonte le long de l'ouraque. Latéralement à la vessie, il forme les culs de sac latéro-vésical.

Latéralement à l'utérus, le péritoine se plisse au-dessus des uretères, des ligaments utéro-sacré ainsi qu'au-dessus des annexes utérins pour former le ligament large. D'arrière en avant, depuis le pli de l'uretère, le feuillet pariétal remonte à la face postérieure du paramètre. Puis il revient quasi horizontalement en arrière pour revenir en avant en enveloppant le ligament ovarien et l'ovaire. Puis il remonte pour envelopper la trompe utérine et son pavillon. Le feuillet pariétal fait le pourtour du pavillon de la trompe utérine (de Fallope) et forme ainsi l'ostium abdominale. Puis il redescendant et remonte pour envelopper le ligament rond. Enfin il redescendant pour recouvrir la face antérieure du paramètre. Tous ces replis forment des mésos : le mésométrium se trouve au-dessus du paramètre ; le mésovarium c'est la portion qui rejoint le ligament ovarien et l'ovaire ; le mésosalpinx, c'est la portion qui rejoint la trompe utérine et son pavillon. La portion qui rejoint le ligament rond porte le nom d'aileron antérieur.


Références :
Livres :

Embryologie médicale 6ème édition de Jan Langman et T.-W. Sadler (édition Pradel)



Cahiers d'anatomie 3ème édition de L. Perlemuter et J. Waligora (édition Masson)



Atlas d'anatomie humaine 4ème édition de Frank-H Netter, Pierre Kamina (Traducteur) (édition Masson)


Sites internets :

http://www.embryology.ch

http://cvirtuel.cochin.univ-paris5.fr/Embryologie/AnimEntre/AnimEntre1.html
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