Mars 2026
Retour sur 2 soirées de projections de "La part du loup" en Corrèze. Mémorables.
Mars 2026
Retour sur 2 soirées de projections de "La part du loup" en Corrèze. Mémorables.
Deux projections de notre film "La part du loup" étaient prévues de longue date les Mardi 24 mars au Cinéma Veo de Tulle (19) et le Mercredi 25 mars au Centre Culturel de Brive (19).
Dès le Vendredi 20 mars, tous les syndicats de droite et d'extrême droite se mobilisaient pour tenter d'empêcher ces projections : la CR19 (Coordination Rurale), connue pour sa virulence, suivie de près par la FDSEA19 et les JA (Jeunes Agriculteurs), bien sûr soutenus rapidement par la Fédération de Chasse de Corrèze. La Confédération Paysanne 19 se devait alors de se positionner ; chose faite le Lundi 23 mars.
Sur leurs réseaux sociaux étaient publiées tracts fabriqués avec une IA avec d'autres affiches appelant à manifester pour empêcher les projections.
Que s'est-il donc passé?
Rapidement, les directrice et directeur des deux lieux culturels ont souhaité maintenir ces projections. Ils ont contacté les gendarmeries pour signaler ces manifestations et empêcher tout débordement.
Le mardi soir, à Tulle, nous sommes arrivés dès 17h, un cordon de gendarmes était déjà présent.
Les éleveurs syndiqués sont arrivés vers 18h. Ils ont sortis quelques brebis transportées dans une petite benne, ils ont déversé des palettes pour y mettre le feu, ils ont placardé des "Non au loup", tout cela devant l'entrée du cinéma.
Le directeur de cabinet du Préfet de la Corrèze est entré nous saluer et nous confier que le préfet avait reçu les représentants des syndicats pour leur indiquer de ne pas empêcher les projections. Première victoire !
La salle s'est remplie peu à peu (des personnes n'ont pu assister à la projection faute de places).
Et c'est alors qu'une trentaine d'éleveurs syndiqués CR, JA et Confédération Paysanne ont payé leurs places pour entrer dans la salle ! Une grande première pour la CR et les JA !
Le directeur de la salle a pris la parole en début de soirée pour prévenir que la séance serait interrompue s'il y avait le moindre "bazar", que les personnes seraient sorties de la salle, et que la projection reprendrait ! Deuxième victoire !
La projection à Tulle s'est donc tenue à guichet fermé, avec une salle pleine, et des éleveurs qui sont restés silencieux pendant la projection du film, et qui ont pu prendre la parole à la fin.
Les échanges n'ont pas toujours été faciles, mais ils ont eu lieu. Une grande victoire pour la démocratie dans notre pays !
Précisons que les médias locaux principaux étaient présents pendant la séance et jusqu'à la fin des échanges : la Montagne et France 3 Limousin.
Pêle-mêle des propos entendus ce soir-là :
"Il faut éradiquer les loups"
" Vous n'avez pas connu la misère vous..." (propos d'une éleveuse CR d'à peine 20 ans qui possédait 250 hectares, c'est elle qui l'a dit )
"Vous nourrissez les loups, c'est vous qui les avez amenés, et vous utilisez des drones pour surveiller"
"Vous favorisez les prédations"
"50% de chevreuils en moins à cause des loups" (propos d'un administrateur de la Fédération de Chasse de la Corrèze, bien sûr...)
Bref, un dialogue de sourds ? Presque...
Et à Brive ?
Même scénario, mais disons, à l'intérieur de la salle, un échange à peine plus constructif cette fois, avec la FDSEA19, en présence de leurs représentants principaux, Monsieur Lissajoux, Monsieur Couderc et Madame Forest. Et aussi la CR19, à nouveau. Un jeune éleveur nous a posé des questions plus censées, sans hurler et sans couper la parole, à l'image de Madame Forest.
La séance à Brive était gratuite, et la jauge à 60 personnes maximum.
La salle s'est à nouveau remplie et 7 éleveurs ont pu entrer, dont Madame Forest et Monsieur Couderc.
La directrice a promis à 10 autres éleveurs d'entrer à la fin de la projection pour pouvoir débattre, ce qui a permis à Monsieur Lissajoux d'entrer et d'autres, de la CR notamment.
La discussion a eu lieu, beaucoup de questions nous ont été posées, et nous avons pu y répondre, parfois difficilement, mais nous y sommes parvenus.
La présence des directrice et directeur à nos côtés pendant les échanges en tant que médiateurs a grandement aidé à donner la parole à tout le monde, et à modérer et limiter les prises de paroles.
Ces 2 soirées représentent pour Carduelis une grande victoire, une immense victoire.
Sur la démocratie d'abord, bien souvent mise à mal ces derniers temps dans notre pays, et notamment par ces syndicats agricoles qui pensent que tout leur est dû et qu'il faut nous soumettre à leurs volontés.
Cela n'a pas été le cas ici, et c'est à saluer !
Les lieux culturels sont des lieux de vie, d'échanges, de dialogues que nous devons préserver à tout prix ; ils ont joué pleinement leurs rôles durant ces deux soirées.
Sur le sujet loup en Corrèze.
Ce qui s'est passé à Tulle et à Brive aurait été inimaginable il y a seulement un an dans le département !
La FDSEA et la CR avaient empêché la projection de notre film en mars 2025 au Lycée Forestier de Meymac (19).
Ils avaient également mis la pression et poussé à l'annulation de la Fête de la Science à Ussel (19) en octobre 2025, à cause de la présence d'un stand Ferus.
Aujourd'hui, la Préfecture de la Corrèze, les directrice et directeur des lieux que sont le Cinéma Veo de Tulle et le Centre Culturel de Brive ont refusé de céder à la pression de ces syndicats.
Des représentants, notamment les présidents, de tous les syndicats (FDSEA19, CR19, JA19, Confédération Paysanne 19) ont assisté aux projections et/ou aux discussions, dans le calme et le respect.
Des échanges ont pu avoir lieu, qui laisseront (ou pas) des traces, souhaitons-le.
Il s'agit d'une très grande victoire pour Carduelis, pour les loups en Corrèze et pour la démocratie !
Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent,
Association Carduelis
Janvier 2026
Bonjour tout le monde,
La situation des loups en France va au plus mal, avec les récentes déclarations de notre chère Ministre de l'Agriculture !
Les Associations de Protection de la Nature dont Carduelis se mobilisent et s'unissent pour porter la voix des loups devant la justice ! (lire ci-dessous)
Nous vous donnons rendez-vous autour de projections de notre documentaire "La part du loup" le 24 mars au Cinéma Véo de Tulle (19), et le 25 mars au Centre culturel de Brive (19), à l'invitation de la LPO Corrèze.
Pendant ce temps, notre suivi sur le plateau de Millevaches se poursuit ...
Association Carduelis
Destruction illégale d’un loup dans le Cantal :
nous ne laisserons pas faire !
https://lareleveetlapeste.fr/un-loup-tue-par-un-chasseur-11-associations-portent-plainte/
Le 4 février 2026, la dépouille d’un loup mâle était découverte dans le Cantal. Le même jour, un chasseur se présentait de lui-même, auprès des autorités, en expliquant avoir confondu l’animal avec un renard lors d’une battue le 31 janvier 2026, soit 5 jours plus tôt. Il ressort de l’examen que ce loup est bien mort à la suite d’un tir non autorisé. Il s’agit donc d’un acte de destruction illégale d’une espèce protégée par la loi. Cependant, selon la procureure de la République en charge du dossier, il n’y aurait pas eu d’intentionnalité ici ce qui écarterait la thèse du braconnage. Une enquête est toujours en cours mais le chasseur ne pourrait être finalement sanctionné que d’un rappel à la loi. Nous, Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement, ne pouvons pas fermer les yeux sur cette indulgence judiciaire extrêmement dangereuse pour le loup ! Nous notons la promptitude des auteurs de braconnage à s’abriter derrière la « non-intentionnalité » de leur acte, scandaleusement protégé par la loi d’orientation agricole de mars 2025.
Une plainte commune contre ce chasseur vient d’être portée par certaines associations du collectif Cap Loup : ANIMAL CROSS, l’ASPAS, l’ASPA VOSGES, CARDUELIS, Éducation Éthique Animale, FERUS, Focale pour le Sauvage, la FRANE, le Groupe Mammalogique d’Auvergne (GMA), le Pôle Grands Prédateurs et la SFEPM.
Un loup ne ressemble pas à un renard : une confusion est peu probable. Nos associations s’étonnent d’autant plus d’une telle méprise que la chasse et les formations au permis de chasse insistent sur la sécurité du tir qui implique l’obligation formelle d’identifier sa cible avant de tirer, puis de vérifier son tir, l’objectif étant notamment de ne pas laisser une bête agonisante. Deux impératifs que ce chasseur ne semble pas avoir respectés.
Nous rappelons que la population de loups sur le territoire français stagne depuis 2022. Surtout, le Conseil européen(1) et l'OFB-CEFE(2) estiment réel le risque de baisse de la population, notamment depuis l’augmentation inacceptable du nombre de destructions de loup autorisées annuellement (contre laquelle nous avons bien l’intention d’agir) — jusqu’à 23% de la population lupine —, ce qui porte à 2/3 le risque de la faire diminuer. Les tirs illégaux augmentent encore cette probabilité, c’est pourquoi il est important de condamner ces infractions pour prévenir ce fort risque de décroissement. Le loup est une espèce clé de voûte qui joue un rôle écologique primordial pour nos paysages et nos cultures. Prédateur naturel, il participe à la régulation des ongulés sauvages.
La présence du loup dans le Cantal est très irrégulière depuis les années 2000 ce qui pourrait potentiellement s’expliquer par des faits de braconnage. La destruction de ce mâle, dans un département qui ne compte qu’un à deux individus, est très préjudiciable à l’espèce et porte donc directement atteinte à son bon état de conservation localement. C’est pourquoi nos associations portent plainte collectivement contre ce chasseur qui a reconnu avoir abattu « par inadvertance » ce loup. Il est hors de question de laisser cette « erreur » se reproduire ou devenir une habitude. L’avenir du loup sur notre territoire en dépend !
(1) Évaluation de l’état de conservation du loup (Canis lupus) en Europe, Conseil européen, T-PVS/Inf(2022)45
(2) État de conservation du loup en France, CEFE-OFB, 2025
20 Janvier 2026
Pétition Cap Loup : Non à l’abattage du loup en France
Le collectif CAP LOUP, dont Carduelis fait partie, a lancé une pétition avec la soutien du média indépendant La Relève et la Peste.
Nous vous invitons à la signer et à la relayer au plus grand nombre car l'heure est grave !
https://lareleveetlapeste.fr/petitions/non-a-labattage-du-loup-en-france/
L'année 2026 va être cruciale pour l'avenir des loups dans notre pays, et donc également dans notre région.
Nous sommes face à un gouvernement et à une ministre de l'Agriculture à la botte du syndicat agricole FNSEA qui leur dicte les lois à mettre en oeuvre.
Et le loup est leur parfait bouc émissaire, désormais aux côtés des ours et des vautours !
Toutes ces personnes n'ont pourtant aucune connaissance de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes, elles le prouvent à chaque prise de parole mais ce sont elles qui décident !
L'époque est grave, avec des voix d'extrême droite qui s'élèvent partout et à qui nombre de médias, même localement, ouvrent grands leurs portes.
La protection de la nature et de la biodiversité est un enjeu qui ne doit pas être abandonné aux politiques.
Les loups et l'ensemble du monde vivant ont besoin de notre mobilisation !
Nous poursuivons sans relâche le suivi de la famille de loups présents sur le plateau de Millevaches.
Retrouvez nous bientôt autour de projections, stands et autres conférences, à suivre sur le site de notre association, page Actualités.
Merci à vous toutes et tous,
Association Carduelis
17 Décembre 2025
213 associations européennes appellent les États membres
à ne pas abaisser le statut de protection du loup.
Partout en Europe, les associations s'unissent pour la protection des loups.
L'ASPAS, Ferus, One Voice, FNE, le Pôle Grands Prédateurs, Focale pour le sauvage, AVES, Education Ethique Animale, SFEPM, LPO, SNPN, SEPANSO Aquitaine, WWF Europe, ainsi que CARDUELIS ont, entre autres, co-signé le courrier ci-dessous pour la France.
Ce jour, la lettre ci-dessous a été envoyée à tous les Ministres de l'Ecologie de tous les pays européens ; Madame Monique Barbut, notre Ministre française, est donc destinataire de ce courrier.
Nous ne lâcherons rien !
Association Carduelis
17 Décembre 2025
Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,
En décembre 2024, il y a environ un an, le statut de protection du loup au titre de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe (Convention de Berne) a été abaissé sur la base d'une proposition de l'UE.
Cette décision a nui à la réputation de l'UE en tant que championne mondiale de la conservation.
En effet, ce revirement politique et non scientifique concernant la protection du loup a été largement critiqué par les scientifiques, les experts en conservation et les organisations environnementales.
Or, les données scientifiques sont claires : si les populations de loups se sont rétablies dans certains pays de l'UE, grâce notamment à leur protection stricte, l'espèce conserve un statut de conservation défavorable dans six des sept régions biogéographiques de l'UE (données issues de l'article 17 de la Convention sur la protection de la faune et de la flore sauvages, période 2013-2018). L’Initiative pour les grands carnivores en Europe avait exprimé de vives inquiétudes quant à la proposition de déclasser le loup au titre de la Convention de Berne, car cette mesure « ne semble pas justifiée » et les décisions relatives à la conservation et à la gestion de la faune sauvage devraient reposer sur des données scientifiques solides, et non sur des considérations politiques.
Malgré cette situation, l’UE a modifié sa directive phare « Habitats » en faisant passer le loup de l’annexe IV (espèce strictement protégée) à l’annexe V (espèce protégée). Les États membres de l’UE ont jusqu’au 15 janvier 2027 pour transposer cette modification ciblée dans leur droit national, mais peuvent également décider de ne pas abaisser le statut de protection de l’espèce sur leur territoire. Nous souhaitons également attirer votre attention sur deux affaires judiciaires en cours concernant la décision relative au statut de protection du loup¹ et souligner qu’une décision éclairée ne pourra être prise qu’à la lumière de leurs conclusions. Par la présente, les organisations de la société civile soussignées vous appellent, ainsi que votre gouvernement, à ne pas abaisser le statut de protection du loup sur votre territoire national et à intensifier les efforts visant à assurer la coexistence entre les loups et les communautés rurales.
Malgré la récente modification de la législation européenne, la Commission a confirmé la possibilité pour les États membres de maintenir un statut de protection plus élevé pour le loup, à condition que cela soit signalé lors de la notification de leurs mesures de transposition. Par ailleurs, la modification de la directive Habitats n’affecte pas l’obligation des États membres d’atteindre et de maintenir un état de conservation favorable de l’espèce. Il est en effet essentiel que chaque pays prenne les mesures nécessaires pour satisfaire à cette obligation.
Le 12 juin 2025, la Cour de justice de l’Union européenne a réaffirmé que l’état de conservation d’une espèce protégée doit être évalué et atteint dans chaque pays individuellement, et non à l’échelle de vastes régions transfrontalières. En outre, les exigences économiques, sociales et culturelles ainsi que les caractéristiques régionales et locales peuvent être prises en compte, mais ne peuvent à elles seules justifier de classer le statut de conservation d’une espèce comme favorable.
Il est donc crucial que les rapports sur l'état de conservation des habitats et des espèces au titre de la directive Habitats reposent exclusivement sur des données scientifiques fiables et robustes, recueillies selon des méthodologies rigoureuses et harmonisées. Plus important encore, ces données n'ont pas encore été analysées par l'Agence européenne pour l'environnement afin d'établir l'état des populations au niveau régional. Aucune décision de transposer l'abaissement du statut de protection et/ou de gérer activement les populations de loups ne devrait être prise avant que des données démographiques transparentes, actualisées et fondées sur des données scientifiques ne confirment que de telles décisions ne menaceraient pas la survie à long terme des populations. Nous nous engageons à contribuer à la prochaine consultation publique sur les données du nouveau cycle de rapports et restons disponibles pour apporter aux États membres le soutien nécessaire au suivi adéquat des populations de loups.
Par ailleurs, nous avons constaté que l'abaissement du statut de protection du loup compromet également les efforts déployés pour favoriser la coexistence entre les loups et les communautés locales, car il alimente la fausse perception selon laquelle la chasse aux loups serait une solution aux attaques sur le bétail. Des décennies de connaissances ne doivent pas être occultées par les débats politiques autour de la chasse. Les données scientifiques démontrent qu'une stratégie globale de coexistence entre les humains et les grands carnivores est essentielle pour atténuer efficacement les conflits et promouvoir la conservation à long terme. La gestion appropriée des animaux d'élevage (extensif) et l'adoption de mesures préventives constituent la méthode la plus rationnelle, efficace et socialement acceptable pour prévenir la prédation.
Les systèmes d'indemnisation peuvent renforcer la tolérance à condition d'être conditionnés par des pratiques d'élevage responsables, afin de rester équitables et durables. Au cœur de cette stratégie de coexistence se trouve l'engagement actif des parties prenantes – notamment les agriculteurs – qui doivent avoir accès à une information fiable et à un soutien technique, fournis par les institutions publiques et des professionnels expérimentés. Les processus décisionnels doivent être transparents et fondés sur des données scientifiques, des principes éthiques et des obligations légales. En définitive, la protection des grands carnivores doit évoluer vers un modèle novateur qui intègre la prévention, la compensation conditionnelle, l'implication des parties prenantes et une gouvernance fondée sur des données scientifiques, soutenue par la sensibilisation du public et des initiatives éducatives.
Protéger les loups en Europe est non seulement d'une importance écologique capitale, mais aussi le reflet de notre engagement en faveur de la conservation de la biodiversité et des valeurs de coexistence et de tolérance. Les loups font partie intégrante du patrimoine naturel européen, jouant un rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre des écosystèmes et de la biodiversité. Le retour du loup dans des régions d'Europe où l'espèce avait disparu est un succès considérable en matière de conservation qu'il ne faut pas compromettre.
Pour les raisons exposées ci-dessus, les organisations soussignées vous exhortent vivement à ne pas abaisser le statut de protection du loup sur votre territoire et à veiller à ce que des mesures soient mises en place pour favoriser la coexistence.
L'heure est très grave pour les loups dans notre pays et l'Etat se fiche de nous !
Lors de la précédente consultation au mois d'octobre dernier portant sur le projet de décret visant à modifier le code de l’environnement pour ouvrir la voie au déclassement du loup en France, sur plus de 32 000 réponses enregistrées, 89 % présentaient un avis défavorable !
Et bien, l'Etat va plus loin aujourd'hui !
Il présente un nouveau projet d'arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.
Ce qui va changer est gravissime :
Le loup sera supprimé de la liste nationale des mammifères terrestres protégés en France, mais ne sera pas pour autant reclassé parmi les espèces dont la chasse est autorisée.
Les tirs létaux seront désormais possibles en l’absence de mesures de protection (chien, clôture électrifiée ou gardiennage) partout en France !
Dans la plupart des communes concernées par la présence du loup, les tirs létaux pourront se faire en l’absence d’autorisation individuelle, sur simple déclaration préalable auprès de la préfecture… Cette déclaration pourra se faire en ligne, avec un certain nombre d’informations obligatoires à renseigner (numéro de permis de chasser, horaire, date et lieu précis du tir, arme et munitions utilisées, etc.).
Les éleveurs des cercles 0, 1 et 2 qui mettent en place des solutions de protection pourront bénéficier de certains avantages (tous orientés vers la destruction des loups !) : l’intervention des louvetiers ou de la brigade OFB, une période de 3 ans pour bénéficier du régime déclaratif ainsi que l’indemnisation des animaux victimes de déprédation.
Les « tirs de défense simple » et « tirs de défense renforcée » vont fusionner, au profit d’un unique « tir de défense » dont le nombre de tireurs ne pourra excéder 2 (voire 3, avec dérogation spéciale…).
Pour des besoins scientifiques, il ne sera plus nécessaire d'obtenir de dérogation spécifique pour capturer un loup.
Contre ce nouveau projet d'arrêté, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a, sans surprise, émis un avis DEFAVORABLE à l'unanimité.
Soyons très nombreuses et nombreux à exprimer notre avis 100% DEFAVORABLE à ce projet, voici comment :
Lien :
Titre : Il est très important de mentionner AVIS DEFAVORABLE dans Titre, sinon l'avis ne sera pas pris en compte !!!
AVIS DÉFAVORABLE, 100 % DEFAVORABLE, TRES TRES DEFAVORABLE
Dans votre commentaire, vous pouvez exprimer tout votre mécontentement face à cette proposition de décret d'une aberration totale.
17 novembre 2025
3 louveteaux devenus grands
tandis que le quatrième manque à l'appel
Trois louveteaux devenus grands au mois de novembre 2025, âgé de plus de 6 mois – Carduelis
L'Association Carduelis poursuit sans relâche son suivi de la famille de loups sur le plateau de Millevaches, et elle souhaite vous informer sur sa situation.
Cette information a été divulguée ce dernier week-end à la Journée Pour les Loups organisée par l'ASPAS à Lyon, et par le seul média en ligne Les Jours qui a consacré 6 épisodes à la situation corrézienne :
https://lesjours.fr/obsessions/loups-plateau-millevaches/ep6-cohabitation/
Tandis que la préfecture de Corrèze multiplie ses autorisations de tirs aux éleveurs (47 à ce jour), que les louvetiers sont déployés depuis des mois sur tout le territoire et que la Brigade Loup de l'OFB a même été mobilisée, le couple de loups poursuit son existence en élevant ses jeunes de l'année.
A l'heure où les troupeaux d'ovins rentrent dans les bergeries pour l'hiver jusqu'aux mois d'avril/mai prochains, il apparaît toujours plus évident pour Carduelis que la priorité de la préfecture devrait plutôt être de soutenir les éleveurs, humainement et financièrement, ceci afin de préserver aussi bien le pastoralisme que la biodiversité.
Ces quelques mois pourraient être mis à profit dans ce sens pour déployer d'autres solutions plus viables et plus rentables sur le long terme.
Le programme Pastoraloup, entre autres, reste à la disposition des éleveurs qui le souhaitent pour anticiper la prochaine saison.
Nouvelles de la famille de loups
A la fin du mois d'août, les parents et les 4 louveteaux, alors âgés de 4 mois, étaient en parfaite santé. Durant les mois de septembre et octobre, les parents se portaient bien. Début novembre, les jeunes ont atteint leur 6 mois.
Notre suivi a révélé la première sortie des louveteaux accompagnant les parents, et il permet d'affirmer que :
3 louveteaux ont bien grandi et sont bien portants ( cf photo ) ;
le quatrième louveteau manque à l'appel, il est donc considéré comme mort.
Les raisons de cette mortalité sont multiples :
ce louveteau a pu mourir de faim ;
il a pu mourir de maladie ;
ce louveteau a pu être braconné.
La mortalité pour cause de faim nous semble improbable au vu de la très bonne santé des jeunes en fin d'été.
En revanche, la maladie est une cause toujours possible à tout moment.
Cependant, en septembre dernier, nous avons reçu un témoignage, non vérifié, qu'un louveteau aurait été braconné par un chasseur lors d'une battue sur une commune du plateau de Millevaches, la saison de chasse venant de débuter.
Carduelis souhaite rappeler qu'il est formellement interdit de tuer une espèce protégée comme le loup sous peine d'être sévèrement puni par la loi. Tout complice est passible des mêmes peines que l'auteur de l'infraction. Si Carduelis recueillait la preuve d'un tel braconnage, la justice serait évidemment saisie.
Grâce à la mobilisation de nombreuses Associations de Protection de la Nature, la battue aux loups annoncée cet automne sur le plateau de Millevaches avait immédiatement été interdite pour son caractère totalement illégal.
Samedi 15 novembre, l'ASPAS organise un événement d’ampleur pour les loups visant à promouvoir activement une coexistence avec le grand prédateur.
Carduelis sera présente à travers une carte blanche pour présenter la situation en Corrèze et de sa famille de loups d'exception aux associations, et également au forum associatif pour le grand public !
Au programme de la journée :
- De 11h à 12h30, un rassemblement citoyen devant la préfecture de région AuRA (29 cours de la Liberté, 3e arr. Lyon ) : « Protection en Berne : solidarité avec les Loups ! » ;
- De 18h30 à 20h, un forum associatif aura lieu dans l’atrium de l’amphithéâtre Mérieux de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), entrée libre et gratuite ;
- A 20h, une soirée projection-débat du film Vivre avec les loups, à l’Amphithéâtre Mérieux de l’ENS, en présence de Jean-Michel BERTRAND lui-même, sur inscription avant le 13/11 ici :
https://civicrm.aspas-nature.org/civicrm/mailing/view?id=2011&reset=1
La journée sera rythmée par plusieurs temps forts, pour rappeler que les tirs de loups ne sont pas une fatalité, et que celui-ci doit rester strictement protégé.
Venez nombreuses et nombreux à ce temps fort pour le loup !
Et diffusez aussi largement l'information! si vous le pouvez !
Avant le 14 octobre 2025, participez à la consultation publique pour dire NON au projet de décret qui ouvre la voie à l’abaissement du statut de protection du loup en France !
A l'heure où nous n'avons même plus de gouvernement, la politique anti-loup en France s’apprête à franchir une nouvelle étape gravissime. Publié le 24 septembre, un projet de décret vise en effet à modifier le code de l’environnement pour préparer le déclassement du grand prédateur en France, prévu pour le 1er janvier 2026.
Une telle modification, dangereuse pour le loup, anticipe également tout déclassement potentiel à venir d’autres espèces “protégées” par la directive “Habitats” de l’Union européenne, ours, lynx, castors, vautours et autres joyaux de notre biodiversité…
Lien :
Titre : Il est très important de mentionner AVIS DEFAVORABLE dans Titre, sinon l'avis ne sera pas pris en compte !!!
AVIS DÉFAVORABLE
Dans votre commentaire, vous pouvez exprimer tout votre mécontentement face à cette proposition de décret d'une aberration totale.
Pour tenter de sauver les loups du Limousin,
vous pouvez signez la pétition ici :
https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-abattre-les-deux-loups-du-limousin
Plusieurs mises à jour y sont disponibles.
Un des louveteaux au mois d'août 2025, âgé de plus de 3 mois – Carduelis
29 août 2025
Ce mois d'août, Reporterre a fait deux articles consécutifs très intéressants au sujet des loups,
et notamment sur ceux présents en Corrèze :
https://reporterre.net/L-arrivee-du-loup-sur-le-plateau-de-Millevaches-seme-la-discorde
https://reporterre.net/Tuer-les-loups-On-n-ecoute-pas-les-scientifiques-sur-les-alternatives
Bonne lecture !
Deux des louveteaux le 3 juillet 2025, alors âgés de 2 mois – Carduelis
1er août 2025
Quatre louveteaux
issus de deux lignées européennes différentes
sont nés sur le plateau de Millevaches en 2025.
Une première en France.
La présence d'un couple de loups de deux lignées européennes différentes sur le plateau de Millevaches avait été annoncée au printemps.
La possibilité d'une reproduction avait alors été évoquée, bien qu’incertaine. En effet, la jeune femelle italo-alpine était âgée de tout juste 2 ans, âge minimal pour une première portée, et le mâle germano-polonais avait été blessé par un tir de louvetiers en juillet 2024.
Début mai, ce couple a donné naissance à 4 louveteaux, qui sont aujourd’hui âgés de 3 mois, et sont bien portants à ce jour.
Il s'agit d'une nouvelle donnée de reproduction de Loups gris hors des Alpes, d’autant plus exceptionnelle pour la région et pour la France que ces louveteaux sont issus d'un brassage génétique de 2 lignées européennes, une première dans notre pays.
Ainsi, Carduelis n'a jamais cessé de suivre ces loups depuis leur découverte, en toute discrétion. Mais ces dernières semaines, cette petite famille fait face à des actes malveillants, et l'inquiétude grandit quant à leur sécurité et leur survie.
D’autant que, sur le plateau de Millevaches, les autorisations de tirs létaux continuent à être délivrées par la préfecture, et les louvetiers sont régulièrement en place pour tenter d'abattre ces loups.
Aujourd'hui, Carduelis souhaite de nouveau alerter et informer sur la situation.
Nous le répétons, tuer systématiquement des loups ne résout en rien les problèmes d'attaques sur les troupeaux, car d'autres loups viendront les remplacer, la situation en Corrèze ces dernières années en est la meilleure preuve. En effet, leur suivi a aussi révélé l'arrivée et/ou le passage d'autres loups sur le plateau de Millevaches au printemps, la saison étant une période de dispersion.
La présence du loup en Limousin est inéluctable et contribue à la biodiversité et à la santé de nos écosystèmes.
Oeuvrer à soutenir les éleveurs pour protéger efficacement leurs troupeaux est l'unique voie à la coexistence avec l'ensemble du vivant.
Nous demandons à la préfecture de Corrèze :
de prendre en considération cette nouvelle donnée d'exception pour agir dans le sens de la préservation des loups ;
de tout axer sur la mise en place des mesures de protection plutôt que sur les autorisations de tirs létaux, pour soutenir efficacement les éleveurs sur le long terme ;
et de faire taire les armes, celles des louvetiers et celles des potentiels braconniers.
Ensemble, cherchons des solutions
pour coexister avec l'intégralité du vivant.
Pour signer la pétition :
https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-abattre-les-deux-loups-du-limousin
Voici un bonus,
Sur les traces des loups de Corrèze,
avec Raphaël de Radio Vassivière :
https://radiovassiviere.com/2025/07/sur-les-traces-du-loup-2/
Communiqué de presse commun - 10 juin 2025
15 Associations de Protection de la Nature s'unissent
pour réagir à la situation sur le plateau de Millevaches
Le 5 mai 2025
Nos ami(e)s de l'Association One Voice appellent à un nouveau rassemblement devant la préfecture de Tulle
le Mercredi 14 Mai 2025 de 10h à 12h
A ce jour, le préfet de Corrèze reste décidément sourd à notre pétition qui rassemble plus de 68 145 signatures et à nos demandes répétées de rendez-vous.
Début avril, il nous a proposé 2 dates qu'il a annulé au dernier moment.
En attendant, le printemps est bien là, les troupeaux ressortent et rien n'a été anticipé par la préfecture.
Sans apporter de solutions à la protection des troupeaux, il est donc probable que de nouvelles attaques aient lieu.
Et donc, en cas de problème, la préfecture mettra tout en oeuvre pour tuer ces 2 loups, sous couvert de légalité.
Nous poursuivons notre travail de suivi, et la période actuelle est cruciale.
Le printemps est le moment où la reproduction est en cours pour la plupart des espèces vivantes.
Tout est donc possible !
Soyons nombreuses et nombreux à Tulle
le 14 mai !
Nous comptons sur vous !
Pour interpeller le préfet de Corrèze, signez la pétition ici :
https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-abattre-les-deux-loups-du-limousin
Vous pouvez aussi écrire à la préfecture de Corrèze pour exiger l’arrêt des tirs (ci-dessous un copié/collé) :
Mail : pref-secretariat-prefet@correze.gouv.fr
Monsieur le Préfet,
Comme 68 145 personnes à ce jour, j'ai signé la pétition de l'Association Carduelis concernant les 2 seuls loups présents dans votre département, 2 loups exceptionnels car issus de deux lignées européennes différentes, un cas inédit en France !
Je vous demande de modifier vos 25 Arrêtés Préfectoraux de 2025 pour stopper les tirs létaux sur ces 2 animaux et les remplacer par des mesures d'effarouchement.
Je vous demande également de bien vouloir recevoir l'Association Carduelis afin qu'elle puisse vous remettre la pétition et ses propositions.
En vous remerciant.
Ne laissons pas abattre les 2 loups du Limousin !
Grâce au soutien de nombreuses associations de protection de la nature locales et nationales¹ et le relais médiatique important tant au niveau régional que national², la pétition lancée par l'association le 4 mars dernier pour sauver ces deux loups présents en Corrèze a recueilli à ce jour près de 68 145 signatures.
Malgré le rassemblement le 19 mars dernier aux côtés de One Voice et nos multiples relances, la préfecture de Corrèze refuse toujours de nous recevoir. Elle a contacté l'association à 2 reprises pour annuler les rencontres 48h avant.
Avec le retour du printemps et la sortie prochaine des troupeaux sur le plateau de Millevaches, la menace d’un tir fatal sur les deux loups est toujours imminente.
¹ Associations Nationales : ASPAS, FERUS, ONE VOICE, FNE, WWF, Pôle Grands Prédateurs, CAP LOUP, Nos Viventia entre autres ; Associations Locales : LPO Limousin et GMHL entre autres
² Presse Nationale : France Inter, Le Canard enchaîné, Libération, Le Figaro, AFP, La relève et la peste, Le Monde; Presse Locale : La Montagne toutes éditions, Ici Creuse, Ici Limousin, France 3 Corrèze, France 3 Limousin, La vie corrézienne, La Bogue, Radio Vassivière, RPG, Radio Totem...
Communiqué de presse - 5 mars 2025
Une jeune louve d'exception
en sursis sur le plateau de Millevaches
Dans le cadre de la protection des troupeaux, et sous autorisations préfectorales, des tirs de défense contre les loups sont mis en place en France. Ainsi, depuis quelques nuits, cette démarche est déployée en Corrèze où des lieutenants de louveterie sont postés sur le plateau de Millevaches. L'issue pourrait être fatale de manière imminente pour les deux loups officiellement présents en Limousin.
Des naturalistes suivent ces loups depuis des mois, en toute discrétion, pour ne pas ajouter de tension au contexte local et pour ne pas mettre en péril leur existence.
Ils souhaitent aujourd'hui alerter et informer sur la situation.
Jeune louve découverte le 27 juillet 2024 alors âgée d'environ 15 mois - Association Carduelis
Le 27 juillet 2024, ces naturalistes découvraient la présence de 2 nouveaux loups sur le plateau de Millevaches, après l'abattage d'un loup solitaire en 2023.
Leurs recherches ont permis d'identifier l'un de ces loups comme étant un mâle de lignée germano-polonaise, autrement dit venant naturellement d'Europe de l'est, donnée confirmée par les services de l’Etat en septembre 2024.
Elles indiquent également que le deuxième loup est un louveteau femelle âgé d'environ 15 mois (estimation au 27 juillet 2024), certainement né sur le Plateau de Millevaches car il est peu probable qu’un louveteau de cet âge soit arrivé seul sur le territoire.
Deux hypothèses se posent alors :
Ce louveteau serait issu d'un croisement des lignées germano-polonaise et italo-alpine. La présence de lignes noires sur ses pattes avant est caractéristique de la lignée italo-alpine et les 2 seuls autres loups identifiés sur le territoire (le mâle abattu en 2023 et l'actuel mâle présent sont de lignée germano-polonaise. Il serait donc né du mâle germano-polonais tué en mai 2023 et d’une femelle italo-alpine ;
Ce louveteau serait 100% italo-alpin. Il serait issu d'un couple italo-alpin dont aucune trace n'a été relevé sur le territoire, donc possiblement braconné.
Quoiqu'il en soit, un individu, présent ou à venir, issu d’un croisement génétique entre deux lignées européennes différentes serait une première en France ! Un tel brassage génétique est fondamental pour la diversité biologique et la viabilité à long terme de toute population animale ou végétale.
Alors que l'essentiel des reproductions françaises ont lieu dans les Alpes, à 3 exceptions près (Vosges en 2013, Jura en 2020 et Lozère en 2022), le Plateau de Millevaches pourrait être le 1er endroit de France où se croisent deux lignées de Loup gris !
Bien qu'aucune attaque n'ait eu lieu depuis novembre 2024, des lieutenants de louveterie sont donc installés chaque nuit depuis fin février auprès d'un troupeau.
À noter que deux tentatives de tirs ont déjà eu lieu en juillet 2024, dont une le 29 juillet a gravement blessé le mâle. L’analyse de l'arrêté préfectoral autorisant ce tir révèle qu’il pourrait être illégal, et un recours auprès du Tribunal administratif va être engagé prochainement.
À ce jour, le mâle s'est bien remis de sa blessure et la jeune louve est âgée d'environ 22 mois, mais ils sont en grand danger de mort, et c'est pourquoi nous dévoilons ces informations.
Le monde naturaliste est totalement conscient que la présence des loups engendre de réelles problématiques pour l'élevage et modifie les conditions de vie et de travail des éleveurs en France, et notamment sur le Plateau de Millevaches. Cependant, les études montrent l’efficacité des mesures de protection et d’effarouchement, alors que les mesures létales présentent des résultats variables et parfois contre-productifs (Thèse de Oksana Grente, 2021). Il est donc à déplorer que les tirs létaux soient privilégiés plutôt que l’effarouchement ou les expérimentations de protections.
Les loups ont une place indispensable dans nos écosystèmes, et leur abattage systématique ne résout en rien les problématiques de la profession. La capacité de dispersion de l'espèce fait qu’un territoire libre est rapidement recolonisé, comme cela s’est produit en Limousin.
Les loups sont là aujourd'hui et seront là demain.
Le Limousin est concerné depuis 2017 par le passage de loups dans la région et depuis 2021 par une présence avérée de l’espèce, et nombre d'éleveurs ont mis en place des moyens de protection. Ces dernières années, ceux-là sont moins, voire pas impactés par les attaques. Tous ces efforts visant la protection des troupeaux et la coexistence sont à saluer.
Notre région a tous les atouts pour accueillir un retour naturel du loup dans ses écosystèmes : de grands espaces boisés, des ressources alimentaires conséquentes (cerfs, chevreuils, sangliers, lièvres), et de l'eau, indispensable à toute vie.
En plus d'être probablement l'une des très rares données de reproduction hors des Alpes, un individu issu d'un brassage génétique de 2 lignées européennes serait une première en France.
La présence du loup en Limousin, et d’un potentiel croisement de lignées, est une opportunité sans précédent offerte à notre région de pouvoir suivre l’espèce dans un nouveau contexte, et d’étudier des moyens techniques et humains de protection des troupeaux, adaptés aux conditions locales. Avec pour objectif de parvenir à préserver la pérennité des élevages et du pastoralisme tout autant qu'une faune sauvage, riche et diversifiée.
Toutes les études scientifiques montrent que tuer systématiquement des loups ne résout en rien les problèmes d'attaques sur les troupeaux.
Ensemble, cherchons des solutions
pour coexister avec l'intégralité du vivant.
Signez la pétition ici :
https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-abattre-les-deux-loups-du-limousin