La Fédération des Activités Aquatiques d'Eveil et de Loisir a pour objet de promouvoir et développer des activités aquatiques d'éveil et de loisir, des bébés (bébé nageur). Elle préconise une philosophie qui vise l'évolution de la personne (bébé nageur) dans le respect de son rythme, ses potentialités et ses motivations.
Concernant les activités pour les enfants, elle pose comme conditions le respect de la charte de l'éducation aquatique infantile.
Parents et membres de l'équipe pédagogique sont à l'écoute de l'enfant qui reste le seul "animateur" de sa séance.
Ils accompagnent l'enfant dans sa découverte du milieu aquatique.
Les animateurs sont là pour accompagner enfants/parents tout au long l'activité. Ils répondent aux différentes questions que peuvent se poser les parents, concernant l'évolution de leur enfant dans leur découverte du milieu aquatique.
Dans le cadre d'un projet d'animation, ils mettent également en place le matériel pour inciter diverses expériences motrices.
Il s’agit d’une activité familiale de loisirs dans laquelle les parents sont totalement impliqués et acteurs. Les échanges, la qualité de la relation parents / enfant au cours de la séance sont gages d’une adaptation réussie des bébés nageurs au milieu aquatique. Stimulation sensorielle et interactions familiales contribuent au développement psychomoteur des bébés nageurs. Les animateurs sont présents dans le bassin. Ils assurent la sécurité et le bien-être des participants, donnent des conseils sur la pratique, participent aux jeux, accompagnent les familles individuellement. L’aménagement et le matériel adaptés aux intérêts et compétences des enfants favorisent le jeu, l’exploration du milieu, les apprentissages. Le développement des compétences aquatiques des bébés nageurs (s’équilibrer dans l’eau, se déplacer avec ou sans matériel, s’immerger…) mais aussi terrestres en lien avec l’eau (glisser avec le toboggan, grimper, sauter…) est recherché.
Dans le prolongement des «bébés-nageurs», l’activité aquatique pour les enfants de 3 à 6 ans, loin de se contenter de répondre dans une approche technique à la question de la natation enfant se poursuit selon la même logique et les mêmes principes pédagogiques.
Il s’agit pour l’enfant dans sa rencontre avec l’eau de construire progressivement, à son rythme, un « répertoire moteur » efficient, lui permettant d’y évoluer avec maîtrise et plaisir.
Plus qu’en terme de natation enfant, l’apprentissage de l’eau s’exprime en termes « d’aventure motrice aquatique » : enchaînement de sauts, plongeons, déplacements en immersion ou en surface sans flotteur, culbutes… Au-delà du contexte aquatique l’activité s’inscrit dans une perspective de contribution au développement global de l’enfant ; sur les plans moteur, cognitif, social.
Le jeu représente le cœur de notre approche pédagogique. Il est le meilleur vecteur de l’adaptation à l’eau des bébés nageurs. Ce sont des « explorateurs » qui observent, s’étonnent, touchent, goûtent, montrent, interpellent, éclaboussent, manipulent les objets, fréquentent le bord du tapis, se penchent vers l’eau, rebroussent chemin et recommencent ; des «scientifiques» qui comparent, analysent, déduisent, construisent des liens de cause à effets, imitent, répètent…
A la piscine, les bébés apprennent et apprennent à apprendre.
La question du « savoir nager » va se poser assez « naturellement ». C’est à l’approche des 6 ans que les maîtres-nageurs répondent à cette question en donnant des leçons d’apprentissage de la natation enfant. Pour la FAAEL la proposition d’activité aquatique pour cette tranche d’âge dépasse cette question de la natation enfant.
Nous préférons le développement de « l’aisance aquatique » à l’apprentissage de la « natation enfant ». C’est-à-dire la construction, à travers le plaisir de l’engagement corporel, l’expérimentation et le jeu, d’une locomotion permettant de se mouvoir dans toutes les dimensions de l’espace aquatique. Plus qu’en terme de natation enfant, l’apprentissage de l’eau s’exprime en termes « d’aventure motrice aquatique » : enchaînement de sauts, plongeons, déplacements en immersion ou en surface sans flotteur, culbutes… Au-delà du contexte aquatique l’activité s’inscrit dans une perspective de contribution au développement global de l’enfant ; sur les plans moteur, cognitif, social.