Vie imposée
Un beau matin ensoleillé;
Sa vie avait basculé;
Qui aurait pu présumer;
Qu’une nouvelle vie lui serait imposée;
Pour plusieurs, ce n’était rien;
Pour d’autres, c’était son destin;
Mais elle était bien trop secouée;
Et ne pouvait même pas penser;
À première vue, tout allait bien;
À la regarder, on ne voyait rien;
Puis, le temps passait;
Et tout s’écroulait;
Saura-t-elle apprivoiser;
Cette nouvelle vie imposée;
Désorientée, tassée, bafouée;
Avec en prime l’obésité;
Santé physique, santé mentale;
Elle ne croyait pas avoir si mal;
Les semaines, les mois et les années;
Que d’aide elle avait demandée;
Des hauts, des bas, de l’anxiété;
Sa vie d’avant, c’est terminée;
Elle a bien peur de ce qui l’attend;
Car elle devra vivre autrement;
Saura-t-elle surmonter;
Cette nouvelle vie imposée;
Désorientée, tassée, bafouée;
Avec en prime l’obésité;
Mais il lui faudra bien accepter;
Pour pouvoir continuer;
Une nouvelle vie, un nouveau choix;
Nouveau métier, pourquoi pas;
Cette fille aux milles et un talent;
Découvrira avec le temps;
Que le soleil brillera toujours;
Au fond du cœur de ses amours;
Apprivoiser et surmonter;
Cette vie qui lui était imposée;
Désorientée, tassée, bafouée;
Avec en prime l’obésité;
Que d’obstacle, elle a traversé;
Comme elle était découragée;
Jamais elle croyait s’en sortir;
Car elle ne voyait que le pire;
Enfin, elle aura réussi;
Elle aura su refaire sa vie;
Sachant que se serait différent;
Et qu’elle apprécierait tout autant;
Elle a su apprivoiser;
Elle a su surmonter;
Malgré le temps et ses tourments;
Elle s’est découverte d’autres talents;
Que de talents inconnus;
Jamais elle n’aurait su;
Sans cette vie imposée;
Un beau matin de janvier!
© Texte, tous droits réservés,
Francine Lavallée, 2011
Moments de privilèges
Je me suis souvent fait dire que mettre un enfant au monde était un moment privilégié. On me disait aussi que ce moment était en quelque sorte de courte durée, car ces enfants ne nous étaient pas donnés mais prêtés. En tant que parents, nous devons voir à leur éducation, nous devons essayer de leur transmettre les valeurs auxquelles nous croyons afin de bien les guider vers un monde d’adulte, où ils devront à leurs tours voler de leurs propres ailes.
Déjà à cinq ans, nous devons accepter de les partager afin de parfaire leur éducation. Nous devons les conduire pour une première fois dans un milieu qui nous est inconnu. Malgré que nous sachions que les gens qui les accueillent soient des professionnels, au fond de nous s’installent certaines peurs, certaines craintes. Mais nous qui sommes des adultes, nous devons démontrer notre confiance afin de la transmettre à nos enfants et les aider à bien fonctionner dans ce nouveau monde qu’est l’école.
C’est à partir de ce moment que tout le personnel de l’école entre en jeu, car nos enfants y passeront plusieurs années. Une sorte d’apprivoisement commence entre le personnel, les enfants et les parents. Pas toujours évident.
C’est pourquoi aujourd’hui, je viens vous dire MERCI!
Merci pour tout ce que vous apportez à nos enfants.
Merci de votre patience, votre tolérance, votre compréhension, votre soutien.
Merci de nous épauler, nous les parents, avec nos craintes, nos exigences, nos ambitions et même quelques fois nos colères.
Merci d’aimer les enfants, nos enfants.
Merci pour tout le travail, les efforts, l’énergie que vous déployez au cours d’une année et continuer votre bon travail.
MERCI DU FOND DU CŒUR.
© Texte, tous droits réservés,
Francine Lavallée, 2011
LE COEUR D'ÉGLANTINE Aquarelle de Marlen Guérin © Marlen GUÉRIN