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Réponse de Monsieur Jouannes Responsable Transports IDFE (10/03/2015)à un mail que nous lui avons adressé :

...Ce n'est pas la traversée de Tergnier, ville créée par et pour le chemin de fer, habitée essentiellement par des cheminots qui est la plus préoccupante mais celle d'Amiens car les voies venant de Rouen traversent réellement le centre ville dans la tranchée de St Roch (si ma mémoire est bonne) avant de rejoindre sous la gare elle-même les voies venant de Calais et se dirigeant vers Paris, Lille et Laon. 

En ce qui concerne l'électrification de Amiens, Laon puis Reims (environ 150 km de double voie), elle a peut être été envisagée car la fameuse gare des betteraves (gare Picarde sur la LN Nord Europe) a finalement été construite plus au nord alors que Chaulnes, au beau milieu du parcours Amiens St Quentin avait un moment été retenue et aurait offert des correspondances par TER. 

Il est vraisemblable que RFF ne souhaite pas multiplier les km de voies à remettre en état et à électrifier pour un trafic jugé hypothétique mais le court terme est-il la bonne solution ? De toutes façons, les opérateurs privés (ECR, Europorte, etc...) ne se privent pas de faire circuler des locomotives diésel même sous caténaire. 



Monsieur Daniel JOUANNES Responsable Transports IDFE

Monsieur Jouannes était présent avec nous lors de la réunion avec RFF 
du 19 novembre 2014 à Paris en leurs locaux.

A propos de la ligne Serqueux Gisors : 


Contournement de PARIS par fer (desserte du Port du Havre, Autoroute Ferroviaire Atlantique)

Suggestion de possibilités : 


Situation existante : 


1 - en provenance du Havre, la tracé passe par Yvetot, Motteville, Montérolier Buchy, Serqueux, Poix de Picardie, AMIENS, Chaulnes, Tergnier (jonction avec l'AFA), Laon, REIMS, Epernay, Châlons en Champagne, Saint Dizier. 


2 - en provenance de Dourges (AFA) : Ostricourt, Douai, Somain, Cambrai, Saint Quentin, Tergnier (jonction avec le tracé précédent).


3 - puis en direction du sud-est : Chaumont, Langres, CULMONT CHALINDREY (jonction avec le tracé en provenance du Luxembourg, de Belgique, d'Allemagne, des Pays Bas), Is sur Tille, DIJON puis la vallée du Rhône, les Alpes et l'Italie).


4 - en direction de la façade atlantique : raccordement de Chaumont, Bricon, Bar sur Aube, Troyes, Nogent sur Seine, Gouaix, Montereau fault Yonne, Moret les Sablons, Bourron Marlotte, Malesherbes, Pithiviers, LES AUBRAIS ORLEANS, Saint Pierre des corps Tours, Poitiers, Angoulême, Bordeaux, Dax, Tarnos (Bayonne). 



Ces tracés existent parfois à voie unique (Motteville à Montérolier Buchy, Bourron Marlotte à les Aubrais Orléans) dont l'un en mauvais état (Bourron Marlotte à les Aubrais); certains tronçons ne sont pas électrifiés (Amiens à Reims par Tergnier, Saint Dizier à Culmont Chalindrey, Chaumontà Montereau, Bourron Marlotte à les Aubrais).


L'estimation du trafic prévu en provenance du Havre à destination de la région parisienne est faible (environ 10% du trafic total estimé à terme sur Serqueux Gisons d'après une réponse de RFF) et peut être assuré par voie fluviale jusqu'à Gennevilliers. 


Mais l'un des inconvénients majeurs du tracé décrit brièvement ci-dessus est de ne pas desservir la plateforme de Valentin dont les opérateurs ferroviaires privés ont fait un "hub" afin de relayer équipes de conduite et engins de traction. Pour aboutir à Valenton, on ne peut éviter de contourner les trois-quartsde la région parisienne par la grande ceinture dans les zones densément peuplées sur des lignes ferroviaires supportant à la fois le trafic marchandises et voyageurs (Pontoise - Conflans - Argenteuil, puis tangentielle nord). 


La question est posée : les opérateurs ferroviaires quels qu'ils soient ne doivent-ils pas se plier aux choix avantageant l'intérêt public ? 



Projet de RFF : 

Un projet a été mentionné par RFF lors d'une récente réunion : il s'agit de la création d'un pont ferroviaire franchissant la Seine (au niveau de Tancarville ? de Lillebonne ? Quelle hauteur libre serait ménagée pour le passage de gros cargos et de voiliers ?) puis se raccordant au réseau existant (vers Pont Audemer ? Pont l'Evêque ?) en direction de Mézidon pour arroser ensuite la façade atlantique via Argentan, Alençon, le Mans, Tours Saint Pierre (ou le Mans, Nantes, la Rochelle) et aussi possiblement le sud-est par Tours Saint Pierre, Vierzon, Moulins, Roanne, Lyon. 

Mais on ne peut alors s'interroger sur la nécessité de décharger les navires porte-containers au Havre plutôt qu'à Saint Nazaire ou Donges. 

Par contre, l'AFA pourrait rattraper cet itinéraire à partir de Dourges par Douai, Amiens, Montérolier-Buchy, Yvetot. 

Le bon choix pour résoudre l'épineux problème du contournement de la région parisienne par le trafic fret sera etayé par une étude financière même sommaire et par une étude des inconvénients provoqués en d'autres domaines ou d'autre lieux : allongement des parcours, nuisances sonores (on pense notamment à la traversée d'Amiens).