Le volet "studio" est un projet à part entière de l'univers Corto, fruit de la rencontre et de la collaboration avec Leo XVI, compositeur et musicien de talent (http://www.leoxvi.com). Basé à Lyon 7ème, Leo XVI collabore avec des artistes locaux mais aussi internationaux.
Paroles : Xavier
Musique : Xavier / Leo XVI
Pochette du titre : Xavier
Réalisation du clip : Xavier
J’ai des chaussettes blanches et un bermuda jaune
Que je sors le dimanche pour la foire du trône
J’ai par-dessus ma veste de survêtement
C’est pratique du reste, ma banane devant
Je garde par ailleurs, boutonnée jusqu’au col
Ma chemise aux couleurs du Crédit Agricole
Je pourrais mettre encore mais il fait un peu chaud
Ma paire collector de bottes Santiago
Comme je suis très soigneux je me fais un brushing
Une coupe de cheveux façon les Gypsie King
Je porte mon téléphone dans une petite housse
Ça chante quand il sonne «le p'tit bonhomme en mousse»
Je sais ce que vous vous dîtes : ce gars un tue-l’amour (bis)
Mais moi, ça fait longtemps que l’amour m’a tué
Maintenant je me laisse aller, depuis qu’elle m’a quitté
J’ai même une BX, six cent mille au compteur
Avec l’arbre magique pendu au rétroviseur
Le coude à la portière je montre à tous les gens
Les gravures grossières de ma gourmette en argent
Quand je suis au volant, je me sens seul au monde
Je mets mes doigts dedans mon nez sans qu’on me gronde
Je ne fais plus d’effort, quand je sors des toilettes
J’attends d’être dehors pour boutonner ma braguette
Si je laisse des poils au fond de la baignoire
C’est que ce n’est pas sale ; on finit par y croire
Je ne donne pas de pourboire, quand je vais au restau
Encore moins aux clochards, je paye assez d’impôt
Je sais ce que vous vous dîtes : ce gars est un tue-l’amour (bis)
Mais moi, ça fait longtemps que l’amour m’a tué
Comment reprendre les habitudes perdues, maintenant qu’elle est revenue
Paroles : Xavier
Musique : Xavier / Leo XVI
Pochette du titre : Marc Dutriez
Réalisation du clip : Marc Dutriez (Making Of)
Sur les toits de mon quartier je peux vous en raconter
Dans mon dix-huit mètres carrés je suis bien forcé
De regarder d’en haut les passants passer
Et derrière leurs rideaux les amants s’aimer
Marcher debout c’est un luxe qui ne m’est pas donné
Je me le paye par le velux sur la pointe des pieds
Pour regarder de haut mon voisin pavoiser
Tout droit sur son vélo d’appartement volé
Moi je vis ma vie en vis-à-vis
Et je m’efface en face à face
Et si j’évite que l’on me voie
C’est pour voir à la va vite
La rue par le vasistas est ma toile de ciné
D’autant que je n’ai pas la place de mettre la télé
Pour regarder Canal au petit déjeuner
Ou encore Claire Chazal le soir après dîner
Je pourrais dire bien des choses sur l’immeuble d’en face
Des vertes et des pas roses sur tout ce qui se passe
A commencer par… pst… pst pst pst
Pst Pst Pst…
Moi je vis ma vie en vis-à-vis
Et je m’efface en face à face
Et si j’évite que l’on me voie
C’est pour voir à la va vite
Le facteur a pris le pli tous les jours de monter
Les étages et la concierge qui pour se pardonner
Va déposer un cierge dans l’église à côté
Et jurer à la vierge d’un jour l’avoir été
La nuit par le soupirail soupire le boulanger
Tout le monde croit qu’il travaille ou prépare à manger
Mais à voir de là-haut je reconnais le train
De la bête à deux dos penchée sur le pétrin
Moi je vis ma vie en vis-à-vis
Et je m’efface en face à face
Et si j’évite que l’on me voie
C’est pour voir à la va vite
Paroles : Xavier
Musique : Xavier / Leo XVI
Pochette du titre : Captain Super
Réalisation du clip : Xavier
Je ne pensais pas que l’on me demanderait
Pourquoi je chante sur un tabouret
C’est sûr que debout ça vous pose une star
Laissez-moi plutôt poser ma guitare
Faut-il que je sois plus spectaculaire
Et que je la porte en bandoulière ?
Quand me vient une mélodie ça me prend comme une envie
Alors je sors avec empressement de son étui mon instrument
Et si je préfère rester assis c’est pour être plus précis
Tandis que quand je joue debout je mets des notes partout
Je ne sais pas faire comme ces gamins
Qui s’agitent le manche entre les mains
Campés sur leurs pieds c’est qu’ils jouent l’air de rien
A celui qu’on entend le plus loin
Si lever la jambe est dans leur répertoire
C’est pour mieux marquer leur auditoire
Quand…
Si j’avais le talent du père Duval
Mon Dieu ce serait un festival
En guise de muses il faudrait que je choisisse
Sainte Mathurine ou Saint Sulpice
Mais je ne vous ferai pas en ce qui me concerne
Prendre le Messie pour une lanterne
Quand…
Les incontinents de la guitare
Ne prennent pas le temps de s’asseoir
Il n’y faut rien voir de méchant dans ma bouche
N’empêche que certains en tiennent une couche
Moi que je m’applique ou bien que je me trompe
La dernière note est pour mes pompes
Quand…
Paroles : Xavier
Musique : Xavier / Leo XVI
Pochette du titre : Xavier
Cinq heures et demi, mon téléphone sonne
La fin d’une nuit, toujours personne.
Je lance un bras, mes doigts avides
Parcourent les draps d’une place vide.
Six heures et demi, mon téléphone donne
La même mélodie qui me raisonne :
« Va t’en au boulot » ; moi je saute du lit
Pour aller changer l’eau du canari.
Je suis un jeune cadre dynamique
Sept heures moins le quart, je fais mon footing
Pour garder jusqu’au soir la forme et la ligne.
Je vais sur les quais sans autre motif,
Je ne suis pas coquet, juste un peu sportif.
Huit heures et quart, je suis dans les bouchons,
Sur le quai d’une gare ou à bord d’un avion.
J’ai une valise qui est toujours prête
Avec une chemise et ma trousse de toilette.
Neuf heures et quart, j’arrive au bureau,
Bien droit dans mon costard, je donne du k euro.
Je vois plein de gens, je fais des réunions,
Je parle d’argent et d’organisation.
Je suis un jeune cadre dynamique
Déjà vingt heures, je lève les yeux
De mon ordinateur. Je fais de mon mieux
Pour ne pas finir tard, pour rejoindre au plus tôt
Mes amis dans un bar qui prennent l’apéro.
Vingt et une heures, je n’ai pas fini.
Je pourrais être ailleurs devant un Martini.
Je rentre chez moi ou bien à l’hôtel,
Je n’ai pas le choix : je n’ai pas de chez elle.
Je suis un jeune cadre dynamique
Je glisse mes bras sous l’oreiller.
Mon téléphone est là pour me réveiller.
Paroles : Xavier
Musique : Xavier / Leo XVI
Pochette du titre : Xavier
Je suis le chanteur d’opérette
Le dernier que vous verrez disparaître
Je suis le dernier gardien des chansons
Qu’après moi les gens oublieront
Car c’est ainsi que notre vie est faite
De courtes joies et de longues saisons
Un jour la foule peut vous porter aux faîtes
Un autre elle vous jette aux lions
Moi ce n’est pas cela que je regrette
Ni même votre admiration
Ce sont plutôt le strass et les paillettes
Dans un beau décor en carton
Je suis le chanteur d’opérette
Je commence où le lyrisme s’arrête
Certains diront que je suis à la chanson
Ce que la flûte est au violon
Je ne suis pas un grand poète
Ni plus ténor que je suis baryton
Je préfère monter en voix de tête
Hausser le ton que monter le son
Croyez-vous que ce soit pour casse-noisettes
Que les gens prennent leur place aux balcons
Sinon pour voir passer les majorettes
Et leurs petits tours de bâtons
Moi je ne crains pas l’avis des esthètes
Chacun peut se faire une opinion
Pourvu qu’ils me laissent faire la fête
Je les laisse à leurs traditions
Je suis le chanteur d’opérette
La bouche en cœur prête à conter fleurette
Je suis le roi, le prince et le champion
Du charme et de la séduction
Je chante aussi bien l’amourette
Que la plus grande des passions
Pourvu que ça fasse tourner la tête
Des filles comme des garçons
L’amour en somme est comme une fenêtre
Qu’il faut parfois savoir laisser ouverte
Parce que sinon, avec le temps passé
Ça peut sentir le renfermé
Qu’importe à moi qui suis une vedette
J’en cultive la condition
Mes femmes font les pages des gazettes
Et font parler dans le salons