Cliquez sur un titre de la table des matières pour accéder à l'information complète
Empruntée tout d’abord au latin "confidentia" puis adaptée d’après le vocalisme de l’ancien " fiance", signifiant se fier1, la confiance est attestée au XVIIe siècle comme avoir foi en quelque chose, en quelqu'un. La confiance implique à la fois une conviction personnelle et une relation à l’autre ou à quelque chose. Elle est produite le plus souvent par une expérience relationnelle ou acquise naturellement en lien avec des valeurs partagées, spontanées ou réfléchies. Cette estime de l’autre ou d’un groupe favorise la parole, l’abandon de soi, de façon ponctuelle, durable, fraternelle ou regrettée. Pour Simon Senghor Abdou, la confiance relationnelle est une «croyance sur la fiabilité d’une autre personne à l’égard d’une question particulière en jeu qui émerge dans des conditions de résultats inconnus ». Pour Achille Weinberg, quand la confiance est établie, trois fonctions permettent de fonder une qualité [d'écoute] :
• "La sérénité : sur le plan émotionnel, avoir confiance permet de « s'abandonner » à un tiers et de faire baisser son niveau d'inquiétude. Il faut être en confiance pour « confier » un bien précieux : son argent à la banque, son enfant à une nourrice, sa santé à un médecin, sa vie à une compagnie aérienne...
• La sécurité : sur le plan cognitif, la confiance autorise la baisse du contrôle attentionnel. à chaque fois que vous vous asseyez, il est inutile de vérifier la solidité des pieds de la chaise. La confiance que l'on accorde à la fiabilité d'une chose, à une personne ou à un système permet d'entrer en « pilotage automatique » et donc d'économiser toute une série de vérifications.
• La simplicité : « la confiance est un « réducteur de complexité sociale ». Autrement dit, pouvoir compter au travail sur un collaborateur de confiance évite au manager le lourd prix organisationnel des consignes et contrôles pointilleux… ».
Pour les écoutant.es, cela implique l'idée de développer des stratégies conversationnelles pour assurer la sécurité des appelants vulnérables. La confiance se construit au fur et à mesure d'une rencontre téléphonique et réelle".
Article tiré du site professionnel infirmiers.com: https://www.infirmiers.com/etudiants/cours-et-tests/relation-soignant-soigne-la-confiance
Désigne une envie irrépressible de consommer une substance ou d’exécuter un comportement gratifiant alors qu’on ne le veut pas à ce moment-là. source: https://sanpsy.u-bordeaux.fr/data/documents/Addicto_Cours/Addicto_information/ADDICT_le%20craving(1).pdf
Issu du latin sous la forme eskolter (fin IXe s) et ensuite avec escolter (Xe s.), escouter (XIIe s.) avec substitution de « es-« , puis « é-« à « as-« du bas latin ascultare (IIe s.), altération du latin classique auscultare (ausculter) signifiant « écouter avec attention » et « ajouter foi, obéir » de la même famille que « auris » signifiant « oreille ». (Rey, 2016)
A SOS Amitié: Les premiers bénévoles étaient des « répondants » dans la mesure où ils assuraient des « entretiens » avec les « appelants ». Véritable partenaire de dialogue avec l’appelant, le répondant avait pour objectif de tenter de décrypter la demande réelle qui sous-tendait les questions posées. Cela prenait une forme d'entretien... L’écoute prend le pas sur le dialogue en privilégiant la prise de parole de l’appelant qu’il s’agit de faciliter par de courtes interventions. IL s'agissait d'éviter la dépendance. L’idée s’impose que ce dernier, seul, pouvait être à même de trouver en lui-même la solution à son problème, qu’il ne s’agit plus de dire mais d’aider à dire. Le répondant possède un son statut de bénévole non-spécialiste et cela apparaît comme un facteur facilitant l’écoute : « c’est parce que tu n’y connais rien que tu es amené à écouter... La Charte de S.O.S Amitié France élaborée en 1976 s’efforce de redéfinir le rôle de S.O.S Amitié au sein des divers « services d’urgence de type S.O.S » de plus en plus nombreux :« S.O.S AMITIÉ est conscient que tout être humain, à tout moment de son existence, peut avoir besoin d’être écouté par un autre être humain, disponible et attentif. S.O.S AMITIÉ est un mouvement qui assure un service d’aide par l’écoute. ».
éléments bibliographiques :
DESMET, Jean-Marc et HOARAU, Jérôme, 2023. Outil 11. Écoute active. In : La boîte à outils des soft skills en santé 52 outils clés en main, pour ne plus soigner comme avant ! + vidéos d'approfondissement. Paris : Dunod. La boîte à outils des professions de la santé, p.87-92. URL : https://stm-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/la-boite-a-outils-des-soft-skills-en-sante--9782100841257-page-87?lang=fr.
HEYMAN, Victoria, 2024. La puissance de l’écoute active. Cahiers pédagogiques, 2024/1 N° 590, p.45-46. DOI : 10.3917/cape.590.0045. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/revue-cahiers-pedagogiques-2024-1-page-45?lang=fr.
ISSERLIS, Catherine, SUTTER-DALLAY et Al. Écoute active, relation d'aide et entretien non directif. In : Guide pour la pratique de l'entretien prénatal précoce et l’accompagnement psychique des femmes devenant mères. Toulouse : érès. Petite enfance et parentalité. 2008. p.47-67. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/guide-pour-la-pratique-de-l-entretien-prenatal-pre--9782749208855-page-47?lang=fr.
MONTHEIL, Michel, 1997. Écouter l'angoisse. Le Bouscat : L’Esprit du temps. « Psychologie », p.332. DOI : 10.3917/edt.month.1997.01. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/ecouter-l-angoisse--2908206773?lang=fr.
PINTER, Béatrice, 2013. Quelles voix s'expriment au 119 ? Réflexions sur la voix à partir de ma pratique de superviseur des écoutants du 119. Enfances & Psy, 2013/1 N° 58, p.64-71. DOI : 10.3917/ep.058.0064. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/revue-enfances-et-psy-2013-1-page-64?lang=fr.
ROBERT, Philippe, 2003. L'écoute active en médiation. Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, 2003/2 n° 41, p.87-89. DOI : 10.3917/rppg.041.0087. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/revue-de-psychotherapie-psychanalytique-de-groupe-2003-2-page-87?lang=fr.
SAPIO, Sandra, 2009. Psychologue écoutant en téléphonie, une autre façon d'exercer. Le Journal des psychologues, 2009/4 n° 267, p.45-49. DOI : 10.3917/jdp.267.0045. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/revue-le-journal-des-psychologues-2009-4-page-45?lang=fr.
SIMON, Edith, 2012. Écoute active. In : FORMARIER, Monique et JOVIC, Ljiljana, Les concepts en sciences infirmières 2ème édition. Toulouse : Association de Recherche en Soins Infirmiers. Hors collection, p.310-311. DOI : 10.3917/arsi.forma.2012.01.0310. URL : https://stm-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition--9782953331134-page-310?lang=fr.
SOS Amitié, La revue, n° 137, été 2007: https://www.sos-amitie.com/wp-content/uploads/2021/06/134-L-ecoute.pdf
VANNESSE, Alfred, 2016. Chapitre 2. Être authentique. In : Écouter l'autre Tant de chose à dire. Chronique sociale. Comprendre les personnes, p.45-72. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/ecouter-l-autre--9782367171999-page-45?lang=fr.
WHITMORE, Sir John, 2023. 8. L’écoute active. In : Le Guide du coaching au service de la performance Principes et pratiques du coaching et du leadership. Paris : InterEditions. Accompagnement et Coaching, p.123-129. URL : https://shs-cairn-info.ezproxy.u-paris.fr/le-guide-du-coaching-au-service-de-la-performance--9782729623500-page-123?lang=fr.
Le mot "Pair" désigne une personne ayant le même statut social d'une autre personne. Du latin "par, paris" signifiant "égal" (en quantité, dimension, valeur), il est attesté depuis l'an 980 (TLFi) pouvant être employé avec l'adjectif "peer" signifiant "semblable" . Les pairs font partie d'une communauté (professionnelle, sociale) pour s'évaluer, se juger, etc. Le terme aidance est un néologisme utilisé en relation d'aide. C'est une aide morale et psychologique mobilisée par l'expérience d'une personne ayant vécue une maladie afin de contribuer à la juste compréhension de celle-ci par une autre personne. La pair aidance rejoint le savoir expérientiel acquis par l'auto gestion d'une pathologie afin d'envisager un accompagnement complémentaire, de façon formelle-informelle, ou visant un rétablissement partiel ou total. Il peut s'agir aussi de faciliter une adaptation à un nouveau projet de vie au regard des contraintes de la pathologie (maladies chroniques, handicaps, santé mentale, etc.). Le non-jugement caractérise cette entraide qui s'organise dans le champ institutionnel, associatif et se développe dans le secteur psychiatrique.
Concept associé: Patient expert
Pour aller plus loin: Cartographie des Groupes d'entraide mutuelle(GEM) : https://www.psycom.org/sorienter/les-groupes-dentraide-mutuelle/
Voir aussi: Bibliographie Pair-Aidance
L’affixe grec « phoné » signifie « son ». Associé au téléphone, cela implique la distance (au loin). L’élément « philie » est emprunté au grec ancien « philia » et signifie « amitié ». Ce terme est un néologisme utilisé par les écoutant.e.s formé.e.s à répondre aux appels de personnes en situation de souffrance. Le.la phonophile peut être défini comme une personne (homme, femme) utilisant l’absence de regard et bénéficiant de la distance géographique, pour entreprendre une conversation avec l'objectif d’en tirer un plaisir personnel, à l’insu de l’écoutant.e. Cela peut recouvrir plusieurs scénarios : - La personne phonophile peut éviter de parler de sexe, mais rechercher la régularité de la voix, provoquer des intonations, souvent féminine, avec l’intention de se caresser le bas du corps, lors de l’écoute. - La personne phonophile peut aussi évoquer des problèmes sexuels sans pour autant passer par l’acte d’onanisme, mais en tirant de cette conversation un plaisir personnel, différé, à l’insu de son interlocuteur.trice. Cette façon d’agir implique le non-consentement de l’écoutant .e. La personne dite phonophile est dans une logique perverse. L’écoutant.e exerce son droit de ne pas consentir en mettant fin à ce type de discussion. C.P.[DICOSI]. Dictionnaire des francophones:
https://www.dictionnairedesfrancophones.org/form/phonophilie/sense/lexical-sense%2Fvqq8fevao6ax61
Emprunté au latin classique "solitudo" signifiant « solitude, état d'abandon, vie isolée, sans protection », dérivé de "solus" (seul), la solitude a souvent été ressentie comme un fait négatif. Dans l'Ancien Testament, il est écrit "Il n'est pas bon pour l'humain d'être seul" ( livre de la Genèse chap 2, 18). Pour le TLF (Trésor de la Langue Française), en 1213, la solitude représentait un « état d'un lieu inhabité ou peu habité », puis, en 1409, un « lieu où l'on vit retiré, à l'écart du monde » Des congrégations religieuses préconisaient la solitude dans un esprit d'intériorisation. L'écrivain humaniste Petrarque décida, vers 1338, de se retirer du monde et de créer une bibliothèque. La solitude correspond aujourd’hui à la réalité sociale d'une personne se (re) trouvant sans lien amical, solidaire. La solitude peut être souhaitée ou subie, permanente ou momentanée. Elle a des raisons affectives, mystiques, romantiques. La solitude peut être féconde pour l'écrivain, amère pour une personne abandonnée, reposante pour des personnes actives, contrainte pour une personne en situation de précarité ou de handicap. Quête spirituelle ou d'origine économique, la solitude peut être perçue comme un échec, une faiblesse. Elle peut conduire vers l'isolement, c'est à dire séparé du reste de son environnement habituel. En santé mentale, elle est souvent associée à la dépression et peut être un facteur de risque pour les personnes ayant des idées suicidaires. En 2023, 12 % des Français se trouvent en situation d’isolement total, et une personne sur 3 n’a aucun ou qu’un seul réseau de sociabilité. En ce qui concerne le sentiment de solitude, 1 personne interrogée sur 5 indique se sentir régulièrement seule (21 %). Parmi elles, 83 % souffrent de cette situation, un chiffre en progression de 4 points par rapport à 2020 (Fondation de France). Expérience du délaissement, la solitude est vécue différemment selon les âges, « La solitude est une catégorie de l’être » (1). Un enfant peut se sentir seul quand personne ne veut jouer avec lui. Le sentiment d’isolement éprouvés par des adolescents peut être favorisé par une société individualisée, "alors qu’ils quittent le monde protégé de l’enfance où ils vivaient sous le regard des parents et adultes qui donnaient sens au monde, ils rencontrent parfois un vide : personne n’est là pour remplacer ce regard, pour leur dire comment faire, comment vivre, comment être..." (2). Si plus de quatre Français sur dix (44 %) affirment se sentir régulièrement seuls, les 18-24 ans sont 62 % à partager ce constat, contre 37 % chez les plus de 65 ans. Le processus de vieillissement peut caractériser une solitude irréversible. La famille et les ami.es disparu.es ou l'arrêt d'un travail conduisent vers le deuil d'une construction sociale parée de projets devenus inexistants. La solitude est alors un système déséquilibré de la vie psychosociale régie par la puissance d'agir. La solitude peut donner l'illusion que l'on ne participe plus au plan social des être humains. Certains éprouvent alors un sentiment de finitude (3).
PUIJALON Bernadette, « Paroles de solitude. « Un vieil homme est toujours Robinson » », dans : Philippe Pitaud éd., Solitude et isolement des personnes âgées. Toulouse, Érès, « Pratiques du champ social », 2010, p. 13-23.
DUPONT Sébastien, « L’adolescent et l’épreuve de la solitude », Revue de l'enfance et de l'adolescence, 2016/1 (n° 93), p. 121-130
LONGNEAUX Jean-Michel, « Chapitre 4. Toute-puissance et finitude », dans : Finitude, solitude, incertitude. Philosophie du deuil. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Hors collection », 2020, p. 159-199.
Pour aller plus loin: Melchior-Bonnet, Sabine. Histoire de la solitude. De l'ermite à la célibattante. Paris:PUF. 2024
Le verbe souffrir est issu du latin populaire « sufferire » avec altération du latin classique «sufferre » signifiant « supporter, se soutenir » et au sens figuré « endurer ». Il porte le même sens en ancien français (1150), « soferre ». Jusqu'au XVIIe s, ce verbe était en concurrence avec douloir (TLFi). Du lat. class. " dolor, -oris", la douleur est aussi une souffrance, construite à partir d’une expérience interne mais généré par des circonstances externes. Pour David Lebreton[1], « la douleur est propre à un organisme, à un processus neurophysiologique, la souffrance en est la résonance chez l’individu. Elle marque le niveau de pénibilité de la douleur pour l’individu à travers le prisme de son histoire personnelle et de la situation. Dans souffrance, il faut entendre sens. Si douleur est un concept médical, souffrance est le concept du sujet qui la ressent. C’est la dimension du sens qui donne à la douleur son intensité, sa souffrance, et non pas l’état réel de l’organisme puisqu’il n’existe pas en soi… ». La douleur morale peut évoquer la souffrance des individus liée aux conditions de travail. La douleur représente un mal-être, c’est aussi une réponse émotionnelle. Pour Emmanuelle Gilloots, « Avec ces réponses émotionnelles, comportementales et affectives, nous entrons dans le domaine où la douleur devient souffrance, où elle fait partie d’une expérience plus large mobilisant notre personnalité, notre mémoire, et nos systèmes de défense [2]».
[1] Le Breton, David. Douleur et souffrance : déclinaisons du sens. Revue des sciences sociales. 53 | 2015, 76-81.
[2] Gilloots, Emmanuelle. Souffrance et douleur. Gestalt. 2006/1 (no 30), p. 23-32
Emprunté au latin populaire « tripaliare » signifiant « tourmenter, torturer » avec le trepalium (appareil servant à ferrer les bœufs). Le travail implique de supporter une grosse charge. Il est attesté au Moyen-âge par les douleurs de l’accouchement, puis, au XIIIe s, à la peine supportée dans l’exercice d’un métier artisanal. Dans l’ancien français, travailler signifie «faire souffrir» (physiquement ou moralement) avec l’idée de transformation acquise par l’effort (travailler comme un cheval). En moyen français (1534) il s’agit « d’exercer une activité régulière pour assurer sa subsistance, d’où faire travailler, c’est-à-dire embaucher (1) » . Le travail n’est pas toujours associé à une profession, il peut être bénévole, par exemple. Il est déterminé par des capacités à exercer une activité dont l’objectif est de satisfaire un besoin (humain, matériel, financier). Il peut être associé à la femme au foyer qui travail sans reconnaissance rémunératrice. Il porte en lui la réalité d’une charge exigeante. Il peut être injuste, précaire, professionnalisant, usant, collaboratif, valorisant, déprécié…
Le travail caractérise l’activité humaine en transformant son environnement social. Il s’agit de « toute activité humaine finalisée par la production de valeurs d’usage matérielles et immatérielles (2)». Le travail est étymologiquement associé à la souffrance, au labeur, aux contraintes, à la souffrance.
Dictionnaire historique de la langue française. Paris : Robert : 2016
Freyssinet, J. (dir.) (2006). Travail et emploi en France. État des lieux et perspectives. Paris : La Documentation française IN MAILLARD Fabienne, « Travail » dans Jorro, Anne (Dir.). Dictionnaire des concepts de la professionnalisation. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur. 2022, p. 443-446
Le traumatisme est un événement brutal, inattendu provoquant chez les personnes (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, personnes en situation de violence, etc.) une déstabilisation psychologique nécessitant un accompagnement thérapeutique afin de construire de nouveaux repères de vie, de pouvoir gérer des transformations profondes et plus ou moins réversibles. Il y a le traumatisme affectif, infantile, psychologique, psychique.
Le terme vicariant, du latin "vicarius", induit le fait d'être exposé indirectement (par l'écoute, la prise en charge, témoignage, etc.) à la souffrance des autres tout en étant investit dans une constante attitude empathique du récit de l'autre. Par exemple, les infirmier-ières qui accompagnent des femmes victimes de violences conjugales, les travailleurs sociaux qui recueille les traumatismes des sans-abris en addictologie, etc.. Ce sont des facteurs de risques conduisant à une fatigue compassionnelle. "C’est en 1990 que Mc Cann et Pearlman (1990) font référence de façon spécifique aux expériences traumatiques vécues par des thérapeutes travaillant avec des survivants de violences physiques et ou sexuelles. Ultérieurement, leur définition est étendue, notamment par Saakvitne, Gamble, Pearlman, and Lev (2000) à un plus large groupe de personnes qui inclut tous ceux aidant des survivants ou des personnes traumatisées, telles que les gens du clergé (Day, Vermillyea, Wilkerson, & Giller, 2006), les travailleurs sociaux de première ligne (Pryce, Shackelfor, & Price, 2007) les professionnels du système judiciaire (Levin & Greisberg, 2003 ; Peters, 2007), les prestataires de soins (Madrid & Schacher, 2006 ; Shah, 2010). Un traumatisme vicariant peut donc apparaître chez tout professionnel travaillant avec des personnes ayant vécu des expériences traumatisantes. les professionnels du système judiciaire (Levin et Greisberg, 2003; Peters 2007), les prestataires de soins (Madrid et Schacher, 2006 ; Shah, 2010). Un traumatisme vicariant peut donc apparaître chez tout professionnel travaillant avec des personnes traumatisées" (Bouvier, G et al.). « Le processus de traumatisation vicariante est une violation répétée de nos convictions, valeurs et croyances. Il modifie le travail accompli par la lentille appelée “cadre de référence personnel” (Stévenin, F.)
Références bibliographiques:
BOUVIER, G. Les traumatismes vicariants : définition, contexte et propositions de prise en charge, European Journal of Trauma & Dissociation, Volume 3, Issue 3, 2019,pp. 163-169
BOUVIER, G; et DELLUCCI, H. Chapitre 25. Les traumatismes vicariants. In : TARQUINIO, Cyril, et al. Pratique de l'EMDR Introduction et approfondissements pratiques et psychopathologiques. Paris : Dunod. Psychothérapies, p.269-278. 2017.
STÉVENIN, Frédérique. Les échos du trauma sur les professionnels qui accompagnent les mineurs étrangers isolés. VST - Vie sociale et traitements, 2020/3 N° 147, p.80-86.
Pour aller plus loin: Comment préserver la santé mentale des professionnels de justice pouvant être confrontés à une fatigue compassionnelle ? Podcast, Radio France. Esprit de justice. France culture. Le traumatisme vicariant. Mercredi 23 octobre 2024: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/esprit-de-justice/le-traumatisme-vicariant-3701790
Dictionnaire de l'Académie de médecine: http://51.68.80.15/
Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert: https://portail.atilf.fr/encyclopedie/
Grand dictionnaire terminologique de la langue française (GDT): https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/
Littré: https://www.littre.org/
Outils linguistiques en ligne, Fouineux: https://www.fouineux.com/linguistique
Petit Larousse illustrée de 1905: https://dictionnaire1905.u-cergy.fr/
Trésor de la langue française informatisé: http://atilf.atilf.fr/
Glossaire psychologie sociale, The Insuisitive Mind : https://fr.in-mind.org/fr/glossary/letter_a
Robert en ligne: https://dictionnaire.lerobert.com/
ABCédaire de la santé mentale: https://drive.google.com/file/d/1VD5a8VfPL5_ZTnVYwZ6-ZheFi-Px_TGW/view?usp=sharing
https://traverses.net/index.php/reperes-theoriques/un-glossaire-traverses
Glossaire en promotion de la santé (santé publique) 2024: https://promotionsante-hdf.fr/app/uploads/2024/03/glossaire-promotion-sante.pdf