Les activités de recherche du Pr. Ibra Dioum s’inscrivent dans le domaine des télécommunications, de l’électronique radiofréquence et de l’intelligence artificielle appliquée aux systèmes sans fil. Elles sont structurées autour de sept axes complémentaires, menées au sein du Laboratoire d’Informatique, de Télécommunications et Applications (LITA) de l’ESP/UCAD, en collaboration avec des laboratoires internationaux de premier plan (LEAT — Université Côte d’Azur, Laboratoire Ampère — Lyon 1, IES — Montpellier, FEMTO-ST — UBFC, CROMA — Grenoble INP, Université de Brescia, Aalborg University). À ce jour, ces travaux ont donné lieu à plus de 64 publications scientifiques (IEEE, Springer, Hindawi, PIER), 8 thèses de doctorat soutenues et 12 en cours d’encadrement.
Axe 1 — Systèmes antennaires super-directifs et reconfigurables pour les applications sans fil
Contexte et problématique
Le monde moderne connecté impose des exigences croissantes en matière d’antennes électriquement petites (ESA) plus performantes. Les limites fondamentales des ESA en termes de facteur de qualité, de bande passante, de gain et de directivité ont été largement établies dans la littérature. En 1958, Harrington a formulé la limite de directivité maximale D = (ka)² + 2(ka), où (ka) est la taille électrique de l’antenne. Uzkov a par la suite démontré que la directivité de N éléments rayonnants isotropes placés à proximité immédiate les uns des autres peut atteindre N².
Orientation scientifique
Cet axe constitue le prolongement direct de la thèse de doctorat du Pr. Dioum, soutenue en 2013 au LEAT (Université Nice Sophia Antipolis) sous la direction du Pr. Cyril Luxey. Les travaux portent sur trois volets complémentaires :
• Super-directivité : conception de réseaux d’antennes super-directifs basés sur la théorie d’Uzkov, avec exploitation d’éléments parasites chargés par des composants passifs (inductifs ou capacitifs) et circuits Non-Foster pour éliminer le fort couplage inter-éléments. Les résultats obtenus atteignent un coefficient de réflexion de −29 dB, une efficacité de 96 %, un rayonnement avant/arrière de 5,25 dB / −11,5 dB et un angle d’ouverture de 117° dans toutes les directions.
• Reconfigurabilité en diagramme : développement d’antennes capables de commuter dynamiquement leur diagramme de rayonnement entre des configurations larges et monopolaires, avec une approche originale d’agilité par utilisation de coupleurs hybrides à branches (Branch-Line Couplers), évitant les composants actifs coûteux (diodes PIN, MEMS).
• Reconfigurabilité en fréquence et antennes multi-bandes : conception d’antennes MIMO compactes bi-bandes et multi-bandes pour terminaux LTE, 5G sub-6 GHz, NB-IoT et LTE-M, intégrant la théorie des modes caractéristiques (CMT) pour le positionnement optimal des éléments MIMO et l’isolation naturelle sans découplage classique.
Axe 2 — Développement d’antennes de tags RFID UHF pour des applications en environnements complexes
Contexte et problématique
L’évolution de la technologie RFID a entraîné des avancées significatives dans la conception d’antennes pour tags RFID UHF, particulièrement dans des conditions de fonctionnement électromagnétiquement difficiles. Un défi majeur est de maintenir une lisibilité cohérente des étiquettes UHF dans les bandes de fréquences régulées (860–960 MHz) lorsque l’environnement à proximité de l’étiquette est peuplé d’éléments conducteurs (métaux, eau, liquides biologiques).
Pour les matériaux non conducteurs (plastique, carton, verre), les conceptions à base de dipôle permettent typiquement d’obtenir une bande passante de fonctionnement couvrant les bandes désignées. En revanche, lorsque l’environnement est métallique, des résonances incontrôlées et des effets de désadaptation d’impédance apparaissent, entraînant une dégradation majeure de l’efficacité de rayonnement.
Orientation scientifique
Les travaux de cet axe visent à concevoir des antennes passives garantissant une adaptation d’impédance optimale avec les puces RFID commerciales (Monza R6, NXP UCODE) tout en maintenant des distances de lecture compétitives dans des environnements complexes. Plusieurs topologies sont explorées :
• Antennes dipôles méandrées compactes à large bande pour chaînes logistiques (75 × 28 × 1,6 mm³ sur substrat Taconic RF-35A2, validées expérimentalement en 2025).
• Antennes PIFA miniaturisées pour surfaces métalliques, éliminant les effets de désadaptation par plan de masse intégré.
• Antennes reconfigurables en fréquence par diode PIN, permettant la commutation entre sous-bandes RFID UHF régionales.
• Antennes flexibles passives pour le suivi de produits de santé : identification de poches de sang et solutions intraveineuses en milieu hospitalier, et suivi de bouteilles d’eau — applications critiques pour la sécurité sanitaire en Afrique.
Axe 3 — Topologie géométrique de réseaux de tags RFID : optimisation du transfert énergétique
Contexte et problématique
La mise en œuvre de la 5G et de l’IoT, couplée aux recherches sur les étiquettes de capteurs RFID, ouvre la voie à des applications sans précédent. L’évolution de la RFID nécessite une consommation d’énergie croissante : les tags sont équipés de nouvelles capacités (capteurs, actionneurs) et l’énergie reçue du seul lecteur peut devenir insuffisante. La nature passive continue des tags pourrait être menacée.
Orientation scientifique
Le concept proposé consiste à exploiter l’énergie réfléchie par les tags proches du tag « cible » pour compléter l’énergie reçue du lecteur. La théorie associée pour les conditions de champ lointain est développée, et l’impact de la position relative entre tags sur l’énergie totale captée est modélisé. Les couplages mutuels entre tags voisins et leur effet sur la puissance reçue dans un environnement dense sont systématiquement étudiés.
Les résultats, publiés dans le IEEE Journal of Radio Frequency Identification (2023), fournissent des considérations théoriques sur la dégradation ou l’amélioration du transfert d’énergie sans fil (WPT) en fonction de la distance inter-tags et de la disposition géométrique du réseau. Ces résultats ont des implications directes pour l’optimisation du déploiement de réseaux RFID dans les entrepôts, les chaînes logistiques et les inventaires automatisés.
Axe 4 — Intelligence artificielle et apprentissage automatique dans les réseaux d’accès radio ouvert
Contexte et problématique
L’évolution des réseaux d’accès radio vers des architectures ouvertes et désagrégées (O-RAN) constitue un paradigme transformateur pour les réseaux 5G et au-delà. L’intégration de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique dans l’O-RAN, à travers le RAN Intelligent Controller (RIC) et ses applications (rApps, xApps), permet une gestion intelligente et automatisée des ressources radio.
Orientation scientifique
Cet axe, en émergence, s’appuie sur les compétences accumulées dans les systèmes MIMO, le codage canal avancé (codes LDPC, codes polaires) et les techniques de détection itérative, pour développer des solutions d’allocation de ressources, de gestion du spectre et de codage adaptatif dans le contexte O-RAN. Les travaux intègrent :
• L’apprentissage profond (deep learning) pour l’analyse de performance de systèmes RF/FSO coopératifs basés sur des codes LDPC, avec résultats présentés à IEEE ICCC 2023.
• L’optimisation de la détection MIMO associée aux codes polaires, avec réduction de complexité par traitement itératif (turbo-égalisation) et concaténation codes polaires / STBC.
• La quantification efficace du feedback WLAN (EuCAP 2017).
• L’analyse des performances multi-utilisateurs dans les systèmes hybrides RF/FSO coopératifs avec tampons.
Axe 5 — Positionnement d’utilisateurs mobiles en intérieur par apprentissage automatique et empreintes WLAN
Contexte et problématique
Les services basés sur la localisation en intérieur (Indoor Location-Based Services — ILBs) sont devenus un composant essentiel pour de nombreuses applications : récupération d’informations, localisation d’appareils et de personnes, navigation piétonne. Le GPS présente des limites sévères en intérieur en raison de la faible pénétration de ses signaux à travers les bâtiments. Le positionnement par Wi-Fi (empreintes RSSI) constitue une alternative prometteuse exploitant l’infrastructure existante.
Cependant, les ILBs basés sur les empreintes digitales souffrent de deux problèmes majeurs : la construction laborieuse de l’ensemble de données et la précision de localisation dégradée par les obstacles, les zones encombrées et les signaux bruités.
Orientation scientifique
L’objectif est de concevoir un système de positionnement intérieur autonome et robuste pour les utilisateurs mobiles. L’approche proposée repose sur la technique d’empreinte digitale (fingerprint) RSSI, avec prétraitement par estimateurs MMSE (Minimum Mean Square Error) et filtre RLS (Recursive Least Squares) pour réduire le bruit des données. Les algorithmes d’apprentissage automatique sont ensuite appliqués pour l’estimation de position :
• Comparaison systématique de Random Forest, XGBoost et k-NN sur données RSSI bruitées.
• Réseaux de neurones convolutifs (CNN) et architectures profondes modifiées (VGG16 et AlexNet adaptées) pour la classification de positions intérieures, avec résultats présentés à IPIN 2025.
• Prise en compte de la posture de l’utilisateur (debout, assis, en mouvement) comme facteur discriminant, étudiée à ICICT 2024.
• Approche data-centric AI réduisant le temps de conception et d’évaluation de 12 à 6 unités comparativement aux méthodes existantes.
Axe 6 — Communications optiques sans fil (FSO) et sous-marines : systèmes hybrides longue portée
Contexte et problématique
La communication optique en espace libre (FSO — Free Space Optics) a été proposée pour la mise en réseau de bâtiments dans des zones où la fibre optique n’est pas applicable. Les systèmes FSO offrent des capacités de transmission en Gbps avec des techniques IM/DD (modulation d’intensité/détection directe) peu coûteuses et simples. Cependant, la turbulence atmosphérique constitue la principale cause de dégradation : les changements climatiques (température et pression) et les objets volants provoquent diffusion, atténuation et évanouissement du signal optique.
Ces effets de turbulence, classés en faibles (modèle log-normal, 1–5 km), modérés et forts (modèle gamma-gamma pour liaisons longues), nécessitent des techniques de mitigation avancées.
Orientation scientifique
L’objectif est d’étudier les systèmes coopératifs FSO en intégrant au niveau des relais et émetteurs des codes canal basés sur le LDPC. Les travaux couvrent :
• Le relayage DF (Decode-and-Forward) dans les systèmes mixtes MIMO RF/FSO avec codes GC-LDPC (Globally Coupled), QC-LDPC (quasi-cycliques) et SC-LDPC (spatialement couplés).
• L’analyse multi-utilisateurs avec tampons dans les systèmes hybrides RF/FSO coopératifs.
• Les limites du recours aux relais en série et l’exploration des relais en parallèle pour relier des sites distants.
• L’introduction innovante des réseaux optiques passifs en espace libre (Free Space Passive Optical Network).
• Un état de l’art complet sur les systèmes coopératifs en communication optique sans fil (JATIT 2020).
Axe 7 — IoT et IA pour le développement : agriculture intelligente, santé, éducation
Cet axe transversal vise l’application des technologies IoT et de l’intelligence artificielle à des problématiques de développement en Afrique subsaharienne, en particulier au Sénégal. Il couvre trois domaines applicatifs majeurs : l’agriculture intelligente (détection acoustique d’oiseaux nuisibles par IA embarquée, monitoring des sols par capteurs IoT), la santé numérique (médecine personnalisée basée sur l’IA pour le diabète, suivi RFID de produits sanguins) et l’éducation à distance (plugins Moodle personnalisés, télévision numérique terrestre interactive, plateformes WebRTC sécurisées pour l’apprentissage médical).
Cet axe se nourrit directement des projets de recherche en cours, notamment le projet TERRA-DIGIT (IoT, métagénomique et IA pour l’agriculture de précision, ESPOIR-Jeunes 2026), le projet E-TAKHAWAL-MaaS (mobilité urbaine multimodale) et le projet SolBioferti. Il illustre la vocation du laboratoire LITA à développer des technologies au service du développement durable, en lien avec les ODD des Nations Unies.
Mohamed BA
Sémou SALL
Khady KOUNTA
Demba BA
Ousmane DIEME
Hamidoullah DIAW
Mame Maty GAKOU
Arame SOW
Seydouna Hamza AMAR
Moustapha THIAM
Ousmane Affane NIANG
Aché ZAKARIA ALI
Mohamed BA
Mouhammad TOURE
Pape Waly SARR
Résumé
La technologie RFID étant très attractive dans le domaine des sciences technologiques et très appliquée pour l’identification d’une variété de produits et d’êtres humains. Les tags qui sont utilisés pour l’identification de ces produits rencontres des problèmes de fonctionnement face aux environnements complexes. Il est évident, dans ces situations, que le tag ait une grande robustesse afin de biens fonctionner sans dégradations de ses paramètres faces à ces environnements ce qui lui permettra de surmonter les effets de ces surfaces complexes.
Cette thèse porte sur la conception, l’optimisation et la réalisation d’antennes tags RFID UHF passifs robustes appliqués à des environnements complexes. Trois prototypes destinés à des applications différentes sont proposés dont le premier est un PIFA appliquer aux surfaces métalliques, le deuxième est un dipôle destiner à suivre certains produits utilisés dans la chaine d’approvisionnement et le dernier est un tag flexible appliqué dans le domaine médical pour l’identification des poches de sang et de solutions intraveineuses (IV). Pour améliorer la robustesse des tags, des techniques d’amélioration du gain d’antenne telles que les surfaces sélectives en fréquence (FSS) dont le conducteur magnétique artificiel (AMC) sont utilisées sur le PIFA et le tag flexible. L’application des tags sur différentes surfaces complexes a permis de voir leurs robustesses puis les prototypes réalisés permettent de confirmer les résultats de simulations. La validation faites par des mesures sur les prototypes réalisés montre que ces tags proposés peuvent fonctionner sur les environnements auxquels ils sont appliqués.
Mots clés : Système RFID, antennes tags, PIFA, environnements complexes, robustesses, miniaturisation des antennes, flexibilité, FSS, EBG, AMC.
Mamadou Mansour KHOUMA
Résumé
Bon nombre de systèmes dans la bande ISM comme l’Internet des Véhicules (IoV) par ses nœuds de capteurs, les modules Wi-Fi ect. utilisent généralement des antennes omnidirectionnelles. Ces d´dernières provoquent ainsi un gaspillage d’´énergie dû à leur rayonnement se faisant de la même façon dans toutes les directions.
Dans le contexte particulier de contrôler le rayonnement pour réduire les pollutions électromagnétiques, avec l’abondance inconsidérée d’objets connectés, ce travail est dans le cadre de proposer de nouvelles techniques de réseaux d’antennes superdirectifs et reconfigurables en diagramme pour application sans fil dans la bande ISM 2,45GHz. Il s’agit donc de systèmes multiantennaires basé sur la théorie d’Uzkov. Deux modèles de réseaux d’antennes superdirectifs sont ainsi dans un premier temps proposé par excitation de toutes les antennes par des courants d’excitation appropriés calculés au préalable. Dans le but d’´éliminer le fort couplage entre antennes, l’utilisation d’´éléments parasites par ajout de composants passifs (inductives ou ca- actives) simplement contrôlables a ´été proposée dans un second temps. Ces solutions présentent ainsi en simulation un coefficient de réflexion de −29dB, une efficacité de 96%, un rayonnement avant et arrière respectivement de 5, 25dB et −11, 5dB et un angle d’ouverture de 117°dans toutes les directions. Une campagne de mesures a été aussi effectuée après réalisation, permettant de voir la concordance entre les résultats de simulation et de mesure.
Mots clés : Superdirectivité, reconfigurabilté, théorie d’Uzkov, ´équations d’Uzkov, théorie de Non-Foster.
Mariame NIANG
Résumé
La géolocalisation permet d'estimer la position d'une cible ou d'un utilisateur. Le terme de positionnement peut être défini comme le processus de détermination de la position d'un objet ou d'une personne par rapport à un point de référence à l'aide de plusieurs technologies. Plusieurs technologies sont conçues pour suivre l'emplacement des utilisateurs mobiles. De nos jours, l'Homme a mis en place un système de positionnement par satellite, plus connu sous le nom de Global Positioning System (GPS) qui offre une précision suffisante à l'extérieur. Toutefois, le GPS présente un certain nombre de limites dues à la faible pénétration des signaux GPS à l'intérieur des bâtiments en raison d'obstacles. Par conséquent, la localisation peut être interrompue. C'est pourquoi des solutions alternatives de positionnement sont à l'étude. Le positionnement en intérieur par Wi-Fi (Wireless Fidelity) a attiré récemment l’attention de nombreux chercheurs. En effet, les communications directionnelles à 60 GHz sont vulnérables aux obstacles dans les réseaux à ondes millimétriques ce qui fait que l'estimation de la position de l’utilisateur est susceptible d’erreur. L'objectif de cette thèse est de concevoir un système de positionnement intérieur autonome et robuste pour les utilisateurs mobiles à l’intérieur des bâtiments. Nous proposons d'estimer l'emplacement de l'utilisateur mobile par la technique d’empreinte digitale (Fingerprint) qui est plus facile à réaliser mais du fait de sa précision comparé aux autres techniques classiques. La technique par Fingerprint est un processus en deux étapes, dans lequel une carte radio de la zone surveillée est construite en collectant l'intensité du signal à partir d'emplacements connus. Un emplacement inconnu est ensuite prédit en utilisant cette carte radio comme référence. Pour cette méthode, l’indicateur de l’intensité du signal reçu (Received Signal Strength Indicator, RSSI) est le plus souvent utilisé. Néanmoins, les valeurs de RSSI sont affectées par des fluctuations aléatoires causées par des phénomènes d'évanouissement et de trajets multiples, ce qui entraîne une diminution de la précision. En plus, les signaux sont très bruités. Dans ce cas, nous avons appliqué l’erreur quadratique moyenne minimale (MMSE) et le filtre des moindres carrés récursifs (RLS) afin de réduire le bruit des données. Ensuite, nous avons utilisé des algorithmes d’apprentissage automatique (Machine Learning, ML) pour estimer la position. Comparé aux autres approches, notre approche réduit de 12 à 6 le temps de conception, d’évaluation.
Mots-Clés : Positionnement intérieur, Wi-Fi, Fingerprint, Machine Learning (ML) algorithmes, Indicateur de l'intensité du signal reçu (RSSI), erreur quadratique moyenne minimale (MMSE), Filtre des moindres carrés récursifs (RLS).
Ibrahima GUEYE
Résumé
La communication optique coopérative ou la technologie MIMO virtuelle permet à un réseau optique en espace libre de coordonner la répartition des antennes et d'obtenir des gains de performances considérables, similaires à ceux des systèmes MIMO conventionnels. Elle permet des améliorations significatives en termes de capacité et de couverture de réseau. La communication FSO (Free Space Optics) coopérative est l’une des technologies les plus prometteuses pour la prochaine génération de réseaux de communication optique sans fil. Plusieurs travaux ont montré que cette technique de communication avait de meilleures performances par rapport aux techniques classiques dans les systèmes FSO. Cependant, pour résoudre le problème des turbulences atmosphériques et les perturbations dans les systèmes coopératifs FSO, plusieurs techniques de communication se limitent au modèle de transmission avec des relais. De plus, les modèles de communication supposent une connaissance parfaite du canal de transmission au récepteur, ce qui ne reflète pas le cas réel d’une transmission sur un canal FSO. Finalement, la communication coopérative dans les FSO a été étudiée partiellement. Les travaux antérieurs se sont limités à des modelés de transmission par relais et à des transmissions sans l’utilisation des codes correcteurs d’erreurs. Afin de remédier à toutes ces limites du modèle de communication coopérative FSO, nous proposons des architectures qui intègrent chacune de ces contraintes en utilisant les codes LDPC. Les résultats des simulations montrent les gains de performances des nouveaux modèles de transmission développés. Ceci nous a permis de comprendre le comportement du réseau optique coopératif avec les techniques de transmissions proposées et ces techniques de transmission offrant les meilleures performances en taux d’erreur binaire.
Mots-Clés : transmission optique en espace libre, codes LDPC, systèmes coopératifs, codes LDPC.
Kadidiatou DIALLO
Résumé
Cette thèse porte sur l’étude, la conception et l’optimisation d’antennes miniatures, multi-bandes et agiles en fréquence, destinées à des applications IoT et mobiles dans les bandes LTE et 5G sub-6 GHz. Ces antennes sont réalisées sur des plans de masse de dimensions 120x60 mm². D’abord la conception d’une antenne PIFA bi-bande, couvrant les bandes ISM 868 MHz et 915 MHz est effectuée. Ensuite, nous avons proposé la conception et l’optimisation d’un système multi-antennaires multistandards à deux accès, fonctionnant sur les fréquences basses de la bande LTE (700 à 900 MHz) et couvrant en même temps la bande LTE 2600 et une partie de la bande 5G [3,4 - 3,8 GHz]. Ce système antennaire est constitué de deux antennes PIFAs associées à des éléments parasites également de type quart d’onde, permettant l’élargissement de leurs bandes passantes dans certaines bandes de fréquences. L’une des antennes fonctionne sur trois bandes de fréquences, elle est agile en fréquence sur sa bande basse. L’autre antenne opère quant à elle sur deux bandes fréquences (la bande LTE 2600 et la bande 5G 3600). L’agilité en fréquence de l’antenne reconfigurable est obtenue au moyen d’une diode varactor polarisée directement sur le port d’alimentation de l’antenne à l’aide d’un circuit LC parallèle, connecté sur sa ligne d’alimentation. Enfin, grâce à l’étude des modes caractéristiques du plan de masse, les positions des différentes antennes du système MIMO sont choisies de manière à ce qu’elles soient naturellement isolées sans l’emploi des méthodes de découplage classiques. Le système final couvre la bande LTE [700 - 900 MHz], reconfigurable en fréquence, la bande LTE 2600 et une partie de la bande 5G [3,4 - 3,8 GHz]. Les mesures ont montré une bonne isolation des antennes (|S21|≤-20 dB) dans les deux bandes où le système fonctionne en mode MIMO. Les efficacités mesurées dans la bande reconfigurable ne sont pas très élevées, cependant, elles restent correctes pour l’application visée.
Mots clés : Antennes miniatures, reconfigurables, LTE, IoT, MIMO, modes caractéristiques
Lamine SANE
Résumé
L’évolution éclaire des exigences en haut débit et en hautes performances des systèmes de communication mobiles conduiront à l’utilisation de dizaine de milliards de petits objets communicants à l’horizon 2020 sous l’ère des réseaux de cinquième génération. Ces réseaux intégreront des technologies radio adaptatives. Les antennes reconfigurables ou adaptatives, particulièrement en diagramme de rayonnement constituent un élément essentiel de ces technologies. Les antennes reconfigurables en diagramme de rayonnement permettent d’économiser de l’énergie, d’éviter les bruits de source et fournissent une plus grande couverture.
Bien qu’offrant de bonnes performances, l’emploi des composants actifs tels que les diodes-PIN et les systèmes micro-électromécaniques MEMS augmente le coût et la complexité de fabrication des antennes reconfigurables en digramme de rayonnement mais également induit l’apparition d’effets résistifs qui diminuent les performances de ses antennes.
Les travaux de cette thèse proposent une nouvelle approche d’agilité en digramme de rayonnement par utilisation de simples lignes de transmission qui composent un quadripôle appelé coupleur hybride. Le principe de cette nouvelle approche consiste à modifier la configuration du diagramme de rayonnement du système antennaire par un simple ou une combinaison d’excitations permettant d’avoir de bonnes performances. L’adoption de cette technique devrait permettre de diminuer considérablement le coût de fabrication des petits objets communicants qui l’intègrent.
Mots clés : Antennes miniatures, agilité, diagramme de rayonnement, coupleur à branches, 5G.
Cheikh Brahim RABANY
Résumé :
Cette thèse porte sur l’étude des architectures systèmes de transmission optiques terrestres en espace libres adaptés aux milieux turbulents. La transmission optique en espace libre une solution candidate potentielle des réseaux très haut débit qui pourraient se substituer à une installation fibre ou à une liaison hertzienne si le besoin en capacité est plus élevée. La variation dans un milieu ouvert des caractéristiques physiques du milieu ambient le long du trajet de propagation de la lumière perturbe la direction des rayons lumineux. La turbulence naît avec les multiples changements des indices de réfractions dans le milieu donné. Ceci est dû à la dépendance entre la température et l’indice de réfraction du milieu. Les aspects de l’architecture système qui ont plus été discuté sont les modulations optiques, la diversité spatio-temporelle y compris les systèmes multi-antennes et les relais. Les études ont permis de dégager les limites du recours aux relais en séries pour relier deux sites très distants. L’option des relais en parallèle comme dans le cas des réseaux mobiles a été investigué. Il a été montré l’importance de privilégier un type de modulation. Une autre innovation de cette thèse est l’introduction des réseaux optiques passifs en espace libre. Les résultats des diverses simulations permettent d’apprécier les performances des architectures considérées selon que le milieu soit faiblement ou fortement turbulent.
Mots Clés : transmission optique en espace libre, systèmes multi-antennes, relais, réseaux optiques passifs
Madiop DIOUF
Résumé
Dans les systèmes de communication numérique modernes (objets communicants, assistants personnels, radiotéléphonies) une large part de l’efficacité des transmissions dépend des algorithmes de codage et de décodage de canal. Pour résoudre les contraintes de débit et de puissance d’émission, les réseaux de radiocommunication se tournent vers des systèmes à plusieurs antennes à l’émission et à la réception. Ces outils de la théorie de l’information, généralement utilisés en transmission numérique, sont exploités pour améliorer la détection des canaux MIMO. Nous utilisons, notamment, les codes polaires qui représentent, actuellement, la première et seule famille de codes permettant d’atteindre les deux limites établies par Shannon sur le codage canal et source.
Nos propositions dans cette thèse s’articulent autour de deux axes :
Pour le premier axe, un diagramme en block constituant les blocs fondamentaux en transmission de l’information, dont l’accent est mis sur le codage polaire de longueur moyenne, un détecteur de Minimisation d’erreur moyenne par annulation d’interférences successive (MMSE-SIC) et le décodage de canal d’Annulation Successive (SC).
Le second axe sera une continuité du premier consiste à concaténer les codes polaires au Space Time Block Codes, pour permettre d’exploiter la diversité, et ainsi d’avoir une grande capacité d’information.
Nous avons proposé des améliorations en y ajoutant le principe de traitement itératif (turbo-égalisation) qui effectue un échange d’informations entre un décodeur de canal et un égaliseur (ou détecteur) dans le but d’améliorer la fiabilité de l’information au fil des itérations. Nous avons montré que ce schéma une complexité moindre que celle utilisée par les codes LDPC (Low Density Parity Check) Non-binaires.
Mot clés : Codes polaires, SC, BP, MMSE-SIC, codes correcteur, MIMO, ML, encodage, décodage, complexité.