Chez Symposium, nous croyons fermement que la réalité du terrain est le meilleur catalyseur de vocations. Dans le cadre de notre programme de mentorat, nos bénéficiaires peuvent partir à la découverte du monde de l'entreprise. Aujourd’hui, nous donnons la parole à Souleymane, qui nous partage son expérience d'immersion dans le secteur de l'électricité, un domaine qui le passionne depuis toujours.
Pour Souleymane, cette journée d'immersion a été une véritable confirmation. Accueilli par des professionnels passionnés, il a pu plonger dans le quotidien d’un chantier et d'un atelier de maintenance.
« Cette journée s’est très bien déroulée. J’ai été très bien accueilli par les travailleurs de l’entreprise, qui ont pris le temps de me présenter leur métier et de répondre à mes questions. »
Souleymane a observé de près l’installation, la maintenance d'équipements électriques et l'application stricte des règles de sécurité. Ce qui l'a marqué ? L’esprit d’équipe, la cohésion et le côté concret du métier.
L’électricité n’est pas une nouveauté pour Souleymane. Dans son pays natal, il épaulait déjà son oncle sur des chantiers de bâtiment dès qu'il en avait le temps. Pourtant, la découverte du matériel et des infrastructures locales a été une révélation.
« Si ces équipements m'ont autant étonné, c'est parce que dans mon pays natal, je faisais déjà de l'électricité dans le bâtiment. En voyant ce matériel ici, j'ai été très impressionné et j'ai adoré l'expérience. J'ai été surpris par la diversité des missions et par l'importance de la précision. »
Cette confrontation entre son savoir-faire initial et les nouvelles technologies renforce sa détermination : l'électricité est sa voie.
La réussite d’un parcours d'insertion repose souvent sur des rencontres clés. Souleymane a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers les équipes qui l'ont accueilli, mais aussi envers une personne pivot de son parcours : son mentor.
« Un grand merci à mon mentor qui m'a beaucoup aidé et soutenu pendant mes stages d'immersion. Que le Bon Dieu vous bénisse et vous donne une longue vie. »
Le profil de Souleymane en bref :
Objectif : Poursuivre sa formation dans le domaine de l'électricité.
Recherche : Un contrat d'apprentissage (alternance) pour la rentrée 2026.
Atouts : Première expérience pratique à l'international, rigoureux, passionné, et déjà initié aux exigences du terrain.
Vous êtes une entreprise du secteur de l'électricité et vous cherchez un apprenti motivé, précis et prêt à s'investir ?
Contactez l'équipe de Symposium dès aujourd'hui pour échanger avec Souleymane et découvrir son profil complet.
Découvrez le témoignage d'Olivier, mentor au sein de notre association à Strasbourg, qui partage avec authenticité son parcours et son quotidien auprès des jeunes.
Je m'appelle Olivier, j'ai 45 ans et je suis mentor pour l'association Symposium.
Mon parcours personnel est un peu atypique. Je suis ingénieur en informatique et mathématiques appliquées mais malheureusement en 2010 une invalidité médicale m'a mis en retrait du monde du travail. Je fais donc du bénévolat pour occuper mon temps de façon intelligente et pour me rendre utile à la société. J'ai travaillé pour de nombreuses associations.
J'ai rejoint Symposium en mars 2026 en répondant à une annonce sur le site Jeveuxaider.gouv.fr. Je faisais déjà du mentorat pour une autre association. C'était une activité qui me plaisait bien et Symposium était l'occasion de me faire un réseau de plus et d'élargir encore mon cercle social.
Pour moi, le mentorat est un bénévolat très agréable et enrichissant. J'ai plaisir à partager mon expérience du monde de l’entreprise et de la vie en général.
Le mentorat est avant tout l'occasion d'avoir des échanges humains ce qui dans notre société moderne se fait de plus en plus rare. J'ai aussi plaisir à découvrir la vie de mes mentorés qui sont chacune singulières. C'est très enrichissant de découvrir un parcours différent du sien et de le suivre.
La rencontre d'un mentoré se fait généralement dans un bar de Strasbourg pour échanger et se découvrir l'un l'autre. C'est l'occasion de faire un point sur le projet professionnel ou diverses tâches comme travailler le CV. Nous parlons aussi de notre vie personnelle et par exemple de nos loisirs. Cela permet de créer du lien.
Je suis deux mentorés pour Symposium, Adama et Farouk.
Adama : Il a été mon premier mentoré. Je suis impressionné par son parcours. Adama est venu du Mali pour faire des études en France. Il est autonome et en plus de ses études il travaille dans un restaurant. J'ai plaisir à échanger avec lui car sans quitter Strasbourg j'ai l'occasion d'échanger avec une personne d'un pays que je n'ai jamais visité. C'est très enrichissant pour moi.
Farouk : Mon second mentoré est Farouk, il a un parcours scolaire atypique en étant à son troisième master. C'est aussi un trajet de vie intéressant à suivre.
Pour moi le mentorat me fait beaucoup penser à moi-même à l'époque où je finissais mes études et je cherchais mon premier emploi. J'étais un peu seul et je n'avais personne pour me conseiller. J'ai donc plaisir à aider mes mentorés dans cette période.
Je leur transmets aussi quelques clés pour ne pas aborder le monde du travail avec la naïveté normale d'une personne qui n'en a pas eu l'expérience. C'est très valorisant pour moi.
La principale difficulté du mentorat est le monde du travail. J'ai constaté que ce soit chez Symposium ainsi que dans l'autre association où je faisais du mentorat que les recruteurs sont très sélectifs dans leur démarche.
Il y a parfois aussi un non-dit dans le fait que le recrutement ne se fait pas souvent sur des profils différents comme le public visé par Symposium. Lors d'une formation de mentorat que j'ai eue et dans mon expérience personnelle, j'ai toujours remarqué cette particularité.
Le travail de mentor est donc d'autant plus essentiel que la recherche d'un emploi sera plus difficile pour les mentorés : il faut donc les accompagner pour leur transmettre courage et patience.
Grâce à Symposium, j'ai aussi pu passer un bon moment de détente avec mes mentorés. Symposium nous a offert des places aux Internationaux de Tennis Féminin de Strasbourg.
Nous avons pu passer un bon moment de détente avec une autre mentor et son mentoré en regardant la championne française Loïs Boisson. C'était pour moi et je l'espère pour mes mentorés un moment de partage agréable qui est aussi important dans le cadre d'une association.
Pour conclure, je dirai que l'expérience Symposium est enrichissante pour moi grâce aux échanges humains que j'ai pu avoir avec mes mentorés mais aussi avec les autres mentors ou l'association en général. Tisser des relations humaines est quelque chose qui doit redevenir essentiel de nos jours.
💡 Et vous, quel est votre parcours ? Que vous soyez en activité ou en retrait du marché du travail, vos conseils et votre écoute peuvent changer l'avenir d’un.e jeune. Rejoignez les mentor.e.s de Symposium dès la rentrée 2026 !
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Janvier 2026. Cela fait maintenant quatre mois que le programme de mentorat SYMPOSIUM, porté par l’association Edifis et soutenu par le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, a été lancé à Strasbourg.
Dans le même temps, depuis plusieurs années, beaucoup de secteurs peinent à recruter et la quête de sens au travail est l'une des priorités des collaborateurs.
Et si une partie de réponse à ces enjeux se trouvait loin des plans d’actions complexes… dans la simplicité d'une rencontre humaine ?
Nous mettons un coup de projecteur sur Fanny Houzelot, dirigeante de l’entreprise Techniques Electriques qui a fait le pari de proposer à ses équipes de devenir mentors. Ce fut l’engagement le plus rapide - moins d’une semaine entre le premier message de prise de contact et la candidature validée du mentor, ainsi que sa mise en relation avec un collégien de la Meinau.
L’entreprise TECHNIQUES ELECTRIQUES est spécialisée dans l’étude et la mise en place des équipements électriques dans l’industrie et le tertiaire. Fondée il y a plus de 30 ans, elle est basée à Erstein (67).
Qu’est-ce qui t’a donné envie de parler du mentorat à tes équipes ?
L’envie de faire connaître nos métiers aux jeunes. Cela devient tellement rare de trouver des jeunes intéressés par des métiers manuels comme le nôtre, que j’ai trouvé que l’initiative du mentorat pourrait créer des vocations.
Fanny Houzelot, dirigeante Techniques Electriques et responsable plénière au CJD Strasbourg
Avant d’en parler en interne, qu’imaginais-tu que cela pourrait produire… ou pas du tout ?
J’étais curieuse de savoir ce que cela allait produire et les réactions ont été très intéressantes, mais sincèrement, je ne savais pas en amont si cela allait engager certains salariés ou non.
Comment as-tu concrètement présenté le programme de mentorat à tes collaborateurs ?
La première étape a été de présenter le mentorat en Comité de Direction, afin de savoir si nous étions alignés. Une fois la validation du Comité de Direction, j’ai transmis un mail à l’ensemble de mes collègues afin de proposer le mentorat avec toutes les infos.
Quelles réactions cela a-t-il suscité en interne (questions, échanges, curiosité, freins) ?
Au niveau du Comité de Direction, cela a soulevé différents échanges et réactions très différentes. Certains n’y croient pas du tout et je ne cache pas que la géographie de résidence des jeunes a été un frein. D’autres n’y croient pas vraiment mais sans avis tranché. Et d’autres encore ont soutenu l’initiative car ouverte aux jeunes et leurs problématiques d’orientation. Au global, tous ont approuvé la communication aux salariés, mais plus ou moins convaincus d’une possible réponse.
Selon toi, quel est le rôle d’une dirigeante dans ce type de démarche : impulser, faciliter, donner l’exemple, laisser faire ?
Selon moi, il est important de faciliter ce genre d'interactions. L’impulsion aurait pu venir d’un autre collègue, mais lui permettre de la communiquer de manière plus formelle à tous est mon rôle. Ce qui me semble important aussi, c’est d’appuyer la démarche avec une possible visite d’entreprise pour le jeune par exemple.
Quand un collaborateur s’est engagé comme mentor, qu’as-tu ressenti en tant que dirigeante ?
J’ai été très fière d’avoir une réponse positive et aussi rapidement. D’autant plus que c’est un collègue récemment embauché qui a manifesté son envie de mentorer un jeune.
Qu’est-ce que cet engagement dit, selon toi, de l’envie de sens et d’utilité des professionnels aujourd’hui ?
Pour moi, le rôle de l’entreprise est au-delà de ses murs. Depuis quelques années, nous essayons de nous associer à des initiatives à l’extérieur de l’entreprise pour mettre en lien nos salariés et des actions à impact sociétal. C’est dans ce cadre que le mentorat prend toute sa place.
Photo : Techniques Electriques
Après la première rencontre, le mentor (Christophe) a qualifié son jeune d’”adorable, motivé, intéressé”. Qu’est-ce que ça t’évoque pour ton collaborateur, pour l’entreprise, pour le jeune ?
J’avais déjà compris que Christophe serait un excellent tuteur quand il a rejoint nos équipes en 2024. C’est une personne très investie, amoureuse de son travail qui arrive à détecter les capacités et à motiver les jeunes qui travaillent avec lui. Je pense à la fois que nous avons énormément de chance d’avoir accueilli Christophe car il fait évoluer notre entreprise vers plus d’ouverture aux jeunes et il nous permettra de les impliquer et de les faire progresser. Pour le jeune, je pense qu’il a énormément de chance d’avoir un mentor comme Christophe, et je pense que les échanges vont être riches et bénéfiques. J’ai hâte de le rencontrer.
En quoi le mentorat s’inscrit-il dans ta vision de la RSE et quels impacts sont importants pour toi ? Comment considères-tu le coût / bénéfice pour l’entreprise ?
En terme factuel, le coût est négligeable : une communication mail, un engagement (en-dehors des heures de travail), peut-être quelques heures engagées pendant les heures de travail pour la visite d’entreprise et certains échanges. Pour ce qui est des bénéfices, par contre, je pense que ça peut créer de l’engagement auprès des collaborateurs, de la fierté. Un autre bénéfice peut être de comprendre aussi les jeunes, leur parcours, leurs interrogations, etc. pour être plus à même de les intégrer dans nos entreprises.
Si tu devais donner envie à un·e autre dirigeant·e de proposer le mentorat à ses équipes, que dirais-tu, en une phrase ?
"Nous avons tous été impacté par des collègues, personnes passionnées par leur métier et qui nous ont donné envie de nous engager dans cette voie… devenons désormais mentor pour impacter l’avenir et engager les jeunes dans les métiers dont nous avons besoin !"
Comme le souligne Fanny, le coût pour l'entreprise est faible, mais l'impact sur la fierté des équipes et l'avenir des jeunes est immense. Le programme SYMPOSIUM offre le cadre pour tester cette démarche dès maintenant.
Lancé à titre d’expérimentation en septembre 2025, le programme de mentorat Symposium s’adresse particulièrement aux étudiant.e.s de collège, lycée et en études supérieures, issus des quartiers populaires à Strasbourg. L’objectif est de favoriser l’égalité des chances, permettre aux étudiant.e.s d’oser leurs ambitions, découvrir un domaine d’activité, renforcer la confiance et les « soft skills » et se créer un réseau.
Les mentors sont des professionnels actifs, bénévoles, qui dédient 2 heures par mois à l’accompagnement personnalisé d’un jeune (jusqu’au mois de juin). Que ce soit pour clarifier l’orientation, préparer des candidatures, découvrir un métier, le mentor est présent pour soutenir et accompagner l’étudiant.e.
Des ateliers collectifs peuvent aussi être proposés aux étudiants et un événement convivial viendra clore l’année et réunir tous les participants.
Vous aussi vous souhaitez donner du sens à votre RSE et/ou soutenir notre démarche ? Contactez-nous.
Les vocations de demain se révèlent aujourd'hui.