Pourquoi ai-je arrêter d'encapsuler le placenta ?
Certains me connaissant et surfant sur mon site seront surpris de constater l'absence d'un service : celui de la transformation du placenta.
Je vous explique pourquoi.
Voilà, je suis enceinte pour la deuxième fois. Et se pose la question du placenta.
Je dois admettre une chose : je ne sais plus d'où m'est venu l'intérêt pour cet organe de grossesse. Mais j'ai été interpelée par le fait qu'il soit considéré comme un déchet médical et qu'en France nous n'avons aucun droit dessus si nous accouchons en milieu hospitalier.
Mais qu'est-ce que le placenta ?
Le placenta est un organe vital pour le maintien de la vie in-utéro. Il relie l'enfant à sa mère et c'est par lui que se passent tous les échanges physiologiques nécessaires à la croissance de ce petit être à naitre. Il grandit en même temps que l'enfant au cours de la grossesse et "nait" peu de temps après la naissance de bébé. Sa naissance, ou expulsion s'appelle la délivrance.
La majorité des mammifères le mangent à la naissance de leurs petits. Les espèces faisant exception à la règle sont : les dauphins et les baleines. Les mammifères mangeant leur placenta le feraient pour effacer les traces de leur mise bas et donc se protéger des prédateurs, en plus de reprendre des forces suite à l'épreuve physique qu'ils viennent de vivre.
Le placenta est riche en nutriment et d'hormones soutenant la remise sur pieds de la nouvelle mère. Certaines études attestent que le placenta réduit le risque de dépression postpartum, favorise la montée de lait et le rétablissement de l'homéostasie hormonale de la jeune mère. Un beau cocktail précieux pour un postpartum immédiat plus serein.
Il peut se consommer cru, en smoothie, cuisiné selon ses goûts, déshydraté en gélules.
Ma deuxième grossesse s'est déroulée durant la crise du covid. J'ai pu donc me préparer, me renseigner et me former. Je me suis formée à distance avec Yaël Flauder qui est assistante sage-femme au Mexique. Formation intéressante, et mise à part le consommer, le placenta peut être transformé en attrape rêve, en teinture mère, crème, homéopathie. Il peut également resté relié au bébé jusqu'à ce que le cordon tombe seul (bébé lotus) et ou être enterré au pied d'un jeune arbre. Toute une symbolique. J'ai moi-même transformé mon placenta en gélules pour le consommer
Pourquoi après autant de bienfaits connus, pourquoi priverais-je priverai certaines femmes de tant de bienfaits ?
Surtout en Belgique où il est permis de repartir avec son placenta, quel que soit le lieu d'accouchement choisi !
J'y arrive.
A vrai dire, malgré ma conviction et ma passion sur les bienfaits de la consommation du placenta, je n'ai jamais été à l'aise à l'idée de le consommer ; je n'ai même pas consommé entièrement les gélules (qui ont finalement terminé au compost). C'est étrange... Et c'est il y a peu que j'ai osé demander à Dieu d'où venait cet inconfort si persistant. J'ai prié et ai cherché la position et tradition des chrétiennes ainsi que des juives sur le sujet.
Dans la Bible, un seul passage parle du placenta, dans un contexte dégradant du peuple de Dieu : il n'a pas suivi ses instruction et se retrouve en pleine famine. La femme est amenée à manger le fruit de ses entrailles, en cachette et avec honte. Le fruit de ses entrailles : son nouveau né et son placenta (Deutéronome 58 : 56-57). Cela est une interprétation, qui peut mener à discussion... J'ai donc continué mes recherche. Et rien. Je n'ai rien trouvé de précis si ce n'est que le placenta était couramment enterré au pied d'un jeune arbre pour le nourrir. Puis j'ai trouvé sur un forum une femme qui se posait les mêmes questions que moi. Un rabbin lui a répondu qu'il n'y a en effet rien d'indiqué dans la Bible à ce propos, mais que, considérant le placenta comme étant un organe humain, le consommer revient à pratiquer une forme de cannibalisme, que Dieu n'approuve pas. ça se tient.
Et de toute façon : ce qui n'est pas fait de pleine conviction est péché. Donc j'ai ôté la transformation de ma liste de services. Ca m'a demandé beaucoup car il rapporte beaucoup. Mais la paix du cœur n'a pas de prix. Et aujourd'hui, même si ça me demande de délaisser ce service, je suis en paix.