Saint laurent de Gosse

Saint Laurent de Gosse : petit village, du canton de Saint Martin de Seignanx, sa population actuelle est de près de 500 habitants, alors qu'elle était de 700 en 1900 et de 867 en 1860.

D'une superficie de 1739 hectares elle comprend deux zones géographiques distinctes : le séqué (partie haute) et les barthes (partie basse)

Histoire

C'est vers le VIIIe siècle que quelques habitants christianisés, des lieux actuels, se sont placés sous la protection d'un saint en "vogue", Saint Laurent martyre du IIIe siècle qui fut brûlé vif, par les romains.

Le nom, Gosse, ajouté ensuite à Saint Laurent, est une entité géographique correspondant à une seigneurie ou bailliage (baronnie de Gosse attestée en 1242 possession des Albret vers 1340).

A pris le nom de VERTU sous la Révolution.

Vie rurale

L'importance du fleuve Adour comme axe de communication et de transport de marchandises a fait que c'est la partie basse du village qui a été longtemps la plus active (gabarriers, pêcheurs, chasseurs, …). Situation inversée aujourd'hui, puisque c'est sur le séqué qu'on trouve artisans, agriculteurs, éleveurs - conserveurs, et population importante de résidents (ouvriers, fonctionnaires, employés …) ayant leur lieu de travail à proximité (Bayonne Anglet Biarritz).

Agriculture élevage

C'est la principale activité du village, avec la maïsiculture (440 ha), l'arboriculture (kiwi 1ha), le pâturage (157 ha) et l'élevage des bovins (blonde d'aquitaine et holstein), de volailles, canards et poulets (fermes - conserveries).

Artisanat

On trouve au village un boulanger, un garagiste, un électricien, un plombier sanitaire, une entreprise de travaux agricoles, et une de travaux publics.

Pêche

Si elle a perdu de son importance, quelques pêcheurs professionnels, inscrits maritimes depuis Colbert, tirent profit pendant la moitié de l'année de leurs prises (elles se raréfient) de saumons, aloses, lamproies et pibales (alevins dédaignés autrefois et très prisés aujourd'hui par les espagnols et … japonais).

Chasse

Toujours pratiquée dans les barthes, les "tonnes" à gibier d'eau (canards, oies) "échappent" parfois aujourd'hui aux autochtones, au profit de citadins très aisés.

Curiosités :

  • L'église pittoresque avec son clocher-mur et son cimetière attenant où l'on trouve les caveaux des familles de la Croix de Ravignan ou Roll Montpellier. A l'intérieur armoiries du Prince Noir sur la clef de voûte du chœur.
  • Château de Roll Montepellier (XVIIIe siècle) au milieu d'un parc de 1,5 ha en bordure de l'Adour.
  • Château de Lagurgue (XVIIe siècle) proche du bourg ; ancienne caverie, liée à l'histoire du célèbre prédicateur Xavier de Ravignan.
  • Le château Larunque, détruit par le feu et restauré récemment, et où vécut Louise de Vilmorin.
  • Le château vieux (Bellocq) au centre bourg habité par des descendants de la famille de Roll Montpellier.
  • Croix de Lestage, au sommet d'un piton d'ophite (propriété communale), lieu de pèlerinage annuel.
  • Les fontaines, d'Histis (proche des barthes), de Lagurgue (avec lavoir), et d'Hosses, proches du bourg.
  • Les tourbières biotopes remarquables. L'une d'elle est exploitée par une société produisant du compost.
  • Les portes à flots, ouvrages typiques, assurant une régulation des eaux dans la barthe, à la sortie des canaux et esteys.