« La qualité de l’air est un enjeu majeur pour la santé et l’environnement », cette phrase lisible sur le site du ministère de la Transition Ecologique, Pierre-Charles Maria, président de l’association AtmoSud, l’avait bien compris, il y’a 50 ans déjà. Récemment réélu à la présidence de son association de surveillance de la qualité de l’air, il propose un outil gratuit pour « prendre en compte la qualité de l’air lors de vos activités sportives et dans votre quotidien »
par Vadim Milliex
Le site internet d’AtmoSud s’ouvre sur les prévisions heure par heure de la qualité de l’air dans la région.
Il occupe et a occupé de nombreuses fonctions : maire de Peillon, président de plusieurs associations agréées de surveillance de la qualité de l’air, professeur de chimie et vice-président délégué à l’environnement et au développement durable à l’Université Côte d’Azur. Dès les années 70, il a pour objectif d’offrir une meilleure qualité de l’air, plus récemment, suite à sa réélection à la présidence de l’Observatoire de la qualité de l’air : AtmoSud, en décembre 2023, Pierre-Charles Maria a renouvelé sa volonté de « surveiller, évaluer et informer sur la qualité de l’air dans la région, et accompagner les acteurs territoriaux dans la préservation de l’air et la lutte contre le changement climatique. »
Soulignant que chaque être vivant est un « consommateur de l’air qu’il respire », le président d’AtmoSud proteste qu’il faut que « la qualité de l’air soit un paramètre à prendre en compte obligatoirement dans toutes les décisions d’aménagement »
Cette mission, Pierre-Charles Maria, se l’est donnée il y’a 50 ans déjà. Il a réussi avec le temps à fixer à la région des seuils de pollution de l’air à ne pas dépasser. Pour cela, les nombreux polluants que l’on peut retrouver dans l’air sont continuellement mesurés et analysés par des « systèmes métrologiquement très contrôlés ».
« Plus l’effort est intense, plus vous êtes exposés »
Sur le flyer d’AtmoSud, le sport est mis à l’honneur. Sachant que la consommation d’oxygène est multipliée par au moins quatre lors d’une activité sportive, le bout de papier indique qu’un effort intense expose davantage à un air nocif et « qu’une meilleure qualité de l’air préserve vos capacités respiratoires et améliore vos performances ».
Ces mesures de la qualité de l’air sont disponibles gratuitement sur le site internet d’AtmoSud. Présenté comme étant « un allié sport et santé », le site internet, montre une carte de la région, avec « un indice horaire, journalier ou annuel qui permet la prise en compte de la qualité de l’air lors de vos activités sportives et dans votre quotidien ». C’est grâce à cet indice nommé « ICAIR », qui prend en compte quatre polluants réglementés, qu’un sportif trouvera le moment propice à une activité sportive extérieure et en dehors des pics de pollutions atmosphériques. C’est particulièrement important d’après le professeur Maria, qui alerte sur la présence de particules fines PM2,5 très dangereuses pour l’humain. « Sur la période 2016-2019, Santé publique France estime que chaque année près de 40 000 décès seraient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules fines (PM2,5) »