On entend souvent que la pratique sportive permet de vivre mieux et plus longtemps ou que faire du sport est bon pour sa santé. Effectivement, mais seulement si l'on respecte certaines conditions, dosage, progressivité, individualisation...
Allier le plaisir à la performance, à l'effort ou le bien-être à la réussite n'est pas une chose facile.
La pratique sportive ne se limite pas à l'activité physique, elle développe la persévérance, le courage, l'altruisme, la volonté... Pour atteindre ses objectifs, des sacrifices sont souvent nécessaires, parfois ingrats, entre le temps d'investissement et le résultat, entre les heures d'entraînement et les performances.
L'équilibre se trouve entre le confort et l'inconfort, certains parleront alors du flow. Il s'agira d'élargir sa "zone de confort" en augmentant ses capacités d'adaptation et de récupération. Le corps est intelligent et possède un potentiel d'adaptation méconnu ou méprisé. Sortir de temps en temps de sa zone de confort est nécessaire mais seulement à condition que ce soit toujours en sécurité et de manière progressive.
Par exemple, la gestion de la fatigue pour les sports de longue durée est un problème majeur. Souvent, les triathlètes ou les traileurs confondent la quantité de travail, le volume et la qualité. Mais penser qu'il suffit d'augmenter les charges de travail pour provoquer une adaptation physiologique et donc progresser est une démarche trop simpliste. Ce modèle ne peut fonctionner que si le sportif est capable de supporter les accumulations des contraintes des charges d'entraînement.
L'entraînement ne doit pas aboutir à une fatigue (musculaire, physiologique, nerveuse, émotionnelle,...) dépassant les capacités d'adaptation du corps au risque de tomber en surentraînement.
Une bonne planification regroupera les éléments suivants :
Se fixer des objectifs concrets et réalisables
Mettre en relation ses qualités et les exigences de l'épreuve choisie
Prioriser ses objectifs et définir ses échéances
Découper le programme en étapes progressives à l'aide de séances cibles
Réguler et ajuster sa progression
Gérer et entretenir sa motivation
On distingue la motivation intrinsèque (je le fais pour moi, mon plaisir) et la motivation extrinsèque (je le fais pour ce que ça va me rapporter, une certaine reconnaissance sociale par exemple), nous sommes animés par les deux avec souvent une dominante.
Voici quelques pistes pour se préparer :
Le premier pas est le plus difficile, c'est celui du choix, décider que l'on a le choix de faire progresser les choses même si c'est dans une petite mesure. On peut choisir de ne pas tout subir. La marge de manœuvre reste à déterminer, elle doit être identifiable, réalisable et évaluable. Les tests marquent les progrès réalisés et renforcent alors un cercle vertueux.
Ce cercle est déterminé par sa capacité à augmenter ses possibilités de concentration et de connexion ou de reconnexion à ses objectifs. Savoir qui on est et pourquoi l'on a choisi telle ou telle épreuve sportive. De plus, il faut également avoir une grande capacité de déconnexion, souvent au moment de l'épreuve pour être libre et en possession de tous ses moyens. Lorsque l'athlète rentre sur la piste pour courir, ça devrait être comme rentrer dans une cours de récréation pour venir jouer avec ses copains. Là encore, c'est une question d'équilibre à trouver.
Pour faire grandir ce cercle vertueux :
Il existe des questionnaires pour aider à comprendre son fonctionnement.
Jouer à la fois sur l'intensité et la relaxation.
Avoir un contrôle sur ses distractions. Ne pas se laisser dominer par les écrans par exemple.
Apprendre à s'auto-discipliner.
Voir toujours le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide.
Se mettre dans les conditions de l'épreuve, la désacraliser.
L'autohypnose ou réciter un mantra en boucle lorsque l'on décroche.
Collaborer, développer l'esprit d'équipe et se faire aider.
Accepter de ne pas être parfait, juste humain.
Ce discours théorique ne remplacera pas l'expérience acquise par sa propre pratique. C'est pourquoi, j'ai décidé de passer à la pratique et de tester les capacités d'adaptation du corps au froid. On ne triche pas avec le froid, on ne peut pas faire mine d'être concentré ou de méditer. C'est un combat d'adaptation.
Suite à une formation Wim Hof, je me suis lancé dans cette expérimentation mentale. Voici deux hivers que je passe en short et t-shirt. Expérience intéressante qui m'a permis d'apprendre beaucoup de choses que je développerai plus tard.
Contact : lemetayer.ch@gmail.com