Le Monument aux Morts de la commune a été inauguré le mardi 20 avril 1920, sur la place de l'église St Vincent.Une date qui correspondait à la date fixée pour la confirmation des enfants et à la venue de l'Evêque de Nantes, Monseigneur Louis-Marie Le Fer de la Motte.
Dès l'Armistice, le conseil municipal décide de perpétuer le souvenir des 43 morts et disparus de la guerre 1914-1918. Une souscription publique a été organisée. Le maire, Joseph Sennot de la Londe et deux anciens Poilus, ont parcouru la commune et recueilli 2 600 francs, auprès de 270 donateurs.Le conseil municipal décide d'y ajouter 800 francs, prélevés sur le produit de la vente des permis de chasse et sur le produit de la vente de terrains communaux. Un comité de six personnes, présidé par le Marquis de Dion, conseiller général et député, proposa d'édifier, avec cette somme, un monument en forme de pyramide posé sur un soubassement de granit. Les fondations de l'ouvrage et le charroi des blocs furent effectués, bénévolement, par les habitants. La dépense totale se situant aux alentours de 3 800 francs, à laquelle il fallait ajouter 600 francs, pour la fourniture de plaques de marbre gravées des noms des soldats de la commune morts ou disparus pendant la guerre.
Pour trouver les ressources manquantes, M. Jaunet, conseiller municipal et ancien vice-président de la société de tir Le guidon de Thouaré annonce que l'assemblée générale, réunie le 1er février 1920, décide de dissoudre la société et vote l'attribution d'une somme de 500 francs, au profit du comité du monument aux victimes de la guerre. Le monument donna lieu à une première cérémonie, le 2 novembre 1919, puis fut béni le 20 avril, en présence de toute la population locale.
Déplacé, à plusieurs reprises, pour faciliter la circulation et le stationnement, il se trouve aujourd'hui dans l'ancien cimetière, situé le long de la voie de chemin de fer.