Marcher, déambuler, observer les détails de l’architecture de la ville d’Angers. La ville garde des traces de ceux qui la traversent ; ils la parcourent et en font l’expérience chaque jour, depuis des années. De passage dans la ville, les passants gravent les murs, laissent leur empreinte dans le tuffeau, une pierre tendre qui appelle la trace.
Des inscriptions amoureuses, rebelles, imagées, codées, bien gardées par les murs de la ville. Révélés par la souplesse de la mine de plomb frottée sur le papier, ces graffitis sont à taille réelle. Le dessin sur la feuille est la trace originelle, sans artifice technologique. Cette pierre sensible, presque vivante révèle les mots de la ville. Ils sont l’émotion de l’instant pour certain et dégradation pour d’autre, mais ils participent d’une certaine manière au récit historique de la ville. Chaque empreinte dans la pierre immortelle est alors le témoin du passage des habitants. Elles sont la petite mémoire urbaine, une documentation du temps qui passe.
Ce livre raconte une histoire, l’histoire de la ville d’Angers, où la feuille de papier est le seul filtre qui sépare le lecteur du réel.