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Retrouvez ici le lien vers la boîte à outils présentée : dans les différents dossiers vous retrouverez notamment des exemples de cahiers des charges, de courriers pour les agriculteurs, un modèle de délibération communale, etc.
Retrouvez ici les réponses aux questions "l'aménagement de mares agricoles et forestières"
Comment savoir si le terrain est bien imperméable, hydromorphe ? D’où vient l’eau pour remplir la mare (type d’eau, transport, quantité (ordre de grandeur) ? Les communes ont-elles accès aux subsides de la PAC ?
Des indices au niveau de la végétation propre aux zones humides, de l’engorgement prolongé du sol, du relief, de la présence d’autres plans d’eau peuvent communiquer du potentiel de rétention de l’eau à un endroit du terrain. Ensuite confronter ces données de terrain avec la carte des “types de sol” de la R.W. sur walonmap (voir indice de drainage). Pour aller plus loin voir la fiche de boite à outils : https://drive.google.com/file/d/1eCupIPHsbeWtdBHwnU9ZcePjG0fUNKzQ/view?usp=drive_link ou demander conseil à Natagriwal, au DNF. Un sondage en creusant un trou de 1mx1mx1m et en y observant la fluctuation du niveau d’eau au fil du temps peut également être un bon test pour évaluer le futur maintien de l’eau dans la mare. Un assèchement temporaire de la mare en été (idéalement août-septembre) ou lors d’une année exceptionnellement sèche est acceptable et normal à certains endroits, en fonction du climat.
Dans le cas d’une mare naturelle en milieu agricole ou forestier, l’eau provient principalement du ruissellement de surface ou souterrain, parfois d’une nappe souterraine. Alimentée par l’eau de pluie ou des petites résurgences d’eau. En cas d’une mare didactique bâchée, moins intéressante biologiquement mais à grande portée de sensibilisation et d’éducation, il faudra remplir immédiatement la mare à l’aide d’une citerne d’eau (de pluie si possible). Attention que le pompage dans les cours d’eau est interdit.
Les communes peuvent tout à fait avoir accès au subside de la PAC tant que les travaux se situent en zone agricole et respectent la destination du subside. Demander conseil à Natagriwal ou voir la boîte à outils = https://drive.google.com/drive/folders/1tNl-qtEZ-qawbtiVPrE9GzhTsaeRVR8J?usp=drive_link
Préconisez-vous de réaliser un essai de sol avant d’envisager un creusement de mare ?
Si un doute persiste, il est tout à fait possible et judicieux de réaliser un sondage en creusant un trou de 1mx1mx1m aux différents endroits pressentis pour les mares et y observer la fluctuation du niveau d’eau au fil du temps. Cela vous donnera un bon indice quant au potentiel de maintien de l’eau dans la mare. Un assèchement temporaire de la mare en été (idéalement août-septembre) ou lors d’une année exceptionnellement sèche est acceptable et normal à certains endroits, en fonction du climat.
Comment s’assurer que le sol est suffisamment imperméable ?
Des indices au niveau de la végétation propre aux zones humides, de l’engorgement prolongé du sol, du relief, de la présence d’autres plans d’eau peuvent communiquer du potentiel de rétention de l’eau à un endroit du terrain. Ensuite confronter ces données de terrain avec la carte des “types de sol” de la R.W. sur walonmap (voir indice de drainage). Pour aller plus loin voir la fiche de boite à outils : https://drive.google.com/file/d/1eCupIPHsbeWtdBHwnU9ZcePjG0fUNKzQ/view?usp=drive_link ou demander conseil à Natagriwal, au DNF. Si un doute persiste, il est tout à fait possible et judicieux de réaliser un sondage en creusant un trou de 1mx1mx1m aux différents endroits pressentis pour les mares et y observer la fluctuation du niveau d’eau au fil du temps. Cela vous donnera un bon indice quant au potentiel de maintien de l’eau dans la mare. Un assèchement temporaire de la mare en été (idéalement août-septembre) ou lors d’une année exceptionnellement sèche est acceptable et normal à certains endroits, en fonction du climat.
Si malgré tout on est proche d’une route, quelles mesures prendre pour limiter le côté « piège écologique » ? (Projet de creuser une mare là où historiquement il y en avait une, sur conseil du DNF)
Si peu de passage de voiture, peu problématique. Sinon plusieurs pistes de solutions :
Prévoir la plantation de haies et l’installation de fascines entre la route et la mare qui pourront protéger la mare des pollutions de la route et former une séparation physique avec la route pour la faune (aussi pour éviter le dépôt de déchets, de poissons rouges, etc).
Favoriser le maintien des amphibiens sur le terrain en leur prévoyant des habitats terrestres (pierriers, tas de branches, haies, ronciers, hautes herbes, zone en friche, etc). Afin de leur permettre de vivre sur le terrain sans devoir traverser la route
En cas de traverser massive et de risque important d’écrasement, prévoir des ramassages d’amphibiens au niveau des points de passage lors des migrations saisonnières pour la reproduction (début du printemps). On place des barrières et des sceaux enterrés dans lesquels tombent les amphibiens. Des bénévoles viennent ensuite les ramasser et leur fond traverser la route. Voir avec la Régionale Natagora sur votre zone.
Prévoir un crapauduc – passage sous la route pour la petite faune qui permet la traverser sans risque d’écrasement.
Favoriser les connexions écologiques et aménagement du côté opposé à la route afin de maximiser l’accueil de la biodiversité tout au long de l’année et limiter l’obligation de traverser pour la faune.
Quid de la sécurité d’une mare à proximité d’un sentier ? du point de vue du risque de noyade pour de jeune enfants, faut-il clôturer ?
La mare en pente douce et pas trop profonde limite déjà les risques de chutes accidentelles. Il vaut donc mieux faire attention la pente côté sentier soit-elle aussi en pente douce. Néanmoins, pour éviter tout risque, il peut être possible d’installer une clôture, type clôture en noisetier avec des passages à prévoir pour la petite faune.
Le subside de la PAC pour une mare agricole (en zone agricole) est-il accessible aux non-agriculteurs ?
Le subside pour la réalisation des mares (intervention 355 de la PAC) est accessible au non-agriculteur tant que les travaux ont lieu en zone agricole et dans un objectif de développer le réseau écologique.
Mare = solution pour concentrer les eaux de pluies dans les champs cultivés où ruissellement ? Quid des pulvérisations et de la sédimentation ?
Les mares sont majoritairement creusées dans des prairies permanentes, des tournières enherbées, des vergers, des parcs. Elles le sont plus rarement dans des cultures pour ces raisons. En cas de subside ou de prime annuelle de la PAC, aucune pulvérisation ou épandage ne peut se faire à moins de 12 mètres de la mare. En cas d’implantation de la mare en périphérie d’une culture, ces conditions restent d’application mais en plus, il faut essayer de mettre le plus de distance possible avec les parcelles pulvérisées. Former des barrières naturelles avec des haies, des fascines, pour faire barrage aux produits phytos et sédiments. En cas d’axe de ruissellement important, la mare ne pourra pas de trouver en aval direct d’une terre culture ou il faudra la placer hors de l’axe de ruissellement.
Combien de temps pour arriver à l’équilibre d’une mare ? pas d’introduction de plantes oxygénantes ?
Dans la mesure où la mare est un milieu dynamique qui va évoluer tout au long de son existence, cela va dépendre de ce qu’on entend par équilibre. Afin d’accueillir un maximum de biodiversité et avoir un herbier bien développé, je dirai que la mare a généralement besoin de 2 ans afin d’avoir une végétation bien installée. Les premiers occupants sont visibles dès les premières semaines de la mare et les première plantes généralement la première année. Néanmoins, cela va varier fortement en fonction de la situation de la mare, son exposition au soleil, à la pollution organique, de la présence d’habitats aquatique/humide proche ou non, de son substrat, ... Si la mare est naturelle (sans bâche) je déconseille d’installer des végétaux et recommande d’observer ce que la nature va y placer elle-même. Eviter à tout pris les plantes oxygénantes non indigènes/envahissantes qui sont un fléau pour l’environnement. L’installation anthropique de végétaux dans une mare mène généralement à un comblement plus rapide de celle-ci et empêche parfois le développement d’autres végétaux/animaux plus pionniers. Cela est différents en cas d’une pollution organique importante où l’installation rapide de végétaux peut participer à l’épuration de l’eau.
Mare accessible au bétail à apport excessif d’azote (bouses) ne va-t-il pas favoriser l’arrivée d’algues et la fermeture de la mare ?
En cas de pâturage, la mare doit être clôturée à 75% afin de limiter le piétinement et la pollution organique. 25% peut rester accessible au bétail pour l’abreuvement. Plus la mare est grande, plus la pollution organique sera diluée. Il est aussi possible de complètement clôturer la mare en cas de pâturage intensif ou de petite mare. Privilégier l’abreuvement du bétail au point bas de la mare plutôt qu’au point haut afin d’éviter l’accumulation de bouse au niveau du ruissellement alimentant la mare.
Comment rendre une mare étanche de manière respectueuse de l’environnement en cas de sol perméable (dans un jardin par exemple) ?
La solution la plus sure et moins couteuse reste la bâche EPDM même si le matériau n’est pas très écologique. Elle reste relativement pérenne si on installe les bonnes protections (géotextiles, grillage à poules, contre racines, pierres et micromammifères) et de bonnes pratiques. Bien veiller à remplir immédiatement une mare “artificielle” pour éviter à la bâche de bouger. Une imperméabilisation avec de larges couches d’argiles (plusieurs dizaines de centimètres) est aussi envisageable mais coute beaucoup plus cher pour des résultats plus mitigés (risque de fissures et d’infiltration en cas d’assèchement de la mare) et demande l’intervention d’un entrepreneur expérimenté.
https://reseaunature.natagora.be/fileadmin/Projet_Reseau_Nature/Fiches_JNat/JNat_Mare.pdf
Les mares n’augmentent-elles pas le drainage et l’évapotranspiration des zones humides ? Ne faut-il donc pas que le projet de creusement soit soumis à une évaluation biologique (LCN dérogation), voire EAI ? Quid des déblais ?
Pour cette raison, il faut bien évaluer la valeur de l’habitat déjà présent avant de prévoir l’implantation des mares et veiller à ce que l’aménagement soit réalisé avec parcimonie et ne nuise pas aux espèces /habitats déjà présents. Néanmoins, zones humides et mares peuvent faire bon ménage. Tout va dépendre de l’alimentation hydrique du lieu et d’où on va placer les mares (en amont ou en aval de la zone humide, en plein centre ou en périphérie). Une mare peut légèrement drainer les zones victimes de ruissellements périodiques mais ne changera pas le caractère humide d’un terrain constamment hydromorphes. Une zone humide se situe généralement sur une nappe d’eau affleurante dont le niveau ne sera pas affecté par la mare. Si la zone humide est alimentée principalement par un ruissellement de surface, la mare débordera et alimentera l’habitat humide. Les zones humides sont rarement alimentées par un faible ruissellement mais si c’est le cas, il vaudra mieux placer les mares en aval/point bas de la zone humide pour être sûr de ne pas contrevenir à l’alimentation hydrique du terrain. Par ailleurs, il faudra veiller à ne pas dévier la course de l’eau (source, ruissellement). Si on installe une mare, il faut s’arranger pour que le point bas/de débordement de la mare permette à l’eau de suivre la même voie qu’avant l’aménagement et ainsi préserver les habitats en aval. Attention également à étaler les remblais en dehors des zones humides afin de limiter au maximum la surface impactée par les travaux. Il faudra également essayer de travailler en périphérie de la zone plutôt qu’en plein milieu afin d’éviter de saccager la zone avec le passage des machines. Et bien sûr, ne réaliser les mares que sur une proportion faible de la zone humide et conserver la majorité de l’habitat en état. Attention à bien évaluer la qualité de la zone humide. Une mégaphorbiaie n’aura pas le même intérêt qu’une prairie intensive dominée par les graminées.
Les mares n’augmentent ni l’évapotranspiration qui est réalisée par les végétaux, ni l’évaporation qui a lieu en surface des masses d’eau. Or, au contraire, une mare concentre une plus grande quantité d’eau sur une surface en contact avec l’air plus réduite. L’eau s’évaporera donc moins vite dans une mare relativement profonde que dans l’eau d’une lame d’eau peu superficielle qui chauffe beaucoup plus vite et subi plus d’évaporation éolienne dû à sa surface de contact plus étendue.
Enfin, toute création de mare demande un permis dans laquelle une notice d’évaluation des incidences environnementales doit être rédigée. Il y a donc bien un contrôle quant à l’impact de l’aménagement sur l’environnement.
Le CoDT ne prévoit-il pas de creuser d’une mare de moins de 10 ares en zone agricole sans permis d’urbanisme ?
NON
Dans le CoDT, il est écrit :
“La mare est autorisée aux conditions cumulatives suivantes :
1° sa profondeur d’eau est de 2 mètres maximum ;
2° sa superficie est de 10 ares maximum ;
3° une partie de son périmètre présente une pente très douce ;
4° son contour est irrégulier ;
5° elle est entourée d’une zone tampon non exploitée ou exploitée de manière extensive.”
Autorisée, ne veut pas dire dispensée de permis. Seulement qu’elle respecte les critères établis dans le CoDT pour être qualifiée de “mare”. Les mares ne peuvent être exemptées de permis que dans un rare cas repris ici : https://www.uvcw.be/no_index/codt/Tableau-nomenclature-petits-permis-Instructions-administratives.pdf “Une ou un seul(e) par propriété c’est-à-dire qu’il n’en existe pas d’autre sur la propriété ; Situation : dans les espaces de cours et jardins et les parcs ouverts au public ; Implantation : à 3,00 m au moins des limites mitoyennes. ; Superficie maximale : 100,00 m².
Les déblais nécessaires à ces aménagements n'entraînent aucune modification sensible du relief naturel du sol au sens de l’article R.IV.4-3 sur le reste de la propriété.” Voir également : https://wallex.wallonie.be/files/medias/10/CoDT.pdf pg. 277 - Art. R.IV.4-3. Modification sensible du relief du sol.
Vous y verrez qu’il est malheureusement impossible de creuser une mare sans rentrer dans les conditions nécessitant un permis pour modification sensible du relief du sol. Sauf si vous êtes dans le seul cas d’exemption repris précédemment.
Qui assure financièrement et humainement l’entretien ?
Le propriétaire/l’agriculteur (qui perçoit une prime annuelle si la mare est déclarée à la PAC). La prime annuelle couvre bien plus que le coût d’entretien d’une mare qui est très faible et qui ne demande qu’une gestion très exceptionnelle (coupe des arbres/végétation ligneuse qui pousseraient sur les berges toutes les x années (ou tous les deux ans si on ne veut pas les laisser prendre en taille) pour garder la mare ouverte + curage en cas d’atterrissement avancer de la mare, ce qui n’intervient généralement que tous les 15-20 ou 30 ans selon le ruissellement et la taille de la mare). A l’aide d’une pelleteuse ce travail peut être réalisé en une demi-journée pour un cout faible. Lors du subventionnement d’une mare, le bénéficiaire s’engage à garder la mare en état (via l’entretien cité précédemment) pour une durée minimale de 15 ans. S’il veut garder sa prime après cela, il devra bien entendu continuer l’entretien de la mare.
Est-il favorable de mettre un EPDM au fond de la mare ?
Seulement quand le sol est perméable et ne permet pas la rétention de l’eau naturellement. Il vaut mieux chercher les zones avec un sol imperméable/argileux, si on veut réaliser une mare naturelle. Néanmoins, pour une mare de jardin, didactique près d’une école, on n'a pas toujours la chance d’avoir un terrain hydromorphe. A ce moment, l’utilisation d’une bâche EPDM peut tout à fait être recommandée. Voir guide pour une mare bâchée ici : https://reseaunature.natagora.be/fileadmin/Projet_Reseau_Nature/Fiches_JNat/JNat_Mare.pdf
Est-il intéressant de semer des plantes de mégaphorbiaies sur les pourtours pour accélérer la restauration ?
Cela va dépendre du contexte de la mare et de sa proximité avec une telle végétation. Selon l’hydromorphie du sol, les plantes de mégaphorbiaie ne sont pas toujours adaptées même sur les berges d’une mare. Le mieux est généralement de laisser la nature sélectionner elle-même la végétation à y installer. Néanmoins, dans un contexte assez pauvre en biodiversité, le semis d’espèces de mégaphorbiaie telles que la reine des prés, les cirses des marais, etc peut favoriser une plus grande biodiversité. Il faut alors veiller à les semer sur des sols hydromorphes, ne pas mettre de plantes envahissantes et surtout pas exotiques. Les graines doivent être sélectionnées avec soin. Attention par exemple à la massette qui envahit très vite l’entièreté de la mare et appauvrit son intérêt lorsqu’elle l’a complètement colonisée. Attention également à la fermeture/assombrissement de la mare par une ceinture de végétation trop haute et dense. Ne pas hésiter à ouvrir/rabattre la végétation sur la berge sud de la mare pour permettre un bon ensoleillement.
Comment garder un équilibre dans la mare ?
Donner toutes les chances à la nature de s’y établir. Former un bon maillage écologique autour de la mare et prévoir des abris terrestres (haies, ronciers, tas de pierres, tas de branches, hautes herbes, zone en jachère, etc) pour permettre l’installation d’un maximum d’espèces et leur circulation. Prévoir également quelques tas de pierres dans la mare servant d’abris et de substrat pour des végétaux. Assurer un bon ensoleillement de la mare et éviter les effluents chargés en pollution organique ou chimique (eaux usées, terres amendées, pulvérisation, ruissellement de la route, etc). Assurer un bon ensoleillement à la mare et à ses berges. Veiller à ne pas laisser les arbres complètement envahir la mare et ses berges (éviter trop d’ombrage, la chute des feuilles dans la mare et le pompage de l’eau). Placer la mare de façon qu’elle soit bien alimentée en eau souterraine ou de pluie/ruissellement de surface. Si elle s’assèche lors de période plus sèche ou en fin d’été, cela peut être normal et un cycle naturel de la mare. La mare est un habitat très dynamique qui sera en constance évolution, jusqu’à son atterrissement total si aucune intervention n’est menée (après 15 ans ou plus selon la mare). Une mare à l’équilibre est donc une mare qui peut jouer son plein potentiel d’accueil de la biodiversité mais n’est pas figée dans le temps.
Comment gérer son entretien ?
En maintenant les berges ouvertes, c’est à dire couper la végétation qui deviendrait trop massive et envahissante et qui ombragerait la mare. Principalement sur la berge sud afin de permettre un bon ensoleillement. En général un tel entretien ne devra être fait que tous les 2-3 ans selon le développement de la végétation. Effectuer ce travail à l’automne. Il faut éviter le développement d’arbres dans la mare et sur son pourtour direct afin de limiter l’ombrage, la chute de feuilles dans la mare et le pompage de l’eau par l’arbre.
Après 10-15 ou 20 ans, un curage est parfois à prévoir. Lorsque la mare est fortement atterrie (accumulation de vases et sédiment dans le fond de la mare) et qu’il ne reste qu’une faible lame d’eau superficielle en surface ou plus d’eau du tour, un curage à la pelleteuse pour recreuser la mare et retrouver de l’eau libre sera à effectuer. C’est une opération exceptionnelle et peu couteuse à réaliser hors de la période de reproduction des amphibiens (entre septembre et janvier - privilégier septembre et octobre si possible afin de permettre à la faune dérangée de se trouver un nouvel abri pour l’hiver)
Pourrait-on disposer de modèle de cahier des charges ?
Oui, disponible dans la boîte à outils : https://drive.google.com/drive/folders/1wovHDGubCKcTcbBjj4Iic_hKP_QeE4Xf?usp=drive_link
Il s’agit d’un cahier de charges assez lourd et long qui a été rédigé selon les exigences de la commune de Ciney. Les cahiers de charges peuvent plus light que celui-ci tant qu’ils reprennent bien toutes les exigences et caractéristiques à donner aux mares.
Peut-on avoir un avis « Natagora » sur un projet sur le terrain (localisation, espèces à favoriser) ? Est-ce gratuit ? A quel Prix ?
Actuellement, la petite équipe mares agricoles travaille sur un territoire défini en Condroz namurois et liégeois ainsi qu’en Famenne. Vous pouvez néanmoins contacter Natagriwal qui vous conseillera très bien pour cela. Vous pouvez également faire appel à un parc naturel proche s’il y en a un ou à la régionale Natagora de votre zone.
Ce n’est peut-être que sémantique… Quelle est la différence en « déboisage » et « déboisement » ?
En effet, le mot déboisage a été prononcé par erreur durant la présentation. C’est bien de déboisement ou d’abatage dont il s’agit. Le déboisage étant l’action d’enlever le soutènement en bois d’une mine. Cela ne concerne généralement pas les chantiers de mares
Est-ce que les aides de la PAC suffisent à convaincre les agriculteurs alors que les mares demandent quand même un certain entretien ?
La prime annuelle couvre bien plus que le coût d’entretien d’une mare qui est très faible et peu contraignante. La mare ne demande qu’une gestion très exceptionnelle pour de la coupe d’arbres/végétation ligneuse qui pousseraient sur les berges toutes les x années (ou tous les deux ans si on ne veut pas les laisser prendre en taille) pour garder la mare ouverte + curage en cas d’atterrissement avancer de la mare, ce qui n’intervient généralement que tous les 15-20 ou 30 ans selon le ruissellement et la taille de la mare. A l’aide d’une pelleteuse ce travail peut être réalisé en une demi-journée pour un cout faible. Lors du subventionnement d’une mare, le bénéficiaire s’engage à garder la mare en état (via l’entretien cité précédemment) pour une durée minimale de 15 ans. S’il veut garder sa prime après cela, il devra bien entendu continuer l’entretien de la mare sinon il n’est pas obligé de continuer à l’entretenir (même si c’est préférable). Il tirera un bon bénéfice des aides PAC même en soustrayant le cout de la gestion, surtout que la réalisation de la mare peut être entièrement financée via l’intervention 355 de la PAC.
C’est vraiment un des aménagements les moins contraignantes en termes de gestion, une fois qu’il est réalisé.
Pourquoi prévoir de laisser 6 mètres entre un cours d’eau et la future mare ? D’où vient cette règle ?
Il s’agit du droit de servitude et d’activité et du comportement prévu dans la Législation sur les cours d’eau non navigables. https://inondations.wallonie.be/home/cours-deau/droits-et-devoirs.html
“Il est interdit d’obstruer ou de déposer à moins de 6m de la crête de berge des objets ou matières pouvant entraver le libre écoulement des eaux, ou pouvant être entrainés par les flots et causer la destruction, la dégradation ou l’obstruction des cours d’eau non navigables, et c’est aussi valable dans des zones soumises à l’aléa d’inondation, même dans des zones d’aléa faible”
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Retrouvez ici la carte de répartition des espèces menacées.
Téléchargez ici les différentes fiches espèces: Le lucane cerf-volant | La coronelle lisse | Le crapaud calamite | Le nacré de la bistorte
Retrouvez ici les réponses aux questions concernant la conférence "La protection de 4 espèces avec BiodiverCité"
Dans le cadre de la réaffection d'une ligne de chemin de fer, quelles précautions encourager voire imposer au gestionnaire de la ligne ? Quel impact des herbicides ? Quelles alternatives ?
L'idéal est de faire une étude d'incidence pour avoir de recommandation adaptées au site et espèces présente. Dans tous les cas, voici déjà quelques bonnes pratiques à encourager :
- Dégager au maximum les abords (talus) de la voie par débroussaillage (et déboisements)
- Réétendre du ballast sur les côtés
- Plutôt que de les évacuer hors site, conserver les vieilles traverses en bois et les déposer en tas, de une à trois traverses, sur les accotements de la voie
- Pour les herbicides, il faut une dérogation. Mais à priori, l'utilisation non excessive d'herbicides sur les voies n'est pas problématique pour les reptiles.
Retrouvez ici quelques documents utiles, complétments des différentes visites de terrain.
Thématique 1 : Cours d'eau et étang
Guide d'entretien des ripisylves : Definition et recommandation de gestion de toute végétation ligneuse présente sur les berges et les rives des cours d’eau. Une brochue du SPW
Le curage des cours d'eau : Quand et comment le pratiquer ? brochure du Contrat de Rivière Meuse Aval.
Thématique 2 : Favoriser le vieillissement des arbres et la présence de bois mort
Dossier "Plus de bois mort en forêt" de Forêt et Naturalité : Le dossier aborde, entre autres, la biodiversité liée au bois mort et les mesures nécessaires à sa conservation, le rôle du bois mort dans le maintien de la productivité des forêts et le stockage du carbone, les idées reçues sur la perception du bois mort par les forestiers et le grand public.
Roue de la Naturalité : Contactez Forêt et Naturalité pour découvrir cet outil et apprendre à évaluer la naturalité des forêts grâce à la "Roue de la Naturalité". Un excellent outil pour une sortie nature avec vos citoyens.
Trophée du Chronoxyle Doré : Concours ouvert jusqu’au 30/11/2024, n'hésitez pas à participer et à relayer l'info à citoyens.
Connaître, conserver et promouvoir les arbres-habitats - un guide technique réalisé par l'Institut fédéral de recherches WSL en Suisse et qui présente des schémas très didactiques sur les arbres-habitat et la typologie des dendromicrohabitats.
Site web suisse avec beaucoup de ressources pour Connaître, protéger et promouvoir les vieilles forêts, le bois mort et les arbres-habitats.
Un guide pratique pour la mise en place d’une Trame de Vieux Bois, réalisé par l'IPAMAC, Association des Parcs naturels du Massif central.
Comment identifier les arbres à conserver pour la biodiversité ? Intérêt et gestion selon leur typologie (vivants à micro-habitat, senescent, mort).
HabiApp - une application qui permet d'inventorier les arbres-habitats (geolocalisation, type de micro-habitat, etc.). A tester en inventaire participatif avec vos citoyens ?
Thématique 3 : Écopâturage et verger
Visuel "Ecopâturage": Un visuel puor expliquer l'écopaturage à vos citoyens. A utiliser en affiche ou panneau didactique.
Fiche explicative: une brochure pour expliquer l'écopâturage.
Excercie pratique réalisé lors de l'atelier: Découvrez les questions à vous poser pour réaliser un projet d'écopâturage.
Listing des plantes toxiques pour les animaux: Brochure explicative reprenant les noms des plantes et un visuel
Listing des races menacées: Brochure explicative reprenant les noms des plantes et un visuel
Exemple de convention: Convention de partenariat pour mettre en place de l'éco-pâturage
Fiche technique: Fiche technique présentant l'ecopaturage en mode de gestion de la rénouée.
Guide technique: Comment réussir son écopâturage. Guide technique édité par le Conseil départemental de la Mayenne.
Annuaire Localifruits de professionnels formés spécifiquement à la conception et entretien du verger
Fiches conseils au verger de Certifruit (conseils de taille, choix des varirétés, porte-greffe, etc.)
Thématique 4 : Mise en place et gestion des prairies fleuries
Fiche technique : création et entretien d'une prairie fleurie
Thématique 5 : Réserve Naturelle
Démarches et étapes pour la mise sous statut d'une parcelle communale
Nouvel AGW relatif aux réserves naturelles et cavités souterraines d'intérêt scientifique. Celui-ci approuvé en mai 24, devrait être publié d'ici la fin de l'année au Moniteur belge. Il entrera en application dès publication, excepté certains articles liés aux subventions qui entreront en vigueur au 1er janvier 2025.
Thématique 6 : Aménagements pour les chauves-souris
Fiche du SPW connaître et protéger les chauves-souris
La partie 'chause-souris' du site web biodiversitéwallonie.be qui reprend les clés de détermination, les étapes clés pour faire un inventaire, etc.
Exemple du gîte réalisé à Rochefort. Découvrez l'album photo des différentes étapes.
Retrouvez une mine d'informations sur le site Plecotus de Natagora (conseils, malle pédagogique, fiches d'encodages, PPT, etc.)
Un guide technique pour la prise en compte des Chauves-souris dans les infrastructures de type « pont » (par Picardie Nature)
Superbe brochure réalisée par Bruxelles Environnement sur comment protéger les chauves-souris (quel gîte pour quelle espèce, périodes clés de l'année pour une chauve-souris, etc.)
Pistes et exemples concrets pour intégrer la conservation des chauves-souris dans la planification des infrastructures de transports (structure guide vers les ouvrages de franchissement, conseils technique pour l'installation de nichoirs sur un pont, les bons et mauvais reflexes, etc.). Borchure réalisée par l'Office Fédéral des routes et l'Office Fédéral de l'envirionnement FR-2017
Thématique 7 : Les pollinisateurs
Pour reconnaitre les grandes catégories d’abeilles sauvages ? Voici une clé de détermination simplifiée des Apoideae (sapoll.eu)
Quelles plantes mellifères pour vos aménagements ? Le guide incontournable à ce sujet publié sur Ediwal
Une malle pédagogique pour faire découvrir les pollinisateurs lors d’une activité pédagogique (tout public à partir de 10 ans) ? (sapoll.eu)
Formation Naturascope
Découvrez le site labiodiversitedansmacommune
Invitez les experts locaux à s'inscrire pour vous accompagner dans le déploiement des projets sur votre territoire.
Découvrez ici le résumé de la visite de terrain aux mares de l'Orneau.
Vous souhaitez plus d'informations sur le naturascope, connaître les prochaines séances de formation, contactez-nous
Chaudfontaine a été récompensée pour son projet de restauration de la lande calaminaire de Mehagne.
Ce projet a permis de rouvrir un réseau de milieux métallifères rares en Région wallonne et même en Europe, un point qui a particulièrement séduit le jury. Le site est reconnu comme habitat Natura 2000 (reconnaissance Européenne de son importance biologique) et Site de Grand Intérêt Biologique (reconnaissance régionale). « Ce projet de restauration dans la trame verte de la commune de Chaudfontaine se fait aussi avec les communes voisines pour améliorer la connectivité écologique et pour que toutes les espèces présentes sur ce site puissent se développer et migrer vers d’autres sites proches » souligne Nicolas Delhaye, chef de cantonnement de Liège, Direction de la Nature et des Forêt (DNF – SPW). L’attractivité pour la faune a également été prise en compte grâce à la création de micro-habitats pour les insectes et reptiles thermophiles.
Le jury a félicité la réflexion de la commune pour restaurer cet habitat exceptionnel en Wallonie et l’implication citoyenne qui accompagne ce projet depuis le début.
Faimes reçoit le trophée "Trame bleue" pour pour son projet de «Réhabilitation de la zone d’immersion temporaire de les Waleffes ».
Un projet innovant de transformation d’une zone d’immersion temporaire, initialement dédiée à la gestion des inondations, en une zone humide permanente de 200 m². Nathalie Vanroy, membre du Groupe Nature de Faimes explique : « Nous avons travaillé sur la trame bleue en créant cette mare qui est maintenant permanente alors qu’auparavant, c’était un fond humide qui s’asséchait régulièrement. »
Le jury a salué cette réalisation exemplaire pour son approche réfléchie et rigoureuse, qui a inclus un inventaire standardisé et la consultation d’experts avant le début des travaux. La rareté des zones humides en pleine Hesbaye sèche a également été un critère déterminant dans sa nomination.
L’emplacement de cette zone humide est stratégique, car elle favorise la connectivité avec deux réserves naturelles voisines. Pour renforcer cette cohérence écologique, la parcelle communale a été entièrement aménagée afin d’accueillir la biodiversité : prairies fleuries, haies de fruitiers et bientôt, des saules taillés en têtards. Ainsi, cet espace s’est transformé en un refuge essentiel pour de nombreuses espèces d’amphibiens, d’insectes et d’oiseaux.
Retrouvez ici les documents présentés par Florian Grosjean de l'UAP sur le stand "Végétal d'ici". N'hésitez pas à le contacter pour vos journées de l'arbre en novembre. www.uap.be
Brochure de présentation de la charte Végétal d'ici.
Brochure "haie" qui reprend les pépinieristes et des fiches techniques par essence locale.
Retrouvez ici les energyzers présentés lors de l'événement. N'hésitez pas à les utiliser lors de vos rencontres citoyennes BiodiverCité.
Découvrez ici le lien vers le blind test.
Retrouvez ici le visuel de l'animation "attrape le bic du voisin"
Vous avez réalisé un projet de mare dans le cadre de BiodiverCité ?
Contactez Adalia, il y a deux propositions de visuels "mare"à personnaliser.
Découvrez ici les visuels disponibles (en bas de la page web et dispo e allemand).
Contactez Eve Libois pour la personnalisation.
Découvrez ici l'aftermoovie de la journée :
Quelques photos de la journée :
Encore merci à toutes et tous d'avoir fait de cette journée une réussite