L'Aventure à Vélo de Jenny & Ahmed
Paths 2 The Soul - Épisode 006
De Landeck à San Valentino alla Muta (04 au 08 avril 2025)
Pays Visités :
L'Aventure à Vélo de Jenny & Ahmed
Paths 2 The Soul - Épisode 006
De Landeck à San Valentino alla Muta (04 au 08 avril 2025)
Pays Visités :
En route vers l'Italie…
Pendant ces quatre jours, on alterne travail au camping, balades en pleine nature, nuits glaciales sous la tente et rencontres chaleureuses. On franchit la barre des 1000 kilomètres, on suit les traces de la Via Claudia, et on passe enfin en Italie. Entre efforts intenses et moments de grâce, l’aventure continue… toujours plus haut, toujours plus loin.
Notre carte cycliste, de Landeck à San Valentino alla Muta.
Petite pause à Landeck - Jour 01
Entre claviers et camping : une journée au ralenti...
Réveil matinal au camping de Landeck, bercés par le chant des oiseaux. Après un petit-déjeuner dans la fraîcheur du matin, la journée s’écoule entre travail sur tablette et téléphones portables, d’abord au chaud dans le local commun, puis sous un soleil radieux de 20°C. Petite marche jusqu’au château (fermé), sandwichs faits maison, et café de fin d’après-midi, au prix d'un léger écart au budget. Ahmed est éreinté par le travail numérique, on termine la journée par des pâtes au pesto, improvisant avec les plaques du local après avoir épuisé notre gaz. Jenny optimise l’eau de cuisson pour préparer quelques œufs durs. Le camping s’anime avec l'arrivée de nouveaux voisins. Erwin, rencontré la veille, débouche une bouteille : ici, chacun partage ce qu’il a. Jenny, consciente de l’hospitalité reçue, offre des fruits secs en retour. Erwin partage ses cartes routières et ses souvenirs de voyages à moto au Maroc, en Turquie et bientôt dans les Balkans. Fatiguée, Jenny esquive la traditionnelle poire à 40° du soir et s’évade au bord de la rivière pour écrire, songeant à l'équilibre difficile entre aventure et surcharge numérique.
Réveil au Camping 🌞
Avec un petit déjeuner de Champions 🏆
Le Chateau de Landeck 🏰
Petite pause à Landeck - Jour 02
Quand les montagnes murmurent des légendes...
Réveil frisquet vers 7h, mais bien au chaud dans notre sac de couchage parfait, à condition de ne rien laisser dépasser ! Jenny commence la journée avec un thé vert et savoure une douche bien méritée, shampoing Lidl à la main. En découvrant quelques longs cheveux blancs récemment apparus, elle hésite : les enlever... ou les assumer ? Dehors, le camping s'anime. Jenny discute avec deux petites filles venues camper et skier avec leurs grands-parents. Elles ont entendu parler de "Zud-Korea", et Jenny leur montre la Corée du Sud sur la carte, elles sont bouche bée ! Petit-déjeuner improvisé et deuxième tentative pour Ahmed avec flocons, raisins et banane, une demi-portion et ça passe. Puis chacun se met au travail : Ahmed s'attaque au blog, Jenny prépare des vidéos pour Instagram et une surprise pour le passage des Alpes à 1800 m. Thé à portée de main, chacun s'installe à son poste, Jenny au soleil, Ahmed dans le local. Pendant que nos voisins partent au ski, nous enchaînons clavier et montage jusqu’à 12h30, avant de décider une pause rando. Kebab sur le pouce, puis cap sur les montagnes avoisinantes sous un soleil un peu plus doux que la veille. En route, débriefing sérieux : comment mieux s’organiser pour ne pas passer trop de temps devant les écrans ? La nature nous offre un spectacle particulier : des petits anges sont cachés partout et, surtout, un magnifique chevreuil qui traverse notre chemin sans se presser, à quelques mètres de nous. La balade nous mène jusqu’à la gorge du Zammer Lochputz, lieu chargé de mystères. On raconte qu’autrefois, un vieux forgeron vivait reclus ici, le cœur endurci par la solitude après la mort de sa femme. Un jour, il aperçut une nymphe qui chantait près de la grande cascade. Touchée par sa tristesse, elle s’installa avec lui et devint comme sa fille. Mais lorsqu’un jeune berger tomba amoureux de la jeune fille, le forgeron, jaloux, lui imposa trois épreuves impossibles : faire couler du lait sur la roue du moulin, dévoiler son propre cœur aux villageois, et faire descendre les étoiles dans le ruisseau. Contre toute attente, le berger réussit. Fou de rage, le forgeron fit s’effondrer un pont sous ses pieds, et le jeune homme fut transformé en taureau. On dit que depuis, la gorge abrite la silhouette du taureau et celle de la jeune fille, figées dans la roche par la force de l’eau, souvenirs éternels d’un amour tragique. Retour vers la rivière aux superbes nuances de bleu, nous traversons des quartiers résidentiels fleuris. Sur une place, un concert attire la foule, mais on préfère l’esquiver pour gravir la montagne d’en face : Sentier en balcon, vues époustouflantes sur les sommets immaculés de neige. De retour au camping, dîner de fortune, devenu le classique : pâtes au pesto, œufs durs, fromage, chips et reste des légumes. Puis reprise du travail : Ahmed continue sur le blog, Jenny s’occupe du rangement et lance ses recherches pour notre prochaine étape, les Dolomites. En fin de soirée, boisson partagée avec nos voisins de camping, les grands-parents dynamiques et pleins de conseils pour l’Italie. Pas de schnaps ce soir, ni de photos car Erwin est déjà parti, juste de chouettes souvenirs. Le vent se lève, la tente danse : la nuit promet d’être fraîche, à -1°C. On pense au cycliste solitaire de "2 Years on a Bike" dans sa tempête de sable… nous, c’est juste un avant-goût, mais l’aventure est bien là.
Bien installés au Camping, pour une journée travail/repos 😁
Petite pause randonnée organisée par Jenny 🚶
On prend de la hauteur sur de beaux sentiers...
Des petits anges placés partout dans la montagne 🪽
Vue de Landeck!
On redescend dans la vallée...
Pour remonter ensuite de l'autre côté 🤣
Belle vue des montagnes entourant la ville de Landeck 👍
La descente se fait tout en douceur, en appréciant les magnifiques paysages 🤩
Au fil du froid et des torrents, notre 1000ième km 🥳
Landeck → Pfunds - 34.5 km 🚴
Premier réveil sous une fine couche de givre : tente, sacs, selles, tout est blanc. La nuit est descendue à -1°C. À 7h, on se lève dans le froid piquant, direction douche chaude et habillage rapide. Jenny file au Lidl pour un petit ravitaillement pendant qu'Ahmed plie la tente en essayant de profiter des premiers rayons de soleil pour la sécher. Petit-déjeuner dans le local du camping avec nos voisins suédois, pendant que d’autres voisins à vélo terminent déjà leurs préparatifs, eux aussi visent l’Italie. Une dame nous fait ses adieux ; peut-être la recroiserons-nous plus loin. Aujourd’hui est un jour spécial : nous franchirons la barre des 1000 km, nos tous premiers 1000 kilomètres! Vers 10h, on est enfin prêts. Photo souvenir au camping… puis à peine 500 mètres plus loin, première embûche : une piste cyclable barrée. Un chef de chantier pas sympa nous renvoie sur un détour bien pentu et caillouteux. Une fois ce mauvais moment passé, les vraies beautés commencent : superbes villages ornés de fresques, petites églises, torrents turquoise bordés de galets, sapins immenses et montagnes vertigineuses tout autour. Un petit air de Canada. Pause courses au Hofer : sandwichs au thon pour le midi et de quoi préparer un risotto aux poivrons pour le soir... si on trouve du gaz. Après la pause, l’après-midi est magnifique, mais un petit désaccord autour de la vidéo des 1000 km vient assombrir l’ambiance. Ahmed file monter la tente, Jenny gère la vidéo. Arrivés à Pfunds, le charme opère : belles maisons, petites ruelles, montagnes impressionnantes et même un plan d’eau avec pontons. Notre emplacement est parfait : herbe fraîche, plein soleil… et nous sommes seuls ! Profitant du plan d’eau, Jenny se lance un défi baignade : quelques sauts éclairs dans une eau glacée, avant que l’ombre et le froid ne tombent d’un coup vers 17h30. Douche chaude bienvenue pour se réchauffer. Petite virée au magasin du camping : pas de gaz, mais réservation de deux croissants pour le lendemain. Dîner simple : tartines de fromage et confiture, avant de se réfugier tôt dans la tente, faute de local chauffé. Jenny transfère les photos et poste celle des 1000 km. On se glisse dans notre sac de couchage double, bien au chaud malgré les -4°C annoncés cette nuit. Sortir pour aller aux toilettes devient l’épreuve ultime... Décision est prise : ne plus rien boire après 16h ! Demain, cap sur la Via Claudia, déjà aperçue à Landeck.
Pas une miette, ni poussière dans la tente 🤣
Au revoir Caping Riffler 👋
Eeeuuuuuh, on passe par où?
Par un autre chemin du coup 😙
Magnifique piste dans la fôret 🌲
On adore rouler près de l'eau 🚣
Arrêt provisions au supermarché 🛒
Sandwichs au thon...
Préparés par Chef Jenny, la top classe 🧑🍳
À la recherche d'une bonbonne de gaz...
Jenny en action 🚴
Montagnes & Rivières, que du bonheur 😍
Pause au bord de l'eau...
La piste cyclable est royale 👑
Arrivée au Camping Via Claudiasee 🏕️
Dans un eau glaciale 🧊
Jenny fait trempette 🏊
Brrrrrrrr 🥶
Tente avec vue ❤️
Lac avec vue ❤️
Au sommet du Reschenpass : adieu Autriche, ciao Italia !
Pfunds → San Valentino alla Muta - 33 km 🚴
La nuit a été glaciale à Pfunds : au réveil, tout est gelé, de la tente aux vélos, en passant par les chaises et même la tasse de thé oubliée dehors. À 7h, nous émergeons du cocon de chaleur du sac de couchage pour affronter le froid. Une bonne douche chaude, quelques couches de vêtements, et nous retrouvons un peu de courage. Avant de plier bagage, nous nous offrons un moment de réconfort : café, cappuccino et nos deux croissants réservés la veille, dégustés au chaud dans la salle commune, avec une belle vue sur le Claudiasee encore endormi sous le givre. Mais il faut repartir. Ranger une tente et du matériel trempés et gelés est loin d’être agréable, surtout quand chaque geste vous gèle les doigts. À 10h, nous sommes enfin prêts à reprendre la route, le soleil commençant à peine à franchir les crêtes. Nous cheminons d’abord sur une jolie piste forestière suspendue au-dessus de la rivière, toujours guidés par les symboles de la Via Claudia Augusta. Rapidement, la piste laisse place à la route et au trafic. Une légère montée nous échauffe les jambes avant qu'une belle descente nous mène jusqu’à un tunnel impressionnant, sombre et étroit. Jenny, surprise, n'a pas le temps d’enlever ses lunettes de soleil ; les voitures patientent sagement derrière, mais le vacarme amplifié par les parois rend la traversée un peu stressante. Nous franchissons ensuite une frontière presque invisible, passant brièvement en Suisse avant de retrouver l'Autriche, les anciens postes de douane en ruine témoignant d’un autre temps. Devant nous se dresse désormais le Reschenpass : cinq kilomètres de montée ininterrompue pour avaler 770 mètres de dénivelé. Heureusement, le ciel est bleu et les paysages somptueux. Pas à pas, nous gravissons la pente, entre pauses photo, ravitaillement, encouragements silencieux des automobilistes et lutte contre la fatigue. Alors que nous approchons du sommet, un petit incident vient compliquer l'effort : Ahmed réalise qu'il a perdu un gant. Il redescend à pied pour le chercher, en vain, avant de le retrouver finalement à seulement quelques mètres du vélo… Un coup dur pour le moral, mais pas de quoi gâcher la satisfaction d’atteindre enfin les 1504 mètres d’altitude. Après une courte descente, nous arrivons à Nauders, station de ski encore active malgré la saison avancée. Nous faisons quelques courses au Spar : un carton de légumes mixtes en promotion, du pain, et de quoi improviser un déjeuner. Traversant le bas des pistes encore saupoudrées de neige, nous trouvons un coin parfait pour pique-niquer : un banc au milieu des prairies couvertes de colchiques, face aux montagnes. L’après-midi avance, et bientôt, nous franchissons la frontière italienne. Viva Italia ! Nous savourons l’instant : ce n’est pas seulement une nouvelle frontière, c’est une promesse de cappuccinos, de pizzas, et d’une atmosphère différente. La route grimpe encore légèrement avant de révéler la beauté saisissante du lac de Resia. Ses eaux bleues, partiellement gelées, miroitent sous un ciel éclatant, bordées de montagnes majestueuses. La piste qui longe le lac n’est pas de tout repos : entre ombres fraîches et montées surprenantes, elle dessine de véritables montagnes russes. Mais qu'importe : le décor est féérique. Après avoir serpenté entre les lacs, nous apercevons enfin San Valentino alla Muta, avec son clocher rouge et pointu et ses montagnes sculptées comme des œuvres d'art. Nous rejoignons le Camping Thöni, posé dans ce paysage de carte postale. La propriétaire, peu impressionnée par notre parcours, nous fait payer le tarif plein, mais au moins, nous pouvons choisir notre emplacement : près d’une grande table en bois et face aux montagnes enneigées. Pendant qu'Ahmed monte la tente sous un soleil déclinant, Jenny part à la recherche d’une bouteille de gaz, sans succès. Seule la boulangerie est ouverte. Le froid s’installe rapidement. Heureusement, cette fois, nous trouvons un petit espace commun pour dîner et travailler. Le repas est simple : salade de légumes, tartines, quelques sablés en dessert pour adoucir la fatigue. Après une douche chaude bienvenue, nous nous réfugions dans notre sac de couchage, heureux de retrouver un peu de chaleur malgré les températures en chute libre. Demain, journée repos bien méritée.
Belle journée en vue ☀️
Routes calmes bordées de montagnes ⛰️
De tunnels...
Et de virages 👍
Les montagnes nous en mettent plein la vue 🤩
Non non, Jenny ne pose pas pour la photo 🤣
Ahmed n'aime pas faire du vélo, il aime marcher! CQFD 😉
Fâchés? Pas du tout, photo posée 😆
La route à prendre...
Arrivée à une station de ski toujours ouverte!
En route vers notre 8ième pays 👍
Ferme d'Alpacas 🦙
Jenny en pause!
Ahmed en pause!
Spar, notre magasin préféré 🛒
Les montagnes italiennes sont en vue 🇮🇹
Bienvenue en Italie 🥳
Les vaches italiennes en mode "farniente"...
Nous surveillent de près 😂
Arrivée au Lac de Résia 🚣
Superbe route aujourd'hui 👍
Quel plaisir de rouler dans de tels décors 🥰
Derniers virages...
Avec vue imprenable...
Ingrédients...
du repas du soir...
Et déssert bien sûr 👌
La vue depuis notre tente 😘
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Jenny & Ahmed