Mobilier

Saint genis les Ollières

Le tabernacle

Le tabernacle désigne une petite armoire fermée à clef, qui abrite le ciboire contenant les hosties consacrées au cours de la messe et non utilisées à la communion (réserve eucharistique, rendant possible la communion en dehors de la messe).

Une lampe reste allumée auprès du tabernacle. C’est un symbole de la présence réelle et les fidèles sont invités à venir visiter le Saint-Sacrement (autre nom de l’Eucharistie)

Le tabernacle de notre église est encastré dans le mur près de la statue de Marie.

La porte en bronze repoussé comporte deux symboles, le mot « Pax », la paix, dans un soleil, et l’origine du pain et du vin, soit une tige de blé avec trois épis en forme de croix (le Christ sauveur) et deux belles grappes de raisin ; le pain et le vin, signes du corps et du sang de Jésus offert au cours du dernier repas avec ses apôtres, le Jeudi saint, veille de sa mort.


Christ en croix

Beau crucifix sculpté dans un bois sombre. La tête est légèrement inclinée sur le coté droit. Le visage d’une grande douceur reflète l’appaisement du sommeil de la mort après les grandes douleurs de la crucifixion.

Le bois attaqué par les parasites est particulièrement fragile, notamment en ce qui concerne la tête. Il a fait l’objet d’un traitement récent.


Marie

Belle statue en bois, dorée à la feuille d’or.

Marie porte Jésus sur son bras gauche et accueille les visiteurs de son bras droit ouvert.

Jésus tient le monde dans sa main gauche et fait un signe de bénédiction avec sa main droite.


L'ambon

L'ambon est ce pupitre situé à proximité de l'orgue. Il est, pendant la messe, le lieu où l’on célèbre la Parole, lectures de l'Ancien et du Nouveau Testament, homélie et prière universelle.

La face décorée de l'ambon est en cuivre repoussé. Elle est la reproduction exacte du tympan de la façade occidentale de la cathédrale de Chartres.

Au centre le Christ "Pantocrator", souverain maître de toutes choses, "il est celui qui soutient l'univers par sa Parole puissante" (Hé 1,3). Assis sur un trône, il tient le livre de sa Parole de la main gauche et bénit de la main droite. Il est entouré de la représentation symbolique des quatre Evangélistes:

- Matthieu, un homme ailé

- Marc, un lion ailé

- Luc, un taureau ailé

- Jean, un aigle

Ce lutrin est l’oeuvre de jeunes “compagnons du Devoir” qui l’ont réalisé en participant à un concours national à Paris.


Les bénitiers

Les deux bénitiers ont été sculptés dans un marbre sombre

Placés à l'entrée de l’ église, ils contiennent l'eau bénite avec laquelle on se signe avant d'entrer. C'est un symbole de purification, rappel aussi de l'eau baptismale.


Tableau “la descente de Croix”

Le tableau placé au-dessus de l’entrée de l’église est en fait une copie inversée, huile sur toile, du panneau central d’un triptyque de Rubens, huile sur bois, daté de 1612.

Appel aux lecteurs : connaissez-vous l’origine de ce tableau ? Pouvez-vous nous indiquer son auteur ou son donateur ?

« La Descente de Croix de Rubens exposé à la Cathédrale d’Anvers, est un tableau resserré, intime. Le cadavre du Christ, démantibulé, les jambes repliées, la tête pendante, la bouche ouverte, s’inscrit sur le linceul taché de sang. Saint Jean, en robe rouge, soutient son poids, s’équilibrant d’un pied sur un barreau de l’échelle et ainsi se projetant presque dans l’espace du spectateur.

C’est une diagonale descendante, avec peu d’effet musculaire, mais plutôt un sens de l’équilibre à la limite de l’instabilité. La tension musculaire, dramatique, est rejetée vers le haut du tableau : l’homme en haut à gauche lance la jambe en arrière pour garder l’équilibre; celui à droite tient le linceul avec les dents tout en retenant un bras du Christ.

Le bas du tableau est plus serein, plus digne, moins violent. Les trois Maries (Marie, mère de Jésus, Marie sœur de Lazare et de Marthe et Marie de Magdala) font preuve d’une douleur retenue, plus calme, moins tourmentée; le pied du Christ repose sur l’épaule de Marie-Madeleine, tachant de sang une des ses boucles de cheveux.

Rubens a atteint là une maîtrise plus classique, une expression plus mesurée des sentiments. »


Les orgues

A l’occasion du “relevage” de nos orgues, il est bon de rappeler quelques éléments sur la plus importante pièce de mobilier de notre église. Les informations ont été recueillies auprès de Monsieur Jean BRUGIERE.

“L’orgue est un instrument de musique à vent, le plus grand et le plus complet de tous par son étendue, le nombre de ses jeux et la variété de ses sons...” ( L’art du facteur d’orgues par D. Bedos de Celles, 1766).

C’est Monseigneur de BONALD, archevèque de Lyon de 1840 à 1870 qui autorisa l’usage de l’orgue dans les églises du diocèse; l’instrument autorisé au préalable était l’ophicléide.

Le “relevage” d’un orgue est une opération longue et minutieuse. “Toutes les orgues, même celles qui sont entretenues, ont besoin après un certain nombre d’années d’être relevées. celles qui ne sont point entretenues doivent être relevées plus souvent que les autres” (L’art du facteur d’orgues). L’ensemble de l’orgue est démonté, réparé et nettoyé. Après remontage l’ensemble est enfin accordé.

L’orgue de Saint Genis a pu être construit en 1963 par la manufacture MERKLIN, facteur d’orgues lyonnais, grâce à la générosité d’un paroissien aujourd’hui décédé et à celle de l’ensemble des compagnons de l’entreprise qui ont effectué bénévolement une partie des travaux. Le Père BOURBON était alors Curé de la Paroisse.

L’orgue fut initialement disposé entre le deuxième et le troisième pilier de gauche, près de la chaire. Puis dans les années 67-68, quand furent démolis les autels latéraux, l’orgue pris sa place actuelle.

C’est un orgue “positif” construit selon les normes des instruments du XVIIème siècle. Il possède un clavier de 54 notes et un clavier de pédales de 27 notes. Les orgues à plusieurs claviers, positif, grand orgue, récit, bombarde, facilitent l’exécution des grandes œuvres du répertoire. L’orgue “positif” est bien adapté à l’accompagnement d’une chorale ou de l’assemblée.

L’inauguration des orgues de Saint Genis a eu lieu le dimanche 29 décembre 1963. Un concert a été donné l’après midi avec le concours des frères Paul et Yves COUEFFE (organiste et trompette solo)

La bénédiction de l’orgue avait eu lieu le matin au cours de la messe; elle a été donnée par Monseigneur LAMACHE qui s’est adressé à l’orgue disant: “tu glorifieras le Seigneur notre Créateur... et la Vierge Marie, notre Mère...”

Il convient en effet de redonner à l’orgue toute sa noblesse. Sa fonction ne se résume pas à donner le ton. La musique qui en sort est une louange à laquelle participent le compositeur, le facteur d’orgues, l’organiste, chacun mettant dans sa création tout son art, le meilleur de lui-même, pour louer le Seigneur.