Chemin de Croix

Saint genis les Ollières

Origine du chemin de Croix

Les franciscains, au XIV° et XV° siècles, prirent l'initiative d'inviter les fidèles qui venaient en pèlerinage à Jérusalem, à participer à la passion de Jésus en allant du tribunal de Pilate au Calvaire. Puis, pour ceux qui ne pouvaient aller à Jérusalem, ils firent des représentations des épisodes de la passion du Christ pour que l'on puisse méditer les souffrances de Jésus

Histoire des stations du chemin de croix

Le nombre des stations (ce qui veut dire lieu où on se tient), varia jusqu'au au XVIII° siècle ou il fut fixé à quatorze.

Depuis la construction en 1958 d'un chemin de croix à Lourdes, on termine le chemin de croix par une quinzième station "avec Marie dans l'espérance de la résurrection du Christ".

En 1991 lorsqu'il a fait le chemin de croix sur le mont Palatin, Jean-Paul II a supprimé les stations sans référence biblique (les 3 chutes de Jésus, sa rencontre avec sa mère et celle avec Véronique) et il les a remplacées par trois autres stations inspirées de l'Évangile : Jésus au jardin des oliviers, le reniement de Pierre et la promesse du paradis au bon larron.

Le chemin de croix dans les églises

Dans la plupart des églises et des chapelles, on trouve un chemin de croix. Il consiste en 14 croix en bois, fixées sur les murs de l'église, accompagnées habituellement d'une peinture ou d'une sculpture représentant le sujet de la station. Les croix sont disposées à des intervalles tels qu'elles jalonnent un chemin autour de l'église.

Comme un pèlerinage virtuel, cette prière est un chemin que l'on peut suivre physiquement en faisant le tour d'une église et en s'arrêtant devant chaque croix ou image de la station.

Le chemin de croix de notre église

Le chemin de croix avait été enlevé de l’église au moment de la réfection des peintures. Il a été remis en place, après une restauration.

Les quatorze panneaux sont des moulages en relief, peints de couleurs vives. Le contour est brun, les fonds comportent un décor doré. Chaque station est surmontée d’une petite croix de bois simplement déposée dans un creux du moulage.

Dans le bas du panneau, on peut lire le sujet de la scène et le numéro de la station en chiffres romains.

Première station : Jésus condamné à mort

Trois personnages symbolisent le passage de l’évangile qui relate la condamnation à mort de Jésus.

A droite, Pilate est assis sur un trone de marbre. Il tient à la main droite une aiguière qui rappelle son geste de se laver les mains pour signifier qu’il ne se considère pas responsable de la condamnation à mort de Jésus. Il regarde Jésus au centre, en marche vers la croix

Jésus est couvert d’un manteau rouge. Une corde le relie au personnage de gauche vétu de bleu, chargé de le conduire au supplice

“La foule, non représentée crie « Crucifie-le ! » Pilate, par lâcheté, voulant contenter la foule, relâche Barrabas, un bandit, fait flageller Jésus et le livre à ses bourreaux pour qu'il soit crucifié”.

Deuxième station : Jésus, chargé de sa croix.

Cette scène comporte à nouveau trois personnages. Jésus est courbé sous le poids de la croix dont on vient de le charger. Les deux autres personnages installent la croix sur son épaule droite.

“On se moque de lui, puis, les soldats et le bourreau l'emmènent pour le clouer sur la croix.

Admirez ces œuvres bien sculptées, aux belles couleurs et d'une saisissante et émouvante réalité.

Troisième Station : Jésus tombe pour la 1ère fois

La croix est lourde pour le supplicié.

Il tombe à terre, un soldat et un garde supportent la croix et l’aident à se relever pour aller jusqu'au lieu du supplice.

Même Jésus est tombé, alors qu'il est plus fort que nous ; acceptons de ne pas toujours être le plus fort.

Quatrième Station : Jésus rencontre sa Mère

Marie s’est placée sur le trajet qui mène au calvaire.

Quand Jésus passe à sa hauteur, ils échangent un regard, Marie a un geste vers son fils.

Marie est avec Jésus, jusqu'à sa mort.

Cinquième Station : Jésus aidé par Simon le Juste

Simon de Cyrène est réquisitionné par les soldats pour aider Jésus à porter sa Croix.

Jésus pourrait porter tout seul sa Croix, s'il le voulait; mais il permet à Simon de l'aider pour nous rappeler que nous devons collaborer à son œuvre

Sixième station : « Véronique essuie la face de Jésus »

Jésus, toujours accompagné dans son Calvaire par un centurion, épuisé, cherche un peu de réconfort, pose le pied de la Croix sur le sol, Véronique, avec un linge, éponge le visage de Jésus baigné de sueur.

« Il était méprisé et abandonné de tous, homme de douleur, familier de la souffrance, semblable aux lépreux dont on se détourne. »

Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois

Sous le poids de la Croix, la douleur, Jésus tombe exténué. Le centurion l'oblige à se relever.

Aux pieds de Jésus un enfant observe et s'interroge….

« Je suis l'homme qui a connu la misère due à la fureur et à la lâcheté des Hommes. C'est moi qui fait marcher dans les ténèbres»

Huitième station : « Jésus console les filles d’Israël »

Jésus toujours et encore sous la menace du centurion se retourne portant sa Croix pour regarder et consoler une mère avec son enfant dans les bras. La femme lève les yeux vers Jésus et tente de lui apporter un peu de réconfort.

« Femmes de Jérusalem ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants !

Voici venir des jours où l'on dira : Heureuses les femmes stériles, celles qui n'ont pas enfanté »

Neuvième station : « Jésus tombe pour la troisième fois »

Jésus tombe sous le poids de la croix face contre terre. Jésus touche le summum de la douleur, il peut refuser de se relever mais il n’en fera rien et reprendra son chemin vers la mort vers l’offre de sa vie au Père pour devenir sauveur par Amour des hommes malgré la haine et la faiblesse qui habitent le cœur de ces derniers.

Dixième station : Jésus dépouillé de ses vêtements

Les centurions déshabillent Jésus devant ceux qui l’ont accompagné au pied de la Croix.

Les bourreaux se partagent ses vêtements en les tirant au sort avec des rires insultants. Quelle humiliation ! Quelle Honte !

Sa propre Mère, Marie, ne pourra même pas les récupérer

Onzième station : « Jésus cloué sur la Croix »

Jésus est allongé sur la croix posée au sol devant Marie à genoux. Les bourreaux s’acharnent à le clouer sur le bois, poings et pieds attachés

Le motif de sa crucifixion était écrit par ces mots « Le roi des Juifs » Avec lui on crucifiera deux bandits l’un à sa droite l’autre à sa gauche.

Douzième station : « Jésus meurt sur la Croix »

Au pied de la croix, Marie et Jean, la Mère et le disciple bien-aimé.

Marie, Mère de Dieu a dit oui à l'ange.

Jean, le seul disciple jusqu'au bout fidèle. Il a retenu les paroles ultimes, l'unité de Jésus et du Père, la promesse du Saint Esprit.

Voici donc la première Eglise, née du bois de la Croix.

Treizième station : « Jésus descendu de la Croix »

Jésus, le Verbe incarné est allé à la plus grande distance où l'humanité perdue puisse aller.

"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?"

Distance infinie, déchirement suprême, merveille de l'amour.

"Eloi, Eloi, lama sabkhtani ? "

Comme si le Dieu crucifié, un instant, perdait confiance en son Père.

En prononçant ces paroles, il inclina la tête et expira.

Quatorzième station : « Jésus est mis au tombeau »

Près de l'endroit où Jésus avait été crucifié, se trouvait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau appartenant à Joseph. Ce sépulcre, creusé dans un roc, était neuf, et n'avait encore servi à personne. Comme le jour préparatoire au Grand Sabbat finissait, et que ce sépulcre était proche, ils y déposèrent le corps de Jésus.

Marie- Madeleine, Marie, assistées de Jean, prient.

Les femmes se retirèrent ensuite, dans l'intention de préparer les aromates et les parfums. Mais, fidèles à la Loi, elles demeurèrent en repos durant toute la journée du sabbat.

Enfin, ayant roulé ensemble une grosse pierre à l'entrée du monument, ils s'éloignèrent, lorsque déjà les étoiles annonçant le début du sabbat commençaient à luire.