Faire réseau, mettre en commun des capacités, des connaissances, des contributions afin d’informer de manière adéquate …(Pape François en 2022)
Voici un résumé concis des chapitres 10 à 15 des Actes des Apôtres selon la Bible de Jérusalem :
🔹 Chapitre 10 : La conversion des païens
Pierre, à Jaffa, a une vision (une nappe avec des animaux impurs) où une voix lui dit : « Ce que Dieu a purifié, ne le déclare pas impur » (Ac 10,15). Il se rend chez Corneille, un centurion romain pieux, et prêche l’Évangile. Le Saint-Esprit descend sur les païens avant même leur baptême, confirmant que le salut est aussi pour eux. Pierre les baptise, marquant un tournant dans l’histoire de l’Église.
🔹 Chapitre 11 : L’Église d’Antioche et l’envoi de Saul
Pierre justifie son action devant les apôtres de Jérusalem, qui acceptent l’ouverture aux païens.
À Antioche, des chrétiens hellénistes évangélisent les Grecs. Barnabé est envoyé pour les encourager.
Barnabé cherche Saul (Paul) à Tarse pour l’aider à enseigner. C’est là que, pour la première fois, les disciples sont appelés « chrétiens » (Ac 11,26).
🔹 Chapitre 12 : Persécution et libération miraculeuse
Le roi Hérode Agrippa Ier persécute l’Église : il fait exécuter Jacques (frère de Jean) et emprisonne Pierre.
Une libération miraculeuse : un ange ouvre les portes de la prison et guide Pierre vers la liberté.
Hérode, après avoir accepté des honneurs divins, meurt frappé par un ange (Ac 12,23).
Pierre quitte Jérusalem, tandis que l’Église continue de croître.
🔹 Chapitres 13–14 : Premier voyage missionnaire de Paul et Barnabé
📍 Ch. 13 :
L’Esprit Saint désigne Barnabé et Saul pour une mission (Ac 13,2). Ils partent de Antioche avec Jean-Marc (cousin de Barnabé).
À Chypre, ils rencontrent le magicien Elymas Bar-Jésus, qui tente d’empêcher la conversion du proconsul Sergius Paulus. Paul le frappe de cécité temporaire (Ac 13,11).
À Antioche de Pisidie, Paul prêche dans la synagogue : il retrace l’histoire d’Israël et annonce que Jésus est le Messie ressuscité. Beaucoup de Juifs et de prosélytes se convertissent, mais les dirigeants juifs, jaloux, les persécutent.
📍 Ch. 14 :
À Iconium, leur prédication divise la foule : certains croient, d’autres les persécutent.
À Lystre, Paul guérit un boiteux de naissance. Les habitants les prennent pour Jupiter (Barnabé) et Mercure (Paul) et veulent leur offrir un sacrifice. Paul et Barnabé les arrêtent en proclamant qu’ils sont des hommes comme les autres.
Des Juifs venus d’Iconium et d’Antioche lapident Paul et le laissent pour mort. Mais il se relève et continue sa mission.
Ils fondent des Églises à Derbe, puis retournent à Antioche pour rendre compte de leur voyage (Ac 14,27).
🔹 Chapitre 15 : Le Concile de Jérusalem
Débat sur la circoncision : Des chrétiens juifs enseignent que les païens convertis doivent être circoncis pour être sauvés.
Paul et Barnabé montent à Jérusalem pour en discuter avec les apôtres et les anciens.
Après un débat animé, Jacques (frère du Seigneur) propose une solution :
Les païens n’ont pas besoin d’être circoncis.
Ils doivent simplement éviter :
La viande sacrifiée aux idoles,
Le sang,
La viande étouffée,
Les unions illégitimes (Ac 15,20).
Une lettre est envoyée aux Églises pour officialiser cette décision.
Désaccord entre Paul et Barnabé : Barnabé veut emmener Jean-Marc, mais Paul refuse (à cause de son abandon lors du premier voyage, Ac 13,13). Ils se séparent :
Barnabé part avec Jean-Marc vers Chypre.
Paul choisit Silas et part pour la Syrie et la Cilicie (début du deuxième voyage missionnaire).
✅ Ouverture aux païens (Ch. 10–11) : L’Église passe d’une communauté juive à une Église universelle. ✅ Premier voyage missionnaire (Ch. 13–14) : Paul et Barnabé évangélisent les païens malgré les persécutions. ✅ Concile de Jérusalem (Ch. 15) : Décision historique que les païens n’ont pas à observer la Loi juive (sauf quelques interdits). ✅ Séparation de Paul et Barnabé : Marque le début de missions distinctes, élargissant encore l’évangélisation.
Source : Résumé basé sur la Bible de Jérusalem (éditions du Cerf), avec une attention particulière aux structures narratives et aux thèmes théologiques.
Le paradigme (également appelé « principe ») de pastoralité est présenté dans le rapport du Groupe d'Étude 9 comme l'horizon interprétatif et génératif du changement profond que l'Église est appelée à vivre aujourd'hui dans sa mission.
Voici les dimensions essentielles de ce paradigme telles qu'elles sont développées dans vos sources :
1. La prise en charge de l'interlocuteur Le principe de pastoralité repose sur la logique selon laquelle il n'y a pas d'annonce de l'Évangile sans une prise en charge concrète de l'interlocuteur à qui ce message s'adresse. L'Église reconnaît que l'Évangile est déjà mystérieusement à l'œuvre chez la personne, ce qui lui permet de le reconnaître et d'y adhérer librement.
2. Le dépassement de la rigidité doctrinale Ce paradigme vise à guérir le « divorce entre la théologie et la pastorale, entre la foi et la vie ». Il permet de récupérer l'intentionnalité intrinsèquement dynamique, relationnelle, performative et historique de l'enseignement chrétien (la didaché), en dépassant toute forme de rigidité doctrinaliste ou fondamentaliste. L'objectif n'est plus d'appliquer de manière déductive une doctrine abstraite et préfabriquée pour "résoudre des problèmes", mais de favoriser une circularité féconde entre la théorie et l'expérience vécue par les croyants.
3. Un héritage direct de Vatican II Le paradigme de pastoralité permet d'historiciser et de mettre en œuvre l'ecclésiologie du concile Vatican II (en s'appuyant notamment sur Lumen gentium, Dei Verbum, Gaudium et spes et Ad gentes). Il repositionne le Peuple de Dieu comme un signe et un instrument agissant au cœur de l'histoire et de la diversité des cultures humaines.
4. Un cercle vertueux de réciprocité La pastoralité instaure un dialogue constant : elle met en relation l'œuvre préalable de l'Esprit Saint (qui précède l'action de l'Église et agit déjà en chaque personne, même de manière germinale) avec l'exercice de l'amour mutuel promu par la communauté chrétienne.
5. Le rôle du Peuple de Dieu et le nouveau visage de l'autorité Dans ce paradigme, le sujet qui agit n'est pas seulement la hiérarchie, mais le Peuple de Dieu dans son ensemble. Ce principe s'appuie fondamentalement sur le sensus fidei fidelium (le sens de la foi des fidèles). Par conséquent, l'exercice de l'autorité (les pasteurs) est appelé à se transformer : son rôle n'est plus de dicter des solutions, mais de se mettre à l'écoute, d'initier et de gouverner des processus de discernement pour construire le bien commun avec la communauté.
14 mai 2026 à 19h au presbytère
Le Conseil Pastoral dans une Paroisse québécoise : Un Aperçu
"Le conseil pastoral" est un organe consultatif au sein d'une paroisse catholique québécoise. Il joue un rôle essentiel dans la vie de la communauté en favorisant la participation des baptisés et en aidant à orienter les activités pastorales.
Rôle et fonctionnement
"Représentativité" - Le conseil est composé de membres issus de différents groupes d'âge, de milieux sociaux et de ministères au sein de la paroisse. Cela garantit une diversité d'opinions et une meilleure compréhension des besoins de la communauté.
"Collaboration" - Les membres travaillent en étroite collaboration avec le curé ou le prêtre responsable de la paroisse, ainsi qu'avec les autres équipes de pastorale.
"Orientation" - Le conseil a pour mission d'étudier la situation pastorale de la paroisse, d'identifier les défis et les opportunités, et de proposer des orientations pour l'avenir.
"Mise en œuvre" - Il participe à la mise en œuvre des projets pastoraux, en veillant à ce qu'ils répondent aux besoins spirituels et sociaux des baptisés.
Objectifs principaux
"Bâtir une communauté vivante" - En favorisant la participation et l'engagement des baptisés.
"Répondre aux besoins" - En identifiant les besoins spirituels, sociaux et culturels de la communauté.
"Développer la foi" - En proposant des activités de formation et d'animation liturgique.
"S'adapter aux changements" - En étant à l'écoute des évolutions de la société et en s'adaptant en conséquence.
Les Thèmes abordés
Les conseils pastoraux abordent une grande variété de sujets, tels que :
"La liturgie" - En collaboration avec l’équipe liturgique, rendre les célébrations plus significatives et participatives.
"La catéchèse" - Initiation à la vie de foi sur le chemin du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie
"Aimer Évangile" - l’Évangile est d’abord proposé à aimer tout en faisant sa connaissance, ensuite on cherche à comprendre et à le mettre en pratique
"L'action sociale" - En collaboration avec Le Conseil de la Fabrique, s'engager dans des projets de solidarité.
"La formation" - Accompagnement de la croissance spirituelle et de la vie de foi.
En Résumé
Le conseil pastoral est un lieu d'échange, de réflexion, de discernement qui mène aux décisions et qui permet à la paroisse de vivre sa mission évangélisatrice de manière dynamique et adaptée aux réalités du monde contemporain. Il est un signe de l'Église en sortie, qui va à la rencontre des femmes et des hommes de notre temps.
Dans notre paroisse de Notre-Dame-des-Montagnes en 2026
Nos lieux de culte : quel équipement avons-nous besoin ?
Nos célébrations : la liturgie, la chorale : quels projets, quels besoins ?
Nos sites WEB, et la présence sur les réseaux sociaux - lesquelles ?
Infolettre ?
POUR UNE ÉGLISE SYNODALE : COMMUNION, PARTICIPATION, MISSION GROUPE D’ÉTUDE N° 9 CRITERES THEOLOGIQUES ET METHODOLOGIQUES SYNODAUX POUR LE DISCERNEMENT PARTAGE DE QUESTIONS DOCTRINALES, PASTORALES ET ETHIQUES
Quelques extraits :
le Groupe d'étude 9 a reconnu la valeur inspiratrice d'une icône biblique de référence : les événements relatés dans les chapitres 10 à 15 des Actes des Apôtres. Ces pages montrent comment il est possible de valoriser les diversités anthropologiques et culturelles, sans inhiber ni trahir la nouveauté de l'Évangile, mais en lui permettant plutôt s’épanouir à l'écoute de l'Esprit Saint, dans l'échange des dons reçus et cultivés.
Le Groupe a été convaincu de la nécessité de reformuler, sur le plan terminologique, le qualificatif des questions « controversées » en questions « émergentes ». Tandis que la formule « questions controversées » renvoie au plan théorique et à la nécessité de « résoudre un problème », l'expression « questions émergentes » renvoie plutôt aux qualités, aux dispositions et au dialogue ouverts à la « conversion relationnelle », que l'ensemble du Peuple de Dieu est appelé à assumer dans le cheminement de l'Église synodale.
Chaque personne est en effet une singularité, dont la totalité et l'unicité se constituent en relation à l'autre, à la société et à la culture, selon un profil à la fois temporel et narratif. De plus, la personne n'est pas seulement en relation avec son propre corps et le visage d'autrui (le tu), mais elle s’inscrit également dans des relations établies, sociales et culturelles : elle est appelée à s'exprimer dans un nous. En même temps, la vérité universelle de l'humain ne peut être déterminée historiquement une fois pour toutes, mais elle se manifeste dans les formes concrètes des différentes cultures, à savoir dans un dialogue incessant où les cultures, les communautés et les personnes progressent dans l'échange des dons, sous l'impulsion de la recherche de la vérité et de la justice, à la lumière de l'Évangile.
La conversion relationnelle concerne principalement les processus par lesquels tous les baptisés et baptisées sont en mesure d'apprendre à travers les pratiques (ecclésiales, liturgiques, sociales). Par ces pratiques, en effet, les individus ne se contentent pas de résoudre les problèmes plus ou moins importants de leur vie quotidienne, mais contribuent à dessiner ensemble le cadre linguistique, symbolique et culturel dans lequel les problèmes peuvent émerger, être nommés et élaborés ensemble. Les dynamiques d'apprentissage, quant à elles, s’inscrivent dans une perspective évangélique lorsqu'elles placent le Peuple de Dieu en situation de lire et d'interpréter les paroles et les signes accomplis par Jésus, d’en approfondir toujours davantage le sens pour la vie d’aujourd’hui et de s’ouvrir à la voix de l’Esprit.
Par « principe de pastoralité », on entend la mise en œuvre, par l'Église, de la logique selon laquelle il n'y a pas d'annonce de l'Évangile sans assumer la charge de l'interlocuteur en qui l'annonce est déjà à l'œuvre dans l'Esprit (cf. GS 22), dès lors qu’il ou elle peut la reconnaître et y adhérer en toute liberté. C'est le Peuple de Dieu dans son ensemble qui met en œuvre le principe de pastoralité, à travers la multiplicité des ministères, des charismes et des rôles, mais aussi à travers les différentes formes de participation qui permettent de susciter les dynamiques de conversion relationnelle, d'apprentissage commun et de transparence proposées par le Document Final. Puisqu'il ne s'agit pas avant tout de résoudre des problèmes, mais de construire le bien commun, le point de départ ne consiste pas dans la correction (sur le plan doctrinal, pastoral, éthique) de situations éventuellement jugées problématiques dans l'expérience croyante concrète, mais dans la reconnaissance et le discernement des aspirations au bien que les pratiques religieuses expriment, souvent à travers un savoir diffus et informel. Dans cette perspective, le rôle spécifique de l'autorité est avant tout d'écouter, d'activer des processus de discernement et de les accompagner afin de parvenir à l'expression d'un consensus, même différencié, lorsque cela contribue à la construction du bien commun (cf. Ac 15).
Conformément au principe de pastoralité, la pratique de la conversation dans l'Esprit, expérimentée au cours du cheminement synodal, revêt — sous des formes opportunément adaptées aux circonstances concrètes et aux thèmes à aborder — une valeur incontournable pour développer avec une conviction toujours plus convaincante une « culture ecclésiale de la synodalité ».