Non aux déchets dangereux à Villenoy

COLLECTIF des VILLENOYENS en COLERE

UN DROLE de MANEGE !

Mardi 12 septembre, nous avons été alertés par des habitants de Villenoy nous signalant un drôle de « manège » à hauteur du calvaire, un ballet d’un camion Cosson s’amusant à faire un passage à intervalles réguliers.

Immédiatement nous nous sommes rendus sur place et avons découvert une armada Terzéo installée dans le coin, faisant tourner un camion (apparemment chargé, mais rien n’est moins sûr) autour du rond-point du calvaire toutes les 10 minutes, intervalle censé être celui entre deux camions si le site Terzéo voit le jour.

Pour mesurer les nuisances sonores, cette armada avait déposé des micros pour enregistrer le seuil de la sonorité à plusieurs endroits différents à partir du stade et jusqu’aux premières habitations.

Ceci en réponse à la seule critique qu’ils aient apparemment entendue lors de la réunion publique du 7 janvier, à savoir que les chiffres qu’ils annonçaient étaient contestés.

Les représentants de Terzéo nous ont dit que la CAPM et la mairie de Villenoy avaient été informés. Hasard, les collectifs du pays de Meaux et des Villenoyens en colère avaient été « oubliés » … La peur que la population montre une fois encore tout le « bien » qu’elle pense de ce projet ??? ….

Et comme si l’aspect des nuisances sonores était la seule cause à l’hostilité de la population, des collectifs et des élus des 15 municipalités s’étant prononcées contre ! La seule partie immergée de l’iceberg, et pour les dirigeants de Terzéo, la bonne aubaine, la bouée de sauvetage à laquelle s’accrocher : se forger des sympathies en montrant qu’on est bien disposé pour prendre en considération la question bruit.

Mais pour mieux faire l’impasse sur les questions de fond : site en milieu urbain, site lourdement et entièrement pollué, système présenté comme un modèle de recyclage alors qu’un quart des déchets, les plus pollués, continueraient d’être enfouis, zone Natura en bordure, soit disant protégée, dont il n’est tenu aucun compte.

Alors, que des tests sonores aient été faits, à l’évidence dans des conditions les moins perturbantes pour l’environnement (camion tournant au ralenti, roues entièrement bien propres, bien loin des conditions qui seraient celles en exploitation), ne change rien au problème.

A contrario, ils nous rappellent, si tant est que d’aucuns n’y penseraient plus, qu’en dépit de l’hostilité de toute une région à tous les niveaux, en dépit de la qualité des rapports déposés montrant tous les dangers si le préfet venait à donner le feu vert, en dépit de la foultitude des observations notifiées sur le registre des commissaires-enquêteurs, observations particulièrement argumentées et étayées, en dépit de la prolongation de l’enquête publique jusqu’à fin novembre, le projet Terzéo reste bien vivant, est loin d’être terrassé, au contraire est encore plus dangereux que désormais tout se passe en coulisse.

Comme le montre cette réunion de début juillet entre Terzéo et les acteurs du BTP, faisant fi des avis des communes et de l’hostilité grandissante de la population. Foin de tout ça pour Terzéo qui continue son lobbying en haut lieu et qui enfonce le clou partout où c’est utile pour son dessein.

Bref, après la phase de la connaissance du projet, suivie de celle de la contestation et de la mobilisation, Terzéo campe désormais dans une attitude rampante mais active, orchestrée par le plus grand des silences, mais véritable poison que celui du mystère, car ayant pour but d’endormir les opposants.

A cet égard, ces tests sonores tombent donc à point nommé pour nous rappeler que Terzéo ce n’est pas fini, les deux mois qui viennent vont être décisifs, nous aurons plus que jamais besoin de toutes nos forces, riverains, plus largement population de tout le bassin meldois, collectifs et associations, élus et municipalités, pour parvenir à nos fins et empêcher la concrétisation du projet Terzéo.

IL FAUT QUE LE PREFET DISE NON, TEL EST NOTRE COMBAT !

Campements illicites : fatalisme ? Immobilisme ?......

Une proposition pour utiliser ce terrain à la place de Terzeo

Depuis de très nombreuses années, les intrusions avec effraction et tout autre moyen aussi répréhensible commis par la communauté des gens du voyage sur des terrains privés et publics sont quasiment monnaie courante, ne se limitant pas uniquement sur le bassin meldois, puisque le phénomène dépasse largement les limites du département.

Comment en sommes nous arrivés à ce que cet état de droit, c’est la qualification qui nous vient à l’esprit, puisque de décennie en décennie en dehors de rares exceptions, aucune sanction n’est prononcée à l’encontre des casseurs ?

C’est globalement le ressenti de cette société bien-pensante qui oublie ou alors par manque d’information, les dispositions de la Loi Besson du 5 juillet 2000.

Que contient-elle ? Elle renforce les obligations d’élaboration et de mise en œuvre d’un dispositif d’accueil départemental dans lequel il est inscrit que les communes de plus de 5 000 habitants doivent se doter d’aire d’accueil dans les 4 ans à venir.

13 ans ont passé et force est de constater que les objectifs fixés sont loin d’avoir atteint les sommets. Pour preuve, au niveau national, à peine plus de la moitié (52 %) des communes concernées se sont dotées d’une aire d’accueil. Quant aux aires de grands passages qui devaient voir le jour au niveau départemental, le taux de réalisation n’atteint que 29 %.

Cet exercice a pour but d’élargir notre champ de vision car dans tout conflit, tout n’est pas noir tout n’est pas blanc. Souvent les torts sont partagés. Mais il nous est terriblement difficile de reconnaître nos manquements et tellement plus facile de rejeter la faute sur notre opposant. Bien des travaux ont été entrepris entre les représentants des gens du voyage et nos élus sans qu’il n’en ressorte de véritables actions déterminantes sur le long terme. Trop souvent, il en ressort des dialogues de sourds où chacun reste campé sur ses positions.

Nous ne pouvons pas légitimement contester le droit et la liberté à une catégorie de personnes de ne pas partager notre mode de vie, et les rejeter. Par contre, nous ne pouvons pas accepter la quasi gratuité que nos semi-itinérants s’octroient sans avoir sollicité aucune demande préalable auprès des communes. L’approvisionnement en eau potable est une nécessité vitale que l’on se doit de leur accorder mais il en est tout autrement pour la fourniture en électricité. Le recours aux groupes électrogènes est le moyen le plus usuel auxquels ils se doivent de recourir.

Des efforts doivent être entrepris de part et d’autre, des rappels à l’ordre quant à la préservation de notre environnement, des biens privés et publics, le respect des règles qui nous régissent. Nos responsables politiques ne peuvent pas indéfiniment attendre que l’orage s’éloigne et se dirige chez le voisin. Regarder « ses pompes », se faire tout petit dans son coin, en priant le ciel que le nom de sa commune ne puisse surtout pas sortir du chapeau pour envisager l’implantation d’une aire d’accueil ne peut être un gage à sortir de l’ornière.

Dans le même état d’esprit, pourrait-il être concevable qu’un candidat aux élections municipales fasse figurer dans son programme un tel projet ? Impossible ! Inimaginable ! Même pas en rêve !!

Mais avant de clôturer notre développement, nous avons une proposition à formuler aux membres de la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux (CAPM) et à son Président. Le Parc d’Activités du Pays de Meaux ne peut pas en effet continuer à être une base de repli soutenue pour les tracteurs et caravanes de nos semi-sédentarisés, configuration ne contribuant nullement à le revaloriser.

Les ex-bassins de la sucrerie nous sembleraient parfaitement indiqués pour y implanter cette aire d’accueil et par-delà répondre à nos obligations inscrites dans le marbre. Mais ne nous faisons pas d’illusion, avec le funeste dessein Terzéo sur ce site, le pot de terre ne pourra, sans doute, pas rivaliser avec le pot de fer …..

Le bien vivre ensemble ne pourrait ainsi n’être qu’une utopie ? Poursuivons le dialogue sans démagogie, même si l’obstacle nous semble insurmontable. Pour vaincre, il faut se faire violence, telle est notre conclusion.