commentaire JM-Durville

Mardi 11 juin

Après un périple automobile sympa avec mon driver Thierry, nous voilà installés en plein cœur de Neuvic, chacun dans une chambre individuelle avant d’attaquer un léger déjeuner de façon à pouvoir aborder dans les meilleurs conditions les 500 m de dénivelé du jour!

Pour les 19 cyclistes, balade sympa entre les gouttes, et bonne mise en jambes, suivis par la voiture du team conduite par le beau-frère de Jean Paul premier ainsi que sa famille.Un grand merci à vous.

briefing du soir accompagné du pot traditionnel.

Mercredi 12 juin, on attaque en principe les choses sérieuses avec une sortie programmée d’un peu plus 100 km, dans les gorges de la Dordogne. Le hic c’est qu’il pleut il pleut il pleut bergère !

Au bout de 25 km Thierry et moi renonçons, suivi 500 m plus loin par le reste du groupe...

Retour au gîte, trempés, mais avec une pluie atténuée...

La bonne nouvelle de l’après-midi c’est que nous allons du coup pouvoir visiter le musée de la résistance de Neuvic...

Hé la, grande chance, notre régional de l’étape, ou plutôt notre communal de l’étape à savoir Jean, nous propose que sa maman nous fasse cette visite.



Suzanne est d’autant mieux placée qu’en 1940, a l âge de 16 ans, elle a accompagné ses frères oncles et son papa dans cette très belle aventure de la résistance locale, tout d’abord dans le renseignement, puis dans le harcèlement direct des occupants, à partir de novembre 1942. Très émouvant de l’entendre, à 95 ans, l’esprit alerte, et bien plantée sur ses deux jambes, commenter modestement la très belle exposition sise sur deux étages.

Une bonne nuit de sommeil nous permet d’aborder sereinement la troisième et plus belle journée du séjour avec un grand soleil et une chaleur revenue !

Bruno revoit tous les plans, à juste titre, pour faire un mix des ex programmes des deux et troisième journées et découvrir enfin ces très belles gorges de la Dordogne…

110 km au total, 1900 m de dénivelé, dans une superbe région où, tout en pédalant, on pensait aux maquisards qui avait oeuvré dans les années 40 !

Pas toujours, car la pause pique-nique dans un endroit idyllique,


ainsi que quelques portions de cyclo-cross ont également apporté du piquant à la journée.

Tout le monde est bien rentré au gîte, exténué mais avec la banane...

À nouveau une belle soirée ensemble précédée du pot de l’amitié offert par Jean-François, sponsor du team « l’adresse » avec 9 représentants!

Jean-François, s’il n’a pas toujours brillé dans les montées, s’est particulièrement remarqué avec une pointe à 72 km/heures dans une descente…

Puis soirée pendant laquelle 2 cyclistes parmi nous se sont déchaînés, ils se reconnaîtront !


Vendredi matin, un dernier petit tour pour se décrasser avant le retour au bercail en fin de journée.

Mon bilan des quatre jours :

- Une organisation au top, merci Bruno,

- Un service de restauration au début un peu débordé par notre appétit énorme à tel point qu’il leur fallait racheter des baguettes de pain à tour de bras dans la boulangerie toute proche.(confidences de la boulangère lorsque je suis allé lui acheter des biscuits croquants locaux).Il se sont très rapidement rattrapés, notamment avec d’excellents plats régionaux.

- Une très bonne ambiance dans le groupe pendant ces quatre journées.

- Quelques moments de solitude dans les nombreuses ascensions, largement compensés par la beauté des paysages.

-Une seule fausse note, un cycliste parmi nous qui hurlait régulièrement : « on ne lâche rien » et qui surtout, dans les montées, posait continuellement des questions à ses Voisins asphyxiés !

Juste une question :

Bruno : quand est-ce qu’on recommence ?

Cordialement.

Jean-Marie.