Pour vous servir :
Krzysztof Nowak, prêtre répandant
par téléphone 450 833 6777
par Messenger @Mission&Paroisse
Faire réseau, mettre en commun des capacités, des connaissances, des contributions afin d’informer de manière adéquate …(Pape François en 2022)
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Krzysztof Nowak, prêtre répandant
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De la part des évêques de la Conférence des évêques catholiques du Canada, de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et du Conseil épiscopal de l'Amérique latine et des Caraïbes (CELAM) Chers frères et sœurs dans le Christ, Réunis dans un esprit de profonde communion, conscients que nous ne représentons pas des Églises isolées ou des réalités fragmentées, mais plutôt une seule Église en pèlerinage à travers les Amériques, nous souhaitons vous adresser un message de proximité, d'espérance et de responsabilité partagée. Nous avons vécu des jours de joie fraternelle, unis dans la prière, le dialogue sincère et le discernement pastoral. Nous rendons grâce au Seigneur pour la grâce de cette rencontre, qui nous a permis de renouveler notre engagement à marcher ensemble en tant qu'Église dans les Amériques, en renforçant les liens qui nous unissent au-delà de nos frontières et de nos différences culturelles. Nos prières et nos conversations ont porté sur la manière de mieux guider le Peuple de Dieu avec sagesse et courage en cette période marquée par de profonds changements et défis. Bien que nos contextes nationaux soient divers, nous reconnaissons que nos peuples éprouvent des inquiétudes similaires et que nos ministères épiscopaux sont confrontés à des défis communs qui appellent des réponses coordonnées, compatissantes et profondément évangéliques. Conscients du moment historique que nous traversons et de la complexité des défis qui touchent nos sociétés, nous avons renouvelé notre engagement à marcher ensemble de manière synodale en tant qu'Église qui embrasse le nord et le sud du continent, en rendant un témoignage clair et cohérent à Jésus-Christ, crucifié et ressuscité, lui, l'espérance vivante pour tous les peuples. Parmi les questions que nous avons examinées figurent notre préoccupation pour les personnes appauvries et vulnérables, la dignité et les droits des peuples autochtones, le fléau douloureux de la traite des êtres humains et de la narcoculture. Nous avons aussi réfléchi à la polarisation croissante qui nuit au discours public et affaiblit la cohésion sociale, et en particulier, l'extrême vulnérabilité des migrants qui vivent, transitent et cherchent un avenir dans nos pays. En ce qui concerne le phénomène migratoire, nous affirmons clairement : aucun migrant n'est un étranger pour l'Église. Dans chaque personne qui quitte son pays natal à la recherche de sécurité, d'opportunités ou de dignité, nous reconnaissons un frère, une sœur ; nous reconnaissons le visage même du Christ en mouvement. La mobilité humaine ne peut être réduite à une simple question politique ou économique ; c'est une réalité profondément humaine qui interpelle notre conscience chrétienne et la responsabilité éthique des nations. Le parcours du migrant traverse des pays, des systèmes et des frontières. C'est pourquoi notre action pastorale ne peut être fragmentée. Nous voulons renforcer notre coordination continentale afin que, du lieu d'origine au lieu de transit et à la destination finale, l'Église soit un signe concret d'espérance, un lieu d'accueil et de protection. Nous invitons les autorités civiles à promouvoir des politiques qui protègent la vie, les droits et la dignité des migrants. Nous reconnaissons la responsabilité des États de réglementer les migrations et d'assurer le bien commun ; cependant, nous réaffirmons que toute législation doit placer au centre la dignité inaliénable de la personne humaine et le respect qu'elle mérite. Nous exhortons tout le Peuple de Dieu dans les Amériques à vivre l’unité de manière concrète et quotidienne : dans l'accueil généreux des migrants, dans la défense des plus vulnérables, dans le dialogue respectueux même au milieu des différences, dans la construction patiente de ponts. Que nos paroisses, nos communautés et nos familles soient des signes visibles que la fraternité est possible et que l'Évangile continue d'être une force de transformation dans nos sociétés. Nous sommes une seule Église dans les Amériques. À partir de cette unité, nous souhaitons servir avec plus de dévouement, accompagner avec plus de proximité et proclamer avec un courage renouvelé l'espérance qui jaillit du Cœur du Sauveur. Nous confions cet engagement à l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, notre Mère, qui accompagne tous les peuples de notre continent sous de nombreux vocables. Qu'elle nous soutienne dans la communion et nous inspire à répondre ensemble, avec charité et courage évangélique, aux défis de notre temps. Avec une affection fraternelle et une espérance renouvelée, Les responsables des conférences épiscopales du Canada, des États-Unis, d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAM) 17 février 2026
les personnes appauvries et vulnérables,
la dignité et les droits des peuples autochtones,
le fléau douloureux de la traite des êtres humains et de la narcoculture
Mercredi des Cendres 2026
Eglise de Manawan 18 février
Thème du Carême :
Ayez confiance ! Jésus nous conduit !
Ouverture de la célébration
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Tous : Amen
Là où deux ou trois se rassemblent au nom de Jésus il est là au mieux d’eux. Le croyez-vous ?
Tous : Nous le croyons
Mot de bienvenu et d’introduction
Aujourd’hui nous célébrons le mercredi des Cendres, le premier jour du carême. Les 40 nuits et les 40 jours du carême sont un temps de conversion – ça veut dire un temps de changement. C’est le temps ou chacun de nous choisit d’ouvrir davantage son cœur à Dieu pour se préparer pour la grande fête de Pâques. Aujourd’hui, nous allons recevoir les cendres sur notre front. Cette marque extérieure nous rappelle la préparation que nous faisons dans notre cœur.
Cette préparation se fait de trois façons :
1. La prière : Pendant ces 40 nuits et jours, on passe plus de temps en conversation avec Jésus. On essaie d’écouter plus attentivement ce qu’il veut partager avec nous.
2. Le jeûne : Jeûner veut dire arrêter de faire quelque chose. Pendant le carême on choisit d’arrêter une habitude qui nous éloigne de Jésus ou qui nous éloigne les uns des autres.
3. L’aumône : L’aumône veut dire être généreux avec les autres – de notre temps, de nos talents, de nos biens, de notre argent.
Que cette célébration nous aide à changer nos cœurs et à nous rapprocher de Jésus.
Prière
Prions :
Dieu notre Père, que ce premier jour du carême soit pour nous l’occasion de nous engager à préparer notre cœur, par la prière, le jeûne et l’aumône, à vivre le mystère de la grande fête de Pâques. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.
Tous : Amen.
Liturgie de la Parole
Première lecture (Joël 2, 12-18)
Introduction à la lecture
Bien avant la naissance de Jésus, le peuple juif qui vivait en Judée souffrait d’une grande calamité : la région était dévastée par des locustes (sorte de sauterelles géantes). Dans la première lecture, le prophète Joël rappelle au peuple que Dieu seul peut les sauver. Le peuple devait donc demander l’aide de Dieu, à travers la prière, le jeûne et en confessant leurs péchés. L’exhortation que Dieu nous adresse à travers le prophète est claire :
« revenez à moi de tout votre cœur. »
Lecture du livre du prophète Joël
Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu. Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” » Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.
Parole du Seigneur.
Tous : Nous rendons gloire à Dieu.
Psaume (50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14-17)
R. Pitié, Seigneur, car nous avons péché!
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
R. Pitié, Seigneur, car nous avons péché!
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
R. Pitié, Seigneur, car nous avons péché!
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
R. Pitié, Seigneur, car nous avons péché!
Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
R. Pitié, Seigneur, car nous avons péché!
Acclamation (Ps 94, 8a.7d)
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
Évangile (Matthieu 6, 1-6 ; 16-18)
Le Seigneur soit avec vous.
Tous : Et avec votre esprit.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu.
Tous : Gloire à toi, Seigneur !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Acclamons la Parole de Dieu.
Tous : Louange à toi, Seigneur Jésus.
Pistes de réflexion
(Si la célébration est présidée par un prêtre ou un diacre, il demeure libre de proposer sa propre homélie.)
L’Évangile d’aujourd’hui indique les éléments du chemin spirituel qu’est le carême: la prière, le jeûne et l’aumône (cf. Mt 6, 1-6.16-18). Le premier élément est la prière. La prière consiste à s’engager à consacrer plus de temps à Dieu dans notre journée. Nous confions à Dieu nos blessures, nos soucis, et les souffrances du monde. Le deuxième est le jeûne. Le jeûne comporte le choix d’une vie sobre, dans son style ; une vie qui ne gaspille pas, une vie marquée par la simplicité et qui engendre moins de déchets. Jeûner nous aide à entraîner notre cœur à l’essentiel et au partage. C’est un signe de prise de conscience et de responsabilité face aux injustices, aux abus, en particulier à l’égard des pauvres et des petits, et c’est le signe de la confiance que nous plaçons en Dieu et dans sa Providence. Le troisième élément est l’aumône : celle-ci indique la gratuité, car dans l’aumône on donne à quelqu’un dont on n’attend pas de recevoir quelque chose en échange. La gratuité devrait être l’une des caractéristiques du chrétien, qui, conscient d’avoir tout reçu de Dieu gratuitement, c’est-à-dire sans aucun mérite, apprend à donner aux autres gratuitement. Aujourd’hui, souvent, la gratuité ne fait pas partie de la vie quotidienne, où tout se vend et s’achète. Tout est calcul et mesure. L’aumône nous aide à vivre la gratuité du don, qui est la libération de l’obsession de la possession, de la peur de perdre ce que l’on a, de la tristesse de celui qui ne veut pas partager avec les autres son propre bien-être. Dans l’évangile, Jésus souligne que ces trois œuvres de miséricorde étaient devenues coincées, mangées par la rouille des formalités et étaient même devenues des signes de supériorité sociale. La tentation commune à la prière, au jeûne et à l’aumône est l’hypocrisie, c’est-à-dire de les faire sans y mettre son cœur, seulement pour bien paraître. Lorsqu’on fait quelque chose de bien, il est normal de vouloir être reconnu ou respecté pour notre bonne action, pour obtenir satisfaction. Jésus nous invite lui à faire ces œuvres sans nous montrer, et d’avoir confiance en la récompense du Père « qui nous voit dans le secret » (Mt 6, 4.6.18).
Les points de réflexion sont tirés d’une homélie du pape François : https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2014/documents/papa-francesco_20140305_omelia-ceneri.html
L’imposition des cendres
(Dans le contexte d’une liturgie de la Parole, la bénédiction et l’imposition des cendres se font après l’homélie et avant la Prière universelle.)
La célébration est présidée par un ministre laïc :
Seigneur notre Dieu, que les cendres dont nous serons marqués soient signe de notre engagement à changer nos cœurs et croire à la Bonne Nouvelle.
Nous te le demandons à toi qui vis et règne pour les siècles des siècles.
Tous : Amen.
Les ministres laïcs imposent les cendres à tous les fidèles.
Ils disent à chacun : Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Pendant ce temps, on peut chanter un ou plusieurs chants.
Prière universelle
Introduction
Demandons au Seigneur de nous combler de sa grâce en lui présentant nos demandes pour le bien de notre communauté et du monde entier.
R. Seigneur, entends notre prière.
Le carême est un temps de prière. Pour que l’Église nous aide à entendre la voix de Dieu qui nous aime toujours, prions.
R. Seigneur, entends notre prière.
Le carême est un temps d’aumône. Pour que les dirigeants du monde aident les nations les plus riches à partager généreusement avec les peuples qui souffrent, prions.
R. Seigneur, entends notre prière.
Le carême est un temps de jeûne. Pour que notre communauté scolaire profite de cette période pour mettre fin à l’indifférence et à l’exclusion qui nous éloignent les uns des autres, prions.
R. Seigneur, entends notre prière.
Le carême est un temps pour demander pardon. Pour que les membres de nos familles profitent de ce carême pour savoir demander pardon pour les fois où ils ont pu causer des blessures, prions.
R. Seigneur, entends notre prière.
Le carême est un temps de changement. Pour que chacun de nous choisisse d’ouvrir son cœur à Dieu afin de prendre part à sa joie, prions.
R. Seigneur, entends notre prière.
Prière de conclusion
Dieu notre Père, en recevant nos intentions, fais que notre pratique du carême que nous débutons nous permette de te voir et de t’entendre plus clairement, toi qui nous fais signe pour les siècles des siècles.
Tous : Amen.
Notre Père
Introduction
Unis dans le même Esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçue du Sauveur :
Notre Père
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Tous : Amen
Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves, en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l'avènement de Jésus Christ, notre Sauveur.
Tous : Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles !
Échange de paix
Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » : ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté s'accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles.
Tous : Amen.
Échangeons un signe de paix avec les personnes autour de nous.
Rite de conclusion
Annonce
Le carême est un exercice spirituel qui prépare individuellement et collectivement à la célébration de Pâques de Jésus.
Selon les évangélistes Matthieu, Marc et Luc, l’Esprit a conduit Jésus au désert pour une expérience de 40 nuits et 40 jours. L’explication de la durée du Carême de 40 jours vient de là.
Mais ne demandez pas de comptabiliser les jours entre le Mercredi des Cendres (18 février) et le mercredi de la Semaine Sainte (1 avril) à ceux qui ont appris à compter à l’école.
Pour arriver au bon compte, demandez plutôt un théologien, un liturgiste. Il vous dira qu'il faut compter les deux mercredis ensemble comme un seul jour, car le carême commence le 18 février au soir et se termine le 1 avril avant le soir.
Ensuite, il faut exclure du carême des fêtes : la Saint-Joseph - le 19 mars, l’Annonciation - le 25 mars et le Dimanche des Rameaux - 29 mars. Alors votre compte sera bon.
Compter est déjà un bon exercice de l’esprit et peut contribuer à l’ensemble de l’expérience spirituelle.
L’Esprit a conduit Jésus à travers le désert, il conduit aussi chacune et chacun à travers le Carême. Ce n’est donc pas un exercice à construire, mais à découvrir nuit après nuit, jour après jour.
Il commence le soir, alors son expérience débute la nuit. La nuit qui est un temps et un lieu de prière, de doutes, d'épreuves, de trahisons, en somme de la révélation à soi-même et de la présence de Jésus, avec lui la nuit devient lumière.
Après la nuit, vient le jour, comme au commencement de la création selon le livre de la Genèse : il y eut un soir, il y eut un matin. Le jour est un lieu et un temps de compassion, d’empathie, d'entraide, de ses limites, de fatigue, de souffrance, en somme de la pratique de la charité inspirée par l’amour de Jésus : aimez les autres comme je vous ai aimé.
Bon Carême à toutes et à tous.
Abbé Christophe Nowak
Envoi
La célébration présidée par un laïc : Demandons que la bénédiction de Dieu tout-puissant, Père, Fils, et Esprit Saint, descende sur nous et y demeure à jamais.
Tous : Amen.
Allons dans la paix et la joie du Christ.
Tous : Nous rendons grâce à Dieu!
TON AMOUR VAUT MIEUX QUE LA VIE, PS 63(64), 4
Introduction
Une eucharistie, une réflexion, plusieurs prières. L’eucharistie du jour, la réflexion reprend le sujet du rapport de l’amour à la durée de la vie, les prières en communion avec les participants du synode sur la synodalité, par l’intercession de la Vierge Marie et particulièrement en invoquant son nom de Notre-Dame des Atikamekw, sans aucun doute la place des prières pour la paix est privilégiée.
Mardi 3 octobre 2023
Commençons par un exercice de traduction du verset 4 du psaume 63(64).
Dans le titre : “ton amour vaut mieux que la vie”, on utilise la traduction liturgique de la Bible. La TOB (traduction œcuménique de la Bible) propose de traduire : “Oui, ta fidélité vaut mieux que la vie”. La traduction Segond 21 (Bible du Louis Segond) traduit : “Car ta bonté vaut mieux que la vie”, et la traduction de la Bible de Jérusalem : “Meilleur que la vie, ton amour”.
Cette large possibilité de traduction s'appuie sur la polyphonie du sens des mots dans le texte original, hébreux.
Ce qui est traduit par ‘vaux mieux’, littéralement en hébreu : bon, bien, beau, bonheur, mieux, meilleur, agréable;
ce qui est traduit par ‘amour’ ou ‘fidélité’ ou ‘bonté’, littéralement : bonté, miséricorde, grâce, bienveillance, amour, piété, bien;
ce qui est traduit par ‘vie’, littéralement : vie, existence, durée de vie.
La polyphonie des sens permet d’en construire une symphonie et d'y sortir de la douceur de l’écoute pour accueillir la Parole. Cette Parole selon la lettre aux Hébreux “Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur (Hbr 4,12).” Cette Parole ne blesse pas, elle sépare, comme la parole à la création a séparé les ténèbres et la lumière, les eaux, la terre ferme. Toute la parole de Dieu est créatrice, mais pour libérer sa créativité enfermée dans la lettre elle a besoin d’être accueillie par la douceur de l’écoute. Il faut donc faire taire dans son intérieur tous les canons de la guerre, des conflits venant de la jalousie, du mépris et des calomnies. Ils font beaucoup de bruit, comme toute force destructrice. Par contre, le climat de la paix intérieure, l'accalmie, la douceur annoncent l'action créatrice, l’action qui construit, l’action qui fait grandir. Comme un arbre qu’on n’entend pas pousser, comme un bénévole qui partage sans se faire de la publicité.
Mardi 10 octobre 2023
C’est l’histoire d’une fratrie, un frère et une sœur possédaient chacun une partie d’un terrain ; la sœur était mariée et avait plusieurs enfants; le frère vivait seul; ils cultivaient en commun l’érablière qu'ils avaient héritée de leur mère; le temps des sucres venu, ils rassemblèrent leur récolte et en firent deux tas égaux qu'ils laissèrent sous la tente. Pendant la nuit, le frère eut une bonne pensée; il se dit à lui-même : “ma sœur a un mari et des enfants à nourrir, il n'est pas juste que ma part soit aussi forte que la sienne; je vais prendre de mon tas quelques gallons de sirop que j'ajouterai secrètement aux siens, elle ne s'en apercevra pas, et ne pourra ainsi refuser.” Et il fit comme il avait pensé. La même nuit, la sœur se réveilla, et dit à son mari : “Mon frère aîné vit seul et sans compagne, il n'a personne pour l'assister dans son travail et pour le consoler dans ses fatigues, il n'est pas juste que nous prenions de l’érablière commune autant de gallons de sirop d’érable que lui, levons-nous, allons et portons secrètement à son tas un certain nombre de gallons, il ne s'en apercevra pas demain, et ne pourra ainsi les refuser.” Et ils firent comme ils avaient pensé. Le lendemain, chacun se rendit au champ, et fut bien surpris de voir que les deux tas étaient toujours pareils : ni l'un ni l'autre ne pouvait intérieurement se rendre compte de ce prodige. Ils firent de même pendant plusieurs nuits de suite; mais comme chacun d'eux portait au tas de l’autre le même nombre de gallons, les tas demeuraient toujours égaux, jusqu'à ce qu'une nuit, tous deux s'étant mis en sentinelle pour approfondir la cause de ce miracle, ils se rencontrèrent portant chacun les gallons qu'ils se destinaient mutuellement.
Ce lieu, une place agréable au Créateur, où une si bonne pensée était venue à la fois et si persévéramment à deux humains était béni par les hommes et les femmes qui entendaient cette histoire, et ils la choisirent pour y bâtir une maison de prière.
Mardi 17 octobre 2023
Laudate Deum
Sortir de l’ère industrielle et abandonner la mode de vie de la société de consommation et ouvrir l’ère de la solidarité et entrer dans la société de communion. Une utopie ou une mission ?
Ce texte du Pape François n’est pas l’œil du cyclone médiatique qui secoue la planète Terre, mais il est sur ses périphéries. Et pourtant il attire l’attention sur le point central de la vie humaine : sa dignité. Il insiste sur sa conviction que “tout est lié”. Cela fait l’écho, entre autres, à la spiritualité, qu'on peut caractériser dans la tradition amérindienne par trois points de repère : 1) la spiritualité englobe tout, la quête de vision donne de l’orientation de base de l’existence; la vie est un don, la circularité vitale exprime la contre-donation qui fait fructifier la vie pour soi-même et pour les autres, 2) la spiritualité est une démarche interrelationnelle et se manifeste par la solidarité; le monde est “plus qu’humain”, la notion de la personnalité s’applique à tous les êtres vivants; l’humain étant le vulnérable parmi les vivants, pour réaliser sa vie en plénitude il a besoin de tous les autres vivants, 3) la spiritualité valorise la notion d’espace et affirme le caractère sacré de l’univers; méditer et contempler fonde l’engagement dans le monde.
L’insistance sur son autre conviction est pressante : personne ne se sauve tout seul. Cela fait l’écho à la société de consommation et l’ère industrielle qui ont contribué à la création d’un paradigme technologique où l’humain semble être sans aucune limite et tout ce qui l’entoure une simple ressource à son service. Puisque l’immense progrès technologique n’a pas été accompagné d’un développement de l’être humain, il détruit la relation saine et harmonieuse avec l’environnement, avec la nature. Ainsi apparaît la nécessité de reprendre la réflexion sur le pouvoir humain, sa signification et ses limites. “Dans leur conscience, et face aux visages des enfants qui paieront les dégâts de leurs actions, la question du sens se pose : quel est le sens de ma vie, quel est le sens de mon passage sur cette terre, quel est le sens, en définitive, de mon travail et de mes efforts ? (...) Ainsi nous mettons fin à l’idée d’un être humain autonome, tout-puissant et illimité pour le comprendre de manière plus humble et plus riche.”
Mardi 24 octobre 2023
Donne-moi un coeur qui écoute
Écouter avec l’oreille du cœur (du 56ème message du Pape François, pour la journée mondiale des communications sociales)
... Écouter, avant de parler, comme l'exhorte l'apôtre Jacques : « Que chacun soit prompt à écouter, lent à parler » (1, 19). Donner gratuitement un peu de son temps pour écouter les gens est le premier geste de charité.
... Nous avons tous des oreilles, mais bien souvent, même celui qui a une ouïe parfaite n’arrive pas à écouter l'autre. Il existe en fait une surdité intérieure, pire que la surdité physique. L'écoute, en effet, ne concerne pas seulement le sens de l'ouïe, mais l'ensemble de la personne. Le véritable siège de l'écoute est le cœur. Le roi Salomon, bien que très jeune, se révéla sage car il demanda au Seigneur de lui accorder « un cœur qui écoute » (1 Rois 3, 9). Et saint Augustin nous invite à écouter avec le cœur ( corde audire), à recevoir les paroles non pas extérieurement dans nos oreilles, mais spirituellement dans nos cœurs : « N'ayez pas le cœur dans les oreilles, mais les oreilles dans le cœur ». Et saint François d'Assise exhortait ses frères à « incliner l'oreille du cœur ».
Selon certains, cette prière de Salomon résonne en écho dans toutes les sociétés modernes, démocratiques, car les cultures modernes soumises à l’accélération et à l’obligation de la croissance ont perdu le sens du mouvement. Les êtres humains doivent courir toujours plus vite. Et la logique de cette organisation sociale engendre systématiquement un rapport d’agression au monde. Alors, un cœur qui écoute devient indispensable pour que la voix de chacun et de chacune soit rendue audible, soit entendue, et ne soit pas limitée par les oreilles qui les entendent, mais augmentée par le cœur qui veuille entendre les autres et leur répondre.
La probité intellectuelle et les Églises
La probité intellectuelle est un exercice d'écoute pour entendre chez l’interlocuteur des arguments qui concernent celui qui écoute et qui ont quelque chose à lui apporter.
Cette posture d’un coeur qui écoute est très difficile à tenir dans une société pleine d'agressivité, et c’est des églises qui disposent de narrations, de réservoirs cognitifs, de rites, de pratiques et d’espaces où un coeur peut s’exercer à cette écoute et peut-être en faire l’expérience.
La mission qui transforme
Une des expériences qui m’inspire est celle de François d’Assise à Damiette. Sa rencontre avec le Sultan l’a transformée. A la suite de cette rencontre, François a donné à ses frères qui se rendent en mission deux règles, la première : d’éviter des querelles et accepter les différences, la deuxième : “s’il plaît à Dieu” d’annoncer explicitement l’Evangile.
RENCONTRE AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES ET LES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ PAROISSIALE
Église du Sacré-Cœur, Edmonton, Lundi 25 juillet 2022
(...)
Réconciliation : c’est sur ce mot que je voudrais partager ce soir quelques réflexions. Que nous suggère Jésus quand il parle de réconciliation ? ou quand il nous inspire la réconciliation ? que signifie pour nous aujourd’hui la réconciliation ? Chers amis, la réconciliation opérée par le Christ n’a pas été un accord de paix extérieur, une sorte de compromis pour contenter les parties. Cela n’a pas été non plus une paix tombée du ciel, arrivée par une imposition d’en-haut ou par absorption de l’autre. L’apôtre Paul explique que Jésus réconcilie en mettant ensemble, faisant de deux réalités distantes une réalité unique, une seule chose, un seul peuple. Et comment fait-il ? Par la croix (cf. Ep 2, 14). C’est Jésus qui nous réconcilie entre nous sur la croix, sur cet arbre de vie, comme aimaient à le dire les premiers chrétiens. La croix, arbre de vie.
Vous, chers frères et sœurs autochtones, vous avez beaucoup à nous apprendre sur la signification vitale de l’arbre qui, uni à la terre par les racines, donne de l’oxygène par les feuilles et nous nourrit de ses fruits. Et il est beau de voir la symbolique de l’arbre représenté dans la physionomie de cette église, où un tronc unit le sol et l’autel sur lequel Jésus nous réconcilie dans l’Eucharistie, « acte d’amour cosmique » qui « unit le ciel et la terre, embrasse […] toute la création » (Lett. enc. Laudato si’ n. 236). Ce symbolisme liturgique me rappelle des paroles magnifiques prononcées par Jean-Paul II dans ce pays : « Le Christ anime le cœur même de chaque culture, c’est pour cela que non seulement le christianisme concerne toutes les populations indiennes, mais le Christ, dans les membres de son corps, est lui-même indien » (Liturgie de la Parole avec les Indiens du Canada, 15 septembre 1984). Et c’est Lui qui sur la croix réconcilie, remet ensemble ce qui semblait impensable et impardonnable, et embrasse tous et tout. Tous et tout : les peuples autochtones attribuent une importante signification cosmique aux points cardinaux qui sont compris non seulement comme des points de référence géographique mais aussi comme des dimensions qui embrassent la réalité entière et indiquent la voie pour la guérir, représentée par la « roue de la médecine ». Ce temple fait sien cette symbolique des points cardinaux et leur attribue une signification christologique. Jésus, par les extrémités de sa croix, embrasse les points cardinaux et réunit les peuples les plus éloignés, Jésus guérit et pacifie tout (cf. Ep 2, 14). Là, il accomplit le dessein de Dieu : « tout réconcilier » (cf. Col 1, 20).
(...)
La réconciliation est une grâce qu’il faut demander.
Je voudrais maintenant parler d’un autre aspect de la réconciliation. L’apôtre Paul explique que Jésus, par la croix, nous a réconciliés en un seul corps (cf. Ep 2, 14). De quel corps parle-t-il ? Il parle de l’Église : l’Église est ce corps vivant de réconciliation. Mais, si nous pensons à la douleur indélébile vécue dans ces endroits par tant de personnes au sein des institutions ecclésiales, nous n’éprouvons que colère, nous n’éprouvons que honte. Cela s’est produit lorsque les croyants se sont laissés prendre par la mondanité et, au lieu de promouvoir la réconciliation, ils ont imposé leur modèle culturel. Cette attitude, frères et sœurs, est difficile à éliminer, y compris du point de vue religieux. De fait, il semblerait plus facile d’inculquer Dieu dans les personnes, plutôt que de permettre aux personnes de se rapprocher de Dieu – une contradiction. Mais cela ne fonctionne jamais, parce que le Seigneur n’agit pas ainsi : il ne contraint pas, n’étouffe pas et n’opprime pas ; par contre, il aime toujours, libère et laisse libre. Il ne soutient pas de son Esprit celui qui assujettit les autres, qui confond l’Évangile de la réconciliation avec du prosélytisme. Parce que l’on ne peut annoncer Dieu d’une manière contraire à Dieu. Et pourtant, combien de fois cela s’est-il produit dans l’histoire ! Alors que Dieu se propose simplement et humblement, nous avons toujours la tentation de l’imposer et de nous imposer en son nom. C’est la tentation mondaine de le faire descendre de la croix pour le manifester par la puissance et l’apparence. Mais Jésus réconcilie sur la croix, et non pas en descendant de la croix. En bas, autour de la croix, il y avait ceux qui pensaient à eux-mêmes et tentaient le Christ en lui enjoignant de se sauver lui-même (cf. Lc 23, 35-36), sans penser aux autres. Frères et sœurs, au nom de Jésus, il ne faut plus agir ainsi dans l’Église. Que Jésus soit annoncé comme il le désire, dans la liberté et la charité, et que chaque personne crucifiée que nous rencontrons ne soit plus pour nous un cas à régler, mais un frère ou une sœur à aimer, chair du Christ à aimer. Que l’Église, Corps du Christ, soit un corps vivant de réconciliation !
Le même mot réconciliation est pratiquement synonyme d’Église. Le terme signifie, en effet, « faire de nouveau un concile » : réconciliation, faire un nouveau concile. L’Église est la maison où l’on se réconcilie, où l’on se réunit pour repartir et grandir ensemble. Elle est le lieu où nous arrêtons de nous penser comme individus pour nous reconnaître comme des frères qui se regardent dans les yeux, accueillant les histoires et la culture de l’autre, en laissant la mystique de l’ensemble, si agréable à l’Esprit Saint, favoriser la guérison de la mémoire blessée. C’est cela le chemin : ne pas décider pour les autres, ne pas ranger tout le monde dans des schémas prédéterminés, mais se mettre devant le Crucifié et devant le frère pour apprendre à marcher ensemble. C’est cela l’Église, c’est ce qu’elle devrait être : le lieu où la réalité est toujours supérieure à l’idée. C’est cela l’Église et c’est ce qu’elle devrait être : non pas un ensemble d’idées et de préceptes à inculquer aux gens ; l’Église est une maison accueillante pour tous ! C’est cela l’Église et c’est ce qu’elle devrait être : un temple avec les portes toujours ouvertes, comme nous l’avons entendu de ces deux frères, que cette paroisse est ainsi : un temple avec des portes toujours ouvertes, où nous tous, temples vivants de l’Esprit, nous rencontrons, nous servons et nous nous réconcilions. Chers frères et sœurs, les gestes et les visites peuvent être importants, mais la plupart des paroles et des activités de réconciliation ont lieu au niveau local, dans des communautés comme celle-ci, où les personnes et les familles cheminent côte-à-côte, jour après jour. Prier ensemble, aider ensemble, partager des histoires de vie, des joies et des luttes communes, tout cela ouvre la porte à l’œuvre réconciliatrice de Dieu.
(...)
Réconciliation
22.08.2023
─
Krzysztof Nowak
prêtre
syganowak@gmail.com
+1 450 898 5980
Otapi
Ce projet est prévu pour les élèves du secondaire autant qu’activité extrascolaire. Je serai heureux de pouvoir le réaliser dans le cadre des valeurs de l’école et en particulier de la valeur “ du respect : ouverture à l’autre et à ses différences ”.
Dans ma mission à Manawan j’ai été invité par monseigneur Corriveau, l’évêque de Joliette à prendre le temps d’écouter et de m’imprégner de la culture et de la spiritualité atikamekw. Approfondir la notion de la réconciliation me semble une activité adéquate.
des Montagnes
Ce projet est prévu pour les élèves du secondaire autant qu’activité extrascolaire. Je serai heureux de pouvoir le réaliser dans le cadre des valeurs de l’école et en particulier de la valeur “ du respect envers les autres (pairs et adultes) ”.
Les habitants de Saint-Michel-des-Saints sont particulièrement attentifs et accueillants à l’égard de la Nation atikamekw.
Bermon
Ce projet est prévu pour les élèves du secondaire dans le cadre du partenariat proposé dans le projet éducatif des liens avec le réseau public dont la paroisse Saint-David fait partie. Je serai heureux de pouvoir le réaliser dans votre école.
Érablière
Ce projet est prévu pour les élèves de polyvalente dans le cadre d'éthique et de culture religieuse en correspondance avec les valeurs du projet éducatif de votre école ‘TRACE’, notamment la valeur de la collaboration.
Depuis plusieurs années, les efforts de toute la communauté québécoise se multiplient pour établir la vérité et vivre la réconciliation avec les Premières Nations.
Ce projet élargit le sujet en incluant les rapports avec l’Eglise catholique, impliquée dans le débat par de nombreuses activités et récemment par la visite du Pape François.
La “réconciliation” est aujourd’hui la porte par laquelle la spiritualité atikamekw entre dans notre quotidien. Mieux la comprendre permettra de mieux la vivre.
Saisir davantage le sens spirituel atikamekw de la réconciliation.
Écouter les uns et les autres dans leur quête de la réconciliation.
Partager ensemble les réflexions sur la réconciliation.
Ce projet propose un travail d’écoute, de réflexion et d’expression : écrite, orale ou visuelle. Son caractère est pluridisciplinaire : la tradition, la langue, la philosophie, la religion, l’actualité. La réalisation du projet ne nécessite pas un lieu particulier, tout simplement un endroit où on peut s'asseoir. Le temps minimum est d'environ une heure. Si possible, l'équipement en outils numériques, téléphone cellulaire, tablette, ordinateur, cela évitera les copies en papier. A la suite de ce projet un rapport sera rédigé.
Selon le souhait des participants et leurs niveaux de connaissances, ce projet peut être modulé. Les éléments facultatifs permettent d’ajouter du contenu ou de faire place à d'autres activités, comme de prendre plus de temps pour le partage d'expériences.
Un conte
Deux frères ( annexe 1)
Des notes (1)
Les participants notent sur une feuille les éléments des réponses aux questions suivantes : Que signifie la réconciliation pour moi? Qu’ai-je fait pour encourager la réconciliation? Quels gestes puis-je poser maintenant avec mes amis, ma famille ou ma collectivité pour la réconciliation? Quelle est la place de la réconciliation dans ma vie? Ils sont ensuite invités à les partager.
Témoignages (facultatif)
Les courts messages (15 secondes) audio ou vidéo qui terminent la phrase :
“Je te dis le mot ‘réconciliation’ et tu me réponds …
Dictionnaires (facultatif)
Consulter des dictionnaires : mot “réconciliation”
dictionnaire atikamekw : https://www.langueatikamekw.ca/ ( annexe 2)
dictionnaire Antidote (annexe 3)
Réconciliation et l’Eglise
La visite du Pape François et le rôle de l’Eglise dans le processus de la réconciliation.
Texte du rapport annuel 2022 de CNVR ( un extrait en annexe 4) : https://ehprnh2mwo3.exactdn.com/wp-content/uploads/2023/07/2023-NCTR-REPORT-LAYOUTS-FR-FIN-WEB.pdf
Texte de François sur la réconciliation ( un extrait en annexe 5) : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2022/july/documents/20220725-incontroedmonton-canada.pdf
Des notes (2)
Les participants reprennent leurs feuilles et complètent les notes prises au début.
Ils sont invités à partager ce qu’ils ont noté.
C’est l’histoire de deux frères qui possédaient chacun une partie d’un terrain ; l'un de ces frères était marié et avait plusieurs enfants; l'autre vivait seul; ils cultivaient en commun le champ qu'ils avaient hérité de leur mère; le temps de la moisson venu, les deux frères lièrent leurs gerbes et en firent deux tas égaux qu'ils laissèrent sur le champ. Pendant la nuit, celui des deux frères qui n'était pas marié eut une bonne pensée; il se dit à lui-même : “mon frère a une femme et des enfants à nourrir, il n'est pas juste que ma part soit aussi forte que la sienne; allons, prenons de mon tas quelques gerbes que j'ajouterai secrètement aux siennes, il ne s'en apercevra pas, et ne pourra ainsi refuser.” Et il fit comme il avait pensé. La même nuit, l'autre frère se réveilla, et dit à sa femme : “Mon frère est jeune, il vit seul et sans compagne, il n'a personne pour l'assister dans son travail et pour le consoler dans ses fatigues, il n'est pas juste que nous prenions du champ commun autant de gerbes que lui, levons-nous, allons et portons secrètement à son tas un certain nombre de gerbes, il ne s'en apercevra pas demain, et ne pourra ainsi les refuser.” Et ils firent comme ils avaient pensé. Le lendemain, chacun des frères se rendit au champ, et fut bien surpris de voir que les deux tas étaient toujours pareils : ni l'un ni l'autre ne pouvait intérieurement se rendre compte de ce prodige. Ils firent de même pendant plusieurs nuits de suite; mais comme chacun d'eux portait au tas de son frère le même nombre de gerbes, les tas demeuraient toujours égaux, jusqu'à ce qu'une nuit, tous deux s'étant mis en sentinelle pour approfondir la cause de ce miracle, ils se rencontrèrent portant chacun les gerbes qu'ils se destinaient mutuellement.
«Or, le lieu où une si bonne pensée était venue à la fois et si persévéramment à deux humains devait être une place agréable au Créateur : et les humains la bénirent, et la choisirent pour y bâtir une maison de prière. »
Alphonse de Lamartine, Voyage en Orient I, Paris, gâchette, 1875, pp. 329-330.
En atikamekw
kiwe mamo pimotewin NI composé
Awik e koski mamo otamirotcik.
réconciliation (f.) (littéralement: 'recommencer à marcher ensemble')
kiwe witcewitowin NI composé
Awik e koski witcewatc awiriwa.
réconciliation (f.) (littéralement: 'recommencer à s'entraider')
En français
Action de rétablir l’amitié entre des personnes brouillées, l’entente entre des groupes hostiles. Réconciliation sincère, solide, fragile. Réconciliation avec une amie. Réconciliation entre frères. […]
reconciliation […]
religion – Cérémonie catholique par laquelle un pécheur est pardonné et réintégré dans l’Église.
reconciliation
Étymologie
Emprunt au latin classique reconciliatio, ‘réconciliation’, aussi analysable en réconcilier et -?tion?; du latin classique reconciliare, ‘réconcilier’.
Au cours de l’année écoulée, nous avons assisté à des progrès longtemps attendus concernant deux des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) : l’appel à l’action 58, des excuses papales au Canada, et les appels à l’action 53 et 54, la création d’un conseil national pour la réconciliation avec un financement pluriannuel. Appel 58 : « Nous demandons au pape de présenter, au nom de l’Église catholique romaine, des excuses aux survivants, à leurs familles ainsi qu’aux collectivités concernées pour les mauvais traitements sur les plans spirituel, culturel, émotionnel, physique et sexuel que les enfants des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont subis dans les pensionnats dirigés par l’Église catholique. Nous demandons que ces excuses (…) soient présentées par le pape au Canada. » La visite papale a été précédée d’importants préparatifs. Des délégations de survivants des Premières Nations, des Inuit et des Métis se sont rendues à Rome pour rencontrer le pape et lui faire part de vive voix de leurs expériences. Elles lui ont offert deux paires de mocassins représentant les souffrances intenses endurées par les enfants autochtones, dont beaucoup ne sont pas revenus des pensionnats. Il a été prié de réfléchir à ces mocassins comme symbole des enfants qui sont allés dans les pensionnats et de ceux qui n’en sont jamais revenus, puis de rendre les mocassins lors de sa visite au Canada au cours de l’été. Ces excuses marquent les premiers pas significatifs de l’Église catholique pour reconnaître sa responsabilité dans les effets profonds du système des pensionnats,qui se font sentir encore aujourd’hui et continueront de résonner dans les communautés et les générations autochtones pour des années à venir.
Cynthia Wesley-Esquimaux, présidente de la vérité et la réconciliation, Université Lakehead
J’ai l’honneur de travailler chaque jour avec des survivants des pensionnats. Ces personnes me rappellent qu’il ne peut y avoir de réconciliation sans vérité. La visite du pape et les excuses qu’il a présentées sont historiques et marquent une étape importante sur la voie d’une guérison et d’une réconciliation véritables. Il reste encore beaucoup de travail et de réparations à faire.
Miigwetch, Stephanie Scott
Réconciliation : c’est sur ce mot que je voudrais partager ce soir quelques réflexions. Que nous suggère Jésus quand il parle de réconciliation ? ou quand il nous inspire la réconciliation ? que signifie pour nous aujourd’hui la réconciliation ? Chers amis, la réconciliation opérée par le Christ n’a pas été un accord de paix extérieur, une sorte de compromis pour contenter les parties. Cela n’a pas été non plus une paix tombée du ciel, arrivée par une imposition d’en-haut ou par absorption de l’autre. L’apôtre Paul explique que Jésus réconcilie en mettant ensemble, faisant de deux réalités distantes une réalité unique, une seule chose, un seul peuple. Et comment fait-il ? Par la croix (cf. Ep 2, 14). C’est Jésus qui nous réconcilie entre nous sur la croix, sur cet arbre de vie, comme aimaient à le dire les premiers chrétiens. La croix, arbre de vie. Vous, chers frères et sœurs autochtones, vous avez beaucoup à nous apprendre sur la signification vitale de l’arbre qui, uni à la terre par les racines, donne de l’oxygène par les feuilles et nous nourrit de ses fruits. Et il est beau de voir la symbolique de l’arbre représenté dans la physionomie de cette église, où un tronc unit le sol et l’autel sur lequel Jésus nous réconcilie dans l’Eucharistie, « acte d’amour cosmique » qui « unit le ciel et la terre, embrasse […] toute la création » (Lett. enc. Laudato si’ n. 236).
(...) Je voudrais maintenant parler d’un autre aspect de la réconciliation. L’apôtre Paul explique que Jésus, par la croix, nous a réconciliés en un seul corps (cf. Ep 2, 14). De quel corps parle-t-il ? Il parle de l’Église : l’Église est ce corps vivant de réconciliation. Mais, si nous pensons à la douleur indélébile vécue dans ces endroits par tant de personnes au sein des institutions ecclésiales, nous n’éprouvons que colère, nous n’éprouvons que honte. Cela s’est produit lorsque les croyants se sont laissés prendre par la mondanité et, au lieu de promouvoir la réconciliation, ils ont imposé leur modèle culturel. Cette attitude, frères et sœurs, est difficile à éliminer, y compris du point de vue religieux. De fait, il semblerait plus facile d’inculquer Dieu dans les personnes, plutôt que de permettre aux personnes de se rapprocher de Dieu – une contradiction. Mais cela ne fonctionne jamais, parce que le Seigneur n’agit pas ainsi : il ne contraint pas, n’étouffe pas et n’opprime pas ; par contre, il aime toujours, libère et laisse libre. Il ne soutient pas de son Esprit celui qui assujettit les autres, qui confond l’Évangile de la réconciliation avec du prosélytisme. Parce que l’on ne peut annoncer Dieu d’une manière contraire à Dieu. Et pourtant, combien de fois cela s’est-il produit 3 dans l’histoire ! Alors que Dieu se propose simplement et humblement, nous avons toujours la tentation de l’imposer et de nous imposer en son nom. C’est la tentation mondaine de le faire descendre de la croix pour le manifester par la puissance et l’apparence. Mais Jésus réconcilie sur la croix, et non pas en descendant de la croix. En bas, autour de la croix, il y avait ceux qui pensaient à eux-mêmes et tentaient le Christ en lui enjoignant de se sauver lui-même (cf. Lc 23, 35-36), sans penser aux autres. Frères et sœurs, au nom de Jésus, il ne faut plus agir ainsi dans l’Église. Que Jésus soit annoncé comme il le désire, dans la liberté et la charité, et que chaque personne crucifiée que nous rencontrons ne soit plus pour nous un cas à régler, mais un frère ou une sœur à aimer, chair du Christ à aimer. Que l’Église, Corps du Christ, soit un corps vivant de réconciliation ! Le même mot réconciliation est pratiquement synonyme d’Église. Le terme signifie, en effet, « faire de nouveau un concile » : réconciliation, faire un nouveau concile. L’Église est la maison où l’on se réconcilie, où l’on se réunit pour repartir et grandir ensemble. Elle est le lieu où nous arrêtons de nous penser comme individus pour nous reconnaître comme des frères qui se regardent dans les yeux, accueillant les histoires et la culture de l’autre, en laissant la mystique de l’ensemble, si agréable à l’Esprit Saint, favoriser la guérison de la mémoire blessée. C’est cela le chemin : ne pas décider pour les autres, ne pas ranger tout le monde dans des schémas prédéterminés, mais se mettre devant le Crucifié et devant le frère pour apprendre à marcher ensemble. C’est cela l’Église, c’est ce qu’elle devrait être : le lieu où la réalité est toujours supérieure à l’idée. C’est cela l’Église et c’est ce qu’elle devrait être : non pas un ensemble d’idées et de préceptes à inculquer aux gens ; l’Église est une maison accueillante pour tous ! C’est cela l’Église et c’est ce qu’elle devrait être : un temple avec les portes toujours ouvertes, comme nous l’avons entendu de ces deux frères, que cette paroisse est ainsi : un temple avec des portes toujours ouvertes, où nous tous, temples vivants de l’Esprit, nous rencontrons, nous servons et nous nous réconcilions. Chers frères et sœurs, les gestes et les visites peuvent être importants, mais la plupart des paroles et des activités de réconciliation ont lieu au niveau local, dans des communautés comme celle-ci, où les personnes et les familles cheminent côte à côte, jour après jour. Prier ensemble, aider ensemble, partager des histoires de vie, des joies et des luttes communes, tout cela ouvre la porte à l’œuvre réconciliatrice de Dieu.
Discours de François, Église du Sacré-Cœur, Edmonton, lundi 25 juillet 2022
Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. (Jn 4,24)
Dimanche 22 juin : Fête du Saint Sacrement, voici l'Evangile de la fête :
En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : «Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.
Comment s'y prendre ?
En marchant sur ses pieds avec son cœur, dans son esprit, avec son âme main dans la main.
À la Pentecôte, Saint-Esprit propose un rendez-vous. Vous ne serez pas déçu.
Nous prions souvent : donne-nous ton Esprit. Mais on ne peut pas l'avoir, par contre on peut le recevoir, car l'Esprit de Dieu va où il veut. Cela permet de reconnaitre sa présence et découvrir son action pour s'y joindre au lieu d'avoir la certitude d'agir selon l'Esprit de Dieu. Une subtilité qui apparait quand la raison est au service du cœur.
Priez plutôt : ouvre-moi à ton Esprit! Essayez, vous ne serez pas déçu.