Doëlan : le développement de la pêche :
En 1843, le syndicat local dénombre 27 bateaux et 135 marins qui participent à la petite pêche, ils allaient au maquereau, au merlan, congres, juliennes et autres espèces et à la sardine.
60 ans plus tard, la flotte doélanaise n'est pas beaucoup plus développée, mais la position assez centrale de ce port explique que 305 bateaux différents au total déchargent environ 200 tonnes de poisson en 1906.
Ils viennent des ports voisins : Brigneau, Belon, Pont-Aven, mais surtout de Concarneau jusqu'à Douarnenez pour traquer la sardine quand elle est dans les eaux doélanaises et déchargent leurs prises sur place.
Aux sardiniers qui fréquentent le port, il faut ajouter les caboteurs qui viennent régulièrement approvisionner en rogue, huile et sel les usines et les presses, et déchargent des fers ou encore du vin.
Soixante-dix entrées de caboteurs sont enregistrées au cours de 1876. Ils repartent les cales chargées de poisson conditionné par les deux conserveries et les quatre ateliers de presse installés à proximité du port.
Un développement lié à l'amélioration conjuguée des bateaux, des techniques de pêche, mais aussi de la conservation.
Le développement de la conservation
A partir de la seconde partie du 19e, les conserveries de sont multipliées sur les deux rives de la ria au point de compter six ateliers en 1906.
L'atelier Kernabat s'installe dès 1820 rive gauche.
M Boy implante la sienne en 1864 du même côté. Reprise par M Béziers en 1895, puis par M Larzul en 1946.
La conserverie Peyron en 1868 s'implante rive droite.
Puis en 1872 M Tonnerre crée sa conserverie rive droite, non loin du phare aval.
Paul Larzul donnera le nom de "Capitaine Cook" à cette dernière conserverie qui fonctionnera sur le port jusqu'en 1996, mais cela fait 20 ans que le dernier sardinier, le "Cavalier des vagues", avait cessé de l'approvisionner. Malgré tout, en 1992, la référence Doëlan est toujours présente sur les boites "La Douaneniste" comme signe de qualité.
Toutes utilisaient le procédé de conservation à chaud mis au point par Nicolas Appert, l’appertisation, aussi appelé frittage, ce qui valut de nommer friteries les usines de mise en conserve.
Sur la rive droite; de l'amont vers l'aval :
le pont-digue entre les deux rives
le phare amont (rouge) et la maison du gardien
l'ancienne conserverie de Joseph Tonnerre
la maison de Beg Roudou
l'ancienne conserverie Peyron
la zone portuaire du quai Sanceo
le mole de la Grande Vache Sur la rive gauche, de l'aval vers l'amont :
la maison rose
les cales Cayenne et Larzul
la zone portuaire "Capitaine Cook"
le phare aval (vert)
l'ancienne conserverie de Kermabat
le quai Eric Tabarly
le Vieux Doëlan