Le projet est en site propre intégral, le plus souvent en souterrain, ou quelquefois en viaduc.
Tout conflit avec les autres circulations, et en particulier les circulations piétonnes est ainsi évité. Le projet n'a donc pas d'impact direct sur elles.
Cependant, nombre d'actions d'accompagnement du projet concernent le réaménagement des espaces publics à proximité des stations, de manière à ce que les trajets terminaux (avant ou après le trajet métro) s'effectuent dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. La réalisation du projet améliore ainsi les conditions de déplacement des piétons que ces déplacements soient ou non liés au métro.
Dans la plupart des cas, les stations sont situées au coeur des quartiers traversés et la localisation des accès a tenu compte des cheminements piétons correspondants.
Dans un périmètre d'environ 200 mètres, variable selon les stations, seront recherchées des améliorations des conditions de confort, de sécurité, d'éclairement et d'aspect en général, ceci en particulier à l'attention des personnes à mobilité réduite.
Au Centre, les stations sont situées dans des secteurs où la circulation piétonne est dès maintenant forte. Le VAL, qui va drainer une part considérable de ce trafic, va encore en augmenter l'importance. Cependant, à chacune des stations centrales, la situation devrait s'améliorer :
pour la station Kléber-place de l'Homme de Fer, par un dessin mieux adapté de la voirie, correspondant aux besoins réels des piétons et des automobilistes. De la même manière, les accès à la place Kléber, compte tenu de la disparition du couloir d'autobus rue des Grandes Arcades et rue des Francs Bourgeois, pourront être réaménagés
pour la station Ancienne Douane, Place des Tripiers, il est proposé que le trottoir Ouest de la rue du Vieux- Marché-aux- Poissons soit élargi, entre la rue de la Douane et la place Gutenberg, le stationnement étant déplacé rue de la Division Leclerc
pour la station Austerlitz, la piétonnisation de la place et de la rue d'Austerlitz, même si elles ne sont pas liées à la réalisation du VAL, sont naturellement des atouts importants dans une amélioration des conditions de marche à pied
enfin, un effort d'aménagement particulier sur l'axe Place d'Austerlitz, Place du Corbeau, Vieux-Marché-aux-poissons, Rue des Grandes Arcades, est envisageable afin d'en augmenter l'attrait.
Comme pour la circulation des piétons, le métro, parce qu'il est souterrain, en site propre intégral, n'a en lui-même aucune incidence sur les conditions de circulation et de stationnement des automobiles, en aucun lieu de l'agglomération.
La recherche de la meilleure homogénéité possible de niveau de service sur l'ensemble du réseau, afin de ne pas pénaliser les usagers, a conduit à proposer la mise en place d'une voie prioritaire pour les transports en commun dans la traversée Est-Ouest de l'Ellipse Insulaire, soit de la place Broglie au Pont Kuss. Compte tenu de l'exiguIté du réseau de voirie dans cette partie du centre, il est nécessaire, pour garantir le maximum d'efficacité à cet axe prioritaire, de ne plus autoriser le transit sur cet axe. Ceci conduit de fait à reporter les trafics Est- Ouest traversant l'Ellipse Insulaire sur les quais, et à reporter les trafics de transit Place de Lattre - Carrefour Wodli, sur le réseau autoroutier de contournement du Centre, nettement plus attractif que le réseau actuel, ou éventuellement sur la ceinture des boulevards (que le Contournement Sud aura précédemment délestée). Par ailleurs, quelle que soit la solution finalement retenue, la desserte des riverains sera maintenue sur cet axe.
D'autres sections de couloirs réservés aux autobus sont proposées, en particulier à Neudorf, leur incidence sur la circulation générale ne pouvant être que faible et localisée.
La mise en service d'un métro dans une agglomération y modifie brutalement l'offre en transport. Il en résulte naturellement une augmentation de la "consommation" de déplacements. Cette augmentation ne se fait pas sans un jeu assez complexe de phénomènes de changement de mode de transport d'un certain nombre d'usagers.
Schématiquement la clientèle des transports en commun augmente parce que ces mêmes transports autorisent de nouveaux déplacements qui ne se faisaient pas précédemment (création de mobilité) et parce que devenus plus attractifs, un certain nombre de cyclistes ou d'automobilistes changent de moyen de déplacement (transfert de mode).
Le métro constitue un atout puissant pour la gestion de la Ville, surtout dans le domaine de circulation et du stationnement. À moyen et long terme, en offrant une solution alternative performante (en temps, en coût, en agrément), il peut contenir l'usage de l'automobile, donc limiter l'espace qu'elle consomme (en particulier en stationnement), et finalement permettre une extension progressive de l'espace piéton.
On a vu dans les actions d'accompagnement que plusieurs parcs de stationnement étaient prévus à proximité de stations du VAL. Il s'agit de stations Lixenbuhl, Baggersee (300 places) et Rotonde (270 places). S'y ajoutent les parkings existants du Racing (400 places) ou prévus de la Place de l'Etoile (entre 800 et 1200 places). Au total c'est donc 2.000 places environ qui seront disponibles le long du VAL, pour la plupart à proximité du réseau de voirie rapide, et dans des conditions de correspondance excellentes.
Ces larges possibilités de stationnement devraient inciter, comme on le constate dans d'autres agglomérations au bout de quelques années de fonctionnement, les automobilistes à moins pénétrer au Centre en voiture, et à utiliser le VAL.
Le VAL ou les aménagements induits par l'amélioration des conditions de circulation des autobus n'ont pas de conséquences particulières sur les conditions de déplacement des deux-roues.
La seule proposition les concernant consiste dans le déplacement d'une piste cyclable à Cronenbourg dans le sens Strasbourg-Cronenbourg aux abords de la station Rotonde.