Ils concernent :
le choix des secteurs à desservir
la coordination avec les autres modes de transport collectif
les caractéristiques générales
2.2.1.1.1. Les secteurs à desservir :
Le réseau doit mettre en relation les pôles principaux de l'agglomération, soit schématiquement, la zone centrale, l'ensemble des quartiers Sud et Illkirch, les communes de Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim au Nord, Cronenbourg, Hautepierre et Koenigshoffen au Nord-Ouest, et à l'Ouest, les quartiers situés à l'Est et au Nord-Est de la zone centrale : Esplanade, quartier de l'Orangerie et la Robertsau, enfin l'ensemble du secteur Sud-Ouest : la Montagne Verte, l'Elsau, Lingolsheim et Ostwald.
Un tel réseau comprend nécessairement plusieurs lignes. Cependant la configuration de l'agglomération conduit à prendre en compte deux directions privilégiées, l'une sensiblement Nord-Sud, l'autre transversale Nord-Est - Sud-Ouest. L'importance de l'urbanisation sur le premier axe incite à porter l'effort sur celui-ci dans un premier temps.
2.2.1.1.2. La coordination avec les autres modes de transport
Celle-ci est à. assurer avec :
les lignes d'autobus maintenues, modifiées ou nouvelles, en aménageant des correspondances efficaces avec le réseau VAL. Ceci est également l'occasion d'augmenter les possibilités de correspondances entre lignes d'autobus.
le réseau de la SNCF, à la Gare de Strasbourg, point d'arrivée d'un nombre extrêmement important de voyageurs venant de la Communauté Urbaine ou du département, et auxquelles le réseau actuel n'offre que des possibilités limitées de diffusion dans l'agglomération.
les lignes d'autobus suburbaines, qui seront mises en correspondance avec le VAL
des parkings d'échange à réaliser à proximité des stations du VAL, en particulier en périphérie.
2.2.1.1.3. Les caractéristiques générales
Le choix du système VAL va de pair avec un choix intégral et donc en souterrain ou en viaduc. de système en site propre
Un intervalle entre stations variable (de 405 à 1.315 m) lié à la nature, la configuration et la densité des urbanisations traversées.
L'implantation du garage atelier à Illkirch- Graffenstaden.
Ce sont ces éléments qui ont conduit à l'élaboration du projet de première ligne proposé au Conseil de la Communauté Urbaine le 29 novembre 1985.
La première ligne, en forme de Y, associe les secteurs Nord, Nord-Ouest et Sud autour d'une articulation située à la station Kléber.
Elle trouve son origine Nord-Ouest à Hautepierre à la station CHU, puis dessert les quartiers Est de Cronenbourg par deux stations, rue des Ducs et Rotonde.
Après avoir franchi l'autoroute, les remparts, puis les installations ferroviaires, elle dessert la gare S.N.C.F. et le Centre Ville aux stations Kléber, Ancienne Douane Austerlitz et Etoile. Aux stations Kléber et Etoile sera réservée la possibilité d'un correspondance avec la deuxième ligne.
Elle se poursuit vers le Sud où Neudorf et la Meinau sont desservis par les stations Place du Marché, Racing, Offenstein et Ile-de-France.
Enfin plus au Sud elle se prolonge jusqu'au Parc d'Innovation d'Illkirch et dessert les stations Baggersee, la Colonne et Lixenbuhl.
Quant à la branche Nord, elle se développe depuis la station Kléber vers l'avenue des Vosges, la place de Bordeaux, le Wacken et se poursuit vers l'hôtel de ville de Schiltigheim, et les Mairies de Bischheim et de Hoenheiin. Entre la station Kléber et la place de Bordeaux plusieurs hypothèses de tracé sont envisageables.
Cette première ligne a une longeur de 19 km et comporte 23 stations.
La délibération du Conseil de la Communauté Urbaine de Strasbourg du 29 novembre 1985 définit également un phasage de cette première ligne.
Ce phasage a été retenu pour des critères liés à l'exploitation future du réseau VAL autobus, à la desserte de la gare, et aux aspects techniques de la construction :
la lère phase va de Rotonde à Lixenbuhl en passant naturellement par le centre ville, soit 10 km et 13 stations.
les phases ultérieures comprennent l'extension de la branche Nord-Ouest jusqu'à Hautepierre, et la création de la branche Nord jusqu'à l'Hôtel de Ville de Schiltigheim, les prolongements de la branche Nord jusqu'à la Mairie de Hoenheim et éventuellement de la branche Sud jusqu'au Parc d'Innovation d'Illkirch.
SEULE LA PREMIÈRE PHASE FAIT L'OBJET DE LA PRÉSENTE ÉTUDE D'IMPACT
La création d'un axe lourd performant comme la ligne de VAL Rotonde - Lixenbuhl conduit à repenser le dessin du réseau à partir des stations du VAL et des possibilités qu'elles offrent d'organiser efficacement les correspondances entre autobus et VAL.
Cette restructuration des tracés du réseau de bus a été menée en fonction de 3 principes :
faire bénéficier un maximum d'usagers du métro en exploitant la complémentarité des deux modes
intégrer dans le réseau urbain un plus grand nombre de communes de la C.U.S., en profitant de l'arrivée du VAL dans le Sud de l'agglomération.
éviter de redoubler la desserte de certains itinéraires, sauf quand l'opportunité se présente de créer des couloirs réservés aux autobus.
Le réseau nouveau proposé se décompose finalement en :
4 lignes radiales classiques :
3 : Lingolsheim- Robertsau
2 : Breuschwickersheirn-Souffelweyersheim-Niederhausbergen
9 : Reichstett-Hoenheim Ried
8 : Lixenbuhl-Robertsau Est
Ces 4 lignes sont en contact avec le VAL à la station Kléber. Elles reprennent des tracés desservis actuellement. On notera que la ligne 8 a son terminus Sud à la station Lixenbuhl et, joue de ce fait, pour la partie Sud de son tracé, un rôle de ligne de rabattement.
7 lignes de rabattement :
2 sur la station Rotonde
7 : Koenigshoffen - Rotonde
38 : Mittelhausbergen - Cité Nucléaire
2 sur la station Étoile
4 : Neuhof - Etoile
6 : Graffenstaden - Kehl
4 sur la station Baggersee
6 : Graffenstaden - Kehl
16 : Eschau/Fegersheim - Baggersee
70 : Entzheim - Baggersee
71 : Plobsheim - Baggersee
1 ligne de rabattement et de desserte interquartiers : la ligne 25 Ganzau-Port du Rhin qui rencontre 3 fois le VAL et qui relie entre eux les quartiers du Neuhof, de la Meinau, de la Plaine des Bouchers et du Sud-Est de Neudorf et dessert l'Esplanade, l'Université et le Port du Rhin depuis l'Étoile.
3 lignes circulaires :
la ligne 10 qui conserve le tracé actuel et est en contact avec le VAL à la Gare
la ligne 20 dont le tracé actuel est également maintenu, et est aussi en correspondance avec le VAL à la Gare
la ligne 50 qui, de la rue Mélanie à la Robertsau, rejoint la Place d'Ostwald à la Montagne Verte via Schiltigheim, Cronenbourg, Hautepierre et Koenigshoffen.
Les intervalles de passage du VAL
La demande en trafic n'est pas stable au cours de la journée, et de l'hyperpointe du matin -qui exige une très forte disponibilité du réseau- aux heures de soirée, les écarts sont très importants. Les intervalles de passage du VAL, qui selon leur importance modulent l'offre de transport, vont donc également varier pour aller d'un minimum de 2 minutes à la mise en service entre 7 h 30 et 8 h, à un intervalle maximum de 8 minutes en début et fin de période d'exploitation.
Dans la journée, aux heures dites creuses, cet intervalle ne sera jamais supérieur à 6 minutes. Enfin, on se rappellera que le système VAL permet avec un coût marginal très faible, de renforcer la desserte à tout moment. Ceci permet par exemple de faire face aux demandes très ponctuelles liées aux manifestations (sport, spectacles...) en descendant à un intervalle d'une minute.
Les intervalles de passage sur les lignes d'autobus
Compte tenu de la très grande diversité des lignes et des urbanisations qu'elles desservent, les intervalles de passage entre autobus sont eux-mêmes très divers. Pour l'essentiel du réseau (toutes les lignes sauf 5, 20, 25, 38, 70 et 71) ces intervalles sont compris entre 4 et 8 minutes à l'heure de pointe du matin, entre 7 et 12 minutes à l'heure creuse.
Par rapport à la situation actuelle ces intervalles sont le plus souvent plus faibles. En outre comme la part de véhicules articulés dans l'ensemble du parc d'autobus croit, l'offre réelle augmente un peu plus que ne le laisse apparaître le seul examen des intervalles de passage.
Les temps de parcours globaux
Dans un nombre important de cas (43 % du total des déplacements effectués) le trajet s'effectuera en utilisant l'autobus et le VAL, la correspondance introduisant un temps mort. Il est donc important de donner ici des indications sur les temps de trajet globaux.
Trois facteurs expliquent la qualité de ces temps de parcours :
les faibles intervalles de passage entre véhicules, autobus ou VAL sur une très grande partie du réseau
la vitesse commerciale élevée du VAL (35 km/h)
les gains de vitesse commerciale prévisibles (7 %) sur le réseau d'autobus dus à une amélioration des conditions de circulation (couloirs réservés, évitement des zones saturées).