La médecine attentive est née d’une question –
qu’est-ce qui a fait changer le corps ?
C’est la part de la médecine à laquelle, je crois, nous ne donnons pas assez de place :
regarder, écouter et questionner.
Son premier mouvement n’est pas de réparer, mais de comprendre.
La médecine attentive n’exclut pas le soulagement des symptômes.
Mais avant toute intervention, elle demande :
pourquoi, ici et maintenant, le corps a-t-il changé de cette manière ?
La maladie n’est pas un défaut à corriger.
C’est un langage par lequel le corps parle –
l’expression d’une relation vitale perturbée.
Nous ne vivons qu’à travers des relations :
avec les environnements qui nous entourent – l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons,
la matière organique qui nous nourrit, les personnes autour de nous – mais aussi avec nous-mêmes.
Lorsqu’une de ces relations vitales est négligée,
notre vitalité diminue et se manifeste par la fatigue –
parfois à travers l’inconfort,
parfois à travers la maladie.
Écouter ces signaux sans peur ni précipitation
est le commencement de la médecine attentive.
Elle ne remplace pas les soins médicaux –
elle invite à comprendre avant d’intervenir,
à accompagner la vie dans son mouvement plutôt que de la contrôler.
Depuis, j’ai publié le livret Médecine Attentive
afin de partager plus largement cette approche
et d’honorer celles et ceux qui l’ont inspirée.