Ces dernières années, la médecine a commencé à reconnaître des symptômes qui ne peuvent être expliqués par aucune anomalie visible. On les décrit souvent comme fonctionnels – des expériences réelles pour lesquelles les examens ne montrent ni lésion ni maladie.
Dans le même temps, la compréhension grandit du rôle que le traumatisme ou le choc émotionnel peuvent jouer dans les réponses du corps, parfois longtemps après l’événement – influençant la douleur, la digestion, l’immunité et la fatigue. Cette approche sensible au trauma a permis à de nombreux patients d’être compris plutôt que rejetés.
La médecine attentive partage cette conscience – mais écoute encore plus loin. Elle ne s’arrête pas à demander ce qui est arrivé pour provoquer le symptôme, mais pourquoi le corps a choisi cette forme d’expression, chez cette personne, à ce moment de sa vie.
Elle reconnaît que les symptômes ne révèlent pas seulement une adaptation au stress, mais aussi une forme de communication – un langage par lequel le corps nous invite à voir ce qui a été oublié ou nié.
Là où d’autres approches s’arrêtent à l’explication ou à la régulation, la médecine attentive commence par la relation : entre le corps, l’histoire et le sens.