La dendrologie
(du grec dendron signifiant « arbre », et logos signifiant « discours, science ») est la science de reconnaissance (et classification) des arbres, et plus généralement la science des végétaux ligneux.
A la différence d'un oiseau ou d'un mammifère, un arbre est immobile, il est donc beaucoup plus simple à observer. Mais contrairement à une souris à coté d'un renard, un arbre ressemble souvent à un autre arbre.
Pour identifier un arbre, plusieurs éléments peuvent vous guider, à commencer par le type de forêt où vous vous trouvez. En France, on distingue deux grandes catégories d'arbres :
Les conifères (ou résineux) : Ils ont des aiguilles et gardent leur feuillage toute l'année. Ils représentent environ un tiers des forêts françaises.
Les feuillus : Ils ont des feuilles larges et plates qu'ils perdent en hiver. Ils constituent les deux tiers restants des forêts.
L'emplacement de l'arbre est un indice précieux. Par exemple, vous croiserez rarement un épicéa au bord de la mer ou un pin parasol dans les Vosges. Certaines espèces sont typiques de climats spécifiques :
Climat méditerranéen : Chêne vert, Pin parasol, Olivier, Cèdre du Liban, Pin laricio, Mûrier platane, Figuier, Micocoulier, Arbre de Judée, Aulne de Corse, Chêne liège, Eucalyptus, If... Notez cependant que certaines de ces espèces s'adaptent à des régions plus continentales ou océaniques.
Montagne : Épicéa, Mélèze, sapins, bouleaux, Hêtre...
D'autres espèces préfèrent des environnements particuliers : près des points d'eau, dans les bois, en plein soleil ou à l'ombre. L'altitude est également un facteur à considérer.
L'apparence de l'arbre lui-même fournit d'autres indices :
L'écorce : Sa couleur et sa texture (lisse ou crevassée) sont distinctives. L'écorce du charme ressemble à celle du hêtre, mais diffère de celle du cèdre ou du chêne. L'épaisseur du tronc et le nombre de branches peuvent aussi aider.
Les feuilles : Leur forme (simples ou composées), leur disposition sur la branche (alternées ou opposées), leur taille et leur nature (aiguilles, feuilles à poils) sont des caractéristiques importantes. La persistance ou la perte des feuilles en automne est également un critère de distinction.
L'ONF propose une application et des fiches "Clés de détermination" pour en savoir plus.
Faire un moulage de l'écorce d'un arbre
C'est une activité non destructrice nécessitant une seule matière naturelle, l'argile. Pour comparer les différents types d'écorces vous pouvez en faire une emprunte, un moulage, que vous pourrez emporter chez vous sans toucher à la nature.
Avant de partir préparez de petites plaques d'argiles humides, en boule ou à plat, et un rouleau à pâtisserie, du carton ou des plaques de bois et des feuilles de papier journal pour emballer vos créations.
Choisissez un arbre avec une belle écorce, essayez de l'identifier, notre sa position GPS.
Appliquez votre argile humide sur le tronc et pressez avec le rouleau à pâtisserie.
Récupérez l'argile avec prudence pour ne pas l'abimer, vous pouvez en laisser sur le tronc si besoin.
Une fois chez vous c'est le temps du séchage
Le séchage à l’air libre est la méthode la plus naturelle et la plus simple pour sécher la poterie. Cette technique consiste à laisser la pièce reposer dans un endroit bien ventilé, à l’abri du soleil direct et des courants d’air forts. Le séchage à l’air permet à l’humidité de s’évaporer lentement et uniformément, réduisant ainsi le risque de fissures ou de déformation.
Il est important de tourner régulièrement la poterie pendant le séchage à l’air libre pour garantir un séchage uniforme. Cela est particulièrement crucial pour les pièces de forme irrégulière ou avec des sections de différentes épaisseurs. Une surveillance attentive permet d’identifier et de rectifier les problèmes potentiels tels que le gauchissement ou les fissures à un stade précoce.
Le séchage à l’air libre peut prendre plusieurs jours, voire semaines, en fonction de la taille, de l’épaisseur et de la porosité de la poterie. La patience est essentielle durant cette phase. Il ne faut pas précipiter le processus, car un séchage trop rapide peut compromettre la qualité de l’œuvre.
La sylvothérapie
Egalement appelée "bain de forêt" (Shinrin-Yoku en japonais), est une pratique de bien-être qui consiste à s'immerger dans la nature, plus particulièrement en forêt, de manière consciente et sensorielle. Loin d'être une simple promenade, il s'agit d'une expérience visant à se connecter avec les arbres et l'environnement forestier pour en retirer des bienfaits physiques et mentaux.
Les principes de la sylvothérapie reposent sur l'idée que le contact avec la forêt a un impact positif sur notre santé. Plusieurs facteurs sont évoqués :
Les phytoncides : Les arbres libèrent dans l'air des composés organiques volatils appelés phytoncides pour se défendre contre les bactéries, les champignons et les insectes. Inhaler ces substances peut renforcer notre système immunitaire en stimulant l'activité des cellules NK (natural killer), importantes pour combattre les infections et les cellules cancéreuses.
La réduction du stress : Passer du temps en forêt favorise la détente et réduit les hormones de stress comme le cortisol. L'environnement forestier, avec ses sons apaisants, ses couleurs vertes et l'absence de stimuli urbains stressants, calme l'esprit et encourage la relaxation.
L'amélioration de l'humeur et la réduction de l'anxiété : Des études ont montré que les bains de forêt peuvent diminuer l'anxiété, la dépression et la fatigue, tout en améliorant l'humeur générale et la sensation de bien-être. La sylvothérapie favoriserait également la production de sérotonine, l'hormone du bonheur.
La stimulation des sens et la reconnexion à soi : En forêt, nos sens sont sollicités différemment. On prend le temps d'observer les détails, d'écouter les sons de la nature, de sentir les odeurs de la terre et des arbres, et de toucher les textures. Cette immersion sensorielle permet une reconnexion à soi et au monde naturel.
D'autres bienfaits potentiels : Certaines études suggèrent que la sylvothérapie pourrait également contribuer à diminuer la fréquence cardiaque et la pression artérielle, améliorer le sommeil, augmenter l'amplitude respiratoire et même avoir un impact positif sur la glycémie.
Comment pratiquer la sylvothérapie ?
Il n'y a pas de règles strictes, mais voici quelques suggestions :
Ralentir le rythme : L'objectif n'est pas de faire une randonnée rapide, mais de prendre son temps pour s'immerger dans l'atmosphère de la forêt.
Éveiller ses sens : Soyez attentif à ce que vous voyez, entendez, sentez, touchez et même goûtez (si vous connaissez les plantes comestibles).
Respirer profondément : Prenez conscience de votre respiration et laissez l'air frais de la forêt emplir vos poumons.
Observer les détails : Regardez les feuilles, l'écorce des arbres, les insectes, la lumière filtrant à travers les branches.
Se connecter aux arbres : Vous pouvez choisir un arbre qui vous attire et l'observer attentivement, toucher son écorce, voire même l'enlacer si vous le souhaitez ("tree hugging").
Méditer en forêt : La forêt est un lieu propice à la méditation et à la pleine conscience. Vous pouvez vous asseoir ou vous allonger et simplement vous concentrer sur vos sensations et votre environnement.
Couper les distractions : Éteignez votre téléphone pour être pleinement présent dans l'instant.
La sylvothérapie est une pratique accessible à tous et peut être intégrée à votre routine bien-être pour profiter des nombreux bienfaits que la nature a à offrir.
Quelques sites web interessants
Arbres monumentaux des Pyrénées Atlantiques
https://www.monumentaltrees.com/fr/fra/pyreneesatlantiques/2
https://www.observatoiredesarbres.fr/
Observatoire de la biodiversité des forêts
https://biodiversite-foret.fr/
Inventaire National du Patrimoine Naturel
https://inpn.mnhn.fr/accueil/participer/inpn-especes
Observatoire International de la biodiversité