Les Barthes

Le long de l’Adour s’étendent de vastes plaines marécageuses riches de l’alluvion déposée à chaque crue du fleuve : ce sont les barthes où la faune et la flore trouvent un cadre de vie exceptionnel. Parsemées de bois de chêne, entrecoupées de mares et de canaux qui limitent les prés où vivent des centaines de chevaux, elles sont aussi le paradis du gibier d’eau et de multiples oiseaux : aigrettes, hérons et cigognes.

Les barthes

Vaste étendue d'eau, d'herbe et de monticules jonchés d'arbres alignés (dits baradeaux) ainsi sont les barthes où s'ébattent en liberté chevaux lourds et poneys barthais, la faune, la flore, la nature à l'état pur.

A perte de vue cette aire sourcille à peine, au souffle du vent fait parfois des vagues. Un calme infini... délicieusement troublé par l'envol d'une cigogne, le cri d'une bécasse ou l'ombre d'un héron cendré. Avec un peu de chance vous pourrez apercevoir une aigrette immaculée juchée sur le dos d'un cheval. Ces milieux humides favorisent le développement d'une flore spécifique répertoriée par l'ONF.

En été l'hibiscus rose, si délicatement dessiné, s'épanouit accroché aux berges du Jouanin, près du petit pont romain. En hiver, de longues écharpes de brumes flottent sur l'herbe rase donnant aux barthes leur caractère mystérieux. Digues, portes à flots et canaux de drainage permettent de moduler la hauteur d'eau maintenue dans les barthes.

Crues, fonte des neiges et pluies diluviennes font sortir l'Adour de son lit pour faire des barthes un lac qui s'étend sur tout le bas Val d'Adour. Le système de drainage, installé par les hollandais au XIXème siècle favorise alors l'évacuation des eaux vers l'Adour et l'Atlantique.

Les Poneys Landais

Les barthes sont le berceau de la race du poney landais. Ils sont rustiques, sobres et très résistants à la fatigue et aux maladies.

Ils ont aussi la réputation d’être de bons baromètres ! En effet, lorsqu’ils se tiennent a l’entrée de la nuit sur la partie ouest des barthes (Jouanicay), nous sommes sûrs qu’il pleuvra le lendemain.

A l’inverse, lorsque les bêtes se rassemblent à l’est (devant le « barrat » neuf), il faut s’attendre à du beau temps. Regroupés en un seul lot, sous le soleil au beau milieu des barthes, l’orage va gronder !

Les Barthes aménagées

C’est au XVIIIème siècle qu’ont été entrepris de gros travaux pour assécher ces marais. L’Adour qui changeait sans cesse de lit a été canalisé en dressant des digues de pierre et de terre. Le chemin de halage a été consolidé. Un réseau complexe de canaux a été creusé (canaux ou étiers de 3m de large, et canaux plus étroits de 1m de large). Ces canaux recueillent les eaux de pluie, de ruissellement et d’inondations et les déversent dans l’Adour au niveau des « portes à flot » (énormes clapets anti-retour). Ces portes permettent aux barthes de se vider à marée basse et de contenir l’eau du fleuve à marée haute. Les barthes servent donc de grand réservoir de rétention.

En 1819, les barthes de Saubusse ont été partagées en 115 lots, c’est à dire autant de lots que de foyers que comptait Saubusse à l’époque. Ainsi un propriétairequi avait 10 métairies avait droit à 10 lots.

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