Guyans-Durnes
Eglise Saint-Martin
Eglise Saint-Martin
...Mais d'où vient cette sonnerie si puissante ?...
Le Village et ses alentours :
Guyans-Durnes, comme son nom l'indique, jouxte Durnes, une commune de 204 habitants.
On revient sur Guyans-Durnes à présent. Elle est peuplée de 318 habitants pour à peu près 9km².
Au temps où j'ai demandé à monter dans le clocher, la commune était dirigée par Denis DONZE, mais a été remplacé par Frédéric DEVILLERS, fraîchement élu il y a quelques mois déjà.
Ce village fait partie du voisinage des communes du plateau de Valdahon. la commune reste relativement plate au niveau "zone habitée". Principalement vers Durnes, nous avons des défilés de collines et plaines en relief, ce que j'apprécie le plus en zone rurale et plus généralement dans la zone d'Etalans-Valdahon.
L'église :
L'église Saint-Martin - mon vocable préféré - est une église datant de l'Ancien Régime.
Son clocher a été reconstruit en 1751 sur les plans de l'architecte Joseph Nodier (1694 - 1773). Le dôme comtois, lui, date de 1850 (remplacé, bien-sûr).
La nef a été reconstruite ou ragrandie de 1855 à 1856.
Le cimetière borde cette charmante petite église.
On entre à l'intérieur ; on voit en premier le choeur, qui a l'air plutôt serré.
On aperçoit de très belles et originales boiseries sur les murs de ce dernier, en forme d'arcs boutants avec entre elles des croix tréflées.
On s'y approche et on remarque une belle peinture, représentant Saint-Pierre mitré regardant vers le Ciel, semblant représenter Jésus avec une croix et deux de ses anges.
L'autel possède de très belles inscriptions en lettres cursives ressemblant à des écritures gothiques. On y lit "IHS" ce qui - on le rappelle - veut dire "Iesus Hominum Salvador" (Jésus, Sauveur des Hommes).
Pareillement que sur les boiseries, deux croix tréflées sur les deux côtés de l'autel cachées par des fleurs.
Je suis assez déçu de ne pas avoir affaire à un maître-autel, ce qui je trouve, serait bien allé avec l'intérieur.
Bon, on sort du choeur, on fait le tour de l'église et on remarque une représentation d'une église. Je ne sais pas si cette maquette est l'église de Durnes, l'église de Guyans-Durnes, ou les deux.
L'église de Guyans-Durnes, à l'époque dépendait de la paroisse de Durnes (l'église étant située à la Barèche), ce qui peut expliquer ce mix.
Ca ne peux pas être Durnes car le clocher ne possède aucunement de cadran et encore moins sur le dôme. Par contre, Guyans si !
Je ne sais pas de quelle église ils ont voulu s'inspirer en réalisant cette maquette, et on va continuer notre tour.
Regardons donc le mobilier sur lequel la maquette est posée : elle repose sur un ancien orgue pneumatique à action manuelle au niveau des pédales ! Cet orgue - à la façon d'un orgue droit et non d'un orgue à tuyaux - a été réalisé au XIXe siècle ! Oui rien que ça !
L'orgue a depuis été remplacé par un orgue électronique, mais l'ancien reste jouable tout de même.
On va voir le fond de l'église au niveau des portes d'entrées, et on peut apercevoir une magnifique boiserie représentant Saint-Jean-Baptiste baptisant Jésus.
Cette boiserie est située juste au-dessus des fonds baptismaux.
La nef possède aussi des lustres dans l'allée centrale, en cristal simulé sur une seule rangée.
On termine cette description intérieure comme d'habitude avec les vitraux qui cette fois-ci ne m'ont pas caché leur face colorée : le spectacle était exceptionnel, à un point que j'en ai pris des photos depuis le choeur. Je vous laisse en profiter dans le carousel d'images juste en-dessous.
La montée au clocher :
Pour monter au clocher, il faut déplier la très lourde échelle de meunier accrochée au mur par une sorte de crochet pour monter par l'oculus.
On pousse la grille anti-oiseaux et nous nous réfugions sur le palier au-dessus du porche, avec rien de bien intéressant.
On monte un deuxième palier avec l'ancienne horloge monumentale et vue sur les cloches pour monter un nouveau palier afin de nous retrouver devant les cloches.
Les cloches :
2 cloches, la moyenne française de possession de cloches dans leur clocher.
On y retrouve deux cloches fondue par la même famille mais pas par les mêmes générations. Généreux-Constant et Charles-Emile BOURNEZ ont exécutés la plus grosse tandis que François-Joseph BOURNEZ (le jeune) a fondu la petite.
Je souligne d'emblée l'accord, qui est de RE#3 et FA#3, accord qui paraît très simple mais avec les critères que je vais vous décrire, vous allez avoir une autre vision du type d'accord.
Tout d'abord, la petite cloche comme la grande cloche ont changé de battant.
Ensuite, le moteur de volée de la petite cloche est fortement réglée, ce qui fait que la cloche sonne très haut, le battant tapant à plusieurs reprises sur le même côté de la cloche. On l'entend fort bien dans l'écoute au casque / écouteurs.
La grande a un moteur doucement réglée, juste ce qu'il faut pour que la frappe du battant soit homogène.
La petite cloche a été tournée d'1/4 de tour et son joug a été changé.
Cloche 1 : "Françoise-Gabrielle", Diamètre 129,3cm, Epaisseur 8,9cm, Poids 1257kgs, Fondue par Généreux-Constant et Charles-Emile BOURNEZ, à Morteau, en 1849, Emet le RE#3 ;
Cloche 2 : "Jean-Baptiste-Hortense", Diamètre 107,2, Epaisseur 8,0cm, Poids 763kgs, Fondue par François-Joseph BOURNEZ, à Morteau, en 1874, Emet le FA#3 ;
Je suis désolé pour ces photos de basse qualité mais j'ai oublié de prendre des photos de la petite cloche. J'ai du faire des captures des plans vidéos. Je m'en excuse.
La Vidéo :
Sort le 1er Avril 2027 à 10h
Les Remerciements :
Je remercie Monsieur DEVILLERS, Maire de cette douce commune, de m'avoir accueilli et ouvert la porte de la sacristie, sans quoi la sonnerie n'aurait pas eu lieu.
La commune de Guyans-Durnes me soutient dans l'aventure