Dammartin-les-Templiers
Eglise Saint-Martin
Eglise Saint-Martin
...Un trio d'exception...
Dammartin :
Dammartin-les-Templiers, village aux abords de Glamondans, Baume-les-Dames, etc..., est un village peuplé de 218 habitants pour à peu près 10km².
La commune possède un territoire amplement dégagé sur les autres communes, ce qui donne un air aéré à la commune. Elle paraît également isolée malgré la vue des communes à l'horizon des plateaux.
Elle est très calme, sans presque de bruit, quelques animaux ci et là mais rien de trop bruyant. Les voitures ne passent quasiment pas, ce qui préserve le cadre naturel de la ville.
Le maire se nomme Martine PERROT et son mandat dure 6 ans à compter de 2026, année de sa réélection.
L'église :
Saint-Martin, patron de Dammartin-les-Templiers, protège l'église et la civilisation.
L'église date de 1742, sa construction étant décidée en août 1740.
Elle a coûté 8 000 livres, ce qui correspond aujourd'hui entre 90 000 100 000€ (sans compter le pouvoir d'achat de 2026).
Le choeur a été réédifié sous la charge du Commandeur de l'ordre de Malte, de Besançon.
La nef et les transepts ont été consacrés en 1746.
Niveau esthétique, le clocher gris en ardoise, donne un charme malgré sa simplicité.
La structure du clocher comtois est assez spéciale, les arêtes (courbes) du haut étant aiguisé sur la seconde courbe du haut.
Le clocher est relativement large et spacieux, ainsi que la nef. L'église constitue un bâtiment bien grand, pour un (aussi) petit village.
L'accès au clocher :
Tout d'abord, on entre dans la nef, et nous tournons à gauche pour nous retrouver devant une porte et une deuxième derrière celle-ci pour monter un escalier en colimaçon.
Ensuite, un palier, celui du dessus du porche, possède une grande échelle de meunier nous menant vers un deuxième palier. On monte une autre échelle sur ce palier et une troisième pour nous retrouver vers les cloches en se baissant pour pas se prendre une des poutres du beffroi.
A l'intérieur du clocher :
L'intérieur du clocher et très spacieux malgré la possession de 3 cloches !
On commence par une petite histoire.
Une légende conte que les cloches furent enlevées lors de la Révolution, mais furent en fait déviées de leur destination finale ; fabriquer des canons, pour être stockées - cachées - pour les remonter sur leur beffroi de l'église.
La commune de Champlive a contribué aux équipements de mise en volée des cloches (les roues de volées à gorges pour les cordes), avec du bois venant de Chamlive même.
Cette même commune n'a pas voulu pour électrifier les cloches pendant longtemps (blague à part : peut-être pour rentabiliser les roues de volée...), mais après réflexion et du temps, ils ont bien voulu les électrifier.
Mamias de PACCARD, breveté SGDG (Sans Garantie Du Gouvernement), a effectué l'intervention en installant le fameux "L'Angélus Electrique".
Depuis peu, la sonnerie a été entretenue par Bodet S.A de Trémentines (M&L (49)), et a été reprise par Prêtre & Fils de Mamirolle (25) après un défaut sur le tableau.
Depuis, TEMPORA III fait battre la vie du village en sonnant les cloches.
Mais... Problème. A l'époque de Bodet, les 3 cloches envoyaient une mélodie à la volée tous les matins, midi et soir en vertu de l'Angélus traditionnel quotidien. Cela a touché la municipalité qui tient beaucoup à son patrimoine et à la sonnerie des cloches.
N'étant pas campaniste, mais simple passionné, je leur ai proposé des solutions à regarder avec Prêtre & Fils afin de régler ce problème peu difficile à arranger (reprogrammation du tableau).
On passe ENFIN à la grande cloche.
Elle est l'oeuvre de GILLOT et date de 1820.
Elle répond au nom d'Anriette-Victorine et émet un MI3. Son battant est encore un battant BODET, preuve que cette entreprise est venue entretenir et changer certaines pièces des cloches.
Puis, nous avons une cloche fondue en 1776, par BOURGUIGNON qui était un fondeur bisontin, pour un charmant FA#3.
Elle a un battant Clock-O'Matic sans boule écrasée (mais avec une boule pleine) et avec une chasse normale.
Cependant, elle fait trop de "manqués", le battant n'atteignant pas suffisament et correctement les points de frappe. Le moteur est peut-être fait pour l'ancien comportement du battant, ce qui n'est plus le cas avec un autre (plus lourd sans doute).
Et enfin, nous avons la petite cloche, "Jeanne-Florentine", qui a été offerte à la paroisse de Dammartin par Jean-Antoine PERROT en 1806 mais la cloche étant de refonte, elle fut repayée par Mademoiselle Jeanne PERROT.
Elle chante le SOL3 et a été fondue par le duo Ferdinand & Arthur FARNIER de Robécourt-Vrécourt.
D'ailleurs, le battant a été changé car j'ai remarqué l'ancien battant style "FARNIER" logiquement, mais l'attache du battant (où était la boucle contenant la couche de métal, PVC et cuir), a dû se dessouder et le battant aurait chuté ou juste se déposer sur le plancher. Depuis, il y a un battant Clock-O'Matic à chasse longue et boule aplatie.
Cloche 1 : "Anriette-Victorine", Diamètre 122,5cm, Epaisseur 8,1cm, Poids 1009kgs, Fondue par GILLOT, à Bleurville, en 1820, Emet le MI3 ;
Cloche 2 : "Jeanne-Gabrielle", Diamètre 110,7cm, Epaisseur 7,4cm, Poids 753kgs, Fondue par BOURGUIGNON, à Besançon, en 1776, Emet le FA#3 ;
Cloche 3 : "Jeanne-Florentine", Diamètre 99,6cm, Epaisseur 6,9cm, Poids 568kgs, Fondue par Ferdinand & Arthur FARNIER, à Robécourt-Vrécourt, en 1881, Emet le SOL3 ;
La Vidéo :
Sort le 1er Août 2027 à 10h.
Les Remerciements :
Je remercie Martine, le Maire de la commune de Dammartin, pour le si bel accueil et l'hospitalité au sein de ce très joli hameau.
Je remercie beaucoup également Joël, dit "Jojo", l'ancien Maire de la commune avant Martine (pas l'élection de 2020, car Martine a été réélue en 2026), pour m'avoir accompagné au clocher et porté ces explications et documents si enrichissants pour l'article et la vidéo.
Sans eux, la vidéo et l'article ne serait pas quelque part sur un serveur et pour ça, je leur en remercie très fortement.
Le soutien pour mon aventure est desservie par la commune de Dammartin et ses citoyens !