Podologie du sport

D.U. Podologie du sport à Phalempin dans le Nord (59)

Le pied a un rôle d’amortissement, d’équilibre, de stabilité et de propulsion mais il ne s’adapte pas de la même façon selon que le sport soit uni ou multi-directionnel et selon le terrain.


Tout déséquilibre du pied a une incidence sur la statique du sportif et sa pratique du sport .


Le déroulement du pas comprend 3 phases :

  • La phase d’amortissement, qui représente environ 25 % du déroulement du pas.
  • La phase d’appui, qui représente environ 40 % du déroulement du pas.
  • La phase de propulsion, qui représente environ 35 % du déroulement du pas.

Le mouvement du pied au sol est le même à la marche et à la course, la différence que l’on constate se situe au niveau de la phase de « vol » et de la succession d’appui unipodal.


En effet, la course ne possède pas de phase de double appui mais une succession d'appui unipodal.


Les 3 fonctions du pied lors de la pratique d’un sport unidirectionnels sont :

  • L’adaptation et la dissipation de l’onde de choc lors du contact talon.
  • L’amortissement et la stabilisation du pied lors de la phase d’appui.
  • La fonction de levier rigide de l’avant-pied afin de créer une force dynamique vers l’avant lors de la phase de propulsion

Lors de la marche, les articulations doivent supporter 2 fois le poids du corps. A la course, cette force augmente et passe à 4 fois le poids du corps. C’est dans la pratique de sport « à saut » (basketball, volleyball…) que les forces de réactions du sol sont les plus grandes et passent à 7 fois le poids du corps.


A chaque fois qu’il touche le sol, le corps du coureur se comporte comme un ressort capable de recevoir et de restituer de l’énergie (énergie cinétique). Il envoie de l’énergie au sol à chaque appui et le sol lui renvoie une partie de cette énergie.


Les tendinites sont les pathologies les plus fréquemment rencontrées, notamment au niveau des tendons d'Achille. Cela s'explique par la répétition des sauts et l'appel nécessaire à chaque pas (un coureur à pied qui fait le marathon effectue environ 35 000 à 38 000 sauts !).


Les crampes sont fréquentes et signent généralement un effort trop important par rapport à l'entraînement habituel. Les contractures et courbatures sont également fréquentes, notamment le lendemain. Les accidents musculaires (élongation, claquage, déchirure) sont rares.


Les fractures de fatigue (douleur au niveau du pied, de la jambe, du genou, du bassin) et les périostites au niveau du tibia sont également fréquentes et sont des pathologies micro-traumatiques (liées à la répétition des sauts).


Les entorses de la cheville surviennent souvent consécutivement à la fatigue et lors des courses sur terrain accidenté. Les ruptures du tendon d'Achille se rencontrent. Elles obligent à une immobilisation prolongée (8 à 12 semaines) et parfois à une intervention chirurgicale.


Les chaussures peuvent être à l'origine d'ampoules (phlyctènes), d'irritation locale par frottement, d'hématome sous-unguéal.


Les genoux sont très sollicités dans la course à pied et des douleurs peuvent survenir en cas de problèmes rotuliens.


Voilà pourquoi il est conseillé de voir un podologue du sport en cas de douleur pendant le sport, même si ça n’est parfois que pour sortir du cabinet du podologue avec un conseil dans le choix de ses chaussures de sport !


On appareille de semelles othopédiques uniquement pendant le sport dans le cas de troubles posturaux non excessifs et lorsque la douleur ne se manifeste que pendant le sport .


Lorsque les troubles posturaux sont très importants, que la douleur persiste dans la vie courante, les semelles orthopédiques sont à porter tout le temps.

Pour plus de renseignements sur la podologie sportive, n'hésitez pas à me contacter .