Crédits : 3
Instructeur : STAFF IBI
Durée du Cours : 8 Semaines
Évaluation Globale :
Quiz de vocabulaire et devoirs : 50%
Examen final : 50%
À la fin de ce cours, l’étudiant sera capable de :
Identifier l’alphabet hébreu, lire et prononcer les mots avec les voyelles massorétiques.
Maîtriser les formes du nom, des adjectifs et les prépositions communes.
Reconnaître et conjuguer le verbe fort dans les formes de base (Qal) au Parfait et à l’Imparfait.
Traduire des phrases simples et des versets de l’Ancien Testament.
Cours magistral : « L’hébreu biblique est une langue sémitique écrite de droite à gauche. La première étape est de maîtriser l’alphabet. »
Théorie :
Présentation des 22 consonnes hébraïques.
Système des voyelles massorétiques (points et traits).
Prononciation et lecture de syllabes simples.
Exemple : Lecture de Genèse 1:1 en hébreu.
Exercice pratique :
Écrire et prononcer l’alphabet complet.
Quiz oral de lecture de mots simples.
Notes Explicatives
Bienvenue à ce cours passionnant d'HÉBREU BIBLIQUE I : Introduction à la Langue de l'Ancien Testament.
Nous commençons avec le Module 1 : Introduction et Alphabet Hébreu. Le but de ce premier module est de vous familiariser avec l'outil de base : la lettre hébraïque.
La Leçon 1.1 pose le Contexte de l'Hébreu Biblique.
L'hébreu est une langue sémitique, cousine de l'araméen et de l'arabe. Elle a été utilisée pour écrire presque tout l'Ancien Testament. La première chose à noter est que l'hébreu se lit de droite à gauche. Cela demande une inversion complète de nos habitudes de lecture.
Pourquoi étudier l'Hébreu ? C'est la clé pour accéder directement aux nuances et à la richesse du sens originel du texte, comme le terme fondamental de shalom (qui est bien plus que la simple paix). Cela vous protège également des erreurs d'interprétation basées uniquement sur le français ou toute autre traduction.
Notez la particularité de son Système d'Écriture : l'hébreu biblique original était principalement consonantique (22 lettres). Les voyelles, ces petits points et tirets que vous verrez, n'ont été ajoutées que bien plus tard, par les érudits appelés Massorètes, pour préserver la prononciation correcte. Nous étudierons ces points au Module 2.
Passons à la Leçon 1.2 : Présentation de l'Alphabet Consonantique. C'est ici que le travail de mémorisation commence.
L'alphabet hébreu est un Abjad, c'est-à-dire un alphabet composé uniquement de consonnes. Il y a 22 lettres. Le travail initial consiste à mémoriser trois choses pour chaque lettre : sa forme, son nom et son son (sa translittération).
(Diapo 9 - 11 : Parcourir le tableau, insister sur les lettres difficiles)
Prenons quelques exemples :
L'Aleph (א) et l'Ayin (ע) sont des consonnes très faibles, des coups de glotte.
Le Bet (ב) a deux sons B ou V, une distinction marquée par un point à l'intérieur appelé daguesh.
Le Heth (ח) est un "H" raclé, comme le "J" espagnol (Jota), différent du He (ה) qui est un "H" soufflé.
Enfin, faites attention aux Cinq Formes Finales ou sofit. Cinq lettres changent de forme lorsqu'elles apparaissent à la fin d'un mot. Elles ne changent jamais au début ou au milieu d'un mot. Par exemple, le Mem (מ) devient un carré fermé (ם) à la fin. Vous devez être capable de les reconnaître immédiatement.
Félicitations ! Le Module 1 est achevé. Vous connaissez maintenant l'alphabet.
Notre Prochain Module (Module 2) sera consacré aux voyelles, les petits points sous les consonnes, essentiels pour la lecture des mots : Les Voyelles et la Lecture de Mots. À très vite !
Cours magistral : « Les voyelles massorétiques permettent de vocaliser les consonnes. Sans elles, le texte serait difficile à lire. »
Théorie :
Voyelles courtes et longues.
Schwa et voyelles réduites.
Règles de lecture et accentuation.
Exemple : Lecture de mots fréquents comme torah (תּוֹרָה) et shalom (שָׁלוֹם).
Exercice pratique :
Lire une liste de 20 mots avec voyelles.
Dictée hébraïque simple.
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 2 : Les Voyelles et la Lecture de Mots. Maintenant que nous connaissons les acteurs principaux — les consonnes — nous allons introduire les indications de prononciation.
La Leçon 2.1 présente le Système Vocalique Massorétique.
Comme nous l'avons dit, les voyelles sont des points et des tirets ajoutés sous, au-dessus ou à côté des consonnes. Il est crucial de distinguer les Voyelles Courtes et les Voyelles Longues, car cette distinction a un impact sur les règles grammaticales et la syllabation. Les voyelles courtes, comme le Patach (ַ ) pour le son 'a', sont généralement faibles et se trouvent dans des syllabes fermées. Le Qamats Qatan (ָ ) est particulièrement difficile, car il a la même forme que le Qamats Gadol (long 'a'), mais il se prononce 'o' court.
Les Voyelles Longues sont plus fortes. Le Qamats Gadol (ָ ) est un 'a' long, et le Cholam ( ֹ ) est le son 'o' qui peut être un simple point au-dessus de la consonne, ou être complété par un Waw (וֹ). Lorsque la voyelle est renforcée par une consonne (Waw ou Yod), on l'appelle une voyelle pleine.
Le Sheva ( ְ ) est la semi-voyelle. C'est l'équivalent d'un schwa en français (le 'e' muet). Il peut être Silent : il ferme la syllabe sans être prononcé. Ou, il peut être Vocal : il ouvre la syllabe et se prononce comme un 'e' très rapide. La règle de base est que s'il est au début d'un mot ou sous la première de deux Shevas consécutifs, il est souvent vocal.
Voici un tableau pour vous aider à synthétiser les sons. Retenez que pour chaque son vocalique (a, e, i, o, ou), il existe généralement une forme courte et une forme longue.
Passons à la Leçon 2.2 : Les Règles de Syllabation et la Lecture de Mots. Pour bien lire, il faut bien découper le mot.
L'hébreu a deux types de syllabes. Une Syllabe Ouverte est toujours CV (Consonne-Voyelle) et a généralement une voyelle longue. Une Syllabe Fermée est CVC (Consonne-Voyelle-Consonne) et a souvent une voyelle courte. La capacité à identifier la structure de la syllabe est cruciale pour la conjugaison des verbes.
La Règle du Sheva est la plus importante pour la syllabation. En général, un Sheva est SILENT s'il ferme une syllabe et qu'il est précédé d'une voyelle courte. Il est VOCAL s'il est en début de mot ou s'il suit une voyelle lo
Ensuite, la Règle de l'Accent (Stress) : dans la grande majorité des mots hébreux, l'accent tonique (le stress) tombe sur la dernière syllabe (appelée Ultima). C'est pourquoi nous parlons d'un accent ultime. Il y a des exceptions, mais commencez par accentuer la dernière syllabe.
Entraînez-vous maintenant à lire en utilisant ces règles ! Divisez les mots en syllabes, identifiez si le Sheva est prononcé ou non, et accentuez la dernière syllabe.
Félicitations ! Le Module 2 est achevé. Vous êtes maintenant capable de lire et de prononcer des mots hébreux.
Notre Prochain Module (Module 3) appliquera ces règles à la morphologie : Les Noms et les Adjectifs. Nous verrons comment ils fonctionnent en genre, nombre et état. À très vite !
Cours magistral : « Les noms et adjectifs en hébreu varient selon le genre et le nombre. »
Théorie :
Genre (masculin/féminin).
Nombre (singulier/pluriel).
Accord entre nom et adjectif.
Exemple : Melekh gadol (מֶלֶךְ גָּדוֹל) = “un grand roi”.
Exercice pratique :
Traduire des phrases simples avec noms et adjectifs.
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 3 : Les Noms et les Adjectifs. Nous allons apprendre comment les mots hébreux changent de forme selon s'ils sont masculins, féminins, singuliers ou pluriels.
La Leçon 3.1 traite du Genre et du Nombre des Noms.
En hébreu, tout nom a un genre : Masculin ou Féminin. Le masculin est souvent la forme de base, sans terminaison spéciale, comme Sūs (cheval). Le féminin se reconnaît presque toujours par la terminaison ָה (ah), comme dans Sūsāh (jument), ou parfois par un ת (t).
Pour passer au Pluriel, nous ajoutons des suffixes. Pour le masculin, c'est ִים (-îm). Pensez au mot Chérubim ou Elohim. Pour le féminin, la terminaison devient וֹת (-ôt). Ainsi, Sūsôt signifie "des juments".
L'hébreu possède aussi un nombre spécial appelé le Duel. Il est réservé aux choses qui vont naturellement par deux, comme les parties du corps. La terminaison est ַיִם (-ayim). Par exemple, Yad (main) devient Yādayim (deux mains).
Voici un tableau récapitulatif. Il est impératif de mémoriser ces quatre terminaisons (îm, ôt, ah, ayim) car elles sont la clé de la lecture de l'Ancien Testament.
Passons à la Leçon 3.2 : L'Adjectif et son Accord. L'adjectif hébreu est très "obéissant" au nom qu'il accompagne.
La règle d'or est l'Accord. L'adjectif doit correspondre au nom en genre (masc/fém) et en nombre (sing/plur). Si le nom est féminin pluriel, l'adjectif doit l'être aussi.
Il existe deux façons principales d'utiliser un adjectif. L'Adjectif Attributif qualifie le nom ("le bon homme"). En hébreu, l'adjectif se place après le nom. De plus, si le nom a l'article défini "Ha" (le/la), l'adjectif doit aussi l'avoir. On dit Hā-’îsh hat-tôv (L'homme, le bon).
L'Adjectif Prédicatif sert à affirmer quelque chose : "L'homme est bon". Notez qu'en hébreu, le verbe "être" au présent n'est souvent pas écrit. Pour dire "est bon", on utilise l'adjectif sans l'article, même si le nom l'a. Tôv hā-’îsh signifie littéralement "Bon (est) l'homme".
Félicitations ! Le Module 3 est achevé. Vous comprenez maintenant la structure des noms et des adjectifs.
Notre Prochain Module (Module 4) ajoutera les petits mots qui lient tout ensemble : Les Prépositions et Particules. À très vite !
Cours magistral : « Les prépositions sont essentielles pour comprendre les relations dans une phrase. »
Théorie :
Prépositions communes : בְּ (dans), לְ (à/pour), כְּ (comme).
Particules de négation et de coordination.
Exemple : Be-re’shit (בְּרֵאשִׁית) = “Au commencement”.
Exercice pratique :
Traduire des phrases avec prépositions simples.
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 4 : Les Prépositions et Particules. Jusqu'à présent, nous avons vu les noms. Maintenant, voyons comment les lier.
La Leçon 4.1 se concentre sur L'Article Défini et la Conjonction "Waw". Contrairement au français, ces éléments ne sont pas des mots séparés, mais des préfixes.
L'Article Défini (le, la, les) n'existe pas en tant que mot indépendant. On ajoute un He avec un Patach (הַ) au début du mot, et on double la première consonne du mot avec un point appelé Daguesh Forte. Par exemple, Melekh (roi) devient Ham-melekh (le roi).
Pour dire "Et", on utilise la Conjonction Waw. C'est un וְ (Waw avec un Sheva) attaché au début du mot. Vĕ-melekh signifie "et un roi". Attention, sa forme peut varier : si le mot commence par une consonne comme B, M, ou P, le "Et" devient un son "ou" (וּ).
Retenez bien ceci : l'hébreu aime "coller" les petits mots au début des mots principaux.
Passons à la Leçon 4.2 sur les Prépositions. Elles indiquent la relation entre les objets.
Il existe trois prépositions dites Inséparables (mémorisées par l'acronyme Be-Ke-Le). Be signifie "dans", Ke signifie "comme", et Le signifie "à" ou "pour". Elles se fixent directement au mot avec un Sheva.
Un phénomène important est la Fusion avec l'Article. Si vous voulez dire "Au roi" (Le + Hammelekh), l'hébreu ne garde pas les deux. Le "He" de l'article disparaît, et la préposition prend la voyelle de l'article. Ainsi, Le + Ha devient La. On écrit Lam-melekh. Quand vous voyez une préposition avec un Patach (a), sachez qu'un article est caché à l'intérieur !
Enfin, il y a des Prépositions Indépendantes qui sont des mots à part entière, comme ’el (vers) ou ’al (sur). Un mot très fréquent est ’et (אֵת). Il ne se traduit pas, mais il sert à signaler que le mot qui suit est le complément d'objet direct défini de la phrase.
Félicitations ! Le Module 4 est terminé. Nous avons fini avec les noms et leurs particules.
Notre Prochain Module (Module 5) nous fait entrer dans le moteur de la langue : Le Verbe Fort – Qal Parfait. C'est là que l'hébreu prend vie ! À très vite !
Cours magistral : « Le verbe est le cœur de la phrase hébraïque. Nous commençons par le Qal Parfait. »
Théorie :
Conjugaison du verbe fort (ex. : כתב – “écrire”).
Personnes, genres et nombres.
Exemple : Katavti (כָּתַבְתִּי) = “J’ai écrit”.
Exercice pratique :
Conjuguer 5 verbes au Qal Parfait.
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 5 : Le Verbe Fort – Qal Parfait. C'est ici que vous allez vraiment commencer à comprendre comment les phrases bibliques sont construites.
La Leçon 5.1 introduit le concept de la Racine et du système des Binyanim.
Le génie de la langue hébraïque réside dans la Racine Trilitère (Shoresh). Presque tous les mots, et surtout les verbes, sont construits sur une base de trois consonnes. Par exemple, la racine Q-T-L porte l'idée de "tuer", K-T-V celle d' "écrire", et Sh-M-R celle de "garder". En changeant les voyelles autour de ces trois lettres, on change le sens précis du mot.
L'hébreu utilise sept structures verbales appelées Binyanim (édifices). Le plus important pour un débutant est le Qal. Le mot "Qal" signifie "léger" ou "simple". C'est la forme active de base, sans modifications complexes. C'est celle que nous trouvons le plus souvent dans la Bible.
Enfin, parlons du Parfait. En hébreu, on ne parle pas de "temps" (passé, présent, futur) comme en français, mais d'aspect. Le Parfait représente une action accomplie, terminée. On le traduit généralement par un temps du passé.
Passons à la Leçon 5.2 : la Conjugaison du Qal Parfait.
Pour conjuguer au Parfait, l'hébreu utilise des suffixes (des terminaisons attachées à la fin de la racine). Nous utilisons traditionnellement le verbe Qatal comme modèle (paradigme). Notez que la forme de base dans les dictionnaires hébreux est toujours la 3ème personne du masculin singulier : "Il a tué".
(Diapo 54 - 56 : Parcourir les formes)
Observez les terminaisons :
Pour "Elle", on ajoute ָה (-ah).
Pour "Tu" (masculin), on ajoute תָּ (-ta).
Pour "Je", on ajoute תִּי (-ti). Ce "ti" à la fin est très fréquent dans les Psaumes quand l'auteur parle de ses actions.
Voici le tableau complet. Prenez le temps de mémoriser ces suffixes : ah, ta, t, ti, u, tem, ten, nu. Une fois que vous connaissez ces suffixes, vous pouvez conjuguer presque tous les verbes réguliers de la Bible !
Félicitations ! Le Module 5 est terminé. Vous venez de franchir l'étape la plus importante de la grammaire hébraïque.
Notre Prochain Module (Module 6) traitera de l'autre aspect verbal : Le Verbe Fort – Qal Imparfait (l'action inachevée ou future). À très vite !
Cours magistral : « Le Qal Imparfait exprime une action incomplète ou future. »
Théorie :
Conjugaison du verbe fort au Qal Imparfait.
Différence entre parfait et imparfait.
Exemple : Yiktov (יִכְתֹּב) = “Il écrira / il écrit”.
Exercice pratique :
Traduire des phrases avec verbes au Qal Imparfait.
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 6 : Le Verbe Fort – Qal Imparfait. Après avoir vu l'action accomplie, nous allons voir comment l'hébreu exprime ce qui est en mouvement ou à venir.
La Leçon 6.1 explique le concept de l'Inaccompli.
Contrairement au Parfait, l'Imparfait décrit une action qui n'est pas encore terminée au moment où l'on parle. Selon le contexte, cela peut se traduire par le futur, le présent, ou même exprimer une habitude. C'est le temps de la promesse et de l'ordre divin.
La grande différence visuelle est que l'Imparfait utilise des préfixes. Pour reconnaître la personne qui agit, vous devez regarder la lettre placée avant la racine. C'est un changement de perspective par rapport au module précédent.
Passons à la Leçon 6.2 : la Conjugaison du Qal Imparfait.
Nous utilisons encore notre racine modèle Q-T-L. Observez que la voyelle entre la deuxième et la troisième lettre de la racine devient souvent un Cholam (le son "o"). C'est la signature sonore de l'Imparfait Qal.
(Diapo 65 - 67 : Détails des personnes)
Voici les signes à mémoriser :
Le Yod (י) au début indique la 3ème personne du masculin ("Il").
Le Taw (ת) est utilisé pour "Elle" mais aussi pour "Tu".
Le Aleph (א) est le signe exclusif de la 1ère personne du singulier ("Je"). C'est facile à retenir car Ani (Je) commence par un Aleph.
Le Nun (נ) au début signifie "Nous".
Voici le tableau complet. Notez que certaines formes (comme le féminin pluriel) utilisent à la fois un préfixe et un suffixe. Mémorisez bien les préfixes Yod, Taw, Aleph, Nun (EY-T-A-N), c'est le code secret pour identifier l'Imparfait.
Félicitations ! Le Module 6 est terminé. Vous avez maintenant les deux moteurs principaux de la langue hébraïque.
Notre Prochain Module (Module 7) va enfin mettre tout cela ensemble : Traduction de Phrases Simples. Nous allons apprendre à lire et comprendre des propositions complètes. À très vite !
Cours magistral : « Nous allons combiner noms, adjectifs, prépositions et verbes pour traduire des phrases complètes. »
Théorie :
Structure de la phrase nominale et verbale.
Syntaxe de base.
Exemple : Ha-melekh katav sefer (הַמֶּלֶךְ כָּתַב סֵפֶר) = “Le roi a écrit un livre”.
Exercice pratique :
Traduire 10 phrases simples fournies par l’instructeur.
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 7 : Traduction de Phrases Simples. C'est le moment de vérité où nous assemblons tout ce que nous avons appris.
La Leçon 7.1 traite de la structure de base de la phrase verbale.
L'hébreu biblique préfère mettre l'action en avant. L'ordre habituel est V-S-O : Verbe, puis Sujet, puis Objet. Dans Genèse 1:1, on ne lit pas "Dieu créa", mais "Créa Dieu". Gardez cela à l'esprit pour ne pas être confus lors de vos premières lectures.
Un élément clé est la particule ’et (אֵת). Elle apparaît devant l'objet de la phrase s'il est défini. Elle n'a pas de traduction en français, elle sert de panneau de signalisation pour dire : "Attention, le mot qui arrive est celui qui subit l'action".
Pour dire "non", nous utilisons lō’ (לֹא). Il se place presque toujours juste devant le verbe pour nier l'action. Par exemple : Lō’ shāmar (Il n'a pas gardé).
En résumé, pour traduire une phrase hébraïque, votre premier réflexe doit être de chercher le verbe. C'est lui qui vous donnera le sujet (via sa terminaison ou son préfixe) et le sens global.
Passons à la Leçon 7.2 : La Phrase Nominale et les Pronoms.
Une particularité de l'hébreu est la Phrase Nominale. Contrairement au français, l'hébreu n'utilise pas de verbe "être" au présent. Si vous dites "L'homme [est] bon", vous écrirez simplement "L'homme bon" (Hā-’îsh tôv). C'est le contexte qui vous indique qu'il faut ajouter le mot "est" en français.
Les Pronoms Personnels comme ’Anî (Je) ou Hû’ (Il) sont souvent utilisés dans ces phrases nominales pour identifier le sujet. Ils servent aussi parfois à insister. Si vous voyez un pronom suivi d'un verbe, c'est que l'auteur veut vraiment mettre l'accent sur la personne qui agit.
Pratiquons ensemble. Regardez ces phrases : Hamelekh qātal ’ēt hassūs. Le verbe est qātal (il a tué), le sujet est Hamelekh (le roi), et l'objet marqué par ’et est hassūs (le cheval). "Le roi a tué le cheval". Simple, n'est-ce pas ?
Félicitations ! Vous savez maintenant comment fonctionne une phrase hébraïque. Le Module 7 est terminé.
Notre Prochain et dernier Module (Module 8) sera le point culminant de notre cours : Lecture et Traduction de Versets. Nous allons enfin lire directement dans le texte biblique. À très vite !
Cours magistral : « L’objectif final est de lire et traduire des versets bibliques. »
Théorie :
Application des règles apprises.
Lecture guidée de Genèse 1:1–5 et Psaume 23.
Exemple : Adonai ro’i lo ehsar (יְהוָה רֹעִי לֹא אֶחְסָר) = “L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien”.
Exercice pratique :
Traduire un verset choisi par l’étudiant.
Titre : Pratique Hebdomadaire et Lexique
Consignes :
Soumettre chaque semaine des exercices de traduction.
Maintenir un lexique personnel des 300 mots hébreux les plus fréquents.
Inclure parsing (analyse grammaticale) de chaque mot.
Soumission : https://sites.google.com/view/institut-beracah-international/soumission-de-devoirs
Format : Écrit (Google Forms).
Contenu : Évaluation des compétences linguistiques (lecture, vocabulaire, conjugaison, traduction).
Notes Explicatives
Bienvenue dans le Module 8 : Lecture et Traduction de Versets. C’est le moment que nous attendions tous : lire la Parole de Dieu dans sa langue originale.
Dans cette Leçon 8.1, nous allons analyser des versets narratifs célèbres pour voir comment la grammaire que nous avons étudiée fonctionne en situation réelle.
Regardons Genèse 1:1. Bĕrêshît : commence par la préposition Be (dans). Bārā’ : c'est notre verbe modèle (Qal Parfait 3ms), "il a créé". ’Ĕlōhîm : le sujet. ’ēt : notre marqueur d'objet défini. hashshāmayim : l'article Ha + le nom shamayim (cieux). On voit ici l'ordre Verbe-Sujet-Objet en action !
Dans Genèse 1:3, nous voyons Vayyō’mer (Et il dit). Notez le Waw au début qui lie l'action à ce qui précède. L'hébreu narratif est une chaîne d'actions liées les unes aux autres.
Pour réussir vos futures traductions, utilisez toujours cette Méthode en 3 étapes : 1. Identifiez les préfixes et suffixes. 2. Isolez la racine de 3 lettres pour chercher dans le dictionnaire. 3. Assemblez le tout en respectant la logique hébraïque.
Nous terminons avec la Leçon 8.2 : Poésie et Bénédiction.
Le Psaume 23:1 est un magnifique exemple de phrase nominale : Adonai Rō‘î. "L'Éternel [est] mon berger". Pas de verbe être, mais un sens puissant. Puis, Lō’ ’eḥsār : "je ne manquerai [de rien]". Le verbe commence par un Aleph, c'est donc l'Imparfait à la 1ère personne du singulier ("Je"), précédé de la négation Lo.
Enfin, le Shema (Deutéronome 6:4). Shema Yisrā’ēl : "Écoute Israël". C'est un appel à l'attention. On y retrouve l'affirmation que Dieu est ’Eḥād, c'est-à-dire "Un". L'adjectif s'accorde avec le nom.
Pour la suite, mon conseil est simple : la régularité. Lisez à voix haute 10 minutes par jour pour que votre oreille s'habitue aux sons. Utilisez une Bible hébraïque interlinéaire pour vous aider, mais essayez toujours d'analyser la grammaire par vous-même avant de regarder la traduction.
Mazal Tov ! Félicitations ! Vous avez terminé ce cours d'Hébreu Biblique I. Vous avez maintenant les fondations nécessaires pour explorer les trésors cachés de l'Ancien Testament. Que cette langue vous rapproche encore plus du cœur de Dieu.