Articles / Les atterrages du Légué / Le sémaphore du Roselier
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Le sémaphore du Roselier
La pointe du Roselier à Plérin offre l'un des plus beaux points de vue de la Baie de St Brieuc sur le littoral et la mer. À ce titre elle est appréciée par ses nombreux visiteurs qui connaissent bien le monument des Péris en mer, la table d'orientation ou encore le four à boulets. Mais peu, sans doute, savent que ce site a accueilli pendant plus de 80 ans un sémaphore qui a été détruit en 1944, pendant la 2e guerre mondiale.
C'est une dépêche ministérielle du 21 août 1860 qui a décidé de l'implantation de 44 postes électro-sémaphoriques le long des côtes de l'arrondissement maritime de Brest, dont un à la pointe du Roselier à Plérin.
La généralisation sur l'ensemble du littoral français se fait à suivre, avec un décret du 17 mai 1862 du gouvernement de Napoléon III.
Le but du sémaphore est à l'origine d'assurer de façon visuelle des communications entre la terre et les navires, et de retransmettre les informations utiles aux autorités compétentes ou autres personnes intéressées par le moyen d'une liaison télégraphiste à fil.
Au total, 134 sémaphores sont installés dans 8 circonscriptions. Celles-ci sont placées sous les ordres d'un capitaine de frégate, inspecteur des sémaphores, qui relève de l'arrondissement maritime. Saint Brieuc est l'un des chefs-lieux de circonscription et 20 sémaphores y sont rattachés : 3 dans chacun des départements de La Manche, de l'Ille et Vilaine et du Finistère, et 11 dans les Côtes du Nord.
Ces derniers sont situés à :
Saint Cast (1)
Fréhel
Erquy
La Pointe du Roselier
Saint-Quay (1)
PLouézec
Bréhat (1)
Créach-ar-Maout (Pleubian)
Port-Blanc
Ploumanach (1)
Bihit (Trébeurden)
(1) : des sémaphores existent toujours à ces 4 emplacements.
ACTE DE VENTE
Le terrain devant servir à l'édification du sémaphore du Roselier est acquis par l'État auprès de sept propriétaires différents par un acte de vente signé le 19 octobre 1860 (acquisition à l'amiable). L'État est représenté par Victor LEVICAIRE, commissaire adjoint de l'inscription maritime à St Brieuc. La plupart des propriétaires étant illettrés, Louis DENIS, maire de Plérin signe pour ceux ci. Mais ils apposent aussi une croix au regard de leur nom sur l'acte de vente.
Les vendeurs signataires (selon acte de vente) :
Alain Mathurin BUREL, laboureur, Plérin
Jeanne Françoise ROUXEL, femme de marin, Plérin
Jeanne Louis SELARD, femme de laboureur, Ploufragan
Jeane Louise MORIN, femme de laboureur, Plérin
Jean Louis Mathurin LE LAGADEUC, marin, et Louise Françoise LE LAGADEUC, ménagère, Plérin
François Mathurin LAGORNET, laboureur, Plérin
Jeanne Françoise DESBOIS, femme d'un ancien capitaine au long cours, Plérin.
Le terrain est de 2 300 m2 et le prix de vente est au total de 756 francs et 72 centimes.
Les sémaphores sont construits selon des plans-types. Celui de la pointe du Roselier, comme tous ceux des Côtes d'Armor, relève du plan le plus usuel, en forme de T : côté mer, une chambre de veille éclairée par 5 grandes fenêtres et munie d'un mât sémaphorique dont le pied tournant se trouve à l'intérieur ; accolé, un double logement pour les guetteurs donne côté terre. Chaque logement fait 42,5 m2 et la chambre de veille 31m2.
Les communications
Comme les autres sémaphores, le sémaphore du Roselier est muni de deux mâts :
l'un réservé pour la communication avec les navires de la marine militaire nationale ;
Le mât du sémaphore, qui reprend et perfectionne le mât type Depillon du début du XIXe siècle, peut tourner sur son pied de manière à améliorer la visibilité des messages adressés aux navires ou aux autres sémaphores. Il comprend un disque de 0,7 m de diamètre, et trois ailes de 4 mètres de long et de 40 cm de large, mobiles dans le plan vertical. Le disque indique au destinataire la face parlante des ailes et multiplie, selon sa position, le nombre de signaux possibles. La partie extérieure du mât fait 10 mères de haut. L'ensemble de l'appareil est d'un poids total de 4 160 kg.
La généralisation de la télégraphie sans fil (TSF) à tous les navires de la marine nationale, en 1927, rendra inutile l'utilisation du mât sémaphorique qui sera alors démonté.
l'autre, le mât à pavillons placé devant le poste et muni d'une vergue, permet de communiquer avec tous les navires.
Les pavillons sont utilisés selon le code international des signaux (1856) : à l'origine, 18 signes représentant chacun une des consonnes de l'alphabet représentées toutes par un pavillon différent ; la combinaison de ces 18 signes deux à deux, trois à trois ou quatre à quatre permet d'obtenir au total plus de 78 000 combinaisons répondant largement aux besoins des communications.
Le mât à pavillons permet de transmettre également les informations météorologiques (informations relatives à la force et à la direction du vent), ainsi que celles de l'état de la marée et peut enfin alerter des sinistres (un pavillon noir affiché à la vergue permet d'informer d'un sinistre et de la direction dans lequel il a eu lieu).
Pavillons et flammes du code international des signaux de 1856. La flamme code (ou "aperçu") sert notamment pour signaler une fin de transmission ou donner un accusé de réception.
Ce code a depuis fait l'objet d'adjonctions et de modifications.
Cette image est sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.Attribution: J. Johnson sur Wikipedia anglaisOutre les communications entre la terre et les navires, le sémaphore peut dès l'origine grâce à son fil télégraphique recevoir ou relayer vers un autre expéditeur terrestre les communications destinées ou reçues des navires. Il peut aussi communiquer visuellement avec les autres sémaphores proches (Saint-Quay et Erquy, et même Bréhat - distant de plus de 21 milles - si les conditions atmosphériques sont favorables). Dans ce dernier cas, comme pour les communications avec les navires, la bonne pratique de la longue vue est essentielle.
Arrivée de la Télégraphie sans fil (TSF)
L'Ouest Eclair, dans son édition du 17 avril 1912, relate
"LA TELEGRAPHIE SANS FIL AU ROSELIER
Grâce à la l'initiative et au savoir de M. Le Cornec, guetteur au sémaphore du Roselier, qui a lui même installé le récepteur, un poste de télégraphie sans fil fonctionne depuis quelques mois au Roselier. Ce poste est en communication avec la Tour Eiffel, de sorte que les nouvelles du jour parviennent le soir même au Roselier à 21h30.
Cette installation mérite d'être signalée, car elle rendrait de véritables services en temps de guerre.
Tous nos compliments à M. Le Cornec.
Mentionnons en même temps la pose d'une boîte aux lettres au Roselier même, autorisée par la municipalité de Plérin et l'administration des Postes et qui rendra de réels services aux habitants et aux nombreux touristes qui fréquentent le Roselier pendant la belle saison."
Les signaux de marée
Le 24 novembre 1873, la chambre de commerce de St Brieuc reprend une proposition de M. PETIT, capitaine de frégate en retraite remplissant les fonctions de lieutenant de port au Légué : elle émet le vœu de l'établissement de signaux sur le mât du sémaphore de la pointe du Roselier à l'effet d'indiquer les mouvements de la marée aux navires qui fréquentent la baie de St Brieuc. Il s'agit ainsi de les prémunir contre les dangers que présente l'entrée du Légué selon le niveau de la pleine mer.
En effet, presque tous les ans, il était à déplorer la perte de navires se présentant trop tôt ou trop tard pour entrer au Légué au regard de la marée par suite d'une méconnaissance de l'heure de la pleine mer. Par vent fort de nord ou nord-est, la mer devient très forte sur les bancs de sable qui barrent partiellement l'entrée du Légué.
Ce vœu est transmis au Préfet du département des Côtes du Nord qui saisira le Préfet maritime de Brest. À suivre, l'accord de la chambre de commerce est requis pour la prise à sa charge de l'ensemble des frais à engager pour la flamme, les pavillons, les fanaux et l'huile nécessaire à l'éclairage pendant les six mois d'hiver ; les signaux de marée sont en effet des signaux qui doivent être affichés de jour comme de nuit.
Nota : le pavillon est une pièce d'étoffe rectangulaire ou carrée, montée en l'air à l'aide d'une drisse (corde), la flamme est un pavillon de forme allongée.
Après échanges de quelques courriers, l'affaire sera rapidement réglée et le Préfet maritime donne instruction par lettre du 21 mars 1874 au Capitaine de Frégate, inspecteur des sémaphores, de faire le nécessaire pour l'établissement des signaux. Ce dernier est invité à s'entendre préalablement avec la chambre de commerce et au besoin avec le commandant Petit pour les détails d'exécution.
Le journal "La Presse" du 3 mai 1874 se fait l'écho de la réalisation :
"La chambre de commerce de Saint-Brieuc, pour éviter le retour des sinistres maritimes qui, chaque année, se renouvellent sur les bancs de sable existant à l'entrée du port de Saint-Brieuc, vient, sur l'autorisation de M. le vice-amiral préfet maritime à Brest, de faire établir des signaux de marée au sémaphore du Roselier."
Marée montante - Marée étale - Marée descendante
Image de l' Histoire de la Marine par "l'Illustration" 1934, reprise par http://pavillon.houseflag.free.fr/ (septembre 2019)M. ESNAULT, inspecteur des sémaphores, dans une communication du 7 avril 1875 à la Société d'émulation des Côtes du Nord, décrivait ainsi ces signaux :
"Ce sémaphore fait donc, à chaque marée, trois signaux. Le premier indique que la mer est dans ses deux dernières heures de marée ; - le second indique le moment précis où elle cesse de monter et reste hissé jusqu'à ce qu'elle commence à descendre ; - le troisième indique qu'elle est dans ses deux premières heures de descente. Dans la belle saison, ces signaux peuvent être utiles aux baigneurs. Quand ils verront un drapeau pointu - ce qu'en marine nous appelons une flamme - au-dessus d'un drapeau carré, c'est que la mer monte ; s'il n'y a que le drapeau carré, la mer est étale, c'est-à-dire qu'elle ne monte plus et qu'elle ne descend pas encore ; si le drapeau carré est au-dessus du drapeau pointu, la mer descend ; enfin, s'il n'y a pas de signal, c'est qu'il s'en faut de plus de deux heures que la mer soit pleine. On peut donc, si l'on aime cela, chercher des coquillages dans le sable sans crainte de manquer l'heure du bain."
Le rôle et le recrutement des personnels des postes électro-sémaphoriques
Selon la Revue Maritime (n°36- 1873), Le service des guetteurs comprend :
la surveillance de la mer et de la côte et information à suivre des autorités maritimes en tant que nécessaire ou utile,
les observations météorologistes avec inscription 6 fois par jour de la hauteur du baromètre et celle du thermomètre, de la direction et force du vent, état du ciel et de la mer. À partir de 1868, un registre est mis en place dans chaque sémaphore pour recueillir ces observations,
le service de la correspondance officielle ou privée par signaux maritimes ou au moyen du télégraphe,
la tenue de la comptabilité des recettes de la télégraphie privée,
la conservation des archives, l'entretien et la comptabilité du matériel.
Il est à noter que les postes électro-sémaphoriques assurent bien le service de télégraphie privée.
En 1877, le personnel est recruté après examen parmi les marins justifiant d'au moins 5 ans d'embarquement à l'Etat ou au commerce. Il est classé dans les emplois de chefs guetteurs de 1re ou 2e classe, de guetteurs de 1re ou 2e classe ou de guetteurs de réserve ou suppléants. Il s'agit initialement d'emplois civils. En 1897, une intégration dans le personnel de la marine nationale sera effectuée.
Dans le début des années 1900, les mouvements intervenant dans ce service font apparaitre que le poste de chef guetteur de la pointe du Roselier est un poste de 2e classe.
La veille en matière de sécurité maritime
Le sémaphore du Roselier intervenait dans la détection et le signalement des navires en difficulté.
Le journal officiel de l'Empire français signalait ainsi dans son édition du 15 juin 1870 une opération menée par le canot de sauvetage de Portrieux : l'affaire se déroule un dimanche d'avril 1870 où sévissait une forte tempête de secteur nord. Trois interventions vont se dérouler à suivre pour une durée totale de sortie de 20 heures. Deux de celles-ci font suite à un signalement du sémaphore du Roselier. La première, dès sept heures du matin, avec un bateau à la côte sur la grève des Rosaires. La seconde, alors que le canot avait pu arriver au bateau signalé précédemment et qui ne nécessitait plus d'intervention immédiate, il voit que le sémaphore du Roselier avait toujours le drapeau noir. Il fait route vers le signal et découvre à deux milles de la terre dans le nord une bisquine demandant assistance, son mouillage sur deux ancres ne lui paraissant pas suffisant pour sa sécurité compte tenu des conditions très difficiles de mer. Les cinq hommes d'équipage ont pu être récupérés par le canot et transportés à la rivière du Légué.
Les annales du Sauvetage maritime de la SNSM du 2d semestre 1939 font part d'une intervention du canot de sauvetage d'Erquy, engagée et arrêtée sur signalement du sémaphore du Roselier:
"Le 24 novembre (1939), à 13 h 48, le sémaphore du Roselier signale à celui d'Erquy, qu'un bateau fait des signaux de détresse, au large de l'entrée du port du Légué.
Le sémaphore d'Erquy donne aussitôt l'alarme et malgré un fort coup de vent de nord et une mer très houleuse, le canot de sauvetage à moteurs Amiral-Courbet prend la mer, à 14 heures, dans les meilleures conditions. Une heure après nous arrivions dans les parages signalés et nous rencontrons le voilier Saint-Mathurin n°447 S.B. qui ne peut nous donner aucun renseignement.
Nous voguions toujours à la recherche du bateau Jean-Marie n°737 S.B. signalé en détresse, lorsque le sémaphore du Roselier nous signala sa rentrée au port. Malgré le mauvais temps et pendant toute la traversée, l’Amiral-Courbet s’est très bien comporté, mais l’état de la mer ne permettant pas sa rentrée dans l’abri, je fis route sur le port d’Erquy où nous arrivâmes vers 17 h 30. "
Le Patron du canot de sauvetage, Le Président du Comité local
P. LE GUEN. ERHEL. "
Un accueil de naufragés au sémaphore du Roselier
Le journal l'Ouest Eclair relate l'accident de mer survenu le 4 août 1939 à deux jeunes hommes qui partis du Val André espéraient gagner Binic à bord d'un canoë. Il ventait grand frais à leur départ à 9 heures, mais ils estimaient les conditions maniables. À 10 h 30, un coup de vent de suroit survint cependant, et à 11h30, le canoë, plein d'eau malgré la toile de pontage, chavira sous l'effet de la mer. Ils se trouvaient alors au large de la tourelle de Trahillion, à plus de 3 milles de la côte (plus de 5 km et demi). Ils purent utiliser un petit matelas pneumatique présent sur leur embarcation, qui, gonflé sur place, les aida à se maintenir. Le vent poussait vers le large et en l'absence de bateaux pouvant les secourir à proximité, la situation devenait critique. Mais peu après 14 heures, le vent se calme et repasse au Nord. Bons nageurs, les deux amis mobilisent leurs forces pour rejoindre le rivage à la nage. Ils passèrent au total 4 heures dans l'eau.
Suivons l'épilogue dans les colonnes du journal :
"À 15 h 30, ils abordent à la pointe du Roselier, vêtus simplement d'un slip, exténués, transis, claquant des dents.
AU SEMAPHORE DU ROSELIER
Péniblement, ils escaladent la falaise et frappent à la porte du sémaphore. On s'imagine la surprise du gardien, le guetteur sémaphoriste Louis Gallo, 29 ans, originaire de Quimperlé, attaché au sémaphore d'Erquy, mais remplaçant pendant ses vacances le titulaire du poste, le second-maître guetteur Le Flem.
Avec ce dévouement et cet esprit de solidarité qui caractérisent tous les gens de mer, M. Gallo s'empresse auprès des jeunes gens. Il leur fait boire des boissons chaudes, leur sert un repas vite préparé et leur prête des vêtements.
Les deux rescapés reviennent à plus d'optimisme, mais ils pensent à l'angoisse de leurs familles. Le guetteur téléphone donc à l'hôtel Helloco, de Binic, et le propriétaire de cet établissement vient chercher en auto MM. Le Douarec et Desjardin."
Le journaliste termine son article en signalant que l'année précédente, les deux rescapés avaient déjà fait parler d'eux, mais c'était en sauvant un enfant à la pointe de Pordic !
(L'Ouest Eclair - rédaction de Saint Brieuc - 5 août 1939)
Le sémaphore du Roselier pouvait surveiller le fond de la baie de St Brieuc, de St Quay Portrieux à Erquy. La carte ci-dessus est une carte récente (SHOM), mais le littoral n'a pas changé.
Le sémaphore du Roselier a ainsi assuré sa mission de veille et d'information jusqu'aux années 1940 où sa destruction est intervenue pendant la 2e guerre mondiale.
Peu d'informations sont aisément accessibles concernant les conditions de la disparition du sémaphore. Toute communication de lecteur informé serait la bienvenue : histoiremaritimelegue@gmail.com
À signaler cependant que des postes de sémaphore de ce type, s’ils ne sont plus en service, sont toujours existants et on peut notamment en voir dans un bon état de conservation aux Iles Chausey ou à Plouguerneau. Des sémaphores actuellement en service ont pu aussi être établis à partir des constructions des années 1860 qui restent bien identifiables : St Quay Portrieux, Bréhat ou encore St Cast Le Guildo.
Avant 1860
Le télégraphe Chappe voit son installation en France à partir de 1792 (utilisé jusqu’à l’arrivée du télégraphe électrique à partir de 1846).
En 1806, sous le 1er empire, des premiers mâts sémaphoriques Depillon sont aussi installés. Ils permettent une communication plus confidentielle que le télégraphe. Mais ils ont été abandonnés pour l’essentiel vers 1824.
On en retrouve trace au Roselier sur un extrait du cadastre de 1813 établi par le géomètre Moisy (document conservé aux Archives départementales des Côtes d’Armor—service Régional de l’inventaire de Bretagne sous la cote 4 num 1/13, Numplan 87 ). Plan ci-dessus.
En 1830, un dessinateur procède à un relevé de l’élévation de la côte à partir de la Basse du Grand Grippet, située un peu au Nord de la Pointe du Roselier (voir carte Shom). Ci-dessous, la partie concernant la Pointe du Roselier. Le 1er sémaphore et le mât du télégraphe y sont bien encore repérés.
En bas à droite, on repère aussi le Rocher Martin.
(d’après un dessin trouvé chez un brocanteur).
Bernard GUEGUEN
Sources:
Les sémaphores par M. ESNAULT, capitaine de frégate - inspecteur des sémaphores - lecture à la Société d'émulation des Côtes-du-Nord le 7/04/1875 - Archives départementales 22 - côte 4 bi 709
Archives départementales - Dossier 7 R Marine et garde-côtes - 31 - Sémaphores/ PLERIN, le Roselier (1860-1874)
Revue maritime et coloniale - Tome 36 - 1873 - pages 288 et suivants : le service électro-sémaphorique français
Revue maritime et coloniale - Tome 52 - 1877 page 329 : guetteurs des électro-sémaphores